Une députée hollandaise s'est fait remplacer par une chanteuse pop avant d'accoucher. En France, rien n'est prévu en pareil cas.
Depuis le 8 avril, Sabine Uitslag, infirmière et chanteuse à temps partiel, siège à la Chambre des représentants néerlandaise, en remplacement de la députée Mirjam Sterk.
La députée chrétienne démocrate n'est ni morte, ni nommée à d'éminentes fonctions, elle est simplement enceinte. Et laisse donc temporairement son siège à Sabine Uitslag, qui la remplacera durant les quatre mois de son congé maternité.
La chanteuse pop à mi-temps chante vraiment. (Voir la vidéo)
Mais si l'affaire a autant été commentée, c'est moins à cause de son job que du caractère inédit de la situation. Mirjam Sterk est en effet la première députée à expérimenter une loi qui, depuis 2006, autorise les députées à se faire remplacer au Parlement en cas de maternité.
En cloque, mode d'emploi
Se faire remplacer, oui, mais pas par n'importe qui. Le prétendant au titre de remplaçant doit appartenir au même parti, et avoir été battu aux dernières élections législatives. Sabine Uitslag était cinquantième sur la liste du CDA (Appel Démocrate-Chrétien), trop bas pour être élue.
Le 8 avril, la candidate malheureuse a pourtant fait son entrée à la Chambre des Représentants, en remplacement de Mirjam Sterk. La législation néerlandaise fait de de ses députées des privilégiées à l'échelle européenne.
Si les femmes exerçant un mandat politique ont coutume de s'absenter pour mettre leur bébé au monde, au Royaume-Uni, notamment, où Yvette Cooper a été la première ministre en exercice à prendre un congé maternité, les Néerlandais innovent en offrant aux députées enceintes un remplaçant attitré durant cette période.
Mais c'est d'Espagne qu'est venu ces dernières semaines l'exemple le plus médiatique de grossesse politique. Enceinte de sept mois, la ministre du Logement du gouvernement Zapatero, Carmen Chacon, n'a pas mis entre parenthèse sa carrière politique. Au contraire, elle a même été promue.
Nommée ministre de la Défense après les élections législatives de mars, elle a passé les troupes en revue, ventre rond en avant, avant d'accoucher le 19 mai d'un petit Miquel. C'est son collègue de l'Intérieur qui a géré les affaires courantes en son absence.

En France, les mandats parlementaires de Françoise de Panafieu (UMP), Laurence Dumont(PS), Sylvie Andrieux (PS) ou, plus récemment Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), ont été interrompus par la grossesse des intéressées.
Pourtant, du code électoral au réglement de l'Assemblée nationale, nulle trace de possibilité de remplacement en cas de maternité ou maladie. A l'Assemblée nationale, on explique :
« Les députées peuvent s'absenter le temps d'accoucher, tout en continuant à percevoir leurs indemnités parlementaires. Mais le temps d'arrêt n'est pas réglementé, et leur siège reste vacant durant toute la durée de leur absence. »
Vide juridique autour de la question, donc. Dans les faits, les députées jeunes mamans ne restent jamais longtemps loin de l'hémicycle. Elue députée du Calvados en 1997, enceinte en 1998, Laurence Dumont a repris le chemin du Palais Bourbon moins d'un mois après son accouchement :
« J'ai eu la chance d'avoir une grossesse facile. Mais, entre le procès du sang contaminé, auquel j'ai dû assister en tant que juge, et les nombreux déplacements en voiture liés au caractère rural de ma circonscription, la situation étant physiquement éprouvante. »
Les murs du Palais-Bourbon regorgent de recordwomen du repos express. Sylvie Andrieux, députée des Bouches-du-Rhône, était en campagne électorale pour sa réélection. Elle s'est arrêtée la veille de son accouchement, pour retourner en campagne… deux jours après :
« J'ai accouché en avril 2002, et je me suis remise au travail tout de suite. Il fallait bien faire campagne pour les législatives. Mais tout s'est très bien passé : une grossesse, ça dope ! “
Revoir le statut des suppléant
Depuis 1909, les salariées ont droit à un congé maternité, fixé aujourd'hui à seize semaines (pour un premier bébé). Le hic, justement, c'est que les députées ne sont pas salariées, un mandat parlementaire n'étant pas un contrat de
travail.
