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Disparition de Guy-André Kieffer : la piste du trafic d'armes

A la dernière image de l'enquête diffusée ce jeudi par Canal+ (« Guy-André Kieffer : un journaliste qui dérangeait »), on se dit que trop d'intérêts convergent pour espérer briser un jour le silence entourant cette affaire. Faut-il pour autant renoncer ? Non, bien sûr. La preuve : ce film de Bernard Nicolas dissèque les petits secrets de la filière cacao, pourvoyeuse de cash, utilisée dans les achats d'armes du régime Gbagbo pendant la guerre. Un éclairage étonnant.

Les faits sont aussi têtus que la volonté d'Osange, sa femme, de savoir qui est le « cerveau » de la disparition de Guy-André Kieffer -GAK pour ses amis.

Le 16 avril 2004, ce journaliste indépendant, spécialiste des matières premières, est enlevé sur le parking d'un supermarché d'Abidjan. Installé en Côte d'Ivoire depuis quelques années, cet homme décrit comme « généreux » par les confrères, est sans doute allé trop loin, trop seul.

Replacer la trajectoire de Kieffer dans le contexte de la crise ivoirienne

Le grand mérite de ce documentaire est de replacer cette disparition dans la trajectoire personnelle de GAK et dans le contexte de la crise ivoirienne. Où l'on découvre un journaliste spécialisé dans les matières premières qui passe dix-huit ans au journal La Tribune, avant de franchir le miroir en devenant consultant pour le compte de la présidence ivoirienne.

Le « camarade » Laurent Gbagbo vient d'arriver au pouvoir. Il veut savoir précisément où passe l'argent de la filière exportatrice la plus rentable du pays. Petit à petit, les consultants mandatés par un banquier lâchent la mission d'audit. On leur fait comprendre qu'ils auront des ennuis s'ils continuent leur travail.

Kieffer s'accroche, par intérêt professionnel et par conviction : il ne supporte pas l'injustice faite au petit peuple des récoltants de cosses. Il pose ses valises à Abidjan et accumule les données. A partir de 2002, le pays bascule dans la crise, sous la poussée des troupes rebelles du Nord. Le régime cherche alors des armes pour se défendre, en puisant dans la manne du cacao. Guy-André Kieffer le découvre. (Voir la vidéo.)

Document à l'appui, l'enquête de Bernard Nicolas montre l'implication de l'entourage du président Gbagbo dans ces tractations. Même l'ancien ministre de la Défense, Kadet Bertin, reconnaît avoir signé un accord portant sur une livraison d'armes d'une valeur de 100 millions de dollars.

Est-ce un mobile suffisant pour faire disparaître un journaliste ? Sans doute, surtout que Kieffer ne bénéficie pas de la protection d'une rédaction.

En tout cas, dès le 16 avril 2004, l'attitude des autorités françaises est surprenante. L'ambassade de France dresse le portrait d'un marginal, un peu déluré, aux abois. Quelqu'un de peu recommandable en somme.

La description choque tous les journalistes installés en Côte-d'Ivoire, qui ne reconnaissent pas du tout leur confrère. Mieux : deux haut fonctionnaires débarquent le 16 avril au matin à Abidjan. Le diplomate Bruno Joubert, actuel « Monsieur Afrique » de Nicolas Sarkozy et Nathalie Delapalme, alors « Madame Afrique » au Quai d'Orsay, tiennent une réunion de crise dans la journée. Pour quoi faire ? Aucun des deux n'a souhaité répondre au journaliste. Le juge d'instruction chargé de l'affaire n'a pas estimé utile de les convoquer.

Et soudain, une flopée de témoins parlent

La dernière partie du film s'attarde sur les « bras » de l'opération. L'appât en premier lieu : Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo, l'homme qui donne rendez-vous à GAK le jour J. Malgré ses efforts, le juge Patrick Ramaël n'a jamais pu obtenir son extradition vers la France, alors qu'il avoue -dans une séquence en caméra cachée- sa présence sur les lieux.

