Elles portent le voile et revendiquent le droit de faire ce choix sans être exclues d'une société prétendument laïque. Témoignages.
Quatre ans après la loi interdisant le port du voile à l'école, la polémique semble appartenir au passé. Mais tous les problèmes débattus au moment de son adoption sont loin d'avoir disparu.
Sur cette question du foulard, beaucoup se sont exprimés : spécialistes de la laïcité, exégètes du Coran, défenseurs du droit à l'éducation, sociologues, hommes et femmes politiques. Mais qu'en disent les jeunes filles ou les femmes qui le portent ? Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian ont eu l'idée de recueillir leurs témoignages dans un livre, « Les filles voilées parlent ». Façon de leur donner le statut de sujets et non d'objets. Elles y racontent notamment leur exclusion de l'école, mais aussi la discrimination au travail, à l'université, dans le monde militant… Les trois auteurs (deux femmes musulmanes portant le foulard et un homme non-musulman), sont venus expliquer leur démarche dans les locaux de Rue89. (Voir la vidéo)
« On parlait de nous, sans nous. »
Les trois co-auteurs se sont retrouvés notamment au sein du collectif « Une école pour tou-te-s », qui s'opposait à l'exclusion des élèves voilées, rendue obligatoire par la loi du 15 mars 2004.
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Ils sont allés rencontrer des filles exclues de l'école, mais aussi d'autres qui avaient accepté à contre-cœur de se dévoiler pour ne pas se déscolariser, afin, disent-ils de réaliser un « contre-bilan de la loi ». Mais l'ouvrage donne aussi la parole à des femmes plus âgées (de 20 à 40 ans), mères de famille impliquées tant bien que mal dans la vie de l'école de leurs enfants, travailleuses -et qui en ont parfois assez qu'on les dissèque et qu'on les stigmatise. Explication de Malika Latrèche :
« On parlait de nous, sans nous. On nous présentait soit comme des femmes soumises qui n'avaient rien à dire, soit comme de dangereuses terroristes à chasser. »
Laisser parler est donc le principe de l'ouvrage ; mais comment s'est fait le choix des femmes qui témoignent ? Pierre Tevanian raconte :
« La question de la représentativité se pose effectivement. Nous avons rencontré les femmes par des connaissances, par les réseaux associatifs, par le bouche-à-oreille, ou encore par des associations de soutien scolaire pour les lycéennes exclues de l'école. D'une certaine manière, la sélection s'est faite en dehors de nous. Certaines refusaient de parler. »
Malika Latrèche précise :
« Il faut savoir que pour une fille qui témoigne dans le livre, dix ont refusé -soit pas peur des représailles, et cela a été mon cas dans un premier temps, soit par fatalisme (la loi a été votée, nous n'allons pas la faire changer), soit par méfiance, par peur que leurs discours finissent par être utilisé contre elles. »
Dans une annexe, les auteurs reconnaissent une part d'arbitraire et de hasard dans le panel retenu, hasard qui à leurs yeux a plutôt « bien fait les choses » dans la mesure où le résultat final restitue assez bien la très grande diversité des profils d'âges, de statuts familiaux, de parcours scolaires, de professions et, disent-ils, de tempéraments existant chez les femmes musulmanes voilées vivant en France.
Et quid de celles qui portent le foulard sous la pression de l'entourage ?
Les auteurs reconnaissent qu'une voix manque dans ce livre. Voix qui pourrait faire l'objet d'un autre recueil : celle de femmes ou adolescentes qui portent le foulard à contrecœur, sous la pression de l'entourage, notamment familial. Ils s'en expliquent là encore dans l'annexe : ils n'ont pas trouvé de femmes dans ce cas qui souhaite témoigner.
Malika Latrèche et Ismahane Chouder disent toutes deux avoir rencontré des jeunes femmes dans cette situation et être intervenues en leur faveur (avec succès). Convaincues que la détresse d'une femme forcée de porter le voile est tout aussi grave que celle d'une femme contrainte de l'enlever, elles s'estiment par ailleurs investies d'un rôle et d'une compétence particuliers : portant elles-mêmes le foulard, elles ont plus de chances d'être écoutées par des familles très pratiquantes, et elles maîtrisent par ailleurs des références religieuses qu'elles peuvent mobiliser en faveur du libre choix des jeunes femmes (comme celui de l'absence de contrainte en islam).
