Elles portent le voile et revendiquent le droit de faire ce choix sans être exclues d'une société prétendument laïque. Témoignages.
Quatre ans après la loi interdisant le port du voile à l'école, la polémique semble appartenir au passé. Mais tous les problèmes débattus au moment de son adoption sont loin d'avoir disparu.
Sur cette question du foulard, beaucoup se sont exprimés : spécialistes de la laïcité, exégètes du Coran, défenseurs du droit à l'éducation, sociologues, hommes et femmes politiques. Mais qu'en disent les jeunes filles ou les femmes qui le portent ? Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian ont eu l'idée de recueillir leurs témoignages dans un livre, « Les filles voilées parlent ». Façon de leur donner le statut de sujets et non d'objets. Elles y racontent notamment leur exclusion de l'école, mais aussi la discrimination au travail, à l'université, dans le monde militant… Les trois auteurs (deux femmes musulmanes portant le foulard et un homme non-musulman), sont venus expliquer leur démarche dans les locaux de Rue89. (Voir la vidéo)
« On parlait de nous, sans nous. »
Les trois co-auteurs se sont retrouvés notamment au sein du collectif « Une école pour tou-te-s », qui s'opposait à l'exclusion des élèves voilées, rendue obligatoire par la loi du 15 mars 2004.
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Ils sont allés rencontrer des filles exclues de l'école, mais aussi d'autres qui avaient accepté à contre-cœur de se dévoiler pour ne pas se déscolariser, afin, disent-ils de réaliser un « contre-bilan de la loi ». Mais l'ouvrage donne aussi la parole à des femmes plus âgées (de 20 à 40 ans), mères de famille impliquées tant bien que mal dans la vie de l'école de leurs enfants, travailleuses -et qui en ont parfois assez qu'on les dissèque et qu'on les stigmatise. Explication de Malika Latrèche :
« On parlait de nous, sans nous. On nous présentait soit comme des femmes soumises qui n'avaient rien à dire, soit comme de dangereuses terroristes à chasser. »
Laisser parler est donc le principe de l'ouvrage ; mais comment s'est fait le choix des femmes qui témoignent ? Pierre Tevanian raconte :
« La question de la représentativité se pose effectivement. Nous avons rencontré les femmes par des connaissances, par les réseaux associatifs, par le bouche-à-oreille, ou encore par des associations de soutien scolaire pour les lycéennes exclues de l'école. D'une certaine manière, la sélection s'est faite en dehors de nous. Certaines refusaient de parler. »
Malika Latrèche précise :
« Il faut savoir que pour une fille qui témoigne dans le livre, dix ont refusé -soit pas peur des représailles, et cela a été mon cas dans un premier temps, soit par fatalisme (la loi a été votée, nous n'allons pas la faire changer), soit par méfiance, par peur que leurs discours finissent par être utilisé contre elles. »
Dans une annexe, les auteurs reconnaissent une part d'arbitraire et de hasard dans le panel retenu, hasard qui à leurs yeux a plutôt « bien fait les choses » dans la mesure où le résultat final restitue assez bien la très grande diversité des profils d'âges, de statuts familiaux, de parcours scolaires, de professions et, disent-ils, de tempéraments existant chez les femmes musulmanes voilées vivant en France.
Et quid de celles qui portent le foulard sous la pression de l'entourage ?
Les auteurs reconnaissent qu'une voix manque dans ce livre. Voix qui pourrait faire l'objet d'un autre recueil : celle de femmes ou adolescentes qui portent le foulard à contrecœur, sous la pression de l'entourage, notamment familial. Ils s'en expliquent là encore dans l'annexe : ils n'ont pas trouvé de femmes dans ce cas qui souhaite témoigner.
Malika Latrèche et Ismahane Chouder disent toutes deux avoir rencontré des jeunes femmes dans cette situation et être intervenues en leur faveur (avec succès). Convaincues que la détresse d'une femme forcée de porter le voile est tout aussi grave que celle d'une femme contrainte de l'enlever, elles s'estiment par ailleurs investies d'un rôle et d'une compétence particuliers : portant elles-mêmes le foulard, elles ont plus de chances d'être écoutées par des familles très pratiquantes, et elles maîtrisent par ailleurs des références religieuses qu'elles peuvent mobiliser en faveur du libre choix des jeunes femmes (comme celui de l'absence de contrainte en islam).