Question : pourquoi ne pas se faire remplacer par son suppléant ? Impossible. A moins de décéder ou, perspective plus réjouissante, se faire nommer au gouvernement (article LO176-1du Code électoral). Une situation qui, pour Laurence Dumont, laisse la porte ouverte à une révison du statut du suppléant.
‘La non-possibilité de remplacement des députés, en cas de maladie, par exemple, pose problème, notamment lorsque le majorité parlementaire est courte. Quelques députés absents, et c'est la majorité qui bascule.’
De son côé, Mirjam Sterk a accouché début mai 2008. La députée était déjà maman d'une petite fille, née en 2005 lors de son précédent mandat, avant que le remplacement des élues pour cause de grossesse ne soit possible. Sa remplaçante ne sera plus officiellement membre de la Chambre des Représentants le 29 juillet 2008.



















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De Beeks
08H10 | 28/05/2008 |
il y a toujours la solution de la boite d'intérim .
De Anthropia
08H36 | 28/05/2008 |
Faut dire qu'en France, elles « comme vous dites », les femmes, travaillent en masse et élèvent leurs enfants tout ça dans un pourcentage plus important que dans les autres pays d'Europe.
Qu'il est facile d'être députée en Allemagne, quand on sait la difficulté pour une femme à pouvoir travailler une fois qu'elle a des enfants, quand elle trouve un emploi payé normalement, car là-bas existent des emplois pour femmes, payés deux fois moins que pour les hommes. Quand on demande pourquoi c'est payé si peu cher, on vous répond que c'est un travail d'épouse. Mais ils ne fournissent pas le mari avec.
En France, nous avons un modèle très fort de femmes qui ont leur autonomie financière parce qu'elles travaillent, tout en ayant un système de prise en charge des enfants en bas âge très incitatif.
Mais de ce fait, elles ont forcément moins de temps pour la politique, déjà qu'elles font la triple journée, travail, ménage, enfants.
http://anthropia.blogg.org
à Anthropia
De Chipek
08H52 | 28/05/2008 |
avec la suppression de la maternelle, ça va pas s'arranger……………
mais bon, l'idée c'est peut être aussi, les femmes à la maison et gardons les emplois pour les hommes ! ! ! ! ! !
ça fera baisser le chômage…
à Chipek
De Anthropia
09H19 | 28/05/2008 |
Ben non, cela ne fera pas baisser le chômage,
parce que si les femmes ne travaillent plus, elles faisant partie de la population active, ce sera simplement une affaire de vases communiquants, le taux de chômage restera stable, il y aura simplement moins d'hommes au chômage.
Ce qui est amusant dans votre approche, c'est que vous postulez la stricte égalité des femmes et des hommes, puisque d'après vous, les hommes auraient plus de boulots si les femmes restaient à la maison.
Alors expliquez-moi pourquoi, si les deux sont égaux, les hommes ne rentreraient pas à la maison plutôt que les femmes ?
Non je crois que vous posez mal le problème, la question, c'est comment redévelopper l'emploi et pour cela il faut :
- ouvrir les fenêtres sur de nouvelles activités,
par exemple le développement durable, véritable filière d'excellence (que le patron d'EDF arrête de se répandre dans les dîners en ville en disant qu'il n'y a que le nucléaire, qu'il investisse dans le durable à hauteur de 25% au moins du CA d'EDF), que tous les organismes d'état soient incitatifs dans ce domaine,
- et puis créer de vraies passerelles d'exportations, aujourd'hui les petites boîtes qui pourraient exporter leurs savoir-faire n'en ont pas les moyens,
- il faut enfin former aux nouvelles technologies, développer la RetD dans les TPE/PME, transformer nos pratiques « à la mano » en pratiques technologiquement avancées, je pense à des boîtes qui plutôt que d'acheter le dernier logiciel intégré, préfèrent fonctionner avec des logiciels dépassés et perdre du temps.
