Elles portent le voile et revendiquent le droit de faire ce choix sans être exclues d'une société prétendument laïque. Témoignages.
Quatre ans après la loi interdisant le port du voile à l'école, la polémique semble appartenir au passé. Mais tous les problèmes débattus au moment de son adoption sont loin d'avoir disparu.
Sur cette question du foulard, beaucoup se sont exprimés : spécialistes de la laïcité, exégètes du Coran, défenseurs du droit à l'éducation, sociologues, hommes et femmes politiques. Mais qu'en disent les jeunes filles ou les femmes qui le portent ? Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian ont eu l'idée de recueillir leurs témoignages dans un livre, « Les filles voilées parlent ». Façon de leur donner le statut de sujets et non d'objets. Elles y racontent notamment leur exclusion de l'école, mais aussi la discrimination au travail, à l'université, dans le monde militant… Les trois auteurs (deux femmes musulmanes portant le foulard et un homme non-musulman), sont venus expliquer leur démarche dans les locaux de Rue89. (Voir la vidéo)
« On parlait de nous, sans nous. »
Les trois co-auteurs se sont retrouvés notamment au sein du collectif « Une école pour tou-te-s », qui s'opposait à l'exclusion des élèves voilées, rendue obligatoire par la loi du 15 mars 2004.
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Ils sont allés rencontrer des filles exclues de l'école, mais aussi d'autres qui avaient accepté à contre-cœur de se dévoiler pour ne pas se déscolariser, afin, disent-ils de réaliser un « contre-bilan de la loi ». Mais l'ouvrage donne aussi la parole à des femmes plus âgées (de 20 à 40 ans), mères de famille impliquées tant bien que mal dans la vie de l'école de leurs enfants, travailleuses -et qui en ont parfois assez qu'on les dissèque et qu'on les stigmatise. Explication de Malika Latrèche :
« On parlait de nous, sans nous. On nous présentait soit comme des femmes soumises qui n'avaient rien à dire, soit comme de dangereuses terroristes à chasser. »
Laisser parler est donc le principe de l'ouvrage ; mais comment s'est fait le choix des femmes qui témoignent ? Pierre Tevanian raconte :
« La question de la représentativité se pose effectivement. Nous avons rencontré les femmes par des connaissances, par les réseaux associatifs, par le bouche-à-oreille, ou encore par des associations de soutien scolaire pour les lycéennes exclues de l'école. D'une certaine manière, la sélection s'est faite en dehors de nous. Certaines refusaient de parler. »
Malika Latrèche précise :
« Il faut savoir que pour une fille qui témoigne dans le livre, dix ont refusé -soit pas peur des représailles, et cela a été mon cas dans un premier temps, soit par fatalisme (la loi a été votée, nous n'allons pas la faire changer), soit par méfiance, par peur que leurs discours finissent par être utilisé contre elles. »
Dans une annexe, les auteurs reconnaissent une part d'arbitraire et de hasard dans le panel retenu, hasard qui à leurs yeux a plutôt « bien fait les choses » dans la mesure où le résultat final restitue assez bien la très grande diversité des profils d'âges, de statuts familiaux, de parcours scolaires, de professions et, disent-ils, de tempéraments existant chez les femmes musulmanes voilées vivant en France.
Et quid de celles qui portent le foulard sous la pression de l'entourage ?
Les auteurs reconnaissent qu'une voix manque dans ce livre. Voix qui pourrait faire l'objet d'un autre recueil : celle de femmes ou adolescentes qui portent le foulard à contrecœur, sous la pression de l'entourage, notamment familial. Ils s'en expliquent là encore dans l'annexe : ils n'ont pas trouvé de femmes dans ce cas qui souhaite témoigner.
Malika Latrèche et Ismahane Chouder disent toutes deux avoir rencontré des jeunes femmes dans cette situation et être intervenues en leur faveur (avec succès). Convaincues que la détresse d'une femme forcée de porter le voile est tout aussi grave que celle d'une femme contrainte de l'enlever, elles s'estiment par ailleurs investies d'un rôle et d'une compétence particuliers : portant elles-mêmes le foulard, elles ont plus de chances d'être écoutées par des familles très pratiquantes, et elles maîtrisent par ailleurs des références religieuses qu'elles peuvent mobiliser en faveur du libre choix des jeunes femmes (comme celui de l'absence de contrainte en islam).
