Surtout ne pas se louper ! La réforme des institutions, une des priorités du candidat Sarkozy, est en difficulté à l'Assemblée. Des voix s'élèvent au sein de la majorité contre le projet de loi constitutionnelle et le PS a annoncé son intention de ne pas le voter. Alors, à l'UMP, on se démène pour ne pas revivre le couac de la loi OGM.
Et c'est le président du groupe à l'Assemblée en personne qui s'y est collé. Pas par SMS comme d'habitude -même s'ils viendront peut-être juste avant le vote-, mais par une lettre de quatre pages adressée lundi à tous les députés UMP. « Je tenais à t'écrire pour partager avec toi ma conviction sur ce sujet », commence-t-il.
Sa conviction est simple, il est « reconnaissant à l'égard du général de Gaulle et de ceux qui l'accompagnaient de nous avoir légué un tel trésor ». Il ne fait donc « pas partie de ces cabris qui sautent sur leur bancs dans l'hémicycle en disant “la VIe République, la VIe République'.
Pour autant, il reconnaît que la Ve République n'est pas parfaite et qu'il convient de ‘rééquilibrer nos institutions’ en renforçant les pouvoirs du Parlement. Exactement ce que permet, selon lui, ladite réforme des institutions. En bref :
‘Ne pas saisir l'occasion d'une telle amélioration de notre travail serait vraiment se tirer une balle dans le pied.’
La réforme des institutions comme la loi OGM ?
Il faut dire qu'à l'Assemblée, le temps n'est pas à la sérénité du côté de l'UMP. Le projet de loi sur les OGM l'a déjà illustré. En première lecture, le 9 avril, le texte a été voté avec la plus courte majorité depuis l'arrivée de la droite au pouvoir en 2002. Pire, en seconde lecture, le processus législatif a été stoppé grâce à l'adoption d'une motion de procédure déposée par le député communiste André Chassaigne.
Il a fallu l'intervention de la Commission mixte paritaire du Parlement (sept députés et sept sénateurs) pour que le gouvernement parvienne à faire passer son texte. Mais la gauche n'a pas désarmé : elle a saisi mardi le Conseil constitutionnel pour ‘atteinte au principe de précaution’.
La réforme des institutions semble en passe de connaître pareilles difficultés. Déjà, la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, dont l'avis n'est que consultatif, a rejeté le 14 mai le projet de loi constitutionnelle. Et l'opposition n'y était pour rien, puisque sur les sept députés présents ce jour, six étaient membres de l'UMP.
N'ayant pas obtenu gain de cause sur ses revendications, le PS a alors décidé de peser de tout son poids pendant qu'il était encore temps. Mardi, les députés socialistes ont décidé, à l'unanimité moins deux abstentions, de voter contre la réforme des institutions en première lecture. Y compris les signataires de la tribune en faveur du projet de loi publiée vendredi dans Le Monde par 17 d'entre eux. Les seuls à s'être abstenus sont Martine Lignières-Cassou et Gaëtan Gorce.
Menace sur le Congrès de Versailles
Ce vote, prévu mardi, a été repoussé à ce mercredi, puis à la semaine prochaine, étant donné la longueur des débats. Les Verts et le PCF ont également annoncé leur intention de voter contre, comme une dizaine de députés du parti majoritaire. L'UMP disposant de la majorité absolue à l'Assemblée, la réforme devrait tout de même passer en première lecture si le parti parvient à mobiliser le reste de ses troupes.
Mais pas forcément au Congrès qui décidera au final du sort de la réforme, lors de la réunion de l'Assemblée et du Sénat à Versailles, probablement le 7 juillet. La majorité des 3/5e des parlementaires est nécessaire, et non plus la majorité simple comme à l'Assemblée. Une abstention de l'opposition ne condamnerait pas le texte, un vote contre sûrement.
D'ici là, il reste une première lecture au Sénat et une seconde dans chaque chambre. Le PS cherche alors à faire pression sur le gouvernement pour qu'il lâche du lest et accède à ses demandes. La patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, ne s'en cache d'ailleurs pas. Selon ses propos rapportés par l'AFP, s'il a réussi à aboutir à une position commune de tout son groupe, c'est que :
‘Le vote définitif à Versailles sera décidé à chacune des étapes. Aujourd'hui, c'est la première étape. Notre message au gouvernement et à la majorité est clair : la balle est dans votre camp'.’
