Elles portent le voile et revendiquent le droit de faire ce choix sans être exclues d'une société prétendument laïque. Témoignages.
Quatre ans après la loi interdisant le port du voile à l'école, la polémique semble appartenir au passé. Mais tous les problèmes débattus au moment de son adoption sont loin d'avoir disparu.
Sur cette question du foulard, beaucoup se sont exprimés : spécialistes de la laïcité, exégètes du Coran, défenseurs du droit à l'éducation, sociologues, hommes et femmes politiques. Mais qu'en disent les jeunes filles ou les femmes qui le portent ? Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian ont eu l'idée de recueillir leurs témoignages dans un livre, « Les filles voilées parlent ». Façon de leur donner le statut de sujets et non d'objets. Elles y racontent notamment leur exclusion de l'école, mais aussi la discrimination au travail, à l'université, dans le monde militant… Les trois auteurs (deux femmes musulmanes portant le foulard et un homme non-musulman), sont venus expliquer leur démarche dans les locaux de Rue89. (Voir la vidéo)
« On parlait de nous, sans nous. »
Les trois co-auteurs se sont retrouvés notamment au sein du collectif « Une école pour tou-te-s », qui s'opposait à l'exclusion des élèves voilées, rendue obligatoire par la loi du 15 mars 2004.
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Ils sont allés rencontrer des filles exclues de l'école, mais aussi d'autres qui avaient accepté à contre-cœur de se dévoiler pour ne pas se déscolariser, afin, disent-ils de réaliser un « contre-bilan de la loi ». Mais l'ouvrage donne aussi la parole à des femmes plus âgées (de 20 à 40 ans), mères de famille impliquées tant bien que mal dans la vie de l'école de leurs enfants, travailleuses -et qui en ont parfois assez qu'on les dissèque et qu'on les stigmatise. Explication de Malika Latrèche :
« On parlait de nous, sans nous. On nous présentait soit comme des femmes soumises qui n'avaient rien à dire, soit comme de dangereuses terroristes à chasser. »
Laisser parler est donc le principe de l'ouvrage ; mais comment s'est fait le choix des femmes qui témoignent ? Pierre Tevanian raconte :
« La question de la représentativité se pose effectivement. Nous avons rencontré les femmes par des connaissances, par les réseaux associatifs, par le bouche-à-oreille, ou encore par des associations de soutien scolaire pour les lycéennes exclues de l'école. D'une certaine manière, la sélection s'est faite en dehors de nous. Certaines refusaient de parler. »
Malika Latrèche précise :
« Il faut savoir que pour une fille qui témoigne dans le livre, dix ont refusé -soit pas peur des représailles, et cela a été mon cas dans un premier temps, soit par fatalisme (la loi a été votée, nous n'allons pas la faire changer), soit par méfiance, par peur que leurs discours finissent par être utilisé contre elles. »
Dans une annexe, les auteurs reconnaissent une part d'arbitraire et de hasard dans le panel retenu, hasard qui à leurs yeux a plutôt « bien fait les choses » dans la mesure où le résultat final restitue assez bien la très grande diversité des profils d'âges, de statuts familiaux, de parcours scolaires, de professions et, disent-ils, de tempéraments existant chez les femmes musulmanes voilées vivant en France.
Et quid de celles qui portent le foulard sous la pression de l'entourage ?
Les auteurs reconnaissent qu'une voix manque dans ce livre. Voix qui pourrait faire l'objet d'un autre recueil : celle de femmes ou adolescentes qui portent le foulard à contrecœur, sous la pression de l'entourage, notamment familial. Ils s'en expliquent là encore dans l'annexe : ils n'ont pas trouvé de femmes dans ce cas qui souhaite témoigner.
Malika Latrèche et Ismahane Chouder disent toutes deux avoir rencontré des jeunes femmes dans cette situation et être intervenues en leur faveur (avec succès). Convaincues que la détresse d'une femme forcée de porter le voile est tout aussi grave que celle d'une femme contrainte de l'enlever, elles s'estiment par ailleurs investies d'un rôle et d'une compétence particuliers : portant elles-mêmes le foulard, elles ont plus de chances d'être écoutées par des familles très pratiquantes, et elles maîtrisent par ailleurs des références religieuses qu'elles peuvent mobiliser en faveur du libre choix des jeunes femmes (comme celui de l'absence de contrainte en islam).