Puis les kidnappeurs : des anciens membres des escadrons de la mort de la présidence ivoirienne, utilisés pour répandre la terreur dans la capitale au plus fort des affrontements. Leurs victimes -artistes, opposants notoires- étaient en général découvertes au petit matin le corps criblé de balles le long des routes.

Eux mettent en cause le capitaine Jean-Tony Oulaï, un officier appartenant aux services secrets ivoiriens. Réfugié en France à partir de 2005, l'homme a été arrêté, incarcéré, libéré puis à nouveau placé en détention.

Ses accusateurs avancent que Kieffer aurait séjourné au moins vingt-quatre heures dans l'une des maisons de Oulaï, puis il y aurait été enterré. Les recherches effectuées sur place par les enquêteurs français n'ont jamais permis de retrouver le corps…

Alors, qui croire ? D'autant que le film s'achève sur la découverte d'un nouveau témoin, réfugié au Bénin. Lui aussi met en cause un exécutant, en la personne du chef de la sécurité présidentielle ivoirienne. Aucun des deux hommes n'a été interrogé par le juge français.

Est-ce un nouveau leurre ou une vraie piste à creuser ? A Paris, ils sont toujours une poignée (famille, amis et confrères) à espérer que la justice parviendra à soulever la pesanteur des intérêts franco-ivoiriens.

Addendum, le 29/05/08, à 11H30 : Bruno Joubert, que nous avions contacté hier, nous précise aujourd'hui la chose suivante :

« Je suis parti à Abidjan, le samedi 17 avril, par l'avion de 13h55. J'ai repris l'avion pour Paris le mardi 20 au soir. Cette visite, avec Nathalie Delapalme, s'articulait autour de la venue du Secrétaire général adjoint de l'ONU, en charge des opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, avec des délégations des Nations-unies. Dans ce cadre, nous avons rencontré publiquement toutes les forces politiques ivoiriennes. »

Interrogé sur le fond du dossier GAK, Bruno Joubert répond : « Je n'en sais rien ».

Guy-André Kieffer, Un journaliste qui dérangeait de Bernard Nicolas - dans « Jeudi Investigation », jeudi à 23h - Canal+.

53 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De paul aymé

écrivain à Paris | 17H47 | 29/05/2008 | Permalien

Cher M.Destribat, vous avez cent fois raison : une enquête se doit d'être la plus honnête possible…mais ne devriez-vous pas attendre la diffusion de celle de Canal Plus avant de la juger ?
Le débat pourra reprendre après minuit.
Quant aux articles de Kieffer, en quelques clics sur internet, vous en trouvez au moins une quinzaine sur différents sites (cacao ivoirien, global witness,bitter chocolate de carol off, la lettre du continent) et vous devrez convenir avec les autres lecteurs que l'argent du cacao sert à tout en Côte d'Ivoire, y compris à acheter des armes.

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anti-corruption | 18H43 | 29/05/2008 | Permalien

Si la Côte d'Ivoire utilise son argent pour acheter des armes pour lutter contre une rébellion armée, où est le mal ?

Si la France n'avait pas fui ses responsabilités (application des accord de Défense de 1962), l'argent du cacao aurait servi à financer des projets éducatifs, de santé, ….

La Côte d'Ivoire aurait mieux fait de ne pas acheter des armes en Ukraine, des drones et l'assistance millitaire Israéliens. Si elle avait signé avec nous on aurait pas eu tout ces bruits.

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22H31 | 29/05/2008 | Permalien

« Si la Côte d'Ivoire utilise son argent pour acheter des armes pour lutter contre une rébellion armée, où est le mal ? »
Où était donc le mal à révéler l'affaire, dans ce cas ?

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anti-corruption | 23H17 | 29/05/2008 | Permalien

Encore une phrase de zombie.
Où avez-vous lu qu'on s'opposait à ce que cette affaire soit révélée ?

