Elles portent le voile et revendiquent le droit de faire ce choix sans être exclues d'une société prétendument laïque. Témoignages.
Quatre ans après la loi interdisant le port du voile à l'école, la polémique semble appartenir au passé. Mais tous les problèmes débattus au moment de son adoption sont loin d'avoir disparu.
Sur cette question du foulard, beaucoup se sont exprimés : spécialistes de la laïcité, exégètes du Coran, défenseurs du droit à l'éducation, sociologues, hommes et femmes politiques. Mais qu'en disent les jeunes filles ou les femmes qui le portent ? Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian ont eu l'idée de recueillir leurs témoignages dans un livre, « Les filles voilées parlent ». Façon de leur donner le statut de sujets et non d'objets. Elles y racontent notamment leur exclusion de l'école, mais aussi la discrimination au travail, à l'université, dans le monde militant… Les trois auteurs (deux femmes musulmanes portant le foulard et un homme non-musulman), sont venus expliquer leur démarche dans les locaux de Rue89. (Voir la vidéo)
« On parlait de nous, sans nous. »
Les trois co-auteurs se sont retrouvés notamment au sein du collectif « Une école pour tou-te-s », qui s'opposait à l'exclusion des élèves voilées, rendue obligatoire par la loi du 15 mars 2004.
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Ils sont allés rencontrer des filles exclues de l'école, mais aussi d'autres qui avaient accepté à contre-cœur de se dévoiler pour ne pas se déscolariser, afin, disent-ils de réaliser un « contre-bilan de la loi ». Mais l'ouvrage donne aussi la parole à des femmes plus âgées (de 20 à 40 ans), mères de famille impliquées tant bien que mal dans la vie de l'école de leurs enfants, travailleuses -et qui en ont parfois assez qu'on les dissèque et qu'on les stigmatise. Explication de Malika Latrèche :
« On parlait de nous, sans nous. On nous présentait soit comme des femmes soumises qui n'avaient rien à dire, soit comme de dangereuses terroristes à chasser. »
Laisser parler est donc le principe de l'ouvrage ; mais comment s'est fait le choix des femmes qui témoignent ? Pierre Tevanian raconte :
« La question de la représentativité se pose effectivement. Nous avons rencontré les femmes par des connaissances, par les réseaux associatifs, par le bouche-à-oreille, ou encore par des associations de soutien scolaire pour les lycéennes exclues de l'école. D'une certaine manière, la sélection s'est faite en dehors de nous. Certaines refusaient de parler. »
Malika Latrèche précise :
« Il faut savoir que pour une fille qui témoigne dans le livre, dix ont refusé -soit pas peur des représailles, et cela a été mon cas dans un premier temps, soit par fatalisme (la loi a été votée, nous n'allons pas la faire changer), soit par méfiance, par peur que leurs discours finissent par être utilisé contre elles. »
Dans une annexe, les auteurs reconnaissent une part d'arbitraire et de hasard dans le panel retenu, hasard qui à leurs yeux a plutôt « bien fait les choses » dans la mesure où le résultat final restitue assez bien la très grande diversité des profils d'âges, de statuts familiaux, de parcours scolaires, de professions et, disent-ils, de tempéraments existant chez les femmes musulmanes voilées vivant en France.
Et quid de celles qui portent le foulard sous la pression de l'entourage ?
Les auteurs reconnaissent qu'une voix manque dans ce livre. Voix qui pourrait faire l'objet d'un autre recueil : celle de femmes ou adolescentes qui portent le foulard à contrecœur, sous la pression de l'entourage, notamment familial. Ils s'en expliquent là encore dans l'annexe : ils n'ont pas trouvé de femmes dans ce cas qui souhaite témoigner.
Malika Latrèche et Ismahane Chouder disent toutes deux avoir rencontré des jeunes femmes dans cette situation et être intervenues en leur faveur (avec succès). Convaincues que la détresse d'une femme forcée de porter le voile est tout aussi grave que celle d'une femme contrainte de l'enlever, elles s'estiment par ailleurs investies d'un rôle et d'une compétence particuliers : portant elles-mêmes le foulard, elles ont plus de chances d'être écoutées par des familles très pratiquantes, et elles maîtrisent par ailleurs des références religieuses qu'elles peuvent mobiliser en faveur du libre choix des jeunes femmes (comme celui de l'absence de contrainte en islam).