Parmi la quarantaine de femmes qui s'expriment dans le livre, beaucoup évoquent ce problème : leur liberté de porter le foulard doit aller de pair avec la liberté pour d'autres de ne pas le porter. Les seules réserves qu'elles émettent concernent la méthode : à leurs yeux, l'exclusion scolaire ou professionnelle n'apporte aucun secours à une jeune femme qui subit des pressions et qui souhaite se débarrasser d'un foulard imposé. Ainsi, selon Fatima, 20 ans, qui habite Saint-Denis :
« A leur seizième anniversaire, ces filles ne sont plus obligées d'aller en cours, donc on les retire de l'école et on les marie ! “
Un avis partagé par Jihene, 24 ans, d'Ile-et-Vilaine :
‘Si une fille est contrainte par ses parents, il faut justement lui donner le privilège d'aller en cours, d'avoir son bac, de réussir ses études, pour pouvoir devenir indépendante et vraiment l'enlever si elle en a envie.’
‘Une loi sexiste’
Le livre aborde les questions d'exclusion dans l'enseignement secondaire, l'école primaire (où les mères voilées peuvent être exclues de l'accompagnement des sorties ou des fêtes de fin d'année), l'enseignement supérieur, le monde du travail et le monde militant. La loi ne concernait que les collégiennes et lycéennes, mais comme le souligne Ismahane Chouder ‘on a observé que la loi avait souvent fait l'objet d'une extrapolation à d'autres domaines de la vie sociale, autorisant les exclusions les plus injustifiées, et libérant des discours racistes et sexistes.’ (Voir la vidéo)
Cette loi, pourtant soutenue par beaucoup au nom d'une lutte contre l'oppression de la femme, est qualifiée de ‘sexiste’ par les trois coauteurs. Le voile symbole d'oppression ? ‘Un symbole ne vaut que par la valeur que lui donne la personne qui le porte’, répond Ismahane Chouder :
‘Nous ne prônons pas le port du voile, mais nous défendons le droit de le porter. C'est sur le terrain du droit que nous luttons : le droit de ne pas porter le voile doit aller avec le droit de le porter. Les femmes qui portent le foulard font usage d'une liberté de disposer de leur corps comme elles le souhaitent, même si cela dérange certains modèles d'émancipation.’
Les auteurs insistent sur les conséquences de la loi, qui entraine l'exclusion -ou une humiliation profonde pour celles qui acceptent finalement, à contrecœur, de l'enlever :
‘Les effets concrets de cette loi sont d'éloigner les femmes de la connaissance, des diplômes, du travail, de la politique, bref, de tout ce qui rend fort et indépendant.’
‘Le silence est la plus grande persécution’
Le livre cherche à redonner une certaine dignité aux femmes qui témoignent, puisque, comme se plaît à le rappeler Ismahane Chouder, ‘le silence est la plus grande persécution, écrivait Blaise Pascal’. Les récits sont parfois d'une grande violence. Violence de l'humiliation du dévoilement quotidien pour les jeunes lycéennes qui ont finalement accepté de retirer leur foulard en entrant dans leur établissement ; regards hostiles, injures souvent quotidiennes ; violence parfois physique des agressions dont témoignent certaines femmes dans l'espace public, du crachat au coup de poing dans le ventre (d'une femme enceinte), en passant par la simple gifle…
Pierre Tevanian revient sur sa propre réaction face aux témoignages, cet étonnement admiratif qui révèle les préjugés dont lui-même n'était pas exempt. (Voir la vidéo)
Le tableau des discriminations et des violences faites à ces femmes laisse souvent sans voix, autant que la diversité des parcours et des personnalités représentés, et on se voit mal, ensuite, armée de son jean et de ses cheveux aux vents, aller donner des leçons.
► Les filles voilées parlent De Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian (La Fabrique, 330pp., 18€)






















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à Arnaud Aubron
De Amazone
10H57 | 27/05/2008 |
« Elles portent le voile et revendiquent le droit de faire ce choix sans être exclues d'une société prétendument laïque »
C'est ce qui apparait en entête de l'article.
Alors comme ça la société française est « prétendûment » laïque ? Première nouvelle…
Que l'auteur nous fasse part de son avis sur le port du voile, qu'elle soutienne ce « choix », pas de problème, mais quand même, un peu d'objectivité sur le monde qui nous entoure. Merci d'avance.
