
« La vidéosurveillance est inefficace », affirment les criminologues britanniques depuis maintenant plus de dix ans. La Grande-Bretagne, qui compte 4 millions de caméras, constitue un terrain privilégié pour les chercheurs.
Problèmes de positionnement des caméras (trop près, ou trop loin, d'une source de lumière la nuit, par exemple), manque de formation des opérateurs, faible nombre d'écrans de visionnage par caméra (ce qui revient à dire que la plupart des images transmises ne sont tout simplement jamais affichées), les raisons ne manquent pas pour expliquer le bilan calamiteux de la vidéosurveillance.
Paradoxalement cependant, c'est surtout le fait de prêter à la vidéosurveillance une efficacité automatique qui la rend complètement inopérante. Les délits que les caméras sont censées prévenir -du cambriolage au trafic de stupéfiants, en passant par le vandalisme- ne sont ni commis par les mêmes personnes, ni pour les mêmes raisons, ni dans les mêmes circonstances.
Une trop grande quantité d'informations à traiter
Présentée comme une solution « tout-en-un » censée faire baisser la criminalité en général, la vidéosurveillance ne répond en fait adéquatement à aucun désordre en particulier.
Le rapport final du programme de recherche Européen « Urbaneye » résume ainsi la situation :
« La majorité des réseaux de vidéosurveillance visent à prévenir les comportements déviants en exerçant une dissuasion ('deterrence') symbolique mais plus ou moins inopérante ('incompetent') : tandis que les caméras sont très facilement visibles par les surveillés, ceux-ci sont beaucoup plus difficiles à voir pour les surveillants, à cause d'un visionnage irrégulier et de la trop grande quantité d'informations à traiter. »
Incapables de faire baisser par elles-même le taux de criminalité, les caméras sont par ailleurs de piètres auxiliaires de police.
Deux chercheurs du Scottish Centre for Criminology indiquent par exemple que pour l'année 1995, les 32 caméras du centre-ville de Glasgow ont contribué à une seule arrestation toutes les 967 heures de surveillance, soit une tous les quarante jours. Les britanniques Clive Norris et Gary Armstrong signalent quant à eux 12 arrestations liées aux caméras sur 592 heures de surveillance dans trois centre-villes.
Pas de relation non plus entre le taux d'élucidation des délits et le nombre de caméras installées : tandis que le quartier londonien de Brent, qui ne dispose que de 164 caméras, possède le meilleur taux d'élucidation du Grand Londres pour 2007 (25,9%), celui de Wandsworth, qui en compte 993, n'atteint pas la moyenne londonienne de 21% de délits élucidés… non plus que ceux de Tower Hamlets (824 caméras), de Greenwich (747), ni de Lewisham (730).
Opposants et défenseurs de la vidéosurveillance surestiment son efficacité
Les chantres de la « vidéotranquillité », comme ceux qui dénoncent un « panoptique moderne » partagent ainsi, selon Norris et Armstrong, « un présupposé commun : celui d'attribuer effectivement à la vidéosurveillance les capacités qu'on lui prête… Ils partagent tous deux une forme naïve de déterminisme technologique : une croyance ingénue au pouvoir de la technologie, que celui-ci soit bénéfique ou maléfique. »
Alors, inoffensives, les caméras ? Une deuxième génération d'études, baptisées « évaluations réalistes », souligne que l'absence d'influence de la vidéosurveillance sur la criminalité masque ses effets dans la pratique.
Concrètement, le fait de devoir trier rapidement un très grand nombre d'informations pousse les opérateurs à se focaliser « sur une gamme étroite de caractéristiques facilement repérables plutôt que sur des comportements suspects », remarquent les berlinois Leon Hempel et Eric Töpfer. « La limitation sensorielle des écrans », ajoutent-ils, encourage cette attitude en augmentant « la distance entre celui qui observe et celui qui est observé ».