Stratégie déjà payante. Le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a écrit au président du CSA pour lui demander d'étudier une éventuelle modification de la répartition du temps de parole dans l'audiovisuel entre le chef de l'Etat et l'opposition. Le PS a fait une condition sine qua non de son vote positif le décompte par le CSA du temps de parole du Président et de ses collaborateurs. Décompte refusé jeudi dernier par l'Assemblée. Mais visiblement la partie n'est pas finie.





















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à Tyb
De TARPON
12H16 | 30/05/2008 |
PS=Parti des sans couilles
De Anthropia
08H54 | 28/05/2008 |
On ne fait pas une modification constitutionnelle pour complaire à un homme et adapter un outil qui a vécu sans souci pendant six présidences (j'ai compté Poher).
Par ailleurs, l'enjeu de progrès pour le parlement est dérisoire. Sans le non-cumul des mandats, renforcer l'initiative des lois au Parlement n'a pas de sens, vu que les élus ne sont jamais là, toujours en vadrouille, ils n'auraient pas le temps de travailler sérieusement.
Et puis voir Sarkozy devant les élus, venir ajouter à son temps de parole médiatique permanent l'humiliation de son temps de parole devant la haute et la basse assemblée, casser l'indépendance des pouvoirs par l'obligation pour certains de supporter l'autre, pour moi c'est anti-constitutionnel.
C'est le petit jeu de « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » qui cesserait ; or, il est constitutif si je puis dire des principes de base de la constitution, il assure le marquage de l'exécutif par le législatif et celui du législatif par l'exécutif.
http://anthropia.blogg.org
De pomme53
Médiation | 08H55 | 28/05/2008 |
Depuis un an, les Députés socialistes passent sur les bancs de l'Assemblée Nationale, selon les propos des responsables de l'UMP, pour de véritables incapables, incompétents, tout juste bon à critiquer et à dire non à toutes les réformes « intelligentes », « essentielles » et « justes » de la droite au pouvoir ! Bref, des empêcheurs de « sarkozier » en rond !
Pourtant, cette même droite fière et arrogante va « s “abaisser ” à marchander comme des Libanais la participation de chaque Député socialiste au vote de cette réforme !
Qu'y-a-t-il donc d'inscrit en filigrane quasi invisible dans cette réforme au point que la droite soit prête à tous les compromis, voire à toutes les lâchetés pour faire passer ce texte “ fondateur ” ? !
Nul doute que les Socialistes y regarderont à deux fois car au-delà de sa crédibilité politique le parti Socialiste joue devant cette réforme, sa capacité d'alternance !
à pomme53
De Hlebon
étudiant en droit | 09H55 | 28/05/2008 |
Le grand filigrane est sans aucun doute la partie défense :
Tout les pouvoirs vont dans la main du président.
Vous allez me dire que dans les faits c'est ce qui se passe, mais juridiquement c'est bien différent.
Comme le président est irresponsable on ne peut le sanctionner pour l'utilisation qu'il fait de ces pouvoirs.
Aujourd'hui c'est le premier ministre qui peut être renversé via l'article 49 qui dispose de ces pouvoirs.
Ainsi dans un futur incertain, imaginons un président (quelconque) qui prend une initiative militaire, le premier ministre et le parlement ne sont pas d'accord. Et bien ils ne pourront rien faire.
Aujourd'hui dans le même cas si le parlement n'est pas d'accord il renverse le premier ministre et l'initiative armée ne peut plus passer.
Alors aujourd'hui c'est l'Europe il n'y a plus de guerre c'est la paix, patati patata.
Je vous renvoie à une des dernières dépêches de la BBC, des membres de la paix (ONU) ont violé des enfants.
L'avenir n'est pas sur, et donc il ne faut pas tout mettre dans la main d'un président.
Je rajouterais que par la limite à deux mandats consécutifs pour un président on prive le peuple de sa liberté de choisir qui il souhaite comme président.