Parmi la quarantaine de femmes qui s'expriment dans le livre, beaucoup évoquent ce problème : leur liberté de porter le foulard doit aller de pair avec la liberté pour d'autres de ne pas le porter. Les seules réserves qu'elles émettent concernent la méthode : à leurs yeux, l'exclusion scolaire ou professionnelle n'apporte aucun secours à une jeune femme qui subit des pressions et qui souhaite se débarrasser d'un foulard imposé. Ainsi, selon Fatima, 20 ans, qui habite Saint-Denis :
« A leur seizième anniversaire, ces filles ne sont plus obligées d'aller en cours, donc on les retire de l'école et on les marie ! “
Un avis partagé par Jihene, 24 ans, d'Ile-et-Vilaine :
‘Si une fille est contrainte par ses parents, il faut justement lui donner le privilège d'aller en cours, d'avoir son bac, de réussir ses études, pour pouvoir devenir indépendante et vraiment l'enlever si elle en a envie.’
‘Une loi sexiste’
Le livre aborde les questions d'exclusion dans l'enseignement secondaire, l'école primaire (où les mères voilées peuvent être exclues de l'accompagnement des sorties ou des fêtes de fin d'année), l'enseignement supérieur, le monde du travail et le monde militant. La loi ne concernait que les collégiennes et lycéennes, mais comme le souligne Ismahane Chouder ‘on a observé que la loi avait souvent fait l'objet d'une extrapolation à d'autres domaines de la vie sociale, autorisant les exclusions les plus injustifiées, et libérant des discours racistes et sexistes.’ (Voir la vidéo)
Cette loi, pourtant soutenue par beaucoup au nom d'une lutte contre l'oppression de la femme, est qualifiée de ‘sexiste’ par les trois coauteurs. Le voile symbole d'oppression ? ‘Un symbole ne vaut que par la valeur que lui donne la personne qui le porte’, répond Ismahane Chouder :
‘Nous ne prônons pas le port du voile, mais nous défendons le droit de le porter. C'est sur le terrain du droit que nous luttons : le droit de ne pas porter le voile doit aller avec le droit de le porter. Les femmes qui portent le foulard font usage d'une liberté de disposer de leur corps comme elles le souhaitent, même si cela dérange certains modèles d'émancipation.’
Les auteurs insistent sur les conséquences de la loi, qui entraine l'exclusion -ou une humiliation profonde pour celles qui acceptent finalement, à contrecœur, de l'enlever :
‘Les effets concrets de cette loi sont d'éloigner les femmes de la connaissance, des diplômes, du travail, de la politique, bref, de tout ce qui rend fort et indépendant.’
‘Le silence est la plus grande persécution’
Le livre cherche à redonner une certaine dignité aux femmes qui témoignent, puisque, comme se plaît à le rappeler Ismahane Chouder, ‘le silence est la plus grande persécution, écrivait Blaise Pascal’. Les récits sont parfois d'une grande violence. Violence de l'humiliation du dévoilement quotidien pour les jeunes lycéennes qui ont finalement accepté de retirer leur foulard en entrant dans leur établissement ; regards hostiles, injures souvent quotidiennes ; violence parfois physique des agressions dont témoignent certaines femmes dans l'espace public, du crachat au coup de poing dans le ventre (d'une femme enceinte), en passant par la simple gifle…
Pierre Tevanian revient sur sa propre réaction face aux témoignages, cet étonnement admiratif qui révèle les préjugés dont lui-même n'était pas exempt. (Voir la vidéo)
Le tableau des discriminations et des violences faites à ces femmes laisse souvent sans voix, autant que la diversité des parcours et des personnalités représentés, et on se voit mal, ensuite, armée de son jean et de ses cheveux aux vents, aller donner des leçons.