Si vous avez suivi l'enquête ce soir, on nous parle de certaines pistes qui ne sont pas explorée.

Ce que je dénonce, ce sont les sentiments, le manque d'objectivité, les idées reçues, les préjugés, la facilité comme le fait par exemple David Servenay a présenté Emile Boga Doudou comme Opposant et tué par les « escadrons de la mort ».

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23H46 | 29/05/2008 | Permalien

Si vous voulez absolument croire ou faire croire qu'il n'y a aucun lien entre la disparition du journaliste et le dossier sur lequel il travaillait, c'est votre problème. Mais je pense que vous ne convaincrez pas grand monde. Sa disparition PROUVE que l'on « s'opposait à ce que cette affaire soit révélée ». Ce n'est même pas l'objet du débat ! La question est « pourquoi » et « qui ». Vous essayez de suggérer depuis 3 ou 4 posts qu'il s'est perdu en allant acheter des cigarettes mais que ça n'a rien à voir avec le bizness douteux du cacao. Quel intérêt avez-vous à défendre une ligne aussi peu crédible ?

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anti-corruption | 21H14 | 30/05/2008 | Permalien

Vous me demandez quel intérêt j'ai à défendre une ligne aussi peu crédible ? Je ne défends aucune ligne, j'essaie de raisonner, de comprendre et dans cette démarche un grand nombre d'incohérences me sautent à la figure. Sachant que nous sommes en plein coeur d'une des vitrines de la françafrique, je deviens encore plus exigeant au sujet des pièces montées qu'on nous livre au 20h. C'est par paresse que vous refuser de faire un minimum d'effort pour réfléchir par vous même ?

L'auteur de cet article vous a dit une grosse connerie à propos Emile Boga Doudou, de Camara H, des « escadrons de la mort » et vous n'avez même pas bronché.

Vous faites parti des ignorants qui ont bien avalé un tas de conneries sur le conflit Ivoirien : le conflit Ivoirien était un conflit ethnique et religieux, les rebelles sont des enfants de coeur, des défenseurs de la démocratie, des gens intègres, l'ivoirité est inscrite dans la constitution ivoirienne …

Encore une fois je persiste et je signe en disant que vous ne lisez pas ce qu'on écrit, vous êtes aveuglé par vos idées reçues.

Vous avez même des propos ironique me prêtant des intentions du genre « … s'est perdu en allant acheter des cigarettes », vous avez lu ce genre de bêtises dans mes posts ? J'essaie de dire que le juge Français en charge de l'affaire, les journalistes Français et des aveugles comme vous ne détournez pas votre regard de la direction vers laquelle on vous oriente. Il y a plusieurs piste semble dire l'enquêteur de Canal +, pourquoi elles ne sont pas toutes explorées ?

Vous qui vous entêtez à prendre des témoins loufoques comme des témoins clés, c'est plutôt vous qui défendez une seule ligne dans ce dossier.

Réfléchissez, posez-vous des questions, lisez, faites travailler votre esprit critique. Il y a plein de témoignages sans tête ni queue qui ne tiendrait même pas une minute devant un avocat débutant.

Pourquoi et qui ? Je ne sais même pas si cette question mérite d'être posé à vos yeux, vous avez déjà le coupable idéal et le motif du crime.

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De djignab

bloggeur | 18H27 | 29/05/2008 | Permalien

Cher Paul Aymé
le Président Gbagbo est le premier à avoir dit que l'argent du cacao a servi à acheter des armes pour protéger l'état ivoirien. C'était en 2003, donc avant que Monsieur Kieffer ne disparaisse.
Ni Destribat , ni moi n'avons parlé du documentaire de Canal Plus. Ce que Destribat a critiqué ce sont les raccourcis et les approximations de Monsieur Servenay .
Quand on parle d'un sujet, on doit au moins en maitriser les fondamentaux. Ce n'est pas parce qu'il s'agit de l'Afrique que l'on doit se dispenser dela rigueur élémentaire.
Le doc , on appreciera vers minuit comme vous dites.