- C'est aussi développer l'e-learning, la formation en ligne, il y a des trésors de progrès à faire dans ce domaine. Et c'est marrant, ça coûte moins cher et surtout cela oblige à vraiment définir les points-clefs d'apprentissage, le coeur des savoirs.
Quand je vois tout ce qui ne va pas dans les boîtes, je pense qu'il suffit de faire le point sur ces blocages, trouver les leviers et on aura de quoi développer.
Problème, plutôt que de partir de là, on préfère élucubrer façon attalienne, on part de points de vue idéologiques.
http://anthropia.blogg.org
à Anthropia
De Chipek
10H38 | 28/05/2008 |
ouh làlà, Z'etes vachement sérieux ! ! ! ! ! !
moi, je disais ça sur le ton de la plaisanterie……….
style retour aux années 50 quoi !
PS, je suis une femme, je travaille et j'élève seule 2 enfants alors………… si je rentre faire le ménage, qui va nous nourrir ? ? ? ? ?
à Chipek
De Anthropia
12H00 | 28/05/2008 |
si vous me trouvez sérieux, c'est un problème, parce que je suis une femme.
à Chipek
De Anthropia
12H01 | 28/05/2008 |
et pour la plaisanterie, je préfère ça.
Mais certaines phrases sont à manier comme du pentotal.
à Chipek
De limanach
à l'Ouest | 11H48 | 28/05/2008 |
J'ai bien compris que vous plaisantiez ; -) Outre le cliché du chômage revu à la baisse pour ces messieurs, renvoyer les femmes dans leurs foyers déclencherait une catastrophe économique. La femme qui travaille génère des emplois à tous les niveaux, les plus évidents étant dans le social (crèches) et l'agroalimentaire (surgelés, plats préparés…)
De anar-sdf
alliance des zones franches | 08H53 | 28/05/2008 |
Une députée de france enceinte ? Non c'est de la science fiction pour être parlementaire il faut au minimum être un mec de 55 balais, blanc, bourge notable et jouir d'une profession libérale.
De NAM
09H07 | 28/05/2008 |
Je pense en effet qu'il y aurait beaucoup à apprendre d'un réel comparatisme européen.
Nous somme souvent au niveau de la pensée commune, car nous « picorons » ça et là quelques infos venues d'ailleurs.
Tout modèle de société a ses particularités : ainsi (exemple des Pays-Bas)ce qui peut paraître de prime abord du progrès social peut avoir son revers de la médaille. Un modèle tenace étant que la femme est mère et se doit d'assurer : problème pour trouver des nourrices, scolarisation plus tardive que chez nous, journées scolaires rendant complexes le maintien d'une carrière professionnelle, carcan concernant les enfants malades qui ne peuvent être accueillis chez une nourrice en raison de règles respectables par ailleurs…
Je pense que notre système français n'est pas si mal (moitié régulé/moitié débrouille) qu'il faudrait simplement mettre le paquet pour l'améliorer… avec l'école, la recherche, l'innovation, la représentation des citoyens… la Démocratie ?
De ratibadoo
étudiant | 11H57 | 28/05/2008 |
Une députée s'est faitE remplacer. Faute de français en première page attention ! : -) De quoi mettre en doute la pertinence de certains travaux…
à ratibadoo
De Jennifer Rolnin
(auteur)
Etudiante en journalisme | 13H29 | 28/05/2008 |
Bonjour,
On dit bien « s'est fait remplacer ». Il s'agit d'une locution verbale pronominale comportant un infinitif.Dans des cas tels que : se faire porter/élire/inviter : le participe passé (fait) est toujours invariable dans cette construction, l'action ne venant pas du sujet. Exemple : elle s'est fait applaudir sur toutes les scènes.