à Amazone
De Laina
13H24 | 27/05/2008 |
En même temps quand le chef de l'état tient des discours ou le curé est plus utile que l'instituteur… Je sais bien qu'il ne représente pas l'opinion de tous mais il est supposé le faire…
à Amazone
De monde fou
internaute | 21H39 | 27/05/2008 |
L'auteur de l'article conclut« Le tableau des discriminations et des violences faites à ces femmes laisse souvent sans voix, autant que la diversité des parcours et des personnalités représentés, et on se voit mal, ensuite, armée de son jean et de ses cheveux aux vents, aller donner des leçons. »
Quelles violences par rapport à celles que subissent les femmes qui voudraient ne pas se voiler dans les pays où règne la charia ?
Vous avez honte d'être en jean et cheveux au vent ?
Vous avez honte de la loi de séparation de l'église et de l'état chèrement acquise ?
Vous êtes prête à être dhimmi dans votre propre pays.
Le terme dhimmi , habituellement traduit en français par allié ou protégé, désigne un sujet non-musulman dans un État régi par la charia, la loi musulmane …
« la Charte des musulmans d'Europe a été signée le 10 janvier dernier à Bruxelles. Allant dans ce sens, l'archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, vient de qualifier d'“inévitables” la reconnaissance et l'application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia (droit coranique), notamment en matière de différends financiers ou conjugaux. “communautarisme.net
Que Mme Florine Leplâtre Agrégée de lettres sorte de sa bulle bobo compatissante envers les militantes islamistes du collectif Une école pour tou-te-s et nous laisse nous défendre contre un fatal retour en arrière.
à Arnaud Aubron
De Lorycalque
15H15 | 27/05/2008 |
Je pense que la meilleure réponse qu'on puisse donner à la publication d'un tel article est ce texte (en haut de page) :
http://blongre.hautetfort.com/archive/2008/03/29/un-livre-que-je-ne-lira…
Vous voyez pourquoi je pense qu'il n'informe de rien et ne présente que fort peu d'intéret ?
à Lorycalque
De GastonLagaffe
flâneur - gastlag.owni.fr | 10H29 | 28/05/2008 |
Merci pour ce lien extrêmement utile !
On y apprend notamment que l'aimable Pierre Tevanian organise des débats « NON MIXTES » (http://www.lmsi.net/spip.php ? article741), car il faut croire que le voile ne suffit pas à protéger des pulsions des hommes.
MAIS QUE FOUT RUE89 ? ? ! ! ! ! ! ! ! C'est au moins le deuxième article qui sympathise avec les islamistes que vous nous pondez, et celui là en plus vous le mettez en Une ! !
Si vous voulez parler de l'islam pas de problème, mais faite au moins votre boulot de journaliste plutôt que de nous refiler des tracs des islamistes. L'islamisme c'est pas un mirage/une illusion des désert de la péninsule arabique, il y en a aussi en france et ce n'est pas parce qu'ils ne posent pas des bombes et qu'ils s'inscrivent à la FCPE qu'ils ne sont pas dangereux.
Le débat est suffisamment bordélique entre le facho de droite pour qui la France est la fille aînée de l'église, les islamistes, les musulmans non islamistes qui souffrent de discrimination, les responsables musulmans non islamistes comme la mosquée de Paris mais qui se font engrainer dans des procès merdiques contre les caricatures et la partie de la gauche qui fricote avec les islamistes (comme est en train de le faire Rue89) pour que vous n'en rajoutiez pas !
Faites des articles sur les musulmans, les discriminations dont ils sont victimes mais aussi les abus qu'ils font (demande d'horaires aménagé dans les piscines etc. tout le tintouin islamiste quoi), interrogez ceux qui se battent pour un islam des lumières (je pense notamment à Antoine Sfeir, mais comme on ne leur donne pas assez la parole on les connaît moins). Faites des articles sérieux, mais arrêter de nous infuser tout un tas de tracts islamistes et de nous cuir à petit feu.
Comme l'a dit un autre riverain, on ne sait même pas combien sont ces femmes qui portent le voile volontairement, elles représentent 1% ou 99% des femmes qui portent le voile ? c'est ça l'information pertinente, car oui il y des femmes qui sont heureuses de porter le voile mais c'est en grande partie parce qu'il y aussi des femmes qui sont intégristes. La condition de femme n'a jamais protégée de l'intégrisme. Et il semble fortement que les femmes à qui vous donnez gentiment la parole en face parti.