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De penelope75

patiente | 19H45 | 29/05/2008 | Permalien

A mon avis, le problème n'est pas le nombre de témoins crédibles ou non qui interviennent dans ce dossier. la question est de savoir pourquoi tous « ces gens bien intentionnés » viennent distraire le travail des juges et ralentir la marche vers la vérité. Je pense que mettre en doute l'existence des escadrons de la mort en RCI relève de la même inconscience que douter des camps de concentration ou de la traite négrière. Les faits sont là et sont incontestables. Un journaliste ne mène pas une seule enquête et c'est logique, quand on pense que l'argent du cacao ne sert pas à développer le pays de se poser la question de savoir à quoi il sert. il est vrai que la RCI a le droit de disposer comme elle l'entend de ses revenus. Où le bât blesse c'est quand l'argent du pays est utilisé par une petite partie de la population pour en exterminer une autre, avec comme seul argument qu'elle est opposée à la politique menée. Si on ne l'accepte pas chez soi, on ne peut pas penser qu'ailleurs c'est normal. C'est acceptable en RCI parce que c'est un pays de nègres ?

Portrait de destribat

à penelope75 Portrait de penelope75 De destribat

anti-corruption | 21H55 | 30/05/2008 | Permalien

Vous y aller fort à comparer le conflit Ivoirien à la seconde guerre mondiale.

Les services secrets Français qui informent Chirac ( c'est le premier a avoir parlé des escadrons de la mort) qu'il y a des escadrons de la mort en Côte d'Ivoire ne sont pas fichues de trouver 2 Ukraniens se fuyant l'Afrique en passant de capitale en capitale ?

penelope75 la patiente, au sujet de la côte d'Ivoire et de GAK, je ne sais pas si tu n'as pas perdu patience ?

Portrait de destribat

De destribat

anti-corruption | 23H24 | 29/05/2008 | Permalien

Je viens de voir le document de canal. S'il ne s'agissait pas de vie humaine on serait tenter de dire, tout ça pour ça.
Rien de nouveau dans cette enquête. Quoique ça met en lumière le coté un peu ridicule des témoins clés

Portrait de destribat

De destribat

anti-corruption | 23H40 | 29/05/2008 | Permalien

Vos notes 1 sont à l'image de vos arguments.

Portrait de paul aymé

De paul aymé

écrivain à Paris | 08H14 | 30/05/2008 | Permalien

Je suis encore d'accord avec Destribat, certains témoins clés sont un peu « limites ». Mais je pense qu'on ne pense pas aux mêmes : oser dire que Kieffer ne gênait personne dans ses écrits et ses révélations, ce qu'ont fait dans ce doc. Laurent Gbagbo et ses Ministres, c'est un peu osé, non ? Car ce n'est pas la vérité.Et ça se sent dans ces interviewes.
Quant à l'attitude de la France, via sa représentation à Abidjan, elle s'est encore illustrée par son cynisme habituel en dénigrant la victime…ça cache quoi ?
Nos « diploaffairistes » pourraient le dire.
Destribat, proche sans doute du pouvoir ivoirien ou des affairistes français,n'a rien apris dans ce doc ; pour moi qui ne connaissait pas l'affaire Kieffer, je trouve au contraire que ce film apporte quelques infos essentielles sur une affaire d'états.
Quant à savoir si la RCI a utilisé l'argent du cacao pour s'armer, c'est son droit…sauf si cet argent est détourné (les petits producteurs le savent bien)
ce que les organismes internationaux ont souligné à plusieurs reprises.Chirac n'avait pas à dicter sa loi néocolonialiste à Gbagbo en 2003, mais le Pdt ivoirien a lâché Kieffer en 2004 : Pourquoi ?