Parmi la quarantaine de femmes qui s'expriment dans le livre, beaucoup évoquent ce problème : leur liberté de porter le foulard doit aller de pair avec la liberté pour d'autres de ne pas le porter. Les seules réserves qu'elles émettent concernent la méthode : à leurs yeux, l'exclusion scolaire ou professionnelle n'apporte aucun secours à une jeune femme qui subit des pressions et qui souhaite se débarrasser d'un foulard imposé. Ainsi, selon Fatima, 20 ans, qui habite Saint-Denis :
« A leur seizième anniversaire, ces filles ne sont plus obligées d'aller en cours, donc on les retire de l'école et on les marie ! “
Un avis partagé par Jihene, 24 ans, d'Ile-et-Vilaine :
‘Si une fille est contrainte par ses parents, il faut justement lui donner le privilège d'aller en cours, d'avoir son bac, de réussir ses études, pour pouvoir devenir indépendante et vraiment l'enlever si elle en a envie.’
‘Une loi sexiste’
Le livre aborde les questions d'exclusion dans l'enseignement secondaire, l'école primaire (où les mères voilées peuvent être exclues de l'accompagnement des sorties ou des fêtes de fin d'année), l'enseignement supérieur, le monde du travail et le monde militant. La loi ne concernait que les collégiennes et lycéennes, mais comme le souligne Ismahane Chouder ‘on a observé que la loi avait souvent fait l'objet d'une extrapolation à d'autres domaines de la vie sociale, autorisant les exclusions les plus injustifiées, et libérant des discours racistes et sexistes.’ (Voir la vidéo)
Cette loi, pourtant soutenue par beaucoup au nom d'une lutte contre l'oppression de la femme, est qualifiée de ‘sexiste’ par les trois coauteurs. Le voile symbole d'oppression ? ‘Un symbole ne vaut que par la valeur que lui donne la personne qui le porte’, répond Ismahane Chouder :
‘Nous ne prônons pas le port du voile, mais nous défendons le droit de le porter. C'est sur le terrain du droit que nous luttons : le droit de ne pas porter le voile doit aller avec le droit de le porter. Les femmes qui portent le foulard font usage d'une liberté de disposer de leur corps comme elles le souhaitent, même si cela dérange certains modèles d'émancipation.’
Les auteurs insistent sur les conséquences de la loi, qui entraine l'exclusion -ou une humiliation profonde pour celles qui acceptent finalement, à contrecœur, de l'enlever :
‘Les effets concrets de cette loi sont d'éloigner les femmes de la connaissance, des diplômes, du travail, de la politique, bref, de tout ce qui rend fort et indépendant.’
‘Le silence est la plus grande persécution’
Le livre cherche à redonner une certaine dignité aux femmes qui témoignent, puisque, comme se plaît à le rappeler Ismahane Chouder, ‘le silence est la plus grande persécution, écrivait Blaise Pascal’. Les récits sont parfois d'une grande violence. Violence de l'humiliation du dévoilement quotidien pour les jeunes lycéennes qui ont finalement accepté de retirer leur foulard en entrant dans leur établissement ; regards hostiles, injures souvent quotidiennes ; violence parfois physique des agressions dont témoignent certaines femmes dans l'espace public, du crachat au coup de poing dans le ventre (d'une femme enceinte), en passant par la simple gifle…
Pierre Tevanian revient sur sa propre réaction face aux témoignages, cet étonnement admiratif qui révèle les préjugés dont lui-même n'était pas exempt. (Voir la vidéo)
Le tableau des discriminations et des violences faites à ces femmes laisse souvent sans voix, autant que la diversité des parcours et des personnalités représentés, et on se voit mal, ensuite, armée de son jean et de ses cheveux aux vents, aller donner des leçons.
► Les filles voilées parlent De Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian (La Fabrique, 330pp., 18€)



























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à alaixih
De Ouallonsnous
21H15 | 27/05/2008 |
Non alaixih, ce n'est pas du délire, mais le simple bon sens, et c'est la loi qui n'est malheureusement pas appliquée.
Le prosélytisme provocateur ? Et oui, ouvrez les yeux quand vous sortez !
Notre démocratie n'est pas foulée aux pieds pour ce qui est de la religion. Quand ses principes et ses loies sont escamotés par des politiques « à la botte », çà s'appelle comment ?
à Ouallonsnous
De Croco
Deal | 08H08 | 28/05/2008 |
Tiens, un stalinien…
Vous êtes sans doute aussi pour l'interdiction de porter un T-Shirt à l'éffigie de Tché, un rose socialiste, une croix de Loraine gaulliste, un T-Shirt arc-en-ciel mode homo…
Bravo, quelle tolérance, quelle laïcité, quelle lucidité.