Enfin je finirais par dire que le fait qu'on divise l'assemblée en une majorité et une opposition revoit au mandat impératif, celui-ci est interdit par notre constitution (dans les premiers articles si je ne m'abuse)
à pomme53
De karayan
Vilaine Gauchiste | 11H22 | 28/05/2008 |
Bonjour Pomme53
Je pense aussi que c'est la modification et le renforcement de l'article 16 (plein pouvoir du Président) que Sarko ne veut pas louper.
Avec les beaux jours qu'on se prépare il risque d'y avoir beaucoup de monde dans la rue. Comme Sarko et sa clique snobent les manifestants en restant droit dans leurs bottes, cela ne m'étonnerai pas que les prochaines manifs soient de plus en plus violentes. Je commence à entendre autour de moi que « ça ne sert à rien de manifester pacifiquement »… Si les manifs deviennent violentes, j'ai peur que ce soit un prétexte pour prendre les pleins pouvoirs. Et là on verrai Sarko nous dire : « Regardez ces casseurs qui empêchent les honnêtes gens qui se lèvent tôt de travailler et qui agissent comme des terroristes ! La situation est grave et la sécurité de la République impose que je prenne les pleins pouvoirs » Et hop !
Je conseille au PS de voter contre s'il veut présenter un candidat en 2012.
Bonne journée à tous.
à pomme53
De zoblugubre
16H12 | 28/05/2008 |
A propos du PS : les députés socialos se sont abstenus sur la loi OGM, et l'ont donc acceptée de fait ! Et on n'en parle nulle part. C'est effarant.
à zoblugubre
De daryo
16H33 | 28/05/2008 |
Ils l'ont surtout déféré devant le Conseil Constitutionnel où elle risque de finir en charpie, sur le fondement du principe de précaution qui a valeur constitutionnelle.
z'êtes sûr qu'ils étaient « pour » ?
De Changer la Republique
09H10 | 28/05/2008 |
Bien sûr qu'il faut voter contre ce projet . Aucune des mesures primordiales poutr revaloriser la démocratie n'a été prise ; ( non-cumul des mandats, dose de proportionnelle, veto du sénat…) il y a en plus tromperie sur le Référendum d'Initiative « Parlementaire » et on poursuit dans la présidentialisation rampante du régime . On change de régime sans demander au peuple son avis.
--« Moi, citoyen français, électeur, demande au Président de la République, au Parlement et au Gouvernement de prendre d'urgence l'initiative d'une modification de la Constitution imposant le référendum pour toute révision constitutionnelle, étant entendu que cette modification devra précéder toutes les autres. Un Congrès Citoyen à Versailles le 7 juillet, ça vous dit ? “
http://changerlarepublique.over-blog.com/
De TARPON
09H46 | 28/05/2008 |
Sarkozy recolte ce qu'il a semé ,les français ne comprendraient pas qu'un parti d'opposition dans les circonstances actuelles se couchent.
Je suis convaincu que la defaite de Segolene,en face d'un candidat qui ne lui etait pas superieur,vient de l'abscence de Coherence et de combativité du parti socialiste.On l'a vu sur le debat OGM où ce sont les communistes qui ont montré la voie.
La seule chance du PS d'etre à nouveau credible dans Quatre ans est de montrer qu'il existe aujourd'hui.
à TARPON
De sefero49
Soldat mugissant | 10H31 | 28/05/2008 |
de montrer ou de faire croire ? ? ?
à sefero49
De Hlebon
étudiant en droit | 11H01 | 28/05/2008 |
Machiavel a dit : « Gouverner c'est faire croire »
Ok c'est une partie du titre d'un article récent de ma prof de droit constit'…mais tout de même ! !
ps : http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/gouverner-ce…
Une analyse de la réforme par une prof de droit constit » à la Sorbonne !
à Hlebon
De sefero49
Soldat mugissant | 15H22 | 28/05/2008 |
http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/gouverner-ce…
Une analyse de la réforme par une prof de droit constit » à la Sorbonne ! »
Article très intéressant pour un profane comme moi.