Portrait de destribat

De destribat

anti-corruption | 20H26 | 30/05/2008 | Permalien

Cher Paul Aymé, je ne suis qu'un simple citoyen qui refuse simplement d'être pris pour un con.

Je m'intéresse à certaines choses qui ne préoccupent pas la majorité de nos concitoyens surtout lorsqu'il s'agit de l'Afrique. J'ai séjourné en Côte D'Ivoire c'est vrai raison pour laquelle je sais peut-être un peu plus de chose que vous.

Je n'ai rien appris de nouveau sur cette affaire hormis le dernier témoin réfugié au Bénin. Je ne suis pas proche du pouvoir, je porte juste plus d'attention aux affaires Ivoiriennes depuis 2002.

Tout à fait d'accord avec vous au sujet des réponses des responsables Ivoiriens, mais moi je me me pose toujours des questions , j'ai des interrogations plutôt que à d'accabler sans preuve, à condamner sans même entendre les différentes versions des faits.

Tout le monde sait que c'est Gbagbo qui a demandé cet audit sur la filière cacao. Si comme semble le montrer l'enquête, les hautes autorités ivoiriennes sont impliquées dans cette affaire, qu'est-ce qui les empêchaient dès le départ d'expulser GAK ? Lorsque les autorités ivoiriennes dénonçaient l'impartialité de RFI dans le traité de la crise ivoirienne, ils ont purement et simplement privé d'antenne la radio.

On dit l'argent du cacao a été utilisé pour d'autres fins. Depuis les indépendances l'argent du cacao ivoirien n'a jamais profité aux paysans. Lorsque la CAISTAB (Caisse de Stabilisation) devait jouer son rôle pour la première fois dans les années 80 face à la baisse brutale et chronique des cours du cacao pour garantir un revenu minimum aux paysans, Houphouët-Boigny a simplement répondu : « L'argent a servi au développement du pays ». La basilique de Yamoussoukro a été construite avec l'argent du cacao Ivoirien

Jean Ziegler ventait les louanges de l'Assurance Maladie Universelle que le parti de Laurent Gbagbo a fait adopter au parlement Ivoirien début 2002. Le financement de ce programme, une première dans un pays du tiers Monde, a été bouclé en parti en prélevant une taxe sur l'exportation du cacao (Gbagbo parlait de 1 à 2% à l'époque). L'AMU devait garantir à toute personne résidant sur le territoire nationale de bénéficier des soins gratuits. Ce programme n'a pas hélas pu se mettre en place à cause de cette sale guerre, et l'argent prévu à cet effet a servi à acheter les armes pour résister à une rébellion dont les soutiens extérieurs sont légions.

L'armée Ivoirienne ? Elle n'existait que de nom. A lendemain de la tentative de coup d'état, l'armée ivoirienne est un ramassis de personnel pas entraîné et peu motivé , disposant en tout et pour tout de 3 alpha-jet qui ne fonctionnaient plus, de quelques chars légers, moins d'une dizaine en tout cas. La Côte d'Ivoire a procédé à un réarmement important et dont la liste est disponible sur wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_de_d%C3%A9fense_et_de_s%C3%A9curit%C…).
Un blogueur mentionnait déjà en 2005 que « … des études signalent des circuits non-transparents qui auraient pu accroître ce financement ». (http://fanci.canalblog.com/archives/armement/index.html).

Les pistes Américaines et Européennes, plusieurs quotidiens qu'on qualifie de proche du pouvoir l'on souvent mentionné en Côte d'Ivoire. Les ivoiriens ont la conviction que l'Affaire GAK est devenue aujourd'hui un épouvantail pour faire pression sur Gbagbo à chaque fois que le processus de paix semble aller vers la résolution définitive du conflit.