Vos propos témoignent une fois de plus que beaucoup défendent la laïcité sans savoir ce qu'elle est.
Vos propos passeraient à la limité au comptoire du café du Commerce, mais pas dans un débat sérieux.
De vakenat
21H19 | 27/05/2008 |
Exigeons le port obligatoire de l'étui pénien dans tous les lieux publics, y compris pour les femmes par souci légitime de non discrimination sexuelle.
Tout fout le camp, Marx est mort, Mao est mort, Hitler est mort, les dieux et même dieu sont, est mort, moi même, hélas, je ne me sent pas très bien.
Amen et inc'h Alla vas comme je te pousse comme on dit chez moi…
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 22H27 | 27/05/2008 |
C'est marrant comme elle joue pour d'autres aussi les martyrs, cette femme interrogée… Voile = intégrisme, soumission…
On s'en fout complètement et là n'est pas le problème !
Nous sommes dans un Etat qui se veut Laïque et qui refuse simplement qu'on porte des signes ostentatoires à l'Ecole. Pas de kipa pas de croix, pas de foulards etc…
« Ainsi, selon Fatima, 20 ans, qui habite Saint-Denis :
“A leur seizième anniversaire, ces filles ne sont plus obligées d'aller en cours, donc on les retire de l'école et on les marie ! ”
Et alors, oui là elles vivent l'oppression, l'absolutisme religieux ! ! ! En tant que femmes d'un état laïc elles ont le droit à ne pas être d'accord avec leurs aînés. Idéalement, de porter plainte ou d'être entendue par un juge. Tout n'est en effet pas si simple.
Mais que cette bonne femme vienne nous expliquer sa laïcité m'écœure… Qu'elles laissent les jeunes décider. Bienvenue dans un Etat laïc ! Un Etat où l'on se contre-fout de votre religion musulmane ou non, mais alors totalement ! ! ! On vous dit simplement l'Ecole publique , n'accepte pas d'uniformes ostentatoires…
Faux débat et incapacité dans ce cas à vivre dans un état laïc. Dans la rue qu'elle porte leur voile bien sûr…
Article Bof…
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian ce superbe Tiercé Over-Laïc vous ne dîtes pas qui c'est…
Latrèche a-t-elle un rapport avec Le Latrèche du PMF…
Ce sont trois idéologues et ça vous ne le dites pas…
BERk Berk berk ces donneurs de leçons…
De sinclair
21H39 | 27/05/2008 |
Il n'y a aucune tolérance dans les religions monothéiste quel qu'elles soient, le jour ou les athée et laïques le comprendront un grand pas aura été fait.
De même un pays ou au minimum l'athéisme n'est pas la règle devient intolérant de la même manière que la religion inscrite dans sa constitution. Le culte musulman ni plus ni moins qu'un autre. Voir les dérives du régime Polonais et ici a titre d'exemple a lire et méditer. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080527.OBS5878…
De Oxy-more
acrobate au cirque EN | 21H59 | 27/05/2008 |
je fais partie des gens qui se sentent dérangés par les signes religieux ostentatoires dans les lieux publics, je n'ai pas envie de voir le religieux sortir des lieux de culte, de même certaines tenues genre string apparents en dehors de lieux de distraction m'incommodent ; quand je suis dans un pays différent je me conforme aux usages, je me déchausse dans les mosquées et me couvre dans les synagogues, je respecte dans certains pays musulmans l'interdiction de circuler dans les rues aux abords des mosquées lorsque les rues sont utilisées comme lieu de prière (faut dire que le local que j'ai vu le faire s'est pris une telle dérouillée que ça calme).
Travaillant dans l'éducation nationale, le problème du voile ne se pose pratiquement plus, je refuse de prendre comme accompagnant des parents arborant des signes religieux kippa ou foulard islamique ou autres, le règlement me laisse le libre choix des parents qui accompagnent et j'en fais usage, je ne prends pas non plus les parents élus à la mairie ni ceux élus au conseil d'école, c'est ma façon de rester indépendant et j'y tiens.
à Oxy-more
De Croco
Deal | 08H20 | 28/05/2008 |
Les prémices de la Bête…
1/La rue est un lieu public. Or, les signes religieux et politiques y sont autorisés. Donc vous vous mettez à dos la loi de la République Laïque. Donc inutile de les renvoyer à un quelconque pays dans lequel vous vous rendez et auquel vous vous adapter puisque les musulmans français sont français. Complexe colonialiste. De la part d'un prof, de tels propos sont désolants.