Parmi la quarantaine de femmes qui s'expriment dans le livre, beaucoup évoquent ce problème : leur liberté de porter le foulard doit aller de pair avec la liberté pour d'autres de ne pas le porter. Les seules réserves qu'elles émettent concernent la méthode : à leurs yeux, l'exclusion scolaire ou professionnelle n'apporte aucun secours à une jeune femme qui subit des pressions et qui souhaite se débarrasser d'un foulard imposé. Ainsi, selon Fatima, 20 ans, qui habite Saint-Denis :
« A leur seizième anniversaire, ces filles ne sont plus obligées d'aller en cours, donc on les retire de l'école et on les marie ! “
Un avis partagé par Jihene, 24 ans, d'Ile-et-Vilaine :
‘Si une fille est contrainte par ses parents, il faut justement lui donner le privilège d'aller en cours, d'avoir son bac, de réussir ses études, pour pouvoir devenir indépendante et vraiment l'enlever si elle en a envie.’
‘Une loi sexiste’
Le livre aborde les questions d'exclusion dans l'enseignement secondaire, l'école primaire (où les mères voilées peuvent être exclues de l'accompagnement des sorties ou des fêtes de fin d'année), l'enseignement supérieur, le monde du travail et le monde militant. La loi ne concernait que les collégiennes et lycéennes, mais comme le souligne Ismahane Chouder ‘on a observé que la loi avait souvent fait l'objet d'une extrapolation à d'autres domaines de la vie sociale, autorisant les exclusions les plus injustifiées, et libérant des discours racistes et sexistes.’ (Voir la vidéo)
Cette loi, pourtant soutenue par beaucoup au nom d'une lutte contre l'oppression de la femme, est qualifiée de ‘sexiste’ par les trois coauteurs. Le voile symbole d'oppression ? ‘Un symbole ne vaut que par la valeur que lui donne la personne qui le porte’, répond Ismahane Chouder :
‘Nous ne prônons pas le port du voile, mais nous défendons le droit de le porter. C'est sur le terrain du droit que nous luttons : le droit de ne pas porter le voile doit aller avec le droit de le porter. Les femmes qui portent le foulard font usage d'une liberté de disposer de leur corps comme elles le souhaitent, même si cela dérange certains modèles d'émancipation.’
Les auteurs insistent sur les conséquences de la loi, qui entraine l'exclusion -ou une humiliation profonde pour celles qui acceptent finalement, à contrecœur, de l'enlever :
‘Les effets concrets de cette loi sont d'éloigner les femmes de la connaissance, des diplômes, du travail, de la politique, bref, de tout ce qui rend fort et indépendant.’
‘Le silence est la plus grande persécution’
Le livre cherche à redonner une certaine dignité aux femmes qui témoignent, puisque, comme se plaît à le rappeler Ismahane Chouder, ‘le silence est la plus grande persécution, écrivait Blaise Pascal’. Les récits sont parfois d'une grande violence. Violence de l'humiliation du dévoilement quotidien pour les jeunes lycéennes qui ont finalement accepté de retirer leur foulard en entrant dans leur établissement ; regards hostiles, injures souvent quotidiennes ; violence parfois physique des agressions dont témoignent certaines femmes dans l'espace public, du crachat au coup de poing dans le ventre (d'une femme enceinte), en passant par la simple gifle…
Pierre Tevanian revient sur sa propre réaction face aux témoignages, cet étonnement admiratif qui révèle les préjugés dont lui-même n'était pas exempt. (Voir la vidéo)
Le tableau des discriminations et des violences faites à ces femmes laisse souvent sans voix, autant que la diversité des parcours et des personnalités représentés, et on se voit mal, ensuite, armée de son jean et de ses cheveux aux vents, aller donner des leçons.
► Les filles voilées parlent De Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian (La Fabrique, 330pp., 18€)





















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à A.V.
De Rhaouline
10H14 | 27/05/2008 |
Il existe des établissements scolaires qui ont stipulé dans leur règlement intérieur qu'il est interdit de montrer ses sous-vêtements. Bretelles de soutien gorges, strings, caleçons, tout ceci ne dois pas être visible. Et les profs font en sorte que le règlement soit respecté !