Portrait de TRIDAN

De TRIDAN

Agent d'Investigations | 16H49 | 30/05/2008 | Permalien

Pour INFO SITARA OIL & GAS Ltd. n'est pas une société américaine comme énoncé dans le film mais une société installée aux B.V.I.
Cette société est contrôlée par SITARA Intl Finance Holding elle même contrôlée par la 2ème fortune Pakistanaise : Asid Ali Zardari. Un politicien qui fait dans les affaires.
L'une de ses sociétés aux B.V.I., la MARLETON BUSINESS company, a enregistré d'importantes mouvements en provenance de DASSAULT pour une affaire de deal de 32 mirages ….
Il fut lié par son ex-épouse, chef de cabinet, à Benazir Bhutto …
Il a des participatios dans bien d'autres sociétés … et possèdes diverses propriétés, notamment en GB, en particulier la Rockwood Estate (365 hectares) dans le Surrey, ou encore le Holiday Inn de Houston etc…
A qui profite … ?

Portrait de Ivoire-Blog

De Ivoire-Blog

Journaliste à Abidjan | 18H50 | 30/05/2008 | Permalien

Guy-André Kieffer n'était pas que journaliste à Abidjan. Il était également consultant dans le secteur du cacao, donc entrepreneur, partie prenante. Le dire n'est pas l'insulter. C'est dire qu'il y a plusieurs autres hypothèses qui peuvent être avancées que celle visant le pouvoir ivoirien. Le juge Ramaël a toujours refusé d'examiner ces hypothèses (notamment les liens de Kieffer avec une certaine barbouzerie française à Abidjan). Je ne pense pas non plus que Kieffer n'enquêtait que sur le cacao. Je note que beaucoup de « témoins clés » accréditant la thèse du crime d'Etat se sont révélés être des affabulateurs notoires dès qu'ils ont eu leur visa pour la France et leur statut de réfugié politique.
Le « chef des escadrons de la mort » présumé, Jean-Tony Oulaï, vit en France. Drôle d'endroit où aller se promener si cette histoire est sérieuse. Pourquoi y est-il donc en liberté ?

Portrait de FabiendeMénilmontant

De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 21H31 | 30/05/2008 | Permalien

Théophile,

qu'entends-tu par « vit en France », lorsque tu parles de JT Oulaï ? tu dis qu'il est en liberté !

que tu ne lises pas ceci :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2007/10/lassassin-prs-2.html
soit… chacun son choix. mais ne lis-tu pas la presse de ton propre pays, L'inter par exemple, qui, le 14 avril dernier (deux jours avant le 16) donnait le numéro d'écrou de Oulaï et l'appelait « prisonnier politique » (sans les guillemets) ?

lorsque j'étais correspondant du Monde, j'étais habitué à davantage de rigueur. c'était il y a longtemps. j'ai cessé en 1989, deux ans après avoir rencontré GAK et un an après que nous ayons publié notre première grosse affaire en commun.

quant au côté « consultant », le site officiel raconte le parcours de Guy-André depuis son entrée dans le monde de la presse. et en fait état. le documentaire aussi en faisait état, via son épouse…

mais, s'i te plaît, ne te mets pas toi aussi à l'appeler « homme d'affaires », ou pire encore !

Portrait de destribat

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De destribat

anti-corruption | 18H07 | 01/06/2008 | Permalien

Fabien je pensais que vous me donnerez une info trouvé dans « Le monde », libé, un extrait de journal de France 2 , de TF1, ou un posdcast de France Inter, RTL. Car le premier jour cette affaire avait fait la une de leur journaux.

Portrait de destribat

De destribat

anti-corruption | 10H26 | 31/05/2008 | Permalien

Qui se souvient de Michel Edouard Niaucel, diplomate français de l'Union européenne, retrouvé mort à son domicile le 7 février 2007 à Abidjan ?

Au 20h (TF1 et France 2), les journaux du matin France Inter (désolé pour les autres, je n'écoute que cette radio) avaient trouvé matière à polémique sur la Côte d'Ivoire, sur le camarade Laurent (comme certains l'appellent si bien ici). On entendait, on lisait, « il ne fait pas bon pour un blanc d'aller à Abidjan », on nous a presque ressorti les escadrons de la mort.