2/ Les Musulmans français sont français. Vous parlez de pays différents puis de mosquée dans laquelle vous vous déchaussez. Il n'y a aucun rapport, la mosquée est un lieu privé, la rue du pays différent est un lieu public. Vous saisisez la différence ? Si vous allez à un bal masqué et que vous n'êtes pas masquée, on peut vous interdire l'entrée.
3/ Pour ce qui est de la circulation, en France, les gens respctent générallement les panneaux « route barrée ». Ce n'est pas faire preuve « d'adaptation compassionnelle », c'est faire prueve de raison. Personne ne se glorifie de passer outre les panneaux « route barrée ». C'est une question de bon sens.
à Oxy-more
De lautzig
13H32 | 28/05/2008 |
« je n'ai pas envie de voir le religieux sortir des lieux de culte, “
Jusqu'à nouvel ordre il n'y a jamais été enfermé que je sache. Voulez vous le forcer à y entrer ?
De sitoihien
22H36 | 27/05/2008 |
Dans un pays qui a pour devise Liberté Egalité Fraternité les musulmanes n'auraient pas la liberté de choisir si elle veulent ou non porter le voile ? ? ? ? ? ? ? ?
Quand les musulmanes voilées feront de la politique et seront conseillères municipales, maires ou députées on aura fait un grand pas pour réhabiliter la politique et pour un nouveau projet de société pour ce siècle.
à sitoihien
De alaixih
23H13 | 27/05/2008 |
Elles ont ce droit mais pas à l'école.
Par ailleurs pour les elections les hommes musulmans ont déjà du mal à se faire élire alors une femme voilée….
à alaixih
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 14H56 | 28/05/2008 |
Introduisez l'uniforme dans les écoles, ça aura pour le moins l'avantage de défendre votre plus grande valeur : l'égalité. Le problème du voile ne se posera plus et d'autres disparaîtront par la même occasion !
à sitoihien
De mechante langue
03H57 | 28/05/2008 |
« Quand les musulmanes voilées feront de la politique et seront conseillères municipales, maires ou députées on aura fait un grand pas pour réhabiliter la politique et pour un nouveau projet de société pour ce siècle. »
..un projet islamiste ?
à sitoihien
De monde fou
internaute | 12H43 | 28/05/2008 |
Le projet de la charia ?
Quel progrès ! Allez dans les pays où ele est appliquée.Subissez là et revenez nous dire comme c'est évolué.
De talib_kweli
enseignant | 22H57 | 27/05/2008 |
Le titre était de mauvais augure. L'article est navrant.
Les trois auteurs du livre nous expliquent que les femmes qui portent le voile sont parfois mal vues, victimes d'actes ou de réflexions sexistes, etc. On est donc priés de cesser de réfléchir pour sortir nos mouchoirs.
Deux points essentiels sont occultés :
1/ le sens que ces femmes mettent derrière ce voile symbolique. Simple appartenance religieuse, ou signal pour une fille « qui se respecte », qui préserve sa virginité, etc ? Les raisons sont parfois inavouables !
2/ la pression des pairs. On cite souvent le cas de la pauvre jeune fille obligée de porter le voile par son père. C'est beaucoup plus la pression des pairs et de la société en général qui est à craindre dans le cas d'un symbole aussi voyant. Dans certains pays musulmans, on met le voile par commodité pour sortir dans la rue. Il est aussi plus simple de jeuner le mois de ramadan que le contraire.
Les discours bien-pensants sont loin de rendre compte des tensions qui s'exercent déjà dans nos quartiers et nos écoles. Il est temps d'aborder les vraies questions.
De Picharotte
23H22 | 27/05/2008 |
Titre trompeur et débat faussé.
Titre trompeur car le problème n'est dit d'en « parler bien », ni de savoir « qui en parle le mieux ».
« les vols , ce sont les voleurs qui en parlent le mieux » Ce titre annonce-t-il un article de fond sur le vol, ses causes, ses conséquences, etc ? Bien sûr que non.
Dés lors, comme on sait si bien le faire, nous autres français, on va gloser sur des idées sans contenu, de vagues expériences personnelles qui ne font pas une analyse.
Tout ça ne fait qu'un livre de plus sans intérêt et un article de plus sans queue ni tête.