Ainsi, selon Norris et Armstrong, 86% des individus surveillés ont moins de 30 ans, 93% sont de sexe masculin, ou, plus révélateur encore, 68% des Noirs soumis à une attention particulière le sont « sans raison apparente ».
Le passage à la technologie digitale doit servir à faciliter le vidéo-stéréotypage, avec des procédés tels que la reconnaissance faciale. « De plus en plus de caméras sont reliées à des ordinateurs afin d'utiliser le potentiel de nouveaux algorithmes en termes de reconnaissance d'images », écrivent Hempel et Töpfer.
Devant leur écran, les surveillants opèrent un « tri social » discriminatoire
Cette surveillance discriminatoire n'est pas sans répercussion sur les surveillés. Quand le réseau n'est pas ouvertement conçu pour permettre une gestion des individus « indésirables », le fait que certaines parties de la population fassent l'objet d'une surveillance plus intense conduit de façon mécanique à ce que les interventions les ciblent plus particulièrement.
La vidéosurveillance est ainsi l'instrument d'un « tri social » (« social sorting ») qui divise l'espace urbain en zones à la population et aux comportements homogènes. Hempel et Töpfer préviennent :
« Le développement actuel de la vidéosurveillance dans les espaces semi-publics comme les centres commerciaux va signifier une utilisation croissante de l'exclusion comme stratégie principale de contrôle social. »
Les études sur le sujet demeurent cependant rares, à cause des fortes réticences des responsables à soumettre leurs réseaux à une inspection. Pourtant mandatée par l'Union européenne, l'équipe d'Urbaneye s'est par exemple vue refuser l'accès à un si grand nombre de salles de contrôle qu'elle a dû abandonner le projet « d'examiner l'organisation et les pratiques de deux réseaux de vidéosurveillance dans chacune parmi six capitales européennes ».

























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De léo solo
17H36 | 30/05/2008 |
Ici
d'où
je parle
notre maire
veut en mettre partout
votre article est utilissime.
thanks
De caro
délinquante avérée | 18H26 | 30/05/2008 |
un site qui peut apporter aussi des infos : « souriez vous êtes filmés »
http://souriez.info/
avec une rubrique intéressante : « tous fichés »
http://souriez.info/-Tous-fiches-
C'est en complément du bon article de Rue89. Quelques exemples de gros sous, piqués dans Pièces et Main d'Oeuvre :
« Quelques exemples d'attributions de marchés publics : 2, 27 millions d'euros TTC pour l'extension du réseau de vidéosurveillance de la Communauté urbaine de Strasbourg (novembre 2007) ; 1,5 million d'euros TTC pour la refonte et l'extension de la vidéosurveillance sur une portion de l'autoroute A40 en Haute-Savoie (octobre 2007) ; 145 000 € pour l'installation d'un système de vidéosurveillance au stade Jean Laville de Gueugnon. »
Tous ça avec notre bon argent ! Comme s'il y avait pas mieux pour l'employer quand on sait que la vidéo-surveillance ne sert pas à grand chose !
à caro
De Servais-Jean
4591
HS | 19H02 | 30/05/2008 |
Faut pas oublier les Taser, ils ont déjà graissé des pattes ministérielles et sont en train de zieuter du côté des mairies, enfin de celles qui sont encore dans des mains UMPistes.
à léo solo
De pecuchet
10H50 | 31/05/2008 |
Grosse galette à Tarbes.
à pecuchet
De léo solo
14H27 | 31/05/2008 |
Ici
« d'où
je parle
notre maire
veut en mettre partout
votre article est utilissime.
thanks » ….est-il écrit un peu plus haut.
TIENS !
je me pince
heureuzazard
C'EST lui, en personne.
Filmé comme il est vous constatez qu'il aime la grosse galette.