L'enquête a très vite démontré le contraire, cependant je n'ai jamais lu la suite de cette histoire dans la presse, ni entendu nos brillants spécialistes de la Côte d'Ivoire venir dire ce qui s'était réellement passé.

Quant on voit comment cette histoire a été traitée et son dénouement on se doit d'être vigilant sur toutes les autres affaires et ne pas tomber dans la facilité.

Je me rends compte que lorsqu'il s'agit de parler de l'Afrique, la même démarche intellectuelle que nous appliquons dans d'autres situations nous fait défaut. N'est-ce pas parce que nous considérons que l'Afrique, c'est simple et que « chez ces gens là », il n'y a rien à faire, tous les dirigeants sont des corrompus, des dictateurs, des voyous.

Jean-ziegler pense autrement, il a une autre approche allant jusqu'à être élogieux à propos du camarade Laurent. Il dit : « : “C'est un des rares hommes d'Etat du continent africain. Mais il y a que dans l'opinion publique européenne et africaine son image se brouille au fur et à mesure que se développe l'absurde conflit déchirant la Côte d'Ivoire. A tort du reste. Laurent Gbagbo est comme je l'indiquais tout à l'heure un des très rares hommes d'Etat de sa génération. Depuis plus de vingt ans que je le connais, il n'a jamais varié d'un pouce dans ses convictions démocratiques et socialistes. Le traiter de ‘xénophobe’, de ‘manipulateur’, pire d” “autocrate raciste”, comme je viens de le lire dans une publication anglo-saxonne est tout simplement grotesque. » J'aurais des conseils à donner à Jean-Ziegler, qu'il fasse attention de ne plus tenir ce genre de propos en public, il risque de se faire traiter de bouffon, de complice de Gbagbo et voire même de gauchiste dépassé.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à destribat Portrait de destribat De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 14H07 | 31/05/2008 | Permalien

Tu parles de ceci :

http://www.soirinfo.com/article.php3 ? id_article=3567

je présume… Carine Blane, à lire ce « crime domestique » :

http://www.lemali.fr/index2.php ? option=com_content&do_pdf=1&id=2617

n'a pas eu les « honneurs » de la MACA, contrairement à mon voisin :

http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/01/jean-paul-ney-e.html

dont Michèle Alliot-Marie utilise encore les photos, sans que la France ne s'en émeuve ni ne lui vienne en aide…

Les intérêts financiers avant tout !

Portrait de destribat

De destribat

anti-corruption | 11H25 | 31/05/2008 | Permalien

Incroyable, la disparition de GAK ne semble pas préoccupée les petits entrepreneurs Français.

Regardez, ça ne dure que 3 minutes :
http://news.abidjan.net/videos/videowcat/eco_n/8963.htm

jamais une telle image ne passerait au 20h

Portrait de FabiendeMénilmontant

De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 13H57 | 31/05/2008 | Permalien

Ce genre de déclarations :
http://news.abidjan.net/article/ ? n=292810
ne passe pas non plus…

Portrait de destribat

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De destribat

anti-corruption | 17H52 | 01/06/2008 | Permalien

j'ai du mal à comprendre ce lien que du nous donne, ce n'es pas pas une nouveauté. Quel rapport avec ce que j'ai posté, je me demande bien si vous avez pris soin de cliquer sur ce lien.

Au passage, j'aimerais savoir pourquoi l'article de David Servenay a disparu de la page d'accueil ?

Portrait de Consumeriste

De Consumeriste

Cadre commercial | 06H45 | 02/06/2008 | Permalien

S'il y avait + de journalisteq courageux (et compéntents en +), comme lui, il y aurait - d'intermédiaires véreux en Afrique et les cultivateurs ne seraient pas obligés de s'agglutiner dans les villes.

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