Il y a tant de vrais problèmes à aborder et discuter…
à Picharotte
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 10H45 | 28/05/2008 |
bjour,
je regrette, c'est un problème que de voir qu'il y a un débat sur le respect et les libertés des femmes.(la moitié de l'humanité)
Il y a toujours eu des femmes qui portaient des trucs sur la tête pour telle ou telle raison, mais là c'est pour cacher ce qu'elles sont ! ! ! cacher qu'elles existent et qu'elles ont un sexe que certains bénissent le ciel tous les matins de ne pas avoir ! ! ! by
De kebra
Bisounours killa | 23H45 | 27/05/2008 |
Toutes les églises intégristes pratiquent le racket du fidèle en prélevant la dîme, 10% des revenus pour alimenter les deniers du culte. J'ai lu des évaluations de 500 à 1000 cas d'exclusion, allons même à 10.000, ce n'est pas un enjeu financier insurmontable. Les fondamentalistes ont donc largement les moyens de financer des écoles sous contrat pour permettre à leurs jeunes fidèles de suivre une scolarité normale dans une pratique orthodoxe de la religion. Nicoléon n'a pas besoin de changer la loi pour cela.
Les fonctionnaires n'ont pas à porter de signes ostentatoires politiques ou religieux dans le cadre de leur travail, hors délégués ou aumôniers. Dans les collectivités financées par les impôts, idem que pour les écoles et les administrations. Par contre, on peut discuter d'un financement proportionnel des initiatives privées visant à favoriser la vie quotidienne des religieux. Et rien ne doit être fait contre les initiatives privées qui respectent les lois de la République, notamment en matière de transparence du financement.
Dans la rue et les lieux privés, je n'aime pas l'ostentatoire religieux mais chacun fait ce qui lui plaît même le fafnaz, l'exibitionniste (dans la limite de la loi) ou la fashionata… La discrimination n'a pas attendu le voile pour exister, le voile la renforce, c'est un risque librement consenti par les voilées dans une société laïque d'origine chrétienne. La discrimination religieuse et sexuelle est bien plus forte et périlleuse dans l'immense majorité des pays du monde. Le voile entre dans une stratégie de victimisation, pas d'intégration sociale.
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 00H09 | 28/05/2008 |
Effrayant le nombre de réactions, certes prévisible, face à cet article polémique.
Merci d'avoir osé balancer un pavé dans la mare, qu'elles soient opprimées ou non, ces femmes ont droit à la parole !
Puisque certains n'hésitent pas à comparer la commission Islam et laïcité avec Dieudonné, rappelons que celle-ci travaille avec l'UNESCO (j'entends déjà les cris d'horreurs ! ) et qu'elle a fait un colloque sur le féminisme musulman (http://www.islamlaicite.org/IMG/pdf/feminisme_musulman.pdf).
Très marrant les féministes qui prétendent que l'émancipation de la femme ferait partie, par essence, de l'identité européenne, montrant ainsi leur ignorance des luttes féministes dans les divers pays du dit « Tiers-monde » et jouant le jeu d'un Occidentalisme bien triste.
Certaines paysannes françaises portent encore le voile…
Frileuse et refermée sur elle-même, la France ne veut rien savoir des études post-coloniales, du féminisme post-colonial, du Black feminism (dont une anthologie vient d'être traduite sous la direction d'Elsa Dorlin), etc., et se révèle incapable de penser la mondialisation.
On comprend, dans ces conditions, comment on a pu en arriver à créer un Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.
L'universalisme n'est pas la négation des différences, mais les hussards de la République, qui n'ont pas fait grand chose face à l'intégrisme de la Fraternité Saint-Pie, réclament toujours l'assimilation à marche forcée.
SOS Racisme c'est fini les enfants ! Il y a une voie moyenne entre l'assimilation et le communautarisme, mais il faut d'abord commencer par calmer le débat.
En commençant par respecter les choix personnels de chacun : l'objectif de l'anti-cléricalisme, à l'origine, c'était de permettre à chacun de vivre librement, pas d'imposer sa foi, fût-elle celle d'un athée ou d'un positiviste.
Allez, un extrait de l'anar Elisée Reclus à méditer, en ligne et à l'oeil :
« A l'intransigeance catholique, nous opposons égale intransigeance, mais en hommes et en hommes nourris de la science contemporaine, non en thaumaturges et en bourreaux.
Nous repoussons absolument la doctrine catholique, de même que celle de toutes les religions connexes, amies ou ennemies ; nous combattons leurs institutions et leurs oeuvres ; nous travaillons à détruire les effets de tous leurs actes.
Mais cela sans haine de leurs personnes, car nous n'ignorons point que tous les hommes sont déterminés par le milieu dans lequel leurs mères les ont bercés et la société les a nourris ; nous savons qu'une autre éducation, des circonstances moins favorables auraient pu nous abêtir aussi, et ce que nous cherchons par dessus tout, c'est précisément de faire naître pour eux, - s'il en est encore temps - et pour toutes les générations à venir, des conditions nouvelles qui guériront enfin les hommes de la “ folie de la croix ‘ et autres hallucinations religieuses. ’
Suite : http://raforum.info/reclus/spip.php ? article19
à Network 23
De mechante langue
03H56 | 28/05/2008 |
« Certaines paysannes françaises portent encore le voile… »
Wouarf ! Trop drole !
« Puisque certains n'hésitent pas à comparer la commission Islam et laïcité avec Dieudonné, rappelons que celle-ci travaille avec l'UNESCO (j'entends déjà les cris d'horreurs ! ) et qu'elle a fait un colloque sur le féminisme musulman “
Et elle est bien connue pour ses idées islamistes .
‘Très marrant les féministes qui prétendent que l'émancipation de la femme ferait partie, par essence, de l'identité européenne, montrant ainsi leur ignorance des luttes féministes dans les divers pays du dit Tiers-monde’ et jouant le jeu d'un Occidentalisme bien triste. ‘
Quels pays ?
L'universalisme n'est pas la négation des différences, mais les hussards de la République, qui n'ont pas fait grand chose face à l'intégrisme de la Fraternité Saint-Pie,’
Il fallait faire quoi ?
à Network 23
De Nicolaï Vsévolodovitch
custodiat | 06H10 | 28/05/2008 |
L'athée n'a pas de foi ni de croyances à imposer. Il se contente de réfuter et refuser tout ce qui est ajouté sans nécessité à l'existence par les religieux de tout poil : « sens » de la vie par un rapport au divin et à la transcendance, rituels superstitieux, obligations futiles (vestimentaires, alimentaires…).
La religion n'est pas un choix personnel : c'est un choix social et politique, qui est accompagné d'un sentiment d'appartenance. Seul quelqu'un qui élaborerait dans son coin et sans en parler à personne un rapport spécifique à une quelconque divinité pourrait être dit faire un choix personnel.
Il est étrange de citer Elisée Reclus, qui parle de « guérir » les gens de leur éducation religieuse, pour illustrer l'idée que les athées ne doivent pas imposer leurs convictions.
Guérir les gens de leurs excès (folie de la croix…) est nécessaire. C'est un acte d'humanité. Leur imposer un régime qui leur garantisse la santé est plus difficile à justifier et à mettre en place.
De Maxfrerot
00H18 | 28/05/2008 |
Mais pourquoi personne ne parle de toutes ces filles qui mettent le voile pour ne pas se faire emmerder par tous les mecs qui les traitent de pute ou qui leur colle des mains au cul quand elles sont dévoilées ? C'est là que la religion est abjecte, à travers l'image quelle donne de la femme.
L'Islam et toutes les autres religions créent des frustrés, des obsédés et même des monstres ( comme Fourniret ).
Laïcs, n'oublions pas de combattre nos ennemis, les ennemis de la liberté : les religieux, prosélytes, ostentatoires et évangélisateurs.
à Maxfrerot
De Croco
Deal | 08H24 | 28/05/2008 |
Fourniret était religieu ? Il y a de fortes chances que, comme tous les criminles en série ayant fait parler d'eux en france ces dix dernières années, il ait été laïque ou agnostique.
Un preuve que la laïcité crée des frustrés ?
à Maxfrerot
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 11H06 | 28/05/2008 |
bjour,
si,si, nous en avons parlé du voile pour avoir la paix dans son quartier. Et même de toutes les jeunes filles de toutes origines qui aujourd'hui n'osent pas mettre des jupes de peur de se faire insulter. c'est toujours le même débat. oui, les religions mal comprises peuvent amener à des aspects abjects, oui, je vous suis cela engendre des fourniret et bien d'autres (qui nous gouvernent parfois). Mais vous avez remarqué comme certains s'obstinent à dire que c'est le choix des femmes de passer leur vie à se protéger du vilain mâle.
quelles arrières pensées ont-ils ? Sont-ils même conscient-tes de leur inhibitions ? by
à Maxfrerot
De Martin D
12H55 | 28/05/2008 |
le jour de la distribution des cerveaux vous étiez absent ? ? ?
je vois bcp plus de gens qui sont frustrés parce qu'ils ne resemblent pas aux mannequins que des gens frustrés de leurs foi…
à Martin D
De Maxfrerot
15H29 | 28/05/2008 |
Je parle des mecs naturellement. Petit cerveau, va.