► Les filles voilées parlent De Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian (La Fabrique, 330pp., 18€)





















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De bilqis
pr vivre heureux vivons caché | 07H43 | 27/05/2008 |
J'avoue avoir changé radicalement ma façon de voir le voile, après mon premier séjour au Yémen en 96.
je me suis retrouvée dans une « après-midi Qat » exclusivement réservée aux femmes.
Dans la maison de l'amie qui nous accueillait, j'ai vu des « fantômes » entrer (des femmes avec la burka noire qui couvre tout), aller dans une chambre se changer et des supers minettes en mini jupes, ultra maquillées en ressortir. la transformation était étonnante !
J'en ai profité pour en discuter avec elles. Elles ne se trouvaient pas un peu opprimées de devoir se « cacher » ainsi ?
La réponse, très majoritaire, m'a stupéfiée, moi l'occidentale « bien pensante », femme très libérée et indépendante… eh ben non, pour elles, le voile était plus une protection qu'un empêcheur de tourner en rond.Elles m'ont raconté que sous leur voile elles étaient totalement anonymes, qu'elles pouvaient faire pas mal de bêtises et que personne n'oserait leur dire quoi que ce soit.
En bref, pour elles, la burka c'était…. la liberté !
Je précise que parmi ces femmes il y en avait une qui était originaire de l'ex Yémen du sud et qui avait donc connu une société laïque (le yémen du sud était communiste avant la réunification en 91).
J'ai eu une expérience à peu près similaire en Iran, où les femmes avec qui j'ai parlé étaient assez réticentes à enlever le voile d'un coup. Oui pour l'enlever, mais sans effusion de sang et progressivement. En bref, c'était pas vraiment ca qui les dérangent le plus dans le régime iranien.
En France, c'est une autre histoire. je pense que « A Rome, fais comme les Romains ». C'est à dire que les personnes qui viennent s'installer en France doivent accepter les us et coutumes locales.
Comme j'accepte de porter le hedjab en Iran…
Il faut comprendre que la France est un pays laïque et que l'école en est un de ses symboles les plus forts.
Il existe des écoles religieuses, chrétiennes, juives où les pratiquants de ces religions envoient leurs enfants lorsqu'ils désirent être en conformité avec leur croyance.
Je pense que les musulmans devraient plus se mobiliser pour ouvrir des écoles religieuses musulmanes dans lesquelles les filles pourront porter leur voile sans créer la polémique.
C'est là que l'on verra la sincérité du port du voile. les filles sont elles prêtes à aller à fond dans leur croyance, ou bien préféreront elles finalement intégrer l'école de la république et s'intégrer plus vite dans cette société ?
à bilqis
De pousse manette
située comme vous voulez | 08H11 | 27/05/2008 |
» »« C'est là que l'on verra la sincérité du port du voile. les filles sont elles prêtes à aller à fond dans leur croyance, ou bien préféreront elles finalement intégrer l'école de la république et s'intégrer plus vite dans cette société ? » » »
Cela part d'un bon sentiment mais… Les filles auront-elles la liberté de choisir entre l'école musulmane et l'école de la république ?
à pousse manette
De pousse manette
située comme vous voulez | 09H05 | 27/05/2008 |
J'aimerais rajouter qu'en fait, je me fiche du port du voile comme du slip de Sarko. Les femmes qui choisissent de le porter (le voile, pas le slip) sont des femmes comme moi, avec des tabous, des contradictions, des rêves, des ambitions. Le voile en soi n'est pas un souci. Non, ce qui me pose problème c'est qu'on veut me faire croire qu'interdire le voile c'est attenter à la liberté d'autrui, d'empêcher une minorité à l'accession au savoir ou à l'émancipation par le biais de l'école républicaine. Qu'on me prouve avec sources fiables à l'appui qu'elles portent toutes le voile librement ; qu'on me prouve que celles qui ne veulent plus le porter par choix ne subiront aucune contrainte au sein de leur entourage. On entend toujours une seule version, celle des femmes qui portent librement le voile. Et je respecte ce choix. Mais sur le nombre de ces femmes, combien seront assez honnêtes pour reconnaître que toute réflexion faite, en creusant, combien portent le voile librement ? Vraiment librement ? Est-ce le prix à payer pour avoir la paix ? Une façon comme une autre de baisser les bras… Et je comprend, je ferais peut-être pareil.