De GG Lapraline
17H39 | 30/05/2008 |
Ces fameuses caméras et autres systèmes biométriques sont à mon sens assez révélateurs de l'air du temps : faire passer les lois les plus liberticides qui soient en arguant de LA PEUR. Car oui la peur est le sentiment à partir duquel tout se construit de nos jours. L'argumentaire se terminant toujours de la même manière : si vous n'avez rien à vous reprocher alors pourquoi êtes vous contre ? La peur permet donc d'installer par milliers ces caméras inutiles (elles n'ont en rien empêcher les attentats de Londres), d'installer des systèmes biométriques dans les cantines scolaires (montre moi ta paluche je te dirai qui tu es et surtout si tu peux becter), cartes Vitale, cartes Imagine Air (qui en savent bien plus que vous sur vos habitudes et déplacements quotidiens), passeports biométriques (les américains adorent savoir combien il y a sur vos comptes banquaires), etc etc …. Tout cela au nom du progrès, de la sécurité, de la lutte contre je ne sais quoi encore. Par contre, dans le cadre de la lutte contre les gouvernements incapables, là, on ne parle pas d'installer de caméras de surveillance dans le salon du conseil des ministres.
De Schtroumpf perplexe
physicien | 17H43 | 30/05/2008 |
Je pense que les caméras vidéos :
(1) enrichissent les copains qui les fabriquent. Le marché des agences bancaires et des zones sensibles (militaires, aéronautiques etc) ne doit plus suffire.
(2) elles rassurent un certain électorat,
(3) elles donnent l'impression que la société s'occupe de nous (du genre « quelqu'un surveille les rues pour nous protéger ») alors qu'en fait, la plupart des caméras (si on en croit l'article) tournent à vide, donc en coûtant moins cher qu'une police de proximité, des pions, etc.
Donc, si certaines illusions ont une utilité, ces engins trouvent peut-être la leur… que j'estime déplorable, mais assez moderne.
De Tita
oiseau | 18H03 | 30/05/2008 |
En voilà une découverte ! Les explications du « pourquoi ça ne fonctionne pas » me paraissent tellement évidentes que je suis assez persuadé que les zoulous qui travaillent dans ce secteur le savent très bien. Inutile d'être ingénieur pour se rendre compte qu'un employé ne verra pas tous, surtout s'il a la charge de dizaine et dizaine d'écrans chacune relié à autant de caméras. Le résultats sur l'efficacité était donc prévisible, surtout que lorsqu'il y a préméditation, le criminel ou le délinquant, prépare sans doute des contre-mesures (masque, etc.).
Alors je me fais deux conclusions :
1) dans l'art de l'illusion, les caméras rassurent « les braves et honnêtes gens » ; mais si l'utilité s'arrête là, l'objectif n'allait sans doute pas plus loin aussi.
2) la vraie cible de ces caméras, ce n'est pas tant le délinquant que Monsieur et Madame tout le monde, ceux qui ne préméditent pas une petite entorse aux règles sociales (comme mal se garer, fumer, etc.). Et là, on retrouve ce bon vieux contrôle social, si cher à notre bon monarche. Ne voulait-il pas d'ailleurs en installer ?