à Rhaouline
De zut
14H42 | 27/05/2008 |
Hé oui. Il est fort regettable que l'Ecole, « lieu de vie » ne soit pas une plage.
à Franade
De jojo1er
14H59 | 27/05/2008 |
« Et moi je vis chez Amélie Poulain… »
Jojo1er, les Fatals Picards n'ont pas fait que l'eurovision
à skalpa
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 09H40 | 27/05/2008 |
Selon une femme de la deuxieme video, le symbole a la signification qu'on lui donne.
Si quelqu'un se balade dans la rue portant une étoile jaune, ou un brassard avec une croix nazi, il poura lui donner la signification qu'il veut, il n'empeche que ces objets connote.
Le voile cache la femme a l'homme, c'est comme cela que c'est vendu dans le coran. Cette mesure nie la sexualité de la femme, puisque l'homme ne doit pas etre caché a la femme.
Autrement dit, l'homme a des desirs, donc la femme, qui n'est pas responsable des desirs de l'homme, doit se cacher. Mais la femme a des desirs elle aussi. Mais ce desirs et nié alors que l'homme ne porte pas le voile.
http://olivierpanza.blog.ca/
à Gallifrey
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 12H26 | 27/05/2008 |
b jour,
moi, j'avais proposé à un intégriste de ma connaissance de se crever les yeux ou de regarder ses pieds quand il se promènait dans la rue. Ainsi, il ne verrait pas les femmes qui « voulaient le séduire avec leur cheveux sur la tête ».
parce qu'en faîte c'est cela qui serait écrit dans le livre le coran, les cheveux des femmes sont une provocation. je ne sais pourquoi Allah les a fabriqués ces cheveux ? pour ecxiter les mâles ou pour obliger les femmes à se voiler ? Dans les deux cas, il ne me semble pas net le gars ; by
à lilialbazar
De hoshiko
15H55 | 27/05/2008 |
Hi hi !
Très drôle !
Qu'ils fassent ça tous ces obsédés des cheveux et qu'ils laissent les femmes tranquilles ! !
Depuis quand voir des cheveux rend les hommes incontrôlables sexuellement ?
Moi, je les porte courts, c'est + ou - excitant ? ; -p
Ps : les juifs (ultra)orthodoxes ne regardent pas une femme qui ne serait pas leur soeur, mère, fille ou épouse (ou fiancée), ça a le mérite de la cohérence (un peu con/macho mais cohérent et au moins ils n'embêtent personne).
à Gallifrey
De NAM
09H48 | 28/05/2008 |
Message très intéressant, car il « décale » le point de vue et pose la question du pouvoir. Oui, pourquoi les hommes ne sont-ils pas voilés. Et ce n'est pas seulement une question de désir, c'est une question d'égalité.Et les religions (enfin pour ce que j'en connais ? ), mais aussi les partis politiques… même dits de gauche ( ? ) ont une certaine tendance à fonctionner comme cela…
NAM
De hagalma
07H30 | 27/05/2008 |
J'allais me tromper en écrivant : c'était la France de Jospin. Excuses, c'était la France que Jospin a laissé à la droite, après n'avoir rien eu d'autre à dire à Chirac que de critiquer son âge. Les choses n'ont guère avancées depuis : filles séparées des garçons, parce que ça excite ces derniers, surtout en math !
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
07H32 | 27/05/2008 |
Pour 10 qui se créent des obligations à partir de fantasmes, 100 comprennent que l'important est ailleurs et que la France est réellement laïque. Alors ça me suffit.
De Tintinac
07H34 | 27/05/2008 |
Je me demande s'il n'y a pas un rapport entre cette manifestation et l'idée de supprimer la mixité dans les classes scolaires.
De spartacus1
07H40 | 27/05/2008 |
Je vais sans doute passer pour un extrême-droitier (une fois n'est pas coutume).
Mais je suis totalement opposé au port du voile dans les lieux publics, donc, y compris dans la rue.
Admettons qu'il s'agisse d'un symbole clairement religieux, ou tout au moins, on tente de nous le faire croire, parce que je connais des pays à large majorité musulmane où le port du voile est très minoritaire, anecdotique même.
Cela dit, plus qu'un symbole religieux, je crois plutôt que c'est un symbole de la domination masculine sur les femmes (je précise que je suis un homme, assez éloigné des dérives outrancières de certaines féministes).