à pousse manette
De C C
10H43 | 27/05/2008 |
Apres 10 ans d'études voilées je me demande à quoi ressemble la majorité de leurs amis. L'intégration doit être un chouilla bancale…
à bilqis
De éros
intérimaire | 08H17 | 27/05/2008 |
Madame, ma cousine s'est faite lapider(pas à mort heureusement) pour s'être promenée sans voile au Yemen. Alors permettez-moi d'être réservé sur votre lyrique « la burka c'est la liberté »…
à éros
De bilqis
pr vivre heureux vivons caché | 12H52 | 27/05/2008 |
je crois mon cher éros que vous interprétez mes propos.
je ne suis pas en faveur ou contre le voile.
je n'ai fait que rapporter les paroles de femmes qui le porte ce voile, et pas en France.
et pour certaines, comme précisé, elles avaient connu une époque sans voile. elles avaient donc un point de comparaison.
Il faut cesser de voir le monde uniquement avec nos yeux d'occidentaux et accepter les différences.
Je suis navrée pour votre cousine, mais elle ne devait probablement pas être vêtue correctement, c.a.d., jambes et bras couverts et pas de vêtements moulants.
J'ai effectué plusieurs séjours au Yémen comme dans de nombreux pays musulmans.
je ne me suis jamais faite lapider, ai toujours été respectée. mais il est vrai que j'adaptais mon comportement et tenue vestimentaire.
Après tout je n'étais pas chez moi et c'était à moi de m'adapter aux us et coutumes locales.
à bilqis
De Lorycalque
15H06 | 27/05/2008 |
Et il ne vous ai pas venu à l'esprit que, en dépit de leur minijupe et de leur super maquillage à l'occidentale, elles vous disaient cela PARCE QUE VOUS ETIEZ UNE OCCIDENTALE et que donc elles se devaient de ne pas dénigrer devant vous, l'étrangère non musulmane, les us et coutumes musulmans ?
Moi je pense surtout que c'est la raison de leur réponse, voyez-vous.
à Lorycalque
De bilqis
pr vivre heureux vivons caché | 17H50 | 27/05/2008 |
C'est vraiment assez incroyable que vous ne pouvez pas admettre que des personnes puissent avoir une opinion différente de la votre.
Personnellement, je n'ai pas d'opinion bien définie pour ou contre le voile à l'école.
Je serai plutôt contre mais trouve ridicule de devoir éditer une loi pour cela.
mais je comprends tout à fait que certaines personnes puissent trouver que c'est une bonne idée de porter ce foutu voile.
comme je ne vois pas pourquoi je mettrais en doute la parole de plusieurs femmes, pas dans un débat général mais plutôt en plusieurs petits comités intimes, sous prétexte que je suis occidentale (du moins d'apparence).
cela veut dire qu'à votre avis pendant les 30 dernières année où j'ai travaillé en étroite relation avec des musulmans, hommes et femmes, ils m'auraient tous volontairement trompé ?
mais là, vous vous prenez pour le nombril du monde d'une part, et vous êtes insultante en me prenant pour une idiote d'autre part.
Vous êtes accompagnatrice touristique ? … z'avez pas dû bcp bosser en pays musulmans. et si oui… on se connait sûrement ; -)
à bilqis
De Gudule
08H41 | 27/05/2008 |
J'ai souvent entendu cet argument en faveur du voile et je ne peux m'empêcher de le trouver douteux. Un instrument d'opression sert d'abord à opprimer. Vous le dites vous-même, l'usage que ces femmes en font est détourné de son principal objectif, il y a donc un léger problème.
Par ailleurs, et cela concerne les femmes du monde entier, la question du voile met en évidence le regard porté sur leurs corps. Les religions monothéïstes (je ne connais pas les autres) sont remarquablement d'accord pour laisser la même place aux femmes : elles sont inférieures aux hommes.