De stangrof
18H11 | 30/05/2008 |
Bonsoir, les caméras ne sont pas la pour être efficaces, elles participent de l'atmosphére générale crée par la « guerre contre la terreur » Le but est d'habituer les nouvelles génération a « big brother » dans une génération, il sera tout a fait normal d'étre épié en permanence, de voir des « robocops en uniformes noires » partout, se déshabiller pour prendre l'avion et d'étre un suspect en puissance coupable devant prouver son innocence. elles n'auront plus la mémoire d'une autre sociéte que celle de la surveillance et l'absence de vie privée.Le behaviourisme est toujours trés efficacce c'est un plan a long terme ; bonsoir et a bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 22H28 | 30/05/2008 |
assez d'accord
moi, ça fait des années que je me dis, en voyant le resserrement constant des contrôles, du traçage et du croisement de fichiers : « avec tout cet équipement, si on tombe entre les pattes d'une dictature, on est mal »
rien que pour ça, il faudrait faire gaffe
d'autant que la dictature (de l'ultra-libéralisme), elle est pas loin, hein -_-
De Tolpou
chevelu | 18H18 | 30/05/2008 |
Un séjour à Londres l'été dernier m'a permis de me rendre compte d'une chose : si l'intérêt est quasi nul en matière de criminalité, la moindre infraction routière est directement sanctionnée. Témoin ce qui est arrivé à l'ami qui m'hébergeait : suite à un demi-tour non réglementaire dans un Londres désert à quatre heures du matin, il a reçu automatiquement une amende (salée comme on sait les servir au Royaume-Uni) directement chez lui le surlendemain. La lutte contre les agressions et autres trafics de drogue est l'argument systématiquement mis en avant pour faire accepter le développement de la vidéosurveillance, y compris en France. La réalité des applications dépasse largement ce cadre. Le « flicage » est réel, mais finalement bien moins pour les « délinquants professionnels » que pour le reste des humains. Pour revenir à Londres, le fameux péage qu'il convient d'acquitter pour pénétrer en centre-ville ne passe pas par une guérite physique comme sur nos autoroutes : on peut payer par exemple grâce à son téléphone portable, puis le contrôle lorsqu'on entre dans la zone payante est effectué automatiquement. Par des caméras…
à Tolpou
De kebra
Bisounours killa | 22H11 | 30/05/2008 |
En plus des arguments financiers présents déjà fort bien développés sur ce fil, vous mettez en avant un point essentiel : la pression du flicage s'exerce bien plus sur les citoyens en faute occasionnelle et souvent mineure que sur la délinquance professionnelle.
Un pétage de plomb avec vandalisme un soir de beuverie n'échappe plus à la police, pas plus qu'une infraction routière ou une dépose interdite d'ordures. Mais un meurtre prémédité, un trafic organisé, un détournement de Kerviel ou un pot de vin aux Caïmans échappent totalement à Big rother sous sa forme actuelle. Le pickpocket, le dépouilleur, le sniper, le racketteur, le proxo, le dealer, l'avocat véreux, le spéculateur… toutes les professions du crime ont intégré les caméras. La délinquance se déplace hors champ et modifie ses modes opératoires en fonction des caméras et autres mouchards.
La contrer durablement n'est pas la vraie motivation du dispositif actuel, son inefficacité sera imputée à un manque de crédits et trop de respect des citoyens. Il sert d'avant-garde pour nous habituer aux étapes suivantes : Des centaines de millions de caméras, de scanners, de satellites, de radars et autres bornes automatiques et des milliards de balises, de puces de surveillance et de tests pour l'ADN, les dopes, les explosifs…Un marché incroyable, des milliers de milliards d'euros au prix de nos libertés individuelles.
Le monde sera sous contrôle au nom de la guerre au terrorisme, de la guerre à la drogue, de la guerre aux sans-papiers, de la guerre aux gangs, de la guerre aux fraudeurs pauvres, cinq guerres très contestable, intimement liées dans une stratégie de tension à intensité variable parfaitement maîtrisée par les oligarques du Nouvel Ordre Mondial (New World Order NWO en version internationale).
La suite est décrite par un des théoriciens du CFR : « L'ère technotronique implique l'apparition progressive d'une société plus contrôlée. Une telle société serait dominée par une élite, non contenue par les valeurs traditionnelles. Bientôt, il sera possible d'imposer une surveillance presque continue sur chaque citoyen et de maintenir des dossiers complets et mis à jour contenant même les informations les plus personnelles sur le citoyen. Ces dossiers seront sujets à une récupération instantanée par les autorités. » (Zbigniew Brzezinski, Between Two Ages, 1971). Rebonjour Nicolas Princen et aussi Tom Cruise, c'est une réflexion très comparable qui motivera Ron Hubbard pour créer la scientologie.
à kebra
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H19 | 30/05/2008 |
Ouh la la ! ! ! Flippant le kebra ce soir. Je vais faire des cauchemars moi aussi, heureusement je n'ai pas de flingue !