Parmi la quarantaine de femmes qui s'expriment dans le livre, beaucoup évoquent ce problème : leur liberté de porter le foulard doit aller de pair avec la liberté pour d'autres de ne pas le porter. Les seules réserves qu'elles émettent concernent la méthode : à leurs yeux, l'exclusion scolaire ou professionnelle n'apporte aucun secours à une jeune femme qui subit des pressions et qui souhaite se débarrasser d'un foulard imposé. Ainsi, selon Fatima, 20 ans, qui habite Saint-Denis :
« A leur seizième anniversaire, ces filles ne sont plus obligées d'aller en cours, donc on les retire de l'école et on les marie ! “
Un avis partagé par Jihene, 24 ans, d'Ile-et-Vilaine :
‘Si une fille est contrainte par ses parents, il faut justement lui donner le privilège d'aller en cours, d'avoir son bac, de réussir ses études, pour pouvoir devenir indépendante et vraiment l'enlever si elle en a envie.’
‘Une loi sexiste’
Le livre aborde les questions d'exclusion dans l'enseignement secondaire, l'école primaire (où les mères voilées peuvent être exclues de l'accompagnement des sorties ou des fêtes de fin d'année), l'enseignement supérieur, le monde du travail et le monde militant. La loi ne concernait que les collégiennes et lycéennes, mais comme le souligne Ismahane Chouder ‘on a observé que la loi avait souvent fait l'objet d'une extrapolation à d'autres domaines de la vie sociale, autorisant les exclusions les plus injustifiées, et libérant des discours racistes et sexistes.’ (Voir la vidéo)
Cette loi, pourtant soutenue par beaucoup au nom d'une lutte contre l'oppression de la femme, est qualifiée de ‘sexiste’ par les trois coauteurs. Le voile symbole d'oppression ? ‘Un symbole ne vaut que par la valeur que lui donne la personne qui le porte’, répond Ismahane Chouder :
‘Nous ne prônons pas le port du voile, mais nous défendons le droit de le porter. C'est sur le terrain du droit que nous luttons : le droit de ne pas porter le voile doit aller avec le droit de le porter. Les femmes qui portent le foulard font usage d'une liberté de disposer de leur corps comme elles le souhaitent, même si cela dérange certains modèles d'émancipation.’
Les auteurs insistent sur les conséquences de la loi, qui entraine l'exclusion -ou une humiliation profonde pour celles qui acceptent finalement, à contrecœur, de l'enlever :
‘Les effets concrets de cette loi sont d'éloigner les femmes de la connaissance, des diplômes, du travail, de la politique, bref, de tout ce qui rend fort et indépendant.’
‘Le silence est la plus grande persécution’
Le livre cherche à redonner une certaine dignité aux femmes qui témoignent, puisque, comme se plaît à le rappeler Ismahane Chouder, ‘le silence est la plus grande persécution, écrivait Blaise Pascal’. Les récits sont parfois d'une grande violence. Violence de l'humiliation du dévoilement quotidien pour les jeunes lycéennes qui ont finalement accepté de retirer leur foulard en entrant dans leur établissement ; regards hostiles, injures souvent quotidiennes ; violence parfois physique des agressions dont témoignent certaines femmes dans l'espace public, du crachat au coup de poing dans le ventre (d'une femme enceinte), en passant par la simple gifle…
Pierre Tevanian revient sur sa propre réaction face aux témoignages, cet étonnement admiratif qui révèle les préjugés dont lui-même n'était pas exempt. (Voir la vidéo)
Le tableau des discriminations et des violences faites à ces femmes laisse souvent sans voix, autant que la diversité des parcours et des personnalités représentés, et on se voit mal, ensuite, armée de son jean et de ses cheveux aux vents, aller donner des leçons.
► Les filles voilées parlent De Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian (La Fabrique, 330pp., 18€)



















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à Dominique THOMAS
De ritasha
' | 19H01 | 27/05/2008 |
oui, et ce n'est pas seulement 100 ans en arrière qu'on veut nous ramener.
C'est même 2000 ans ! Enfin plus que çà pour la naissance du monothéïsme (on se débarrasse du panthéon où coexistent dieux et déesses) et peut-être 1500 ans ( ? corrigez mes approximations) pour le dernier arrivé des monothéïsmes.