Ce sont elles qui sont battues, violées, excisées.
Si les femmes se voilent, que les hommes en fassent de même : régression des libertés pour tous. Peut-être qu'à ce moment là l'opinion verrait le sujet d'un autre oeil.
à Gudule
De kkadim
service public rhone alpes | 09H00 | 27/05/2008 |
je me souviens d'une manifestation au Maroc de la part de musulmans contre l'occident etc… du plus haut comique. hommes et femmes manifestaient séparés. d'un coté un défilé de formes noires ( les femmes ) et de l'autre les charlots de service tous en jeans-tshirt-basket nike addidas ou reebok.
à bilqis
De anonyme courageux
15H52 | 27/05/2008 |
vous dites « le voile était plus une protection »,
Une protection contre quoi, contre qui ?
Contre le regards des hommes dans la sphère publique, des hommes n'appartenant pas à la famille, des hommes qui sont considérés comme des pervers lubriques incpabables de retenir leur pulsions sexuelles face a une chevelure, une cuisse, un sein….
Ne faudrait il pas plutot éduquer ces hommes ?
Une sociète qui permet de le port du voile n'admet elle pas que tout les hommes sont de vulgaires pervers incapables de contenir leurs pulsions et qu'elle est incapable des les éduquer.
Je me sens insulté en tant qu'homme chaque fois que je croise une femme voilée
De A.V.
tamagotchi89 | 07H47 | 27/05/2008 |
Personnellement, je ne me souviens pas qu'on ait parlé tant que ça des femmes voilées. On a surtout parlé du voile et des signes extérieurs religieux dans le cadre de la laïcité. En quoi est-ce un acte libertaire de porter le voile quand on a été élevé dans une tradition religieuse, c'est-à-dire liberticide ? … Et dès lors, peu importe de savoir si ce sont les intéressées qui en parlent, ou leurs maris, ou leurs frères. Cette revendication de liberté me laisse rêveur, dans un système (laïque) qui garantit infiniment plus de libertés que n'importe quel état religieux.
De bill carsson
Interimaire depuis 10 ans | 07H47 | 27/05/2008 |
Celebre sketch de CHEVALLIER&LASPALLES :
L : « tu es pour le droit de votes aux etrangers ? »
C : « Oui je suis pour du moment qu'ils votent comme moi »
L : « Et tu votes qui ? »
C : « Pour ceux qu'ils veulent pas le vote pour les etrangers…. »
on ne tolere pas les opinions/idées/principes que l'on ne partage pas…
Cette loi est contre productive car la meilleure façon pour que ces jeunes filles quittent ce foulard était de les maintenir dans le milieu scolaire dans le giron de la REPUBLIQUE.
De plus, c'est à la republique et ses representants d'etre laîque pas ces citoyens.(je suis juif pratiquant je porte tjrs ma kippa sauf a la piscine).
cette loi sur les signes religieux est le signe que le politique ne peut plus rien faire d'ou le besoin de creer des polemiques. « signe religieux » « happy hour » « radar » par contre pour les problemes concrets et vitaux des francais/européens ( eneregie, matieres premieres delocalisations etc…) ils n'ont aucune marge de manoeuvre et se sentent impuissants ! !
à bill carsson
De A.V.
tamagotchi89 | 08H14 | 27/05/2008 |
« De plus, c'est à la République et ses représentants d'être laïques, pas ses citoyens. »
Encore un petit effort, et tu feras de l'humour juif (de la part d'un autre juif).
à bill carsson
De mass0
athée et citoyen du monde | 08H31 | 27/05/2008 |
je pense qu'interdire des jeunes filles voilées à l'école est une faute, même si je trouve malsain le foulard comme la kippa ou tout autre signe traditionnel d'une religion.
C'est jeune gens sont déjà pris en otage par les tradition religieuse de leur parent, que la société ne soit pas comme eux, fermée.
De 3880
étudiant | 07H49 | 27/05/2008 |
Sentiment, bizarre, mais il est vrai que dans mon université les femmes de ménage portent souvent le voile sans faire l'objet de regards de travers.