à Maxfrerot
De lautzig
13H41 | 28/05/2008 |
« Laïcs, n'oublions pas de combattre nos ennemis, les ennemis de la liberté : les religieux, prosélytes, ostentatoires et évangélisateurs »
Bon, il semble qu'il faille le répéter, les coyants non membre du clergé sont des laïcs.
VOus confondez avec les athés, voir peut être aussi les agnostiques.
Pour le reste, vous proposez un Fatwa ou une croisage contre cos enemis ?
De jawad
chercheur | 06H14 | 28/05/2008 |
Avant de parler pour ne rien dire il convient de connaitre pourquoi cette mesure a été adoptée par mahomed. Al Sira (l'histoire du prophète par ses compagnons) est trés clair à ce sujet : c'est à la suite de plaintes de ses épouses de mahomet qui étaient iportunées par des hommes qui les abordaient lorsqu'elles sortaient faire leurs besoins que la décision a été prise. Au lieu de dénoncer les faits et mettre en garde les importuns, il préfèrre demander aux victimes de se dissimuler derrière leurs voiles.
Il ne s'agit que d'une recommandation et non d'une obligation, cette mesure n'étant assortie d'aucune peine. Elle s'adresse aux femmes du prophète et aux femmes des croyants.
Une réflexion d'Aîcha, l'épouse préférrée, les femmes n'étaient pas voilées car elle dit « avant que le port du voile nous ait été demandé par le prophète…
L'entêtement des femmes à imposer une mesure qui n'était justifiée par les circonstances au VII° siècle, montre l'évolution de l'islam dont la pratique consistait autrefois à observer les 5 piliers obligatoires qui ne posaient aucun problème pour concilier cette religions avec nos principes démocratiques respectueux des droits de l'Homme. En effet si cette mesurette est considérée comme fondamentale pour certaines femmes que dire des autres mesures qui eux sont considérés comme des commandements. C'est ainsi que le “Djihad” occupe une place trés importante dans le coran, à tel point que certains le considérent comme étant le 6° pilier de l'islam et il ne s'agit pas la d'“effort sur soi-même”, cette théorie, n'ayant été développée que bien plus tard sous l'influence d'autres mouvements de penser mais bien de de guerre violente.
C'est peut aprés son installation à Médine que mahomet à décidé de pratiquer la razzia à l'encontre des caravanes de la Mecque, pour permettre à la communauté des musulmans de ne plus être à la charge des Médinois qui devaient subvenir à leurs besoin.
Mahomet se transforme en chef de guerre et se renseigne sur le parcours des riches caravanes de la Mecque.
C'est après un incident causé par les hommes qu'avait envoyé le “prophète‘pour attaquer les caravanes. Ces derniers se déguisent en pélerins pour mieux tromper leurs adversaires et ramènent le butin à mahomet. Mais l'incident a suscité une telle indignation dans tout le pays et même parmi certains compagnons que le prophètereproche à ses hommes ce qu'il avait demandé, ceux-ci n'ayant fait qu'obéir aux aux autres. Alors, intervient alors une nouvelle révélation qui légitime l'intervention tout en reconnaissant la gravité des faits. En résumé, il est considéré que l'idolatrie est bien plus grave encore et qu'on peut s'en prendre aux idolatres, en tout lieu, en tout temps et par n'immporte qu'elle moyen. C'est la notion de Razzia au nom de Dieu et de son prophète’ qui va permettre l'essor de cette ‘religion’.
S'il on accepte l'idée que le port du voile estobligatoire, et si on est logique, le ‘Djihad’ est encore plus justifié et il faut admettre le principe de la guerre sainte à tous ceux quin'adhérent à cette'idéologie
De martinjo
SARKOPHOBE | 07H23 | 28/05/2008 |
Alors qu'il faudrait tout faire pour gommer nos différences, l'obscurantisme religieux s'affirme plus que jamais de retour. De quel besoin peut-il s'agir d'exiber des signes religieux ? Se séparer les uns des autres, ne pas se reconnaître de la même communauté humaine au nom d'un dieu qui ne serait pas le nôtre, le mien, le tien, le sien ?
J'en ai marre, moi qui n'ai pas de religion, de l'inquisition religieuse. Dois-je m'éloigner des autres, dois-je mettre un signe distintif qui me distinguerait des croyants ?
Les religions, toutes les religions, ne peuvent-elles pas laisser les hommes et femmes, croyants et non-croyants,tenter de batir la paix universelle sans que nous ne soyons amener à exiber ces signes d'un autre temps, celui de la domination des religieux sur les peuples ? Toutes les religions, tous les religieux ont un point commun, celui de vouloir dominer l'humanité.
Libre à chacun de choisir l'église qui le maintiendra dans l'esclavage, dans l'affirmation de sa différence d'avec l'autre, mais je ne pourrais jamais voir un signe de paix et d'invitation à partager l'amour universel dans une croix, un foulard qui sera toujours là pour m'affirmer qu'au dessus de vos dieux il y a les églises et leur volonté de pouvoir.
A bas la calotte, toutes les calottes !
A bas l'obscurantisme religieux ! ! !
De cooper59
pour la decroissance ! | 07H37 | 28/05/2008 |
Max frerot a raison , dans les quartiers les filles mettent le voile pour ne pas se faire traiter de pute , tous ces petits fachos passent leurs temps a regler la vie des plus faibles (pas des costauds) et surtout des gamines , les parents sont depassés depuis longtemps , on en parle meme pas . Là c'est la religion de la 8.6 , du teuch et des casses burnes ; voilà pour le « voile revival » dans les quartiers ! Sinon on voit apparaitre aussi le look « fantome ou Belphegor » , là c'est le voile de la tete au pied , j'espere que la dame est consentante parce que 20 metres carrés de tissus c'est plus difficile a porter qu'un costard Armani ! On attends avec impatience la Maxi Kippa (qui descendra jusqu'aux hanches ), le Big Cruxifix ( 25kg en bois massif du Mont des oliviers) et le moulin a prieres « special Dalai Lama » en fonte (fabriqué chez Alsthom) ! Il faut en mettre plein la vue et si ça suffit pas , un bon Djihad et une bonne Croisade a l'ancienne , histoire de detruire le monde que Dieu reconstruira en 6 jours (le dimanche est ferié cause PMU)
De Têtuniçois
07H33 | 28/05/2008 |
Laïcité et symbolisme
à propos du port du voile à l'Ecole
(janus - 01/03/05)
Les musulmans demandent qu'on respecte leurs symboles et leur pudeur, mais cela doit être réciproque.
pudeur ? Oui, effectivement, c'est autant impudique de montrer son string que de montrer de façon ostentatoire sa religion, la religion c'est quelque chose de privé. Ça c'est un côté secondaire du problème.
Maintenant passons au coeur du problème, la laïcité et le symbolisme.
La laïcité et notamment à l'école est faite pour que les élèves puissent devenir des citoyens, qu'ils puissent se définir indépendamment du carcan familial au niveau social et religieux.
Les musulmanes en s'affichant comme suiveuses de dogmes religieux, vont à l'encontre de ce principe, en plus qu'elles « imposent » leur croyance aux autres même s'ils n'ont pas envie de savoir leur religion, et de plus un professeur n'a pas à connaître la religion de ses élèves car il doit les traiter de la même façon.
Le fait que des musulmans veuillent imposer le voile à des filles même à l'école est contraire aux principes de laïcité et même des droits de l'homme. Et les filles qui portent le voile même de façon volontaire participent à ce prosélytisme en servant de modèle à ces musulmans intégristes, et donc participent au prosélytisme même à leur insu. Dans l'école il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises musulmanes, il ne doit y avoir que des élèves égales en droit et en valeur.
Enfin l'aspect symbolique, que tu le veuilles ou pas, le voile est symbole de sexisme, d'oppression des femmes par les cultures patriarcales, et peut donc « choquer » (je souligne les guillemets) les gens. S'il y a des choses qui peuvent te choquer en tant que musulmane il faut comprendre que la réciproque puisse être vraie.
Et de plus le voile, au vu des témoignages et affaires médiatisées, participe à tout un fond de pression musulmane sur le milieu scolaire pour imposer leurs dogmes, quitte à perturber les cours ou poursuivre un prof pas trop politiquement correct, leurs rites même parfois à ceux qui ne sont pas croyants, bénéficier de droits différents des autres élèves, en totale violation avec les principes de la laïcité et de l'éducation. Interdire l'entrée du voile c'est commencer à interdire ces pratiques inadmissibles.
Dans un monde idéal, la population musulmane serait équitablement répartie dans tous les établissements scolaires, et donc les filles avec le voile seraient très largement minoritaire dans ces établissements et donc pourraient presque passer inaperçues.
Dans un monde parfait, les musulman(e)s ne feraient pas de prosélytisme dans les établissements scolaires.
Dans un monde parfait, les femmes ne se seraient pas vues imposer un voile par toutes les cultures patriarcales du pourtour de la Méditerranée.
Dans un monde parfait, il n'y aurait pas besoin de loi pour permettre aux gens de vivre ensemble.
….
Mais on n'est pas dans un monde parfait.