Merci
De Alexander Doria
étudiant | 10H30 | 28/05/2008 |
Je pense que le grand tort du président a été de faire son supermarché au sein de la réforme Balladur : on conserve l'idée que le président peut s'exprimer à l'assemblée, par contre on retire les réformes les plus innovantes (le cumul des mandats, la proportionnelle). En transformant cette réforme en un ensemble à la carte, le président a accrédité l'idée que celle-ci n'était qu'un blanc-seing. D'où le rejet assez compréhensible du PS et d'une partie de l'UMP contre une réforme qui semble télescopée depuis l'Élysée.
Il eût mieux valu reprendre les propositions Balladur telles qu'elles, en tant qu'émanation d'un comité par essence au-dessus des partis, quitte à les discuter par la suite à l'Assemblée pour trouver un terrain d'entente sur les propositions les plus contestées.
Bref, en transformant la réforme en un fait du prince, et en métamorphosant l'octroie de nouveaux droits au parlement en une « tolérance », le gouvernement et le président l'ont condamnée.
De P'titfab63
Agrafeur de Post-it ambulant | 10H52 | 28/05/2008 |
Puisqu'on parle de réformes à tout va en ces temps ténébreux, pourquoi pas une réforme de la constitution ?
C'est vrai, regardez : le Grand Charles a tout fait pour éviter que la Véme République ressemble à une guerre de tranchée entre le Président chef de parti et l'opposition (si je me souviens bien des quelques cours d'Histoire contemporaine que l'on m'a dispensé à l'université).
Or, que se passe-t-il aujourd'hui ? Le président élu par le peuple, représentant le peuple DANS SA TOTALITE, sans distinction de couleur de peau, d'origine, de croyance etc. se conduit en chef de parti… Réunions des parlementaires UMP sous l'égide de notre président afin de dicter le cap à suivre précédant les déjeuers avec des ministres délocalisés à l'assemblée en sont la preuve, non ?
Et puis réformer la constitution c'est bien beau, mais est-ce que le cumul des mandats sera interdit ? Sénateurs et députés seront-ils payés selon leur présence lors des séances ou juste parcequ'ils ont un mandat ? Percevront-ils toujours des indémnités chômage pendant 5ans s'ils ne sont pas réélus ?
Messieurs les ministres, monsieur le Président, vous qui voulez tant réformer les régimes spéciaux, voilà sans doute un chantier à votre démesure !
En toute amitié je me permets de vous préciser que si vous ne faites pas d'efforts, vous « la représentation nationale » comme vous vous complaisez à vous nommer, n'en attendez pas plus de nous !
De Phil2922
Retraite invalidité | 11H02 | 28/05/2008 |
Incroyable…Rachida Dati est intervenue pour appeler à voter contre un amendement demandant d'inscrire la parité professionelle dans la nouvelle constitution. Mais, ouf, la dame aux dents qui rayent le parquet a été battue et l'amendement est passé…Couac
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H26 | 28/05/2008 |
Des dingues au pouvoir !
à Phil2922
De TARPON
12H19 | 30/05/2008 |
Ah elle est bonne ,le garde des seceaux qui raye le Parquet !
De Naradamuni
sans | 12H54 | 28/05/2008 |
-La représentation populaire conçoit l'art de gouverner comme un élevage de singes. L. Daste « Intellectuel anthropocrate »
La « réforme des institutions », une des priorités du candidat Sarkozy »
-Il aurait été destitué en « priorité » à l'insu de son bon grès sans nous aviser ?
Avant de faire des réformes dans un état intitulé démocratique il serait pour un peu démocratique de demander l'autorisation à sa Souverainté le Peuple (d'en bas, de gauche, de droite, d'en haut, d'où ils veulent, on s'en fout ! ).
Le Peuple est multi-indiviudalité, l'amateur en cela est pro en ceci !
La Richesse de sa Biodiversité est sa Puissance, et non le divisionisme (communautarisme, corporatisme, etc…) apportant la déficience.
Peut-on borner le domaine d » intervention du peuple ?
- Rien ne justifie une réponse positive si ce n'est un doute de mauvais aloi, sur la capacité de celui-ci.
Michèle Guillaume-Hofnung, professeur de Droit, dans « le référendum » chez Que sais-je ? Page 31.
- Il n'est pas démocratique de dire qu'un peuple n'est pas « assez éduqué » pour prendre des décisions politiques.