Mais une étudiante porte aussi le voile, et là, c'est plus difficile à accepter pour les autres étudiants.
Un gros cliché, la femme voilée en bas de l'échelle sociale c'est bien, mais après c'est honteux.
Petite pensée : seul le préjugé fait tenir les barrières de l'intolérance, il faut se remettre en question tout les jours et discuter, discuter évoluer…
à 3880
De zoblugubre
07H56 | 27/05/2008 |
Ce n'est peut-être pas une affaire de position sociale mais tout simplement d'âge.
On croit (souvent à tort) que les femmes âgées portant le foulard sont immigrées, et donc on ne veut pas les « brusquer » en les obligeant à quitter leurs traditions.
Tandis que les jeunes filles voilées choquent plus, puisqu'elle contredisent le schéma d'intégration laïque qu'on a tous dans la tête.
à zoblugubre
De kkadim
service public rhone alpes | 08H27 | 27/05/2008 |
travaillant depuis des années dans une ZUS, j'ai vu s'envoiler nombre de femmes « agées ». je n'ignore pas non plus la pression que font régner les petits « ayatollahs » de quartier, pour que tous deviennent de « vrais musulmans ». on fait pression sur le pére, le frére, ou les fils pour les femmes s'habillent correctement. une pression insidieuse, douce, routiniére et usante qui visiblement porte ses fruits. elle est où la liberté quand au moment du ramadan ces messieurs ( car il s'agit d'homme ) stationnent à proximité des boulangeries, des points chauds pour « gentiment » rappeler à tous ceux qui ressemblent à des musulmans ( y pas que la police qui commettent le délis de faciés ) qu'il ne faut pas manger.. non c'est un simple rappel, et on laisse toute « liberté » à celui qui outrepasse d'assumer ses choix, dans le plus grand respect. le pére noél il a 6 ou 8 rennes ?
à kkadim
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 12H40 | 27/05/2008 |
b jour,
tout à fait d'accord avec toi. le délit de faciès je le connais aussi et il se répand de plus en plus.
je vois aujourd'hui des couples 50 ans et plus, allez à la prière et tout et tout, alors qu'autrefois ils contentaient de ne pas manger de porc par tradition.
Il y a une pression invisible, on est d'un quartier et il ne faudrait pas être banni ou montré du doigt. C'est pourquoi il faut mélanger les peuples, ne pas les loger tous dans le même coins. By
De catsine
07H52 | 27/05/2008 |
Questions basiques d'une mécréante très ignorante : pourquoi une femme doit-elle être voilée ?
et pourquoi les femmes voilées musulmanes ou catho (je pense aux bonnes soeurs) le sont-elles toujours de manière sinistre et muselée alors que les africaines, musulmanes ou catho, se voilent magnifiquement de couleurs gaies qui font danser la beauté et la vie ?
De kkadim
service public rhone alpes | 07H52 | 27/05/2008 |
c'est fini ce foutage de gueule : on va pas pleurer sur ces personnes qui n'ont pas la moindre tolérance en dehors de leur doctrine. est ce que je me proméne dans les rues avec un tshirt sur lequel il est inscrit « coran = foutaises “ et ‘ mahomet = menteur . NON. pourtant j'ai en de plus en plus envie pour voir comment ces pauvres envoilées réagirait et ferait montre de tolérance. je prends le voile comme un crachat en pleine gueule, et je me retiens de réagir.
au nom de la tolérance et de la liberté accepterait on que de jeunes gens arpentent nos rues en chemises brunes. non car nous savons ce que celà signifie. vous voulez savoir ce que peu signifier le voile là où il régne, renseignez vous. pour moi je ne pourrais tout simplement pas exister dans de tels sociétés. je refuse de tolérer les intolérants.
c'est violent, mais moins que la violence du voile.
à kkadim
De Amazone
09H08 | 27/05/2008 |
Je suis entièrement d'accord avec vous : si on commence à défendre l'intolérance, où va t-on ?
Personnellement j'en ai marre du relativisme culturel ambiant qui consiste à dire que toutes les pratiques, toutes les coutumes se valent. C'est FAUX.
Le voile est la négation de la féminité, c'est un fait.