à Les Chats
De kebra
Bisounours killa | 23H01 | 30/05/2008 |
Règle d'or : ne jamais avoir une arme à portée de la main pour ne pas s'en servir immédiatement. Sinon elle sert bien plus souvent à se tuer ou à tuer un proche qu'à défendre son bien ou sa vie.
De toute façon, il vaut mieux utiliser nos armes contre les oligarques que contre nous-mêmes, la mère des batailles ne fait que commencer. La cause a encore besoin de moult brigades de chats pour faire tilter leur mécanique infernale, c'est une question d'auto-analyse, de courage et d'initiatives individuelles habilement coordonnées, pas vraiment de moyens militaires ou trop technologiques, l'affrontement direct est perdu d'avance.
D'après Jean Ziegler, 500 sociétés contrôlent environ 53% du Produit Mondial Brut, d'après mes estimations une centaine de mafias contrôlent environ 66% du Produit Criminel Mondial Brut c'est flippant mais l'homme vivait assez bien avant eux et leur savoir technologique n'est pas perdu, il est dispersé dans des millions de disques durs mais aussi de cerveaux et archives papiers, films, photos… Dans une société de marché, ils sont impossibles à éradiquer mais nous pouvons les décarteliser et minimiser considérablement leur influence.
à kebra
De stangrof
11H19 | 31/05/2008 |
Bonjour, tout a fait d'accord, il faut lire également les livre de jacques ellul, auteur que j'ai découvert grace a alan watt. http://cuttingthroughthematrix.com/
ca fait froid dans le dos ! a lire absolument , ses livres en anglais ou il ne se cache pas dèrriere la « critique »
http://www.ellul.org/ Quand on demandait a aldous huxley ( le meilleur des mondes) ce qu'il voulait dire par « technique ( de contrôle “)il répondait ‘ lisez les livres de jacques ellul’
The Technological Society est le livre le plus clair. a bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De jck
18H19 | 30/05/2008 |
les caméras qui tournent à vide, ils ont qu'a les diffuser sur le câble y a bien 4 millions de vieux qui pourront s'occuper à surveiller chacun une rue.
à jck
De Schtroumpf perplexe
physicien | 21H12 | 30/05/2008 |
Arte avait diffusé un faux documentaire sur ce thème : ils décrivaient une chaine du cable branchée en permanence sur les caméras des rues de Reykjavik. C'était assez chouette (on n'apprennait qu'à la fin que c'était une fiction.) Ils posaient bien un certain nombre de problèmes, parfois assez flippants, et inventaient aussi des situation assez drôles (des gens qui faisaient un feuilleton dans les rues -en direct-, car ils savaient à l'avance quelles caméras passent à chaque instant de la journée.)
Après avoir avoué que le « documentaire » était bidon, le film concluait sur les grandes antennes du réseau « échelon », bien réelles, et dont le bénéfice est réservée quelques happy few choisis par de hautes instances américaines.
à Schtroumpf perplexe
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H23 | 30/05/2008 |
Une fiction ? Pas du tout ça existe déjà en Angleterre, les citoyens qui veulent rendre service à la nation peuvent avoir une caméra chez eux pour surveiller la rue. Horreur
De pene-r
18H21 | 30/05/2008 |
Si elles pouvaient au moins empêcher les flics bourrés de tirer sur les passant ! !
mais j'y crois pas trop ! ! : -(
à pene-r
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H27 | 30/05/2008 |
Ah non pour ces affaires là, la caméra est toujours en panne !
De pomme53
Médiation | 18H27 | 30/05/2008 |
La politique de l'autruche de la Grande Bretagne dont le modèle économique fut tant de fois vanté par SARKOZY, consiste à se voiler les yeux et installer des vidéos surveillances qui regardent à sa place les évolutions de sa délinquance et de sa criminalité.