à Jennifer Rolnin
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 16H48 | 28/05/2008 |
Oui mais pas pour les raisons que vous donnez Jennifer, vous êtes là dans la partie la plus complexe de la langue française.
Définition de la forme pronominale :
La voix pronominale se distingue par le fait qu'un pronom complément de même personne que le sujet s'insère entre celui-ci et le verbe. Ce pronom, que l'on appelle pronom réfléchi, désigne le même être que le sujet.
Nous ne sommes donc PAS là dans la forme pronominale puisque l'action ne se fait pas sur soi-même.
De Tita
oiseau | 12H33 | 28/05/2008 |
Imaginons une seconde qu'au lieu d'avoir 12 ou 13% de femmes à l'assemblée nationale, on ait 12 ou 13% d'hommes (petite inversion).
De facto, on aurait 88% de femmes, soit une large majorité et le nombre de femmes potentiellement enceintes représenterait un nombre non-négligeable. Dans ce cadre, il serait probablement prévu quelque chose pour ces éventualités.
Cependant, rien n'est prévu dans notre réalité à 12 ou 13% de femmes. Cela montre bien que le fait qu'un député soit enceinte est un fait minoré, marginalisé et perçu sans conséquence pour le fonctionnement de l'assemblée nationale. Cette absence de « prévoyance » pour le cas des députés femmes est donc la marque d'un certain sexisme.
De coincoin
pas sûr de mes goûts mais dégoût tr... | 13H35 | 28/05/2008 |
En France aussi des politiques font faire de l'intérim par des chanteuses.
De Tita
oiseau | 14H11 | 28/05/2008 |
J'aime bien l'humour du titre (présenté comme une petite annonce) à l'exception d'une chose : pourquoi « remplaçante » et non « remplaçant(e) ? Pourquoi une femme devrait-elle choisir nécessairement une autre femme ?
Cela pourrait laisser penser à un corporatisme féministe alors qu'en général, de droite ou de gauche, les députées sont comme les députés, c'est l'idéologie de partie qui les meut. Enfin, il y a des hommes féministes et des femmes anti-féministes. C'est pourquoi je suis surpris par le mot “remplaçante”. Après tout, rien n'impose le sexe du remplaçant, non ? Cette obligation serait là aussi du sexisme.
Et puis, qu'en est-il pour les congés paternité ?
à Tita
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H45 | 28/05/2008 |
Il n'y a déjà pas beaucoup de femmes, si en plus on les remplace par des hommes, c'est le bouquet ! !
à Les Chats
De Tita
oiseau | 21H31 | 28/05/2008 |
D'un premier abord, on pourrait être d'accord avec une telle formulation. Après tout, le sexisme étant ce qu'il est, il y a peu de femmes aux postes de responsabilités politiques et économiques. Alors perdre une représentante pour un représentant peut paraître dommage.
Cependant, je ne suis pas d'accord pour deux raisons :
1. Une telle affirmation n'est pas très éloignée de la discrimination positive puisqu'un tel dispositif n'existe pas pour les députés hommes. Si un député-homme doit partir, son remplaçant doit-il être un homme ? J'en doute. Le fait qu'il y aurait un traitement différencié pour les députés femmes serait donc de la discrimination et du sexisme.
2. Ce traitement de faveur (comme toute discrimination positive) admettrait implicitement que les femmes sont des êtres faibles et fragiles, si faibles qu'elles ont besoin de l'aide paternaliste et protectrice des hommes et de la société pour exister. Une telle vision me parait encore très proche d'un certain sexisme.
A l'appui de mon approche je ferais référence aux travaux de deux chercheurs reconnus dans leur milieu.
Glick & Fisk, en 1996, montrent qu'il y a deux sexismes :
1. le sexisme hostile. On le connait tous puisqu'il s'agit d'attribuer des caractéristiques négatives aux femmes (par exemple, elles cherchent des faveurs, elles sont trop sensibles, elles cherchent à prendre du pouvoir sur les hommes).