Prétendre autre chose, c'est nier cette réalité.
Petite anecdote : j'ai vu aux Maldives des femmes porter le voile (noir, pas de couleurs ici) des pieds à la tête alors qu'il faisait 40 °C en plein soleil ! on ne va pas me faire croire que porter le voile c'est disposer librement de son corps ! ! !
J'ai adoré cette phrase : « Un symbole ne vaut que par la valeur que lui donne la personne qui le porte. »
Ca ne veut rien dire ! Comment peut-on discuter avec des personnes pratiquant autant la mauvaise foi ?
Et le titre de l'article me choque aussi. Je suis une femme, j'ai autant mon mot à dire sur le voile que ses partisanes ! Non mais !
à Amazone
De Arnaud Aubron
Rue89 | 09H33 | 27/05/2008 |
C'est pour que vous puissiez avoir votre mot à dire que nous avons créé ce site. Mais nous avons simplement estimé que dans ce débat la parole des femmes voilées elles-mêmes avait été trop souvent oubliée, ce que confirme les auteurs. Le but de Rue89 n'est-il pas de confronter les opinions ?
à Arnaud Aubron
De kkadim
service public rhone alpes | 09H42 | 27/05/2008 |
avouez que ce genre d'article fera réagir. la prochaine fois le seul titre suffira, et vous aurez autant de réactions, aussi virulentes. vous devez commencer à nous connaitre non ?
à Arnaud Aubron
De zut
09H44 | 27/05/2008 |
Pour ma part, j'y ai vu une position extrêmement partisane. Ma première réaction a, du reste, été : » on y est, la guerre est rallumée ».
Je suis surprise, une fois de plus : on omet de relever que « l'affaire du voile » s'est developpée avec l'invasion de l'islam politique. Les élèves musulmanes étaient beaucoup plus émancipées dans les années 80.
à zut
De Arnaud Aubron
Rue89 | 12H13 | 27/05/2008 |
Vous n'avez pas tort en ce qui concerne la réapparition de la question du voile dans les années 90.
Mais à ma connaissance, le débat s'était un peu apaisé et a essentiellement redémarré en France en 2003 suite à l'intervention d'un certain ministre de l'Intérieur (appelé depuis à de plus hautes fonctions) devant l'UOIF. Il avait alors déclaré que les femmes devraient enlever leur voile pour les photos d'identité. Question de bon sens peut-être, mais qui ne se posait absolument pas à ce moment. Provocation donc, saluée comme escompté par les sifflets de la salle, qui avaient fait du ministre une sorte de rempart contre l'islamisme… Pari gagné.
Suite à cette intervention, la polémique est repartie de plus belle, jusqu'à accoucher d'une loi.
à Arnaud Aubron
De mechante langue
12H25 | 27/05/2008 |
« Mais à ma connaissance, le débat s'était un peu apaisé et a essentiellement redémarré en France en 2003 suite à l'intervention d'un certain ministre de l'Intérieur (appelé depuis à de plus hautes fonctions) devant l'UOIF »
faux . L'affaire est réapparu a l'occasion de l'Affaire des soeurs Lévy filles de l'avocat du Mrap qui pour faire chier le principal du collége (membre du Mrap mais laic ) a utilissé ses filles comme armes de combat contre la laicité (avec la complcité de mvt islmamistes) . Je precise que les fils lévy etaient pour le port du voile et pour la lapidation des femmes adultéres
à Arnaud Aubron
De jojo1er
15H41 | 27/05/2008 |
Lui ? Un rempart contre quoi ? C'était une salle de journalistes ou quoi ?
Jojo1er, …
à Arnaud Aubron
De Amazone
10H15 | 27/05/2008 |
Attribuer une valeur supérieure à l'avis des femmes qui portent le voile, du genre « ce sont elles les expertes », biaise d'entrée de jeu le débat.
C'est ce que je ressens avec le titre de l'article.
à Amazone
De mechante langue
13H59 | 27/05/2008 |
En outre il aurait fallu comme titre :
« DES FELLES, MILITANTES ISLAMISTES,PARLENT DU VOILE “