Cela peut rassurer le contribuable durant un certain temps mais ne règle pas les problèmes de fond : l'intégration de nombreuses vagues d'immigration regroupées en ghettos communautaires, auxquels s'ajoutent des multiples formes de violence liées aux problématiques de l'alcool, de la drogue, du chômage,de l'extrême précarisation de l'emploi,de la crise immobilière, du surendettement, des difficultés du pouvoir d'achat de beaucoup de Britanniques dont une grande partie vit en dessous du seuil de pauvreté !
Le Blairisme de Tony « le libéral » a atteint ses limites !
Les nombreux désordres sociaux vont bientôt alimenter les installations coûteuses de la vidéo surveillance des grands centres urbains. De bien belles images en perspectives dont on attend déjà les commentaires « judicieux » du clan SARKOZY ! …
De N.MARECHAL
18H41 | 30/05/2008 |
Les Anglais sont précurseurs dans le domaine de la vidéosurveillance.
Dans ce domaine la technologie a évolué très fortement ces dernières années.
Faute de renouvellement régulier et complet du parc, on peut dire que le système anglais est devenu complètement obsolète. D'ou naturellement, un bilan très négatif.
Travaillez-vous avec un ordinateur de 1987 ? ben non (enfin, j'espère pour vous).
C'est la même chose pour la vidéosurveillance.
A l'origine, l'idée d'être vue par une caméra dans la rue me gênait. Le coté surveillance n'est pas agréable. Je me souviens encore dans une grande surface, on pouvait lire sur des grands panneaux placés sous de grosses cameras « Souriez, vous êtes filmé ! »
A présent, on ne remarque même plus l'icône réglementaire placé à l'entrée de pratiquement tous les magasins.
Dans l'entreprise, c'est un peu le même constat. Dans les années 90, on nous a installé 4 caméras, d'un coup, d'un seul. Une tonne de câble électrique pour relier tout ça à l'enregistreur à bande (la boite noire) et un beau moniteur en noir et blanc tout neuf.
« Big brother était parmi nous ! ». Je vous rassure, ce machin n'a jamais fonctionné correctement. On passait des heures pour retrouver une information et combien même, on n'y voyait rien. Avec le temps, on oubliait de changer les bandes, les caméras prenaient la poussière. Bref, seul le cadavre de nos caméras faisaient encore impression auprès des honnêtes gens. Le moniteur est passé à la benne par erreur et l'enregistreur a disparu.
La même entreprise en 2006 décide d'installer 25 cameras. On n'y croit ! ! ! Les mentalités ont évolué et tout le monde s'en fou. Encore une tonne de câble, mais cette fois-ci on a la couleur sur le moniteur et un disque dur pour enregistrer nos petites affaires. Et surtout un logiciel gère nos requêtes. Conséquence réelle : plusieurs fois, des voleurs opèrent juste devant les cameras (c'est ballot quand même) et enfin le taux de vols baisse. Ouf ! Mais le problème n'est pas totalement réglé aussi en 2008, on nous rajoute 57 cameras supplémentaires.
On est quand même passé en moins de 10 ans, de 4 cameras à 82. Et franchement, les 4 premières m'ont plus agressées que les 82 actuellement en service.
Le coté le plus agréable dans l'affaire est que l'on ne subit pas la moindre suspection lorsqu'il y a un vol. Sur ce point la, c'est franchement appreciable.
Par ailleurs, certains de nos voleurs étaient vraiment insoupçonnables… C'est tres curieux parfois et triste à chaque fois.
à N.MARECHAL
De Schtroumpf perplexe
physicien | 21H19 | 30/05/2008 |
Oui, mais surveiller une entreprise où il y a des trucs à faucher, un aéroport avec des risques terroristes et des vols possibles (bagages), ça peut être efficace, car il y a quelque chose de précis, assez bien défini, à prévenir.