2. Le sexisme bienveillant. Un des trois aspects essentiels de ce sexisme bienveillant affirme que les femmes doivent être protégées par les hommes. Cependant, cela sous-entend qu'elles sont faibles et qu'elles sont incapables de se protéger elles-mêmes.
Il n'en demeure pas moins que ce sexisme bienveillant reste un sexisme et qu'il corrèle positivement très bien avec le premier (celui au doux nom de sexisme hostile).
à Tita
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H54 | 29/05/2008 |
Oui je connais ce genre de raisonnement qui arrange bien les hommes. Vous intellectualisez trop le sujet Tita si je puis me permettre.
Remplacer une femme par une femme est nécessaire puisque la parité n'existe pas c'est une question de logique et d'équilibre.
Et si on remplace éventuellement un homme par une femme et alors ? ça ne ferait qu'aller vers cet équilibre jusqu'à ce que ces machos l'imposent.
Les pays nordiques l'ont imposée non seulement en politique, dans les administrations et même dans les entreprises privées à partir d'un certain nombre de salariés (me souvient plus du nombre) et ça ne fonctionne pas plus mal.
La société est faite de femmes et d'hommes, pour moi la parité doit être imposée, pour représenter cette société de femmes et d'hommes.
à Les Chats
De Tita
oiseau | 10H59 | 30/05/2008 |
Quand je vais voir un médecin, j'aime à ce qu'il soigne la maladie, non uniquement les symptômes. Or, la discrimination positive ne fait que « cacher » quelques symptômes du sexisme, là où il était le plus visible. Je ne trouve pas que la loi sur la parité a changé grand chose et qu'il y a une foule de maires-mères au côté des maires-pères, ou que Miss Royal ne fut pas victime de sarcasmes sexistes durant une certaine campagne électorale, etc… Quand on le fait remarquer comme une marque du sexisme ambiant, la remarque est balayée par des babillages du type « il y a une loi » comme s'il n'y avait plus de problème à se préoccuper puisque la loi est là, comme s'il n'y avait plus de sexisme. C'est même là le problème du sexisme moderne dans nos sociétés : un fait sexiste n'est souvent pas perçu comme tel, il n'est pas interprété comme tel par la masse des gens. (deux auteurs l'ont démontré aussi : Barreto & Ellemers, en 2005). Ce manque de conscience du sexisme ambiant implique deux choses :
1) il est difficile d'intéresser les gens à un problème qu'ils ne voient pas (afin de les faire changer dans leurs comportements quotidiens). Heureusement, c'est difficile, mais pas impossible.
2) Ceux ou celles qui osent parler de sexisme sont vus comme d'affreux féministes nécessairement extrémistes. « Que veulent-elles encore ? » peut-on entendre… comme si les lois actuelles faisaient qu'il n'y avait plus de sexisme. (ha je rigole)
En conclusion, je suis contre la discrimination positive car elle est une discrimination en soi et qu'elle est un obstacle à une réelle prise de conscience du sexisme dans notre société. Cette conscientisation me parait être le seul moyen de soigner la maladie et non les symptômes seulement. Peut-être que vous verrez encore dans mon discours du machisme, mais je crois que le principe d'égalité ne mérite pas le déshonore d'être mis en avant que lorsqu'il arrange. Après tout, c'est ainsi qu'on reconnaît un principe, sinon, c'est une justification.
De Gudule
13H55 | 28/05/2008 |
Et pourquoi pas remplaçant-e ? pourquoi mettre le « e » féminin entre parenthèses ?
: )
De mathieu-s2
17H24 | 28/05/2008 |
Un peu bizarre ce papier.
Il affirme qu'il y a un « vide juridique », alors que par ailleurs il dit quelle est précisément la situation juridique.