Bon, mais, de nouveau, admettons qu'il s'agisse d'un symbole ostentatoire religieux. Ce symbole n'a pas sa place dans un quelconque lieu public d'un pays laïc. La religion, ou son absence, est une affaire strictement privée qui ne doit s'exprimer que dans des lieux privés. D'ailleurs, que ce soit le voile, les processions catholiques, la kippa ou le turban sick, tout ceci devrait être interdit dans des lieux publics. Je précise que je ne suis pas un athée militant, d'ailleurs, je ne suis pas athée mais agnostique et je n'ennuie personne avec mes options philosophiques qui restent du domaine de ma vie privée.
Lorsque l'on désire vivre dans un endroit, il faut en accepter les us et coutumes et s'adapter. Je pense que les femmes qui désirent, par stricte conviction personnelle, porter le foulard peuvent aller vivre en Arabie Saoudites (par exemple). Là-bas, non seulement elles pourront porter le voile, mais elles en auront l'obligation, en plus, elles seront déchargées de diverses obligations, comme de conduire une voiture par exemple.
C'est pourquoi, ma compagne et moi-même, persuadés que nous n'arriverions pas à nous adapter à un pays comme l'Arabie saoudite, nous n'y mettrons jamais les pieds, y compris comme simple touriste.
à spartacus1
De jeclaude33
08H27 | 27/05/2008 |
moi, je suis Athée, Dieu merci !
à jeclaude33
De zut
10H35 | 27/05/2008 |
Je ne suis pas supersticieuse, cela porte malheur.
à spartacus1
De jeclaude33
08H36 | 27/05/2008 |
Entièrement d'accord avec vous, nous les européens, quand on immigre vers ces pays la, on s'adapte a leurs coutumes aussi bien vestimentaire,religieuse et culinaire. C'est vrai que nous, nous avons une façon de nous adapter a l'autre extraordinaire(et tout ça sans violence) Allez par exemple dans un pays africain, impossible de reconnaitre un autochtone a un bon petit gars de chez nous, sinon sa couleur de peau(quand ils ne se maquillent pas pour faire plus couleur locale ! ) Heureusement que vous nous avez prévenu sur votre appartenance a l'extrême droite, sinon on l'aurait pas deviné.
à jeclaude33
De lautzig
13H20 | 27/05/2008 |
J'ai failli déraper sur l'ironie.
J'allais parler de la superbe adaptation des églises européennes durant la colonisation. L'adaptation des entreprises pétrolières dans ces même pays, mais aujourd'hui cette fois ci.
à spartacus1
De Meinhof
Chef marketing | 09H06 | 27/05/2008 |
Il faudrait détruire les monuments religieux aussi non ?
C'est quand même vachement ostentatoire une église…
C'est pourquoi, ma compagne et moi-même, persuadés que nous n'arriverions pas à nous adapter à un pays comme l'Alsace, nous n'y mettrons jamais les pieds, y compris comme simple touriste. : p
à spartacus1
De chabouc
09H56 | 27/05/2008 |
Oui vous aller passer pour un extreme droitier parce qu en france critiquer l'islam c'est de l'extremisme et se moquer des curés c'est du progressisme !
Vous avez raison, il faut s'adapter (et accepter) aux us et coutumes du pays ou du lieu ou on est. J'ai visité des mosquées , je me suis dechaussé comme tout le monde, cela ne m'a pas choqué (et on ne m'a pas volé mes chaussures - lol)
La france est de culture catholique depuis 2 millénaires, et si on a reussi a réduire l'infuence de l eglise ce n'est pas pour subir celle d une autre. Pour paraphraser De Gaulle, son village s appelle Colombey les 2 eglises et non colombey les 2 mosquées. N oublions pas notre histoire de france, quelque soit notre origine.
à chabouc
De Gudule
10H07 | 27/05/2008 |
Et avant la France était la Gaule sous influence romaine et païenne.
Et encore avant, on s'en sort plus avec des arguments pareils.
Je suis française et athée, merci ! Le poids du catholicisme est suffisamment lourd pour ne pas avoir à le revendiquer comme AOC. Il a fait suffisamment de mal, ce n'est pas la peine d'en faire le rempart qui nous protègera de l'envahisseur. Grâce à ce genre de pensée, j'aurais, il y a quelques siècles, été brûlée en place publique comme hérétique.