Gil Delannoi . Directeur de recherche FNSD)
La volonté du peuple ne doit pas être confisquée par quelques dizaines de Ponce Pilate… C. De Gaulle
$égo, De$lanoé, les économiste$, $tarco$i-figaro$-bolloré$-bouygue$, leurs prison$ … et consort$, bien loin de la réalité des peuples mais pas moins compétents version ententes, complicités, duplicités et forfaitures ; par contre « pouvoir économique, liberticide, autiste et répressif ».
Les difficultés présentes et à venir ne pourront être surmontées qu'en contrôlant le pouvoir économique, devenu plus puissant que le pouvoir politique (privatisation de tout l'acquit social et public du Peuple). Seul le Peuple peut le faire, en se prenant en main directement.
Aujourd'hui ce sont les commissions d'investiture de Droite et de Gauche qui désignent à tous, tous les niveaux de « prétendus représentants du peuple » ce qui viole les articles 3 et 4 de la Constitution :
-« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l » exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s » en attribuer l » exercice.(…) ».
La souveraineté nationale au Peuple et NON aux partis, syndicats qui en sont à justifié et accepter la régression actuelle en espérant quelques miettes ou pour certain en pompant directement les caisses publiques, chevillés aux puissances économiques privés et particulières !
« Dans les États qui juxtaposent à la puissance législative des Chambres la possibilité de demandes populaires de référendums, c'est le peuple qui monte au rang suprême par l'acquisition du pouvoir de prononcer le rejet ou l'adoption définitive des décisions parlementaires. Du coup le Parlement se trouve ramené au rang de simple autorité : il ne représente plus la volonté générale que pour chercher et proposer l'expression qu'ils convient de donner à celle-ci ; il ne remplit ainsi qu'office de fonctionnaire. Le véritable souverain c'est alors le peuple. » (Extrait de « La démocratie locale et le référendum »)
Reférendum d'Initiative Citoyen (RIC) !
Les promesses et les actes des partis depuis 1993
• En 1993 : Tous les partis du PC au FN avaient le RIC dans leur programme.
• En 2002 : J.Chirac le promettait à nouveau expressément dans sa profession de foi du second tour.
• En 2004 : Lors de l'adoption de la Loi sur la décentralisation du 13/08/2004 pas un seul député n'a déposé le moindre amendement en faveur du RIC communal ou régional.
Et donc 2O% des inscrits d'une commune et 10% d'une région, ce qui est énorme, (Près de 700.000 en Ile de France ! ) peuvent demander une « consultation » sur tous sujets, mais l'assemblée délibérante peut la refuser, et ce n'est qu'un simple avis…
Un simple avis… Voilà donc leur « démocratie participative » ?
• En 2007 : Déclarations des deux finalistes de la Présidentielle :
- N.SARKOZY, le jour de son investiture a déclaré que le Français est : « un citoyen qui ne veut pas renoncer,(…), ne veut plus que l'on décide à sa place, que l'on pense à sa place ». Mais pour cela il doit disposer du RIC…
- S.ROYAL, après des milliers de rencontres avec les citoyens, en dressait le bilan sur son site « Désirs d'avenir » et présentait plus de cent propositions.
On pouvait lire : « Une nouvelle présidence “Remontée des débats” Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes.(…) »
C'est la définition même du référendum d'initiative citoyenne…
Réponses des citoyens aux sondages sur le RIC.
• 82 % des Français sont POUR (Sondage Sofres pour « Lire la politique » du 12 mars 2003).
• 88 % des Français pensent « qu'il faudrait faire un Référendum si un nombre élevé de gens le demandent » p 112 dans « La Démocratie à l'épreuve » G Grunberg (Presse de Sciences Po).
Avec le RIC les Français qui souhaitent les réformes pourront les contrôler et en présenter, or :
• 68% des Français sont pour « Un référendum d'initiative populaire, qui pourrait être demandé par 500 000 signatures de citoyens ». (Sondage BVA du 11 07 2007 pour le Figaro/LCI)
Conclusion
Ils nous parlent de « démocratie participative » ?
La Démocratie a-elle besoin d'être participative ?