Le voile est un vêtement ancien de quelques millénaires, les religions sont d'un autre temps, certainement pas du XXIe siècle, elles sont nées de la peur…
à Dominique THOMAS
De Amazone
10H41 | 28/05/2008 |
Entièrement d'accord avec vous, sauf en ce qui concerne cette phrase : « je suis prête à payer pour que l'on vous ouvre ces écoles ».
Là je tique. Il est hors de question pour moi que l'état finance des écoles coraniques ou je ne sais quoi, sinon on ne respecte plus le cadre strict de la laïcité.
De daryo
17H10 | 27/05/2008 |
Pourquoi porter le voile ou adhérer encore à une religion de nos jours ?
Quand on a désormais des éléments scientifiques qui prouvent que dieu est en fait un kangourou géant établi sur neptune, dont les pouvoirs sont colossaux, (capable de changer le coca en pepsi) et qui a bien rigolé en voyant les 10 commandements déjà parce qu'il ne se souvenait même pas les avoir dicté un jour, mais également parce que la réalisation de Cecil B(illet) de Mille était trop grandiloquente à son goût.
Concernant le voile il ne vous aura pas échappé que c'est un moyen commode de se protéger de l'insolation.
Alors pourquoi tant d'histoires ?
De Sylvain.Reboul
Professeur honoraire de philosophie | 17H24 | 27/05/2008 |
Ce livre que je n'ai pas (encore) lu me paraît indispensable pour évaluer les effets réels de la loi, sur le voile et la manière dont l'argumentation a été conduite en sa faveur au nom de la liberté des femmes.
À ce propos plusieurs éléments factuels paradoxaux me semblent devoir être soulignés :
1)Le fait qu'un symbole vestimentaire soit systématiquement réduit à une seule interprétation négatrice des libertés, alors même qu'il peut être revendiqué au
nom de la liberté de se présenter aux autres dans des vêtements qui manifestent une toute autre interprétation possible au yeux de celles qui le portent, dès lors qu'elles en font un signe de liberté d'opinion religieuse, laquelle est, je le rappelle, garantie par la constitution. Or nous savons qu'un symbole, au contraire d'une concept objet d'un discours cohérent, est toujours polysémique, voire ambivalent, à savoir reste à la disposition de ceux qui l'utilisent et qui se préserve le droit d'en faire un usage contraire à celui qu'on lui prête de l'extérieur.
2)Le fait que le droit à ne pas porter ce symbole soit transformé en devoir sous menace de sanction sociale, de droit et/ou de fait, de le porter, interdisant donc une liberté au nom d'un droit à forcer les femmes et jeunes filles qui désirent le porter à être libres malgré elles…
3) Le fait que les jeunes filles soient, au nom de la liberté, exclues de la liberté de dire ce qu'elles pensent, à tort ou à raison, être : des musulmanes pieuses.
4) le fait que l'avis de celles nombreuses qui le portent volontairement, y compris contre leurs familles ou proches, n'ait pas été admis comme légitime, au sens comme l'expression du droit d'expression, au même titre que le droit à refuser de la porter.
5) le fait que les élèves filles qui portent le voile soient exclues du lieu privilégié d'éducation à la laïcité, au savoir et à la citoyenneté que sont les écoles de la république et qui sont les lieux d'apprentissage de la liberté critique.
6) le fait que les garçons et hommes dont on estime qu'ils font peser sur les filles et femmes une pression intolérable sont du même coup exonérés de toute conséquences juridiques quant à leur attitude. À camoufler par l'interdiction du port du voile le problème que l'on croit résoudre ne peut être qu'un blanc-sein à une oppression éventuelle plus occulte encore au sein même des familles et des quartiers.
7) le fait que l'on autorise, dans les cantines scolaires, de ne pas servir du porc aux élèves musulmans, (et de la viande aux élèves cathos le vendredi), mais que l'on interdise le port du voile est, sur le plan des libertés personnelles, incompréhensible.
Cette loi est donc en fait, dès lors qu'elle ne concerne qu'un symbole vestimentaire au demeurant décent, ce qui n'a rien à voir avec le respect d'un programme scolaire ou avec une nécessité pédagogique (ce qui n'est pas le cas du voile intégral qui cache le visage), discriminante. Elle est du reste la seule de cette espèce dans les pays de l'UE.
