Qu'il s'agisse de la télévision publique, de l'audiovisuel extérieur ou de la « société de l'information », il manque aujourd'hui une réflexion d'ensemble sur la qualité de l'espace public que la France pourrait incarner dans l'hexagone et défendre en Europe et à travers la planète.
En cette année 2008 qui verra monter la controverse sur la liberté d'expression autour des Jeux Olympiques en Chine puis, en décembre, la célébration du Soixantième Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme, il serait bon que les héritiers de celle de 1789 dessinent, entre intérêt public et intérêts privés, entre citoyenneté et loi du marché, une cohérence au regard du monde.
S'il est aujourd'hui une prétention culturelle et politique française, elle consiste à croire d'emblée à la portée universelle de son message. Pour autant que ce fût jamais un acquis, ceci est pourtant redevenu un travail à accomplir.
Il y a, dans les mois qui viennent, plusieurs domaines symboliques et stratégiques où la France est maîtresse de ses chantiers, de ses choix et de ses positions.
Sur la scène internationale, une chance est aussi à saisir au moment de porter le projet France Monde sur les fonts baptismaux. Bien évidemment, cela ne consiste pas à limiter son horizon à une fusion réussie entre organismes (TV5, France 24, RFI et CFI). Guère plus à tenter de concurrencer les autres chaînes internationales sur le seul terrain de l'information. Et moins encore -comme la Présidence de la République l'avait envisagé- à bannir tout autre langue que la française.
Terrain en jachères : la création du monde
Non, il s'agit d'investir un terrain laissé désormais en jachères : la production et la diffusion d'œuvres de création -documentaires, fictions, courts-métrages, animations- du monde entier où des points de vue et des talents divers, culturellement, géographiquement et politiquement, pourraient surgir et donc coexister.
Ce terrain, la BBC, si souvent citée en exemple en tant que service public ou pour sa stratégie de développement international, l'a en réalité déserté progressivement depuis une vingtaine d'années. Dès 1995, une étude intitulée « What in the world is going on ? British Television and Global Affairs », menée par le chercheur Adrian Cleasby, montrait que de 1989 à 1994, en temps consacré, la couverture de thématiques internationales avait chuté de 40% sur l'ensemble des chaînes, BBC en tête (1).
Depuis lors, la BBC comme Channel Four, en parallèle à ce repli thématique domestique, ont cessé d'être une fenêtre ouverte aux talents du monde. Le même phénomène eut lieu bien sûr dans d'autres pays européens sans que l'on juge utile de le souligner par une étude précise…
Et la France -en tant que réalisateur et producteur, je peux en témoigner directement- ne fit pas exception. L'éclosion discrète de la Sept puis d'ARTE en France, en Allemagne, mais finalement en Europe, devait servir de cache-misère. Car bien que ne touchant pas une large audience, elle avait le mérite d'être attentive à des regards venus de pays où l'on ne produit presque rien et de donner corps à des œuvres qui allaient, elles, s'inscrire dans le patrimoine universel pendant que certaines autres chaînes s'attelaient à diffuser du périssable et du prélavage de cerveaux. Malheureusement, ARTE, tout en étant devenue un label formidable et pérenne vers l'extérieur, s'est progressivement banalisée dans ses choix, entre une forme d'élitisme et la quête d'audience. Et elle exerce moins qu'avant cette fonction de curiosité et d'ouverture au monde.
Certes, il est des pays, des continents même (l'Inde, la Chine, l'Egypte, le Brésil, le Mexique, pour les citer en vrac) où l'industrie audiovisuelle est économiquement florissante et où les talents et les langues trouvent à s'exprimer. Mais il en est des dizaines d'autres où les paysages audiovisuels sont mort-nés, submergés d'emblée par des productions étrangères de culture de masse, balisés par des chaînes nationales moutonnières ou propagandistes et où rien donc, ne viendra permettre aux créateurs -auteurs, réalisateurs et même journalistes- de refléter l'identité, la culture et le mouvement de la société, comme y invite la récente Convention internationale sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles dont la France, faut-il le rappeler, fut un des fers de lance.
Jusqu'ici, auprès des institutions qui soutenaient l'existence de médias comme TV5 Monde, RFI, CFI, France 24, il n'était pas rare d'entendre que leurs missions étaient de faire la promotion des entreprises françaises, servir la diplomatie française, défendre la langue française…
Ce que nous suggérons, c'est que France Monde fixe, parmi ses objectifs, celui de combler ce vide de soutien à la création de par le monde, qu'elle réserve une part de ses investissements, de ses grilles ou de ses antennes, à l'émergence d'œuvres et de voix diverses, par-delà la création franco-française.
À l'orée ou dans le sillage d'une telle démarche, la bataille pour la Francophonie, si elle veut cesser d'apparaître comme un combat d'arrière-garde, doit aussi se présenter comme un appui essentiel pour d'autres langues, cultures ou visions du monde en voie d'écrasement.
Ne pourrait-on imaginer que la Francophonie consacre dorénavant un peu de son action, de ses moyens et de son influence constamment déclinante à favoriser d'autres sphères linguistiques et culturelles ? Terrain vierge : obligations positives pour les nouveaux opérateurs de l'espace public
Mais tout compte fait, puisque le champ véritable de cette bataille, c'est l'espace public de demain, cette société de l'information dans laquelle citoyens et pouvoirs vont vivre et agir d'un bout à l'autre de la planète, la France, devrait prendre à bras le corps un dossier bien plus colossal.