à Arnaud Aubron
De jojo1er
17H01 | 27/05/2008 |
Et depuis quand les auteurs partisans ont légitimité pour confirmer que la parole leur a été suffisamment ou non donnée ?
Arnaud allez chercher vos confirmations dans des endroits un peu moins partisans…ou alors demandez-moi si les pervers sexuels ont suffisamment le droit de s'exprimer !
Jojo1er, …
à kkadim
De sinclair
09H19 | 27/05/2008 |
Tout a fait d'accord avec vos deux posts. Le pire est que cette évidence ne s'impose pas. Une intolérance qui s'impose a des gens tolérants en leur reprochant leur intolérance dingue, mais ca marche.
Des coups effectivement a devenir intolérant.
à sinclair
De Amazone
10H24 | 27/05/2008 |
Vous mettez l'accent sur ce que peu d'entre nous décelons dans le discours des partisans et qui biaise tout débat : faire passer les laïcs pour les intolérants et faire passer pour un choix ce qui ne l'est pas. Ils maîtrisent la rhétorique comme personne.
De Lo Stesso
Belleville | 08H17 | 27/05/2008 |
Hanifa Cherifi était la médiatrice de l'Education nationale pour les affaires de foulard. De 1994 à 2004, elle a reçu en entretiens individuels puis familial toutes les filles « posant problème » dans les établissements scolaires publics. Au terme de ces dix ans, sa conclusion était assez nette « La quasi totalité des ces filles portent le voile contre l'avis de leur famille ». Que ces parents soient hostiles au foulard ou non, mais privilégiant par dessus tout la réussite scolaire de leurs enfants face aux menaces d'exclusions.
Depuis, cette loi d'exception a été votée, et les exclusions mises en œuvre. Bilan : 48 exclues (+ 3 garçons sikhs), 52 déscolarisées officielles (ayant abandonné l'école sous la pression administrative mais avant l'exclusion officielle). En sus de ces exclues, les associations de soutien scolaire ont vu alors arriver deux à trois fois plus de déscolarisées officieuses. Au total donc 300 à 400 exclues de la voie royale de l'émancipation individuelle, l'Ecole, et confinées à la domesticité dans la cellule familiale. Ménage, lavage, repassage, cuisinage et mariage en proche perspective. Beau bilan.
Bien sûr qu'il existe une minorité de jeunes filles le portant sous la contrainte. Mais cette loi n'a en rien arrangé leur sort. Au contraire. A l'exemple des deux premières victimes de la loi de 2004 : deux gamines kurdes de 11 et 12 ans, exclues de leur collège public (dans les Vosges). Qui se soucie de ce que ces filles sont devenues ? Qui se soucie de leur avenir ? Qui nous expliquera que « grâce » à cette loi ces filles ont été « libérées ». Non seulement elles portent toujours le voile, mais elles se sont surtout vues également interdites d'accès au savoir, à un enseignement laïque, à l'accès à la raison critique.
Lorsque Chirine Ebadi (avocate iranienne, prix Nobel des Droits de l'Homme 2002) vint en France à l'automne 2003, elle fut interrogée par la presse nationale sur le sujet : « L'une des plus grandes libertés d'une femme est de s'habiller comme elle le souhaite. Avec ou sans voile, et sans tutelle d'aucune sorte. Mais la liberté fondamentale des femmes dans le monde est l'accès à l'éducation, au savoir. Avec ou sans voile. » Evidemment, il va sans dire que les médias français n'ont plus jamais interviewé Chirine Ebadi sur le sujet.
Marjane Statrapi, l'auteur de « Persépolis » a également donné son avis « Que ce soit pour imposer le voile ou pour l'enlever de force, c'est une même violence de l'Etat qui s'exerce à l'encontre des plus faibles : les jeunes femmes. »
à Lo Stesso
De Hatamoto
09H40 | 27/05/2008 |
En temps que fidèle du Saint-Sein, ma religion dans laquelle j'ai été élevé depuis le plus jeune âge, je revendique le droit d'aller à l'école (et ailleurs) avec tous mes atours religieux : les jours normaux avec juste un string (en goretex les jours de pluie), et les jours sacrés en tenue latex intégrale avec fermeture éclair pour les yeux et la bouche.
Ces choix vestimentaires sont les miens et ne m'ont pas été imposés par ma famille ou autre, mais malheureusement, tout comme les fidèles de ma religion, la république Laïque me refuse ce droit ! ! !