Une telle loi est et reste particulière et discriminante ; elle donne de la liberté de penser et d'opinion religieuse une image contradictoire et hypocrite, car peu compatible avec l'exigence démocratique de tolérance ; elle est particulièrement contre-performante pour qui veut défendre les libertés fondamentales contre les intégristes de tous poils. Que cet ouvrage nous le fasse savoir est donc une excellente chose
à Sylvain.Reboul
De mechante langue
04H02 | 28/05/2008 |
« Une telle loi est et reste particulière et discriminante ; elle donne de la liberté de penser et d'opinion religieuse une image contradictoire et hypocrite, car peu compatible avec l'exigence démocratique de tolérance ; elle est particulièrement contre-performante pour qui veut défendre les libertés fondamentales contre les intégristes de tous poils. Que cet ouvrage nous le fasse savoir est donc une excellente chose »
Ben voyons !
et ça se dit de gauche !
à mechante langue
De Sylvain.Reboul
Professeur honoraire de philosophie | 13H29 | 28/05/2008 |
Vous considérez donc que la seule répétition d'un passage de mon commentaire assorti d'un jugement négatif fallacieux et purement politicien (comme si la gauche était étrangère au débat soulevé par l'article) est suffisant. Moi pas.
Merci néanmoins de m'avoir montré que mes arguments sont suffisamment robustes pour vous empêcher d'y répondre sur le fond.
à mechante langue
De Sylvain.Reboul
Professeur honoraire de philosophie | 10H59 | 30/05/2008 |
Puisque, par un tour de passe-passe que je ne voudrais pas croire être un acte de censure, mon commentaire n'est plus lisible sur le fil, je m'autorise de mon droit à la liberté d'expression pour le recopier, d'autant plus qu'il n'a suscité qu'une seule réaction indigne d'un réel débat démocratique.
Qu'un texte soit replié est une chose, qu'il soit effacé en est une autre. Sauf insultes racistes, diffamations ou appels au meurtre qui tombent sous le coup de la loi, rien ne peut justifier, encore moins dans un journal qui se veut de gauche, une telle atteinte à un droit démocratique fondamental.
« Ce livre que je n'ai pas (encore) lu me paraît indispensable pour évaluer les effets réels de la loi, sur le voile et la manière dont l'argumentation a été conduite en sa faveur au nom de la liberté des femmes.
À ce propos plusieurs éléments factuels paradoxaux me semblent devoir être soulignés :
1)Le fait qu'un symbole vestimentaire soit systématiquement réduit à une seule interprétation négatrice des libertés, alors même qu'il peut être revendiqué au
nom de la liberté de se présenter aux autres dans des vêtements qui manifestent une toute autre interprétation possible au yeux de celles qui le portent, dès lors qu'elles en font un signe de liberté d'opinion religieuse, laquelle est, je le rappelle, garantie par la constitution. Or nous savons qu'un symbole, au contraire d'une concept objet d'un discours cohérent, est toujours polysémique, voire ambivalent, à savoir reste à la disposition de ceux qui l'utilisent et qui se préserve le droit d'en faire un usage contraire à celui qu'on lui prête de l'extérieur.
2)Le fait que le droit à ne pas porter ce symbole soit transformé en devoir sous menace de sanction sociale, de droit et/ou de fait, de le porter, interdisant donc une liberté au nom d'un droit à forcer les femmes et jeunes filles qui désirent le porter à être libres malgré elles…
3) Le fait que les jeunes filles soient, au nom de la liberté, exclues de la liberté de dire ce qu'elles pensent, à tort ou à raison, être : des musulmanes pieuses.
4) le fait que l'avis de celles nombreuses qui le portent volontairement, y compris contre leurs familles ou proches, n'ait pas été admis comme légitime, au sens comme l'expression du droit d'expression, au même titre que le droit à refuser de la porter.
5) le fait que les élèves filles qui portent le voile soient exclues du lieu privilégié d'éducation à la laïcité, au savoir et à la citoyenneté que sont les écoles de la république et qui sont les lieux d'apprentissage de la liberté critique.
6) le fait que les garçons et hommes dont on estime qu'ils font peser sur les filles et femmes une pression intolérable sont du même coup exonérés de toute conséquences juridiques quant à leur attitude. À camoufler par l'interdiction du port du voile le problème que l'on croit résoudre ne peut être qu'un blanc-sein à une oppression éventuelle plus occulte encore au sein même des familles et des quartiers.
