Comme les Parisiens, le moineau domestique fuit les quartiers chers de la capitale. Une étude menée ces cinq dernières années aboutit à cette constatation déjà observée à Londres : il est possible d'établir un lien entre le prix du mètre carré immobilier et la présence de moineaux.
Pour vous aider dans votre lecture :
Depuis 2003, en printemps et en automne, près de cent bénévoles se plantent le nez en l'air dans différents points de la capitale. Leur mission : compter sur plusieurs jours, « pendant exactement dix minutes sans interruption », le nombre de moineaux qui entraient dans leur champ de vision. Le résultat montre un déclin attendu, mais aussi, plus surprenant, une grosse disparité selon les arrondissements.
L'est de Paris, en particulier sa périphérie, regorge de moineaux. Il y en a nettement moins dans le quart ouest. Plus précisément, le XVIe arrondissement, pourtant fourni en espaces verts et riche en arbres, ne compte quasiment pas de ces oiseaux. Contrairement au populaire XIXe, quartier où les arbustes sont moins nombreux.
Sandrine Mor, secrétaire générale adjointe de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), tente de dégager une explication :
« A Londres, il sont également parvenus à la conclusion que le moineau avait une préférence pour les quartiers populaires. A l'inverse de la grive ou du merle, qui construisent des nids, les moineaux logent dans des trous. Dans le XIXe, par exemple, on en a vu beaucoup dans les grilles d'aération cassées des bâtiments, en particuliers sur la ceinture de Paris, le long des boulevards des Maréchaux. Les immeubles en bon état offrent moins de cavités pour les accueillir. »

De même, dans les quartiers mieux entretenus, moins de déchets pour se nourrir, moins d'herbes folles regorgeant d'insectes pour les jeunes. Autres causes avancées : les pesticides et le trafic routier.
On observe ainsi un effondrement spectaculaire de moineaux, de 92% dans le 11e arrondissement, et de 74% dans le XVe. Si les causes de disparition sont plus floues pour le XVe, le XIe arrondissement a vécu une vraie mutation sociologique et de vastes mouvements de rénovation de façade ces dernières années.
La banlieue, c'est mieux
Sur les cinq années d'observation, la LPO et le Centre ornithologique Ile-de-France (Corif) ont noté une diminution de ces oiseaux de 20% dans la capitale, tandis que leur nombre est resté stable, ou en légèrement augmentation (9%) dans l'ensemble de la France. Est-ce à dire que les moineaux, comme leurs congénères humains, ont déménagé vers la banlieue ? Probable. C'est le cas des moineaux londoniens, qui ont déserté Londres au profit de la périphérie.
Plus généralement, la présence de cet oiseau emblématique de Paris s'est effondrée dans les autres capitales européennes. Londres et Amsterdam ont perdu 95% de leurs moineaux en trente ans, Prague a noté une diminution de 60% ces vingt dernières années. Si sa disparition ne semble pas avoir d'influence sur l'écosystème urbain, il n'en est pas forcément de même pour nos oreilles.





















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à Les Chats
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 17H17 | 29/05/2008 |
Tu as toujours raison les Chats ! j'admire !
* les miens ont mangé un moineau cet après midi… j'ai trouvé les plumes sous le lit ; -)
à eelisa
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H32 | 29/05/2008 |
Coucou eelisa oh s'il n'y avait que les chats, les moineaux n'auraient pas autant disparu de nos villes.
De netchou
assis devant le clavier,m'sieur le ... | 17H44 | 29/05/2008 |
Les moineaux disparaissent,c'est triste,mais que dire de la multitude d'insectes qui enchantaient de leurs crissements et autres stridulations grillonesques les premières soirées d'un doux printemps.Les responsables : les constructeurs immobiliers qui se fichent éperdument de ce qu'il pourrait rester aprés leur saccage sur le peu de terrains qu'ils ont à exploiter.S'en fichent ,eux vivent à la campagne.Drôle d'époque ou bientôt fleuriront davantages les grenelles que les lilas.Je range ma colère,sinon je risquerai d'envoyer une volée de noms d'oiseaux …
De pene-r
18H52 | 29/05/2008 |
Bah les moineaux n'aiment pas le caviar, point : -D
De Humain
18H57 | 29/05/2008 |
On peut aussi se dire que tant que des gens, des chercheurs ou des amateurs observeront le comportement des moineaux alors, notre planète bleue aura encore quelque chance devent elle !
Et c'est, en un sens, tant mieux !
Pourquoi ? Parce que contrairement aux humains s'il arrive que les moineaux (et les « moinottes » ! ) se chamaillent, je ne les ai pas encore vu se faire la guerre.
De Salaves
Métallo | 20H41 | 29/05/2008 |
Il y a maintenant des nouveaux venus avec la perruche verte.
En France elles étaient présentes depuis quelques années à Marseille.
Aujourd'hui elles sont dans le parc de Sceaux (92)il y en a près de 300 et des petits groupes commencent à sortir du parc pour chercher d'autres terrains à coloniser. Elles sont dans Bagneux, et à Vanves, plus que le périph à passer.
Ces perruches sont environ 10000 à Bruxelles.
En Grande Bretagne aussi elles se sont acclimatées. Elles sont issues de lâchés sauvage et accidentels. Elles vivent que dans les villes et selon les « experts » il faudrait un froid intense de longue durée pour les voir disparaître.