Alors ce n'est pas la Démocratie, celle-ci l'étant de fait !
- Sans instauration préalable du RIC, il est INDÉCENT d'oser parler de « démocratie participative ».
« Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue » V.HUGO
http://www.ric-france.<…
http://www.citoyenreferent.fr/P<…
-« Ceux qui ne participent pas à la bataille participent à la défaite (Brecht) ».
NB : Le RIC n'a rien a voir avec autre que la Démocratie.
Les élus ne doivent être rien autre que des fonctionnaire mandatés par le Peuple Souverain.
De beerootfr
rentier baroudeur | 13H03 | 28/05/2008 |
Il est navrant de constater que l'opposition (quelle soit de droite ou de gauche)fait toujours de l'obstruction et vote quasiment en permanence contre ce qui est proposé par la majorité en place… même si c'est bon.
C'est encore ce qu'on peut appeler, vu de l'étranger « the french paradox ».
Et vu de l'étranger, ça fait rigoler dans les chaumières de voir que cette doulce France se délite chaque fois un peu plus ;
De coincoin
pas sûr de mes goûts mais dégoût tr... | 13H39 | 28/05/2008 |
Le monde est mal fait : l'UMP dit oui alors que sur le fond elle aimerait dire non ; le PS dit non alors que sur le fond il aimerait dire oui. Quand aux français ils aimeraient sans doute dire non à tout le monde.
De kkadim
service public rhone alpes | 15H08 | 28/05/2008 |
moi j attends ; premiérement cette reformette, quand on la regarde vraiment n'avantage qu'un seul acteur : le président de la république ( pour flatter son égo ) avec des parlementaires au garde à vous qui ont l'ordre de fermer leur gueule… je ne vois pas les avancées pour les assemblées ( ces avancées dépendent de la bonne volonté des parlementaires qui se comportent comme des godillots donc pas de changement en vue ).
deuxiément : la gauche, et le ps tout particuliérement à l'ocasion de foutre un magistral coup de piéd au cul de notre sarkozien président, SANS LE MOINDRE RISQUE. il n'y a aucun courage à avoir ; pas la moindre bravoure. résultat garantie 100 pour 100.
maintenant si ces messieurs ( et quelques dames ) ne sont même pas capable de celà, alors qu'ils ne viennent réclamer mon vote au prochaine élection.
De vincicom
Responsable "informatique" dans une... | 16H11 | 28/05/2008 |
J'ai voté pour Sarkozy au SECOND TOUT, et je suis de plus en plus déçu par les réformes ( ou tout du moins, une partie ) faites ! CEPENDANT, je ne regrette pas mon choix, car Royal me semble etre pire !
Bref, sur cette réforme, je trouve les députés UMP, mais socialiste aussi, pire que tout !
Ils veulent faire une réformette pour leur donner plus de pouvoirs, au Président MAIS AUSSI aux députés eux meme !
Qu'attendent-ils pour donner plus de pouvoir au PEUPLE ? ?
- Le référendum citoyen ? il faut l'autorisation de l'A.N.
- La proportionnelle ? nulle part
- La saisi du conseil d'Etat par les citoyens ? inutile, une loi passe forcement par le conseil d'etat avant promulgation
Bref, c'est tous pour eux, tous entre eux !
Ceci dit, lorsque le referendum citoyen sera possible, et avec un peu de courage politique de la part des députés, il serait peut etre possible d'exiger l'instauration de la proportionnelle ( partielle au moins ) à l'A.N. et au Sénat !
Mais, ca ne reste qu'un fantasme !
à vincicom
De daryo
16H44 | 28/05/2008 |
»- La saisi du conseil d'Etat par les citoyens ? inutile, une loi passe forcement par le conseil d'etat avant promulgation »
Il ne s'agit pas de conseil d'état mais de conseil constitutionnel. Et ça consiste a mon sens a ouvrir la boite de pandore.
Si cette disposition voyais le jour, il n'est pas sûr qu'un ADS (adjoint de sécurité, ou flic en emploi-jeune, comme vous voulez) ai encore le droit d'ouvrir votre coffre de voiture sans mandat de perquisition… entre autres choses.
Mais je reste contre la réforme pour toutes les autres dispositions qui rendent le système beaucoup trop présidentialiste.