7) le fait que l'on autorise, dans les cantines scolaires, de ne pas servir du porc aux élèves musulmans, (et de la viande aux élèves cathos le vendredi), mais que l'on interdise le port du voile est, sur le plan des libertés personnelles, incompréhensible.
Cette loi est donc en fait, dès lors qu'elle ne concerne qu'un symbole vestimentaire au demeurant décent, ce qui n'a rien à voir avec le respect d'un programme scolaire ou avec une nécessité pédagogique (ce qui n'est pas le cas du voile intégral qui cache le visage), discriminante. Elle est du reste la seule de cette espèce dans les pays de l'UE.
Une telle loi est et reste particulière et discriminante ; elle donne de la liberté de penser et d'opinion religieuse une image contradictoire et hypocrite, car peu compatible avec l'exigence démocratique de tolérance ; elle est particulièrement contre-performante pour qui veut défendre les libertés fondamentales contre les intégristes de tous poils. Que cet ouvrage nous le fasse savoir est donc une excellente chose »
De Courageux_anonyme
17H36 | 27/05/2008 |
N'oubliez pas de regarder ce soir sur France5 : Condamnées au mariage
un documentaire sur le statut des femmes juives
leur situation est pire que celle des musulmanes,
elles sont contraintes, elles, de se raser la tête
et de porter une perruque pour sortir …
« Résumé
Une épouse juive est la propriété de son mari. Monsieur “acquiert” Madame par le mariage et lui seul peut lui accorder le divorce. La loi rabbinique autorise un époux ayant refusé le divorce à sa femme, de vivre avec une autre femme et de lui faire des enfants. Par contre, une femme mariée, dont le mari a refusé le divorce, ne peut pas, elle, retrouver sa liberté. Elle demeure “condamnée au mariage”. Ce film met en lumière le système du divorce sous l'égide de la loi juive. En Israël, l'Eglise n'est pas encore séparée de l'Etat. De ce fait, le mariage et le divorce sont encore soumis à des règles archaïques et fondamentalistes. Celles qu'impose la loi juive orthodoxe. »
ça ne se passe pas qu'en Israel, de nombreuses malheureuses ont le même sort en France …
le silence approbateur et complice de nos nombreux intellectuels et journalistes est impressionnant,
ils sont terrorisés rien qu'à l'idée d'évoquer le sujet !
à Courageux_anonyme
De Mon-Al
roturière :-) | 18H02 | 27/05/2008 |
Les intégristes ne sont pas seulement musulmans….les juifs orthodoxes sont aussi cinglés.
C'est la religion qui rend les gens fous.
Il existe encore quelques cathos intégristes, mais dieu merci ( ! ! ! ! ), ils n'ont plus le pouvoir qu'ils avaient autrefois (inquisition, par exemple), la laïcité de l'Etat protège des excès.
Je regarderai cette émission, je connaissais le problème par une autre que j'avais vue lors d'un théma d'Arte.
Et il s'agit là de religions « officielles », de multiples sectes sont aussi sources de malheur, mais là l'Etat n'y peut rien - voir les Témoins de Jéhova, qui ont pignon sur rue, voir la Scientologie qui ne se cache presque plus, et je ne parle pas des petits groupes vivants en autarcie, rejetant la médecine et cachant ses enfants…. Tout celà est épouvantable.
à Mon-Al
De Courageux_anonyme
18H19 | 27/05/2008 |
« C'est la religion qui rend les gens fous. »
je ne suis pas convaincu que tous les malheurs des femmes
(ou du monde)
soient dû à la religion,
par contre la religion offre un package de prêt à penser :
« les femmes sont inférieures, nous c'est le bien, l'autre le mal,
j'ai raison car c'est dieu qui l'a dit … etc »
qui arrange beaucoup de monde et qui cultive parfois cette folie !
à Mon-Al
De moutardoné
réveillé | 20H44 | 27/05/2008 |
Vous ne voyez pas de cathos intégristes au pouvoir ?
Si, vraiment, vous ignorez totalement ce qu'est la Christian Coalition, renseignez-vous.
A mon avis, il y a bien plus dangereux que la religion : l'ignorance.
De Têtuniçois
17H38 | 27/05/2008 |
Staline avait ses idiots utiles , les islamistes eux aussi ont leurs idiots utiles , des naifs qui sans être musulman sont pour le port du voile à l'école .
Il ne faut surtout pas interdire le voile dans la rue ,cela serait du pain bénit pour les islamistes qui joueraient la carte de la discrimination et du racisme .