De Croa
21H07 | 29/05/2008 |
J'ai autrefois et durant un certain temps habité Bordeaux, autre ville où l'obsession de certaines fausse propretés gagne. J'aimais promener mon chien le matin de bonne heure rue Le Reynard. Là se trouvait un vieux mur tout troué et tout plein d'oiseaux. Chaque espéce avait l'étage qui lui convenait avec tout en haut les martinets… Vous savez ceux qui, toute la journée, se font la course en criant !
De Jean-Jacques Louis
22H15 | 29/05/2008 |
Les moineaux sont loin d'être en voie d'extinction. Ce sont des enragés citadins. Les espaces verts, ils n'en ont rien à faire. Ils préfèrent des quartiers où les habitants leur laissent (volontairement ou non) un petit en-cas sur l'appui de fenêtre. Et ça, dans les quartiers chics, vous pouvez l'oublier. À Bruxelles et à Antwerpen, c'en est rempli surtout dans les quartiers où les gens mangent en se promenant.
J'habite la campagne. J'ai peu de moineaux mais assez bien de mésanges (ça me coûte deux kilos de graines de tournesol par mois sans aucun subside de l'UNESCO), des hoche-queue, des vanneaux et des cigognes. Dans ma grange il y a plus de vingt ans que les hirondelles n'y reviennent plus. Elles étaient pourtant bien accueillies et nous n'avons jamais utilisé de pesticides. Elles sont remplacées par des chauves souris. Maigre consolation mais c'est mieux que rien : ça mange les insectes et ça ne fait pas de bruit.
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 22H22 | 29/05/2008 |
Bref, on a eu besoin de 5 ans d'étude, pour en arriver aux mêmes conclusions d'il y a 5 ans…
http://forums.futura-sciences.com/archive/index.php/t-3735-diminution-de…
Perjo
De amilcar
peureux célèbre | 23H19 | 29/05/2008 |
vous allez dire que je suis parano mais les riches n'ont-ils pas mis sur pied un programme d'extermination en 3 phases ? destruction des habitats, stérilisation, euthanasie, et si la bonne met des miettes sur le rebord de la fenêtre c'est par solidarité sociale on la vire, elle recommencera plus à donner des miettes qui ne lui appartiennent pas.
mais l'article et les commentaires sont une bouffée d'oxygène, resterait-il des êtres humains…dans les quartiers pauvres ?
De ubtan
01H49 | 30/05/2008 |
La banlieue c'est mieux ! ! ! Vive les prolos ! C'est les moineaux qui le disent… et moi aussi !
De JULIA34
07H57 | 30/05/2008 |
Statistiquement parlant, on sait que les pauvres donnent beaucoup plus que les riches en matière de dons ou de pourboires. Donc, çà ne m'étonne pas, même les moineaux s'en sont rendus compte.
De Jaùsep
| 09H11 | 30/05/2008 |
Les riches n'ont plus les moyens de se payer des domestiques.
Les moineaux domestiques, privés d'emploi refluent en banlieue.
Quant au document sonore, j'entends bien le discours, mais il me semble qu'il s'agisse en réalité d'un transfuge, une pâle imitation d'un moineau domestique par un moineau friquet.
Pas surprenant par ailleurs vu le lieu d'habitat.
De Yifu66
11H54 | 30/05/2008 |
Moi aussi j'observe de très près les moineaux.
Renommés « alouettes », ils sont délicieux.
De soixantehuit
13H57 | 30/05/2008 |
Nous avons tous les jours (dans le 18è) 2 ou 3 moineaux qui viennent se restaurer des quelques miettes que nous leur laissons sur le balcon. Ils vont aussi dans les pots de fleurs pour chercher quelques insectes. En fait je suis sur qu'ils viennent se marrer en nous voyant boire le café du matin.
De Léo the last
14H17 | 30/05/2008 |
J'habite la banlieue proche de Paris (Mont Valérien, commune la plus populaire de celles qui entourent le Mont), mon environnement n'a guère changé (il serait plutôt devenu plus sauvage, la zone étant protégée) et les moineaux ne viennent plus picorer les miettes de pain sur ma terrasse. Je me posais la question au fil des années. Je ne m'explique pas. L'article me laisse dubitatif.
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H17 | 30/05/2008 |
Je ne suis pas surpris d'apprendre que les moineaux désertent les quartiers chics. Ca confirme ce que j'ai toujours pensé : Ce n'est pas celui qui a le plus de pognon qui en donnera plus facilement. Les moineaux se rabattent donc vers les quartiers prolos où il y a plus de personnes qui donnent du pognon, non, qui nourissent les piafs qui n'ont pas eu d'oscar à Hollywood…
Je propose que les moineaux soient inscrits sur les listes électorales en 2012 et c'est qui, qui sera le pigeon… ? !
http://phil195829.overblog.com
De Sat
08H35 | 31/05/2008 |
C'est parce que les quartiers riches sont peuplés de faucons !
De peuples
blogueur | 10H44 | 31/05/2008 |
l'invention du capitalisme, du capital et du Riche est bien une invention de l'Homme. Cette étude pour le moins burlesque est vraiment originale.
http://www.peuples.net/
De Mobile
17H11 | 31/05/2008 |
Comme quoi, les moineaux ne sont pas des pigeons !