De norman
16H39 | 28/05/2008 |
C'est le moment ou jamais de faire passer une (bonne) dose de proportionnelle. Le PS a raison de mettre la pression mais je ne lui fais qu'à demi confiance pour s'engager dans un vrai combat politique. Alors que faire ? Partout où le député est de gauche, lui expliquer qu'un alignement final au nom du réalisme cher à Jack Lang serait mal perçu par ceux qui espèrent la présence de tous les courants à l'assemblée.
De Houvaton nouveau compte
21H37 | 28/05/2008 |
Je viens d'apprendre que les députés ont adopté cette semaine un amendement socialiste à la réforme des institutions qui inscrit le référendum d'initiative populaire dans la Constitution.
Un référendum « peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales », stipule cet amendement présenté par Arnaud Montebourg et les membres du groupe socialiste. Il a été adopté par 113 voix contre 10.
123 députés se sont prononcés : ils sont 577 ! Ils étaient où les 454 autres ?
Je suis pour les RIC ou les RIP. A noter qu'ils ont préféré le terme populaire au terme citoyen ! La notion de citoyenneté doit les effrayer.
Je suis pour les RIC - référendum d'initiative citoyenne - mais pas dans les modalités actuelles car elles sont d'une immense hypocrise. D'abord il ne s'agit pas d'initiative citoyenne mais parlementaire et il faudra donc trouver 200 deputés ou sénateurs pour lever un référendum, on est pas sorti des difficultés et embûches. Ensuite un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales représente presque 5 millions de signatures. Les suisses se sont donnés le droit des votations populaires (l'équivalent amélioré et sans far de ce qu'on nous propose) mais sur la base de 1 ou 2% selon et non 10% et sans passer par le Parlement sinon où est la démocratie ? !
Autrement dit et je m'en doutais tout cela est une fumisterie sans nom. Moralité j'avais bien raison : le peuple n'est jamais mieux servi que par lui-même ! ! ! Est libre qui use de sa liberté (d'ailleurs en préambule de la Constitution Hélvétique) mais les français ne semblent pas vouloir en abuser, peuple servile, servitude volontaire ….
De Diogène
17H10 | 29/05/2008 |
Le PS ne doit pas voter la loi. Il a une occasion en or de contrer Sarkozy alors que celui-ci se vante d'avoir mis KO le PS avec sa soi-disant ouverture (les ministres concernés n'ont jamais été pris au sérieux par les vrais socialistes). Il faut donc empêcher Sarkozy de convoquer le parlement à Versailles. Il ne le fera pas s'il est sûr d'un vote négatif.
De etrun
17H12 | 29/05/2008 |
RIC ou RIP, peu importe, c'est de la flûte. Cet amendement adopté sur le référendum d'initiative populaire - sous strict contrôle parlementaire -, c'est juste pour pouvoir dire « regardez, on a écouté l'opposition et le Parlement », et pour dire qu'il y a au moins un truc dans ce texte susceptible de concerner l'électeur. En réalité, celui-ci n'en a que faire : ces RIP-RIC, et c'était déjà le cas dans le projet de constitution européen, il n'y a pas besoin d'attendre qu'ils soient gravés dans le marbre pour les lancer.
Dès lors que vous auriez recueilli 1 million de signatures sur un projet, je vous parie que tous les politiques chercheront à s'en emparer !
De etrun
17H17 | 29/05/2008 |
La seule vraie question est celle de savoir qui pourra s'enorgueillir d'une victoire politique.
Si l'UMP et le Minibush bouffent leur chapeau (c'est à dire que le temps de parole du président est décompté, que le Sénat est réformé et que le vote des étrangers aux élections locales est adopté), le PS peut y aller.
Sinon, le PS n'a aucun intérêt à voler au secours d'un président au plus bas dans les sondages, qui plus est sur un thème qui divise sa majorité.
A noter : les partisans de gauche du scrutin à la proportionnelle feraient bien de réfléchir avant de réclamer à corps et à cris ce qui… a permis au FN de monter tout au long des années 80 ! S'il veulent aider le Minibush à bâtir un tremplin pour Besancenot, qu'ils continuent !