De plus ma religion m'impose des relations sexuelles en public 5 fois par jour, en publique, mais encore une fois on me refuse de pratiquer ma religion et d'aller à l'école ou de bénéficier des services publiques tout en continuant mes rituels nécessaire à mon épanouissement personnel.
Je suis donc de tout coeur avec ces jeunes filles car leur cause est la mienne et ainsi lorsque nous aurons gain de cause, je pourrais enfin pratiquer pleinement ma religion.
à Hatamoto
De jojo1er
15H47 | 27/05/2008 |
Pfff….encore un courant dérivé du Jojoïsme…revenez aux sources les rapports sexuels publics doivent se faire avec des partenaires multiples.
Jojo1er, …quand on parle de liberté religieuse j'ai toujours du mal à prendre le débat au sérieux…pas vous ?
à jojo1er
De Hatamoto
08H32 | 28/05/2008 |
C'est trés sérieux la liberté religieuse.
Quant a votre Jojoïsme, vous êtes dans l'erreur : vous pronnez les relations sexuelles avec partenaire multiple certes (tout comme nous, mais c'est que fortement encouragé) hors vous le pratiquez également les soirs de pleine lune des 29 février ce qui est formellement proscrit par les saintes écritures, en raison des paroles sacré du Prophète unique et sans rival « Les soirs de pleine lune des années bisxtiles, tu feras abstinence, car sinon le Saint Sein te frappera de sa malédiction suprême : le Priapisme ! »
En conséquence, vous êtes dans l'erreur, donc un hérétique, et donc je vous hais !
à Hatamoto
De jojo1er
09H37 | 28/05/2008 |
Le Jojoïsme culte de la vérité hérétique trouve ses racines dans les futurs récits de Jojo1er, lequel ne saurait être considéré dans l'erreur puisque qu'ignorant.
Bien sûr le Jojoïsme n'appelle pas à la haine de celui qui détiens la vérité car s'il la détiens elle se libère et finira par atteindre Jojo1er, notre père fondateur et ainsi toutes choses seront universellement bien.
Concernant la liberté religieuse elle est bien sûr très sérieuse, surtout depuis que nous en débâtons. Elle ne peut cependant être pris au sérieux qu'à partir du moment ou le débat qu'elle alimente lui ne l'est pas. Enfin c'est parce qu'elle est intrinsèquement sérieuse qu'il conviens surtout de toujours la prendre à la légère.
Jojo1er, …par ailleurs la légèreté est aussi à prendre au sérieux.
à Lo Stesso
De mechante langue
11H28 | 27/05/2008 |
Cette loi a été un formidable succés !
Alors qu'officiellement on parlait de 3000 eléves voilées (mais en réalité il y en avait plusieurs dizaines de milliers) il n'y a eu que 48 cas pour la 1ere année (il y en a encore moins cet année) de jeunes filles qui ont été exlus des écoles .
Bilan , vous avez plusieurs milliers de jeunes filles qui portaient le voiles et qui désormais ne le portent plus , et cela SANS AUCUN PROBLEME. A ce que je sache elles ne souffrent d'aucun probléme particuliers et ne le vivent pas comme un traumatisme .
L'echec de la tentative expansionniste des integristes qui pensaient voir la une bréche a exploiter
». A l'exemple des deux premières victimes de la loi de 2004 : deux gamines kurdes de 11 et 12 ans, exclues de leur collège public (dans les Vosges). Qui se soucie de ce que ces filles sont devenues ? Qui se soucie de leur avenir ? »
Dites nous ce qu'elles sont devenues . Chiche !
Il n'y a eu que 48 cas la premiére année de refus..mais plusieurs milliers de filles qui désormais sont libérées de cette contrainte !
à mechante langue
De monde fou
internaute | 09H21 | 28/05/2008 |
Si ces filles avaient voulu enlever leur voile dans l'enceinte du collège ou lycée, à l'abri du regard de leur famille et avec le soutien de la loi , elles le pouvaient.Elles n'ont pas voulu.Tant pis pour elles.
Je préfère ne pas sacrifier les centaines ou milliers d'autres qui suppliaient les politiques de les soutenir pour résister aux pressions et de leur permettre de dire qu'elles devaient obéir à la loi du pays où elles vivent.Ce sont elles les plus faibles à protéger.
Et nous devons protéger la loi de 1905 qui nous permet de vivre en paix dans pays quelques soient nos convictions privées.