Pas d'évolution depuis Guillaume d'Orange ? A quand les croisades contre les mécréants !
Et surtout, surtout, que ceux qui prêchent, quel que soit le lieu, cessent de se mêler de ce qui ce passe dans la culotte des gens.
à Gudule
De chabouc
13H12 | 27/05/2008 |
vous ne pouvez pas nier l influance (positive ou negative) du catholicisme en france. Athee, praticant ou autre, cela a faconné ce pays et notre vie aujourd hui en est le resultat.
Je suis bien d accord qu il y a quelques siecles vous auriez ete brulee comme sorciere, c'est pour ca que j ai ecrit « si on a reussi à reduire l influence de l eglise ce n est pas pour en subir celle d une autre »
Le catholicisme comme l islam ou les autres religions ont toujours rabaisse et nie le droit des femmes
.. soit la moitié de la population mondiale
à chabouc
De jojo1er
15H20 | 27/05/2008 |
Non, non, on ne nie pas…c'est juste que ce n'est pas ce dont on est les plus fiers…les croisades, les bûchers, la femme soumise, les frigides (qui ne sont enfait que le pendant des mauvaises langues), l'homophobie et pour finir toutes les dérives que ça a entrainé de la criminalisation de la prostitution à l'anorexie en passant par la pédophilie…
Jojo1er, mais vous allez me trouver farfelu voir illogique, c'est que j'ai déchiré mon voile il y a fort longtemps…
à Gudule
De Zohar
18H06 | 27/05/2008 |
en quoi le catholicisme est-il actuellement « lourd » ? Le délire des « présentéistes » du passé est particulièrement lourd, qu'ils lisent et comprennent le présent.
à chabouc
De jojo1er
16H58 | 27/05/2008 |
« en france critiquer l'islam c'est de l'extremisme et se moquer des curés c'est du progressisme “
Depuis le temps que je le dis que je suis un extrémiste progressiste !
Jojo1er, ou l'inverse je sais plus trop….
à spartacus1
De sefero49
Soldat mugissant | 10H12 | 27/05/2008 |
Je suis entièrement d'accord avec « spartacus » Je pense aussi que le question de la laïcité n'est qu'un des aspects du problème. Vouloir défendre le port du voile, c'est surtout rejeter l'intégration de la communauté musulmane dans la société française.
C'est pourquoi, à mon sens, cette question est très important pour l'avenir de notre société.
à spartacus1
De lautzig
13H17 | 27/05/2008 |
« D'ailleurs, que ce soit le voile, les processions catholiques, la kippa ou le turban sick, tout ceci devrait être interdit dans des lieux publics. »
Il ne faut pas confondre laïcité et totalitarisme.
Votre vision ne correspond pas à la pratique ni à la loi en France.
La loi interdit le prèche dans les lieux public. Interdit à l'état de financer les leux de cultes.
Elle n'interdit pas l'afichage personel de son appartenance à une comunauté religieuse.
En fait elle prone la liberté, ne vous en déplaise.
à spartacus1
De El Fredo
13H49 | 27/05/2008 |
Sauf votre respect, votre commentaire prouve que vous n'y connaissez rien, ni à la laïcité en général (que vous semblez confondre avec le laïcisme), ni aux Sikh (et pas sick) en particulier. Car pour ces derniers, le turban n'est pas un signe d'appartenance religieuse mais communautaire, doublé d'une obligation pratique. En effet la religion Sikh proscrit la coupe des cheveux et les poils, et impose de laisser faire la nature. Ce qui fait que les adeptes se retrouveraient avec des chevelures qui traîneraient par terre s'ils ne portaient pas de turban. Leur interdire le turban en public les obligerait à le remplacer par un filet ou un bonnet rasta, ce qui serait d'un ridicule absolu et leur demanderait des heures d'entretien quotidien pour faire et défaire leur turban. Autant interdire le col Claudine et les vêtements bleu marine chez les catholiques.
C'est ce genre d'amalgame et d'inculture qui fait que les Sikh font finir par quitter notre pays alors qu'ils s'y sentent bien et s'y sont bien intégrés. Sauf si votre définition de l'intégration inclut le respect d'un code vestimentaire, auquel cas ça s'appelle du fascisme. Allez hop, casquette prolétarienne et col Mao pour tout le monde !