L'auteure note elle-même :
»« Les députées peuvent s'absenter le temps d'accoucher, tout en continuant à percevoir leurs indemnités parlementaires. Mais le temps d'arrêt n'est pas réglementé, et leur siège reste vacant durant toute la durée de leur absence. »
Vide juridique autour de la question, donc. »
Il ne s'agit pas d'un vide juridique, mais d'une situation de droit que l'auteure critique.
C'est souvent comme cela… les gens qui voudraient que le droit change s'attaquent non au droit tel qu'il est, mais à un prétendu « vide juridique ».
Aucune analyse n'est faite du système existant. Est-il si mauvais ? N'est-il pas très favorable de permettre à la députée en maternité de choisir ce qu'elle fait, sans préjudice ni de son indemnité ni de son mandat ?
L'auteure se garde bien d'analyser à fond le problème, et notamment le fait qu'un mandat de député(e) est limité dans le temps et relève du suffrage universel… Que le mandat ne sera pas prolongé par référence à la durée de congé de maternité… D'ailleurs, l'auteure ne nous dit pas si aux Pays-Basles députés sont élus sur liste ou par candidature uninominale avec suppléant…
La solution néerlandaise (pourquoi l'auteure préfère-t-elle dire « hollandaise ? ? ? , mystère…) présente un inconvénient qui saute aux yeux : une personne se retrouve député(e) sans avoir été élue, sur la base du choix arbitraire de la députée en congé.Le mandat de député est donc traité comme un emploi salarié vidé de son contenu politique. Juste un problème de jetons de présence. Et quelqu'un vote au parlement sans autre légitimité que d'avoir été choisi(e) par une personne en congé maternité ! ! !
Il semblerait qu'un(e) député(e) soit substituable par une personne de son choix, avec comme seule règle que l'intérimaire n'ait pas été élue ! ! !
Quelquefois ce qui parait défendable comme “moderne” voire “de progrès” mériterait qu'on y regarde d'un peu plus près.
Ce que l'auteure n'a pas pris le temps de faire.
De marie 75 3563
20H12 | 28/05/2008 |
ca vous arrive de changer de une ? ? ? ?
Surtout aussi débile !
à marie 75
De David Servenay
Rue89 | 21H55 | 28/05/2008 |
Marie75,
Pour être une habituée de ces colonnes, vous posez une question dont vous avez la réponse.
Cela ne vous autorise pas à vous affranchir de la Charte des commentaires de Rue89, qui bannit les propos grossiers, insultants… etc.
Si vous n'êtes pas d'accord avec un traitement, une information ou un angle, dites-le avec des mots faisant honneur à votre esprit critique, fut-ce à 21h12.
De Citoyenne_lambda
22H00 | 28/05/2008 |
Plus je vis plus je m'étonne ! : -)
Comment pouvons nous en être encore à ce stade tandis que personne n'ignore qu'il/elle est mis au monde par une personne de sexe féminin ? ; -))
De olympe blogueuse
blogueuse | 22H20 | 29/05/2008 |
je trouve cet article intéressant car il aborde un sujet qui jusqu'à présent ne semblait être l'affaire que des femmes. Il n'y pas que les députées qui se posent des questions. toute femme cadre doit jongler entre sa carrière et ses maternités , c'est souvent difficile et rien n'est prévu pour les y aider.
la seule solution serait que les hommes aient un congé de même durée que celui des femmes, et qu'ils aient obligation de le prendre pour ne pas avoir à lutter contre la pression de leur employeur.
http://blog.plafonddeverre.fr/
De monika
ex secrétaire médicale | 09H16 | 30/05/2008 |
Son absence pour congé maternité ne se remarquera même pas, les députés sont à mon gré souvent absents dans l'hémicycle !
Alors inutile de la remplacer. Un coût supplémentaire pour notre budget.
De aymerico
géographe des surfaces | 09H34 | 30/05/2008 |
Pourquoi ne pas donner son « pouvoir » à un autre député pour les votes, comme cela se fait dans les conseils municipaux ?