Dans une rue, en général, il se passe très peu de choses à part des autos et des gens qui passent. Bien sûr, il peut y avoir une agression, mais pas là plus qu'ailleurs. Le risque est vague, dilué… D'un point de vue de l'efficacité, je pense que le problème avec les caméras dans les rues est très différent de ce que vous décrivez.
à N.MARECHAL
De kebra
Bisounours killa | 22H31 | 30/05/2008 |
Votre post est un parfait exemple de banalisation en marche. Le bon vieil argument : « quand on n'a rien à cacher, c'est super la vidéo surveillance ». Surtout avec 82 caméras, c'est léger comme dispositif et combien de détecteurs et de micros ? ? ?
Personne n'a encore été viré de votre entreprise avec les images dans le dossier à charge pour des raisons moins délictueuses que le vol, genre pause trop longue aux chiottes, activisme anti-patronal, mauvais esprit… Les exemples sont nombreux dans la grande distribution, pas seulement en Allemagne.
Vos caméras détecteront bientôt des informations très confidentielles comme votre température corporelle, idéal pour détecter les malades chroniques et les éjecter préventivement, elles calculeront le nombre de watts que vous investissez dans le travail, gare à ceux qui ne respecteront pas la cadence…
Quant au vol trop difficile dans les magasins, il ne fera qu'augmenter le niveau de violence des plus désespérés sur les moins protégés, il faudra tuer pour manger ou vendre son corps en kit ou en revenir aux chauffeurs et aux tire-lattes, la cour des miracles trouvera toujours un espace moins surveillé pour s'implanter. Alors que la démarque inconnue est incluse dans le calcul du prix de détail et que la baisse des vols n'a pas entraîné de baisse des prix.
à kebra
De kerundira
23H41 | 30/05/2008 |
j'ai mis mon post plus haut avnat de lire votre commentaire mais je suis malheureusement convaincue que la banalisation dont vous parlez est EN MARCHE . Les « chiottes » sont le seul endroit actuellemen ou l'on peut encore se refugier et être a l'abri du regard de l encadrement et craquer en cas de situation de tension (et ce n est pas dans une grande surface ni dans l industrie mais dans le secteur mutualiste, en totale contradiction avec les valeurs affichées officiellement ! ! ! )
De jbd63122
médecin généraliste et Médecine du ... | 18H34 | 30/05/2008 |
Comment peut-on envoyer cette étude à l'Elysée ?
à jbd63122
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H22 | 30/05/2008 |
Inutile ils le savent très bien. France-Inter en a parlé il y a quelques jours.
Le nouveau jeu de ce gouvernement c'est de jouer au sourd et à l'aveugle, ça les amuse beaucoup.
De igneus
igneusignition.blogspot.com | 19H03 | 30/05/2008 |
Au centre-vllle de Montréal (Qc), on a surtout observé un déplacement vers d'autres arrondissements ou des rues plus éloignées des caméras de ce qui causait problème : prostitution, vente de drogues, etc.
Mieux vaut prévenir que …surveiller !
à igneus
De Pierrrrre
09H29 | 01/06/2008 |
»….déplacement vers d'autres arrondissements ou des rues plus éloignées des caméras … »
==> Vous ne faites que démontrer l'efficacité des caméras
à igneus
De jimmy1
08H14 | 02/06/2008 |
« Prévenir ». Les seuls états où tout est « prévenu » sont les états totalitaires. Les anglais ont inventé la frontière public privé à l'ère moderne, avec leur efflorescence de caméras ils sont entrés dans une logique mortifère. Le coût pour la culture publique excède l'avantage. Ce n'est qu'un prétexte pour accroitre le poids du collectif sur l'individu, dont en général le pauvre type (petites infractions routières) pâtit bcp plus que le criminel (qui repère et se méfie). Après les caméras dans tous les lieux publics (ça donne du boulot aux bureaucrates, et ça satisfait leur voyeurisme et pulsion de pouvoir), pourquoi ne pas en mettre aussi dans les lieux privés, afin d edétecter en amont ce qui peut se passer sur les lieux publics ?