à spartacus1
De peut-être
17H30 | 27/05/2008 |
A vos souhaits l'agnostique militant ! moi cela ne me dérange pas du tout et d'ailleur en vous lisant je ne comprends pas pourquoi ça vous dérange et ne mélangeons pas tout : vous parlez de l'Arabie saoudite,parlez nous de la Jordanie non d'un Zeus. « Le port du voile interdit y compris dans la rue » bravo l'agnostique, au fait bonjour à votre compagne est-elle string ou petite culotte ?
à spartacus1
De CourageuxAnonyme
le vrai | 17H32 | 27/05/2008 |
« Lorsque l'on désire vivre dans un endroit, il faut en accepter les us et coutumes et s'adapter. »
(1) Si on croit que l'immigration est necessaire a notre pays, et simplement si l'on accepte qu'elle existe comme elle existe en Europe depuis des millenaires, alors il faut accepter que les cultures des immigrants impregnent celle du pays d'accueil. Si vous considerez votre culture comme un modele statique et parfait de ce que doit etre LA culture, et que rien de doit la faire changer, non seulement vous etes le plus obtu des conservateur, mais en plus vous etes un idealiste acharne. A mon grand soulagement, qu'ils le veuillent ou non, les gens se melangent et s'adaptent, et ce n'est pas a sens unique.
(2) Vous n'avez probablement aucune idee de ce que represente le fait de quitter un pays pour s'installer dans un autre.
(3) Comme beaucoup de gens, vous pensez avec votre culture, et vous ne vous rendez pas compte qu'il ne s'agit de verite, mais de culture. Dans le choc de deux cultures, il n'y en a pas un qui a raison, et l'autre qui a tort. Vous voyez la culture musulmane a travers votre culture judeo-chretienne et vous n'y pouvez rien, a par l'admettre. Et c'est deja pas mal.
Prendre en compte ces trois points dans votre raisonnement, devrait, a minima, vous conduire a constater que vous n'etes absolument pas en mesure d'emmettre le moindre avis sur la question. Je trouve ca etonnant que tant de gens soient si surs de detenir la verite sur le voile…
à CourageuxAnonyme
De Zohar
18H10 | 27/05/2008 |
il faut arrêter avec la « culture judéo-chrétienne »
il y a une culture juive et une culture chrétienne
certes des imprégnations réciproques
mais comme on en compte également avec la paganisme, ou encore l'islam, sans que cela prête à composer en « traits d'union »…
à spartacus1
De dédelcroix
étudiante en Sciences Sociale et E... | 17H34 | 27/05/2008 |
d'après moi penser que le port du voile doit se faire dans le cadre de la vie privée n'est pas une forme d'extrémisme de droite mais une forme de bon sens. S'il s'agit de liberté alors il est nécessaire de savoir que la liberté des uns s'arrête à celle des autres.
Qu'un symbole ait la signification qu'on lui donne d'accord mais le voile n'est pas pour toutes ces femmes une façon de se protéger et à l'origine c'est tout sauf symbole de liberté et d'expression et quand on vit dans un pays qui s'est battu pour la laïcité, ou des femmes se sont battues pour leurs droits et libertés. Je trouve offensant que d'autres femmes veulent remettre en question ces principes. Dans les fac le port du voile est semble t il autorisé ce qui en tant qu'étudiante me gêne : quand je vois des étudiantes voilées de la tête au pied et faire leur prière au sein de l'université : lieu où on est censé communiquer, s'exprimer, apprendre ,s'ouvrir et tout ça avec la Laïcité . Je ressens vraiment le port du voile comme une atteinte à notre histoire et une manière d'être dépersonnifié et là je vais peut être également passé pour quelqu'un de droite un peu extrême mais la discrimination elle est d'une certaine façon voulue en exposant leur croyance par le port d'un signe visible c'est chercher à se faire remarquer et bien que les discrimination vont bon train en France, je suis désolée mais celle la elle est créée par le non respect de l'histoire et des principes de la république Française. le respect c'est pas à sens unique….
à spartacus1
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 21H49 | 27/05/2008 |
Bon courage vieu dans la rue tout le monde porte sa religion et franchement La loi dit que la Rue est Laïc ? et les lieux publics ? Courage^^