A l'école pas question , ne laissons pas entrer le loup dans la bergerie . Pas ce compromis avec les sectes grandes ou petites .
De Humain
17H40 | 27/05/2008 |
Voilée ?
C'est elles qui en parlent le mieux ?
Et les menottés, et les emprisonnés sont-ils ceux qui parlent le mieux de la prison ?
Peut être…
Le femmes battues sont-elles celles qui en parlent le mieux de la violence ? (A supposer qu'on les laisse parler)
Et les excisées, elles en parlent ?
Et puis n'y aurait-il pas sous ce voile, un sens religieux dans notre belle france que l'on tente avec tant de difficultés de rendre laïque ?
De ritasha
' | 17H43 | 27/05/2008 |
Dans la grande rue piétonne commerciale de ma ville, j'ai aperçu, à plusieurs reprises - dans les mois qui précèdent, une fois encore il y a quelques jours - une femme, ou plutôt un tchador noir, courant comme affolé(e), traversant la grande rue, d'une boutique à l'autre, lingerie, vêtements…
Son attitude était étrange… comme si elle s'était échappée, sans surveillance, et qu'elle se pressait de regarder ce qui se passe dans le monde qui lui est interdit…
J'imagine que cette silhouette noire, le regard grillagé, est celle de la même femme mais…
De ritasha
' | 17H47 | 27/05/2008 |
Peut-être pourrait-on dire, refus du voile, refus du string, même combat…
Les femmes n'en ont pas fini de se faire « maquer »…
De nomaille
veilleuse | 17H54 | 27/05/2008 |
HORS SUJET (mais important) POUR L'ADMINISTRATEUR
(je ne sais comment le contacter , j'ai pas trouvé) Depuis hier, mes votes comptent double…très flattée, mais ça choque mes principes, et je ne suis peut etre pas la seule !
De andelle
17H58 | 27/05/2008 |
Je pourrai être favorable au port du voile quand auront disparu :
- L'autorité des hommes musulmans sur les femmes
- Les mariages forcés
- Les vérifications de la virginité et du drap du mariage
- Les crimes d'honneur
- La lapidation dans certains pays musulmans
- Les professions interdites aux femmes dans certains pays musulmans
- L'éducation à égalité pour les filles et les garçons
- Les discriminations par rapport à l'héritage
- L'égal partage du territoire extérieur comme intérieur entre les hommes et les femmes.
à andelle
De Humain
18H53 | 27/05/2008 |
A Andelle,
Je suis entièrement d'accord avec vous…
Et il n'y a pas de mais….
à andelle
De Têtuniçois
18H06 | 29/05/2008 |
Vous oubliez la peine de mort pour les homosexuels dans 7 pays musulmans du monde .
Que diraient ces femmes voilées si dans 7 pays du monde la loi punissait par la peine de mort la croyance en l'islam ? Je n'ose imaginer la réaction …
De Almal
18H07 | 27/05/2008 |
Et les femmes d'Iran, et les femmmes d'Afghanistan, et toutes celles qui sont OBLIGEES de le porter dans leur pays, elles en pensent quoi, du voile ? Qui leur demande leur avis ? Qui fait des reportages sur leurs états d'âme ? Si elles ne le portent pas, elles ne se font pas gifler ou cracher dessus -ce que par ailleurs je réprouve quand cela se produit en France- mais arrêter,égorger ou lapider. Qu'on cesse de nous bassiner avec ces justifications d'une société qui confond tolérance et autorisation de la discrimination et du sexisme. Pourquoi ne pas aussi vanter les joies de l'excision et du vitriolage ? Comment peut-on accepter ici, dans une démocratie, une pratique qui, je le rappelle, ne s'est développée dans les pays concernés et les pays occidentaux qu'après l'arrivée au pouvoir des islamistes iraniens ? Qui n'est pas, pour nombre de femmes, une coutume ancestrale, mais une pratique récente apparue dans la mouvance des mouvements islamistes. L'islamisme est un fascisme, il ne faut pas l'oublier. Et le voile est un instrument d'oppression parmi tant d'autres.
à Almal
De moutardoné
réveillé | 20H34 | 27/05/2008 |
C'est précisément parce qu'on n'est pas en Iran ou en Afghanistan, et parce qu'on a la chance de vivre dans un pays où religieux et non-religieux sont supposées pouvoir coexister paisiblement sous la protection de la république laïque que la décision de certaines de nos concitoyennes de porter le voile devrait être respectée sans condition.