Ceux qui décideront, qui décident déjà, du contenu comme des tuyaux de l'espace public, ce sont des groupes industriels qui ne sont habités par aucune tradition -au sens social et culturel- de communication et ne font l'objet d'aucune régulation sérieuse. Nous voulons parler, en France, des Orange, Bouygues et SFR. Lorsque certains de ces groupes ont investi les médias classiques, ils ont été amenés à penser un peu en termes de spectateurs ou de lecteurs. Mais en entrant sur la scène des contenus par les nouvelles technologies, ils raisonnent d'abord en termes de clients.
Plutôt que de les taxer de manière infinitésimale afin d'aider au financement de la télévision publique, comme suggéré par la commission Copé, il y aurait plus judicieux. Si l'on veut s'assurer d'un minimum de valeurs de service public aussi bien dans l'espace numérique hexagonal que dans la Toile (de facto) extérieure de la France, il faudrait imaginer des « obligations positives » pour ces quelques groupes qui contrôleront les réseaux à l'échelle du monde : obligations de produire et/ou de diffuser des contenus qui traitent des enjeux véritables et qui donnent place à la diversité des identités, des regards et des aspirations. Oui, des quotas, si vous voulez. Quoi d'autre ? Il est urgent et vital de considérer que l'espace public est, comme son nom l'indique, un bien public -comme l'eau, comme la culture- qui ne saurait être totalement privatisé. Et qu'un certain nombre de règles devraient s'y appliquer…
Une contrainte visible pour les opérateurs de la téléphonie et du Web a jusqu'à présent consisté à censurer ce qui était par trop choquant ou ce qui gênait certains pouvoirs. Mais c'est bien loin d'être suffisant quand ces groupes sont devenus bien plus riches et puissants que n'importe quelle entreprise audiovisuelle classique.
Qu'attend la France ?
Il y a donc lieu de mettre sur pied avec eux et pour eux des quotas. Des quotas de genres, afin que tout ne soit pas que jeux, sports et variété. Des quotas de source : production française, francophone et du reste du monde.
Dans ce domaine, le gouvernement français aurait beau jeu de suivre son propre exemple, lui qui, en 1989, avait été pionnier dans la mise en œuvre de la directive européenne Télévision Sans Frontières (qui favorisait notamment la diffusion d'œuvres européennes face à la déferlante américaine). Le 11 décembre dernier, l'Europe a adopté discrètement une nouvelle directive (2007/65/CE) fixant justement des obligations qualitatives et réglementaires à ces nouveaux opérateurs. A charge pour les Etats Membres de la mettre en application dans les deux ans. Qu'est-ce qui empêche la France de le faire sans plus attendre ? Un levier universel
A l'Unesco, la France s'est battue, pour elle-même et en principe pour d'autres, afin de faire passer la Convention sur la Diversité Culturelle. A la Commission Européenne, et on ose le croire, à l'OMC, elle s'est démenée pour l'Exception culturelle, pour que l'audiovisuel et la création ne soient pas traités comme de simples marchandises et livrés en pâture aux règles souvent tronquées de la concurrence…
Saura-t-elle continuer d'être devancière sur ces enjeux-là et, malgré la proximité du gouvernement avec certains capitaines d'industrie, mettre sur la table la question de la régulation, de l'éthique de ces nouveaux opérateurs des médias ? Et servir ainsi de référence à d'autres ailleurs ? Bien au-delà de la commission Copé
Pour sortir du lobbying, des pressions ou des ententes illicites sur ces dossiers éclatés, pourrait-on organiser au plus vite des Etats Généraux de l'audiovisuel que l'on évitera d'appeler un « Grenelle de l'Espace Public » ? Ouvrir ce chantier dès maintenant pourrait avoir des effets multiples : tirer vers le haut les travaux par trop étriqués de la commission Copé, élargir la mission de cette entité joliment nommée France Monde ou, plus fondamentalement, donner une tonalité singulière à la voix de la France lorsqu'elle présidera l'Union européenne à compter de juillet, le sommet méditerranéen la veille du 14 juillet à Paris et le sommet francophone en octobre au Québec. Et, tout bonnement, lorsqu'elle parlera de démocratie.
Le sens profond d'une voix singulière de la France pourrait-il, avant tout, d'être un porte-voix pour celles, plurielles, du Monde ? Celles qui, comme la voix française, ont de plus en plus de mal à se faire entendre, et même, en termes d'œuvres et de création, à voir le jour ? L'occasion de forcer, tambour battant, la réflexion sur la qualité de la société de l'information dans laquelle nous sommes tous appelés à vivre est trop belle pour être négligée.
(1) A la même époque, en 1994, une étude menée aux Etats Unis par la CPB (Corporation for Public Broadcasting) révélait que le pourcentage de programmes non-américains diffusés sur l'ensemble des chaînes américaines était de 2% !




















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De C. Creseveur
D'actualité | 09H34 | 26/05/2008 |
J'ai malheureusement le sentiment que la télé est dans l'ambulance.
Les atermoiements de la commission Copé, dont l'objectif assigné est de faire rentrer les carrés dans les ronds (un service public qu'on dépouille de ses moyens mais qu'on veut définir comme renforcé, soit du Sarkozy dans le texte), est assez symptomatique.
On ne parvient pas à arranger Bouygue malgré les premiers effets de nuisance déjà ressenti dans le service public (chute des volumes et des tarifs publicitaires), et il n'est pas encore certain qu'on arrange non plus ceux qui voulaient récupérer la mise (Bolloré et Lagardère). En revanche il aura de quoi se régaler sur les dépouilles (l'information régionale en particulier).
Dans ses états généraux il serait peut-être temps de réfléchir à la télévision 2.0