à Lo Stesso
De freedid
07H04 | 28/05/2008 |
L'argumentation de Chirine Ebadi est peut être pertinente dans une théocratie comme l'Iran mais dans un pays qui a adopté un fonctionnement laïc de ses institutions et ses lois, il est a mon avis moins percutant.
Il me semble qu'une des différences fondamentales entre un pays laïc comme la France et un pays confessionnal, c'est qu'en France on a le droit de choisir les « barreaux de sa prison », en revanche on a le devoir de ne pas les imposer aux autres, c'est un peu le prix a payer pour cette liberté.
A titre personnel, j'ai toujours été surpris quand je croise des fashionitas du voile dans Menilmontant (Paris 20éme). Pourtant les femmes voilées, c'est pas se qui manque dans le quartier.
En ce qui concerne Marjane Satrapi, je ne sais pas dans quel contexte elle a pu dire s'exprimer sur le sujet mais personnellement je préfère la réflexion globale de Jaures sur la laïcité.
En autre
http://www.rene-merle.com/article.php3 ? id_article=432
De zoblugubre
08H01 | 27/05/2008 |
Hanifa Cherifi a tout simplement reçu les plus opiniâtres des jeunes femmes voilées, donc celles pour qui c'était un choix personnel. Le grand nombre de celles qui l'étaient sous la pression de leur entourage ont enlevé leur voile, et n'ont donc pas été reçu par la médiatrice. C'est tout bête, et les petites statistiques personnelles d'Hanifi Cherifi ne prouvent rien.
à zoblugubre
De Lo Stesso
Belleville | 08H04 | 27/05/2008 |
Non, j'ai bien précisé, H. Cherifi a reçu TOUTES les filles portant un foulard.
à Lo Stesso
De kkadim
service public rhone alpes | 08H10 | 27/05/2008 |
non vous écrivez « toutes les filles posant un probléme »
à kkadim
De Lo Stesso
Belleville | 08H16 | 27/05/2008 |
Oui, bon, c'était une litote. Puisque même le bandana dès lors qu'il était noué sur la chevelure d'une jeune fille d'apparence pas très catholique « posait problème ».
Cela étant, effectivement, nombre d'enseignantes préféraient avoir ces jeunes filles en cours avec foulard plutôt que de réclamer leur exclusion. Une copine prof dans un lycée technique m'a souvent dit à l'époque qu'elle était beaucoup plus mal à l'aise face à une ado au décolleté vertigineux et au string apparent que face à l'une de ses élèves arborant foulard.
à Lo Stesso
De Gudule
09H50 | 27/05/2008 |
En effet : le contraste voile/string. Deux extrêmes pour deux oppressions.
Que le morceau de tissu soit minimaliste ou intégral, c'est avant tout pour répondre à une image de La Femme : pure ou dépravée, son corps ne lui appartient pas.
à Lo Stesso
De Lorycalque
15H30 | 27/05/2008 |
Oh, le bonze est pro-voile ! C'était à prévoir. Comme tous les bienpensants altermondialistes.
à Lo Stesso
De jojo1er
15H50 | 27/05/2008 |
Je pense que votre copine a un grand problème avec sa sexualité pour vouloir se mêler ainsi de celle des autres…
Jojo1er, …
De zoblugubre
08H08 | 27/05/2008 |
« toutes les filles posant problème » Il me semble que le voile ne posaient pas un problème dans tous les établissements, il était parfois bien accepté.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 08H10 | 27/05/2008 |
je trouve qu » on devrait obliger en France toutes les jeunes filles a pénétrer dans les écoles laïques et républicaines seins nus avec un bonnet phrygien sur la tête !
( cette réflexion est destinée à obtenir le record du commentaire le plus rapidement replié sur Rue89)
Top départ 9 : 11
à Numerosix
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 08H12 | 27/05/2008 |
à Charles Mouloud
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 08H16 | 27/05/2008 |
Tu veux me faire perdre le concours, Charles .
T'es vraiment un enfoiré ..
Bonne journée !
à Numerosix
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 08H29 | 27/05/2008 |
Merci !
Mince , on n'a que des points rouges positifs !
ça ne marche pas.
Plus voyeurs que prudes , les gensses ce matin ?
à Charles Mouloud
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 08H42 | 27/05/2008 |
C'est encore Pierrre qui va le gagner le concours, zut !
( voir son message de 9 : 31)
à Numerosix
De TARPON
16H10 | 27/05/2008 |
dommage que ça soit pas la venus de Milo.