à moutardoné
De Almal
21H28 | 28/05/2008 |
Ce n'est pas parce que je ne vis pas en Iran ou en Afghanistan que je ne soutiens pas les Iranien(ne)s, les afghan(ne)s et tous les autres peuples opprimés dans leur aspiration à la liberté. Si la démocratie doit servir le totalitarisme, alors où est la démocratie ?
« Porter le foulard ici est un appui aux dictatures islamistes qui imposent la burka » (Djavann Chadortt, iranienne, auteur de « Bas les voiles »)
De coincoin
pas sûr de mes goûts mais dégoût tr... | 18H08 | 27/05/2008 |
Pour le voile il y a une loi votée par le parlement, qui s'applique comme les autres. Sujet suivant ?
De sinclair
18H17 | 27/05/2008 |
Je crains que l'on assiste au dernier baroud des athés. La nouvelle loi autorise les écoles de filles et de garçons séparés. Cela permettra aux cul béni de tout bord et tendance de satisfaire a leur délire. De l'école coranique a la catholique en passant par la juive et autres sectes intolérantes qui ne tarderont pas a s'entretuer.
à sinclair
De Courageux_anonyme
18H25 | 27/05/2008 |
« qui ne tarderont pas à s'entretuer »
oh, si l'on n'y prend garde, ils risquent de s'entendre d'abord pour faire la peau aux athés !
à Courageux_anonyme
De sinclair
19H28 | 27/05/2008 |
Cela va se soi
De Gigiss
Etudiant | 18H31 | 27/05/2008 |
Pour moi la question du port du voile peut se résumer de façcon tres simple.
La France est un pays laïc depuis 1905, il n'y a que 2 pays au monde à etre laïc, le second est la turquie plutôt etonnant surtout quand l'on sait que 99% de la population est musulman…. C'est héritage important qui permet une éducation sans aucune influence spirituel diverse.
Cette séparation de l'état et de l'église à engendrer plus tard l'interdiction du port d'objet, de vêtement ou autre dans les écoles. Alors pourquoi si l'on considère le voile comme symbole de la religion musulmane (au passage il n'est jamais inscrit dans le Coran que le port du voile est obligatoire, ni même conseillé, alors pourquoi le porter ? Le voile est juste le symbole de l'emprise et de la supériorité des hommes sur les femmes ) on devrait l'autorité, cela serai du favoristime.
L'interdiction du port du voile dans les écoles et dans certains lieux publique est donc logique. La France est laïc, il est normal que l'on respecte cela.
A un moment de l'interwiev, une des personnes interrogé dit que à l'ANPE, ils lui ont dit que elle ne trouverai pas de travail avec le voile qu'elle a sur la tête, et alors ? Pour les juifs (avec leur Judenhut) ou autre religion, c'est pareil…
On demande juste au femme musulman d'enlever leur voile dans les écoles et au travail et c'est normal. Même des catholiques fervent ne viendraient pas travaillé avec une croix montré ostensiblement.
De Mic07
weblogs.fr | 18H35 | 27/05/2008 |
« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »
VOLTAIRE
Tant que la peur engendrée par une minorité perdurera, tant que la grandeur des desseins n'auront pas une vocation Humaine.
NON , je n'adhèrerais pas aux symboles qui me renvoient l'image de l'oppression, de la violence et de l'intolérance.
à Mic07
De Lorycalque
19H03 | 27/05/2008 |
1,2 milliard de musulmans, c'est une grosse minorité. C'est en France la 2de religion, là aussi c'est une grosse minorité, probablement destinée à grandir encore dans les décennies à venir. Dans certains quartiers c'est meme la majorité.
à Lorycalque
De Amazone
08H48 | 28/05/2008 |
Je vais vous faire une petite confidence : l'islam commence à vivre ses derniers jours.
Le catholicisme a perdu toute emprise sur notre société car il a été balayé par plus fort que lui : le capitalisme.
Et il se passe la même chose pour l'islam, actuellement, ce qui explique d'ailleurs certaines prises de position radicales par certains petits chefs qui se rendent compte avec horreur que la fascination de l'argent et toutes ses valeurs (individualisme, égoïsme, avidité, matérialisme) sont beaucoup plus fortes que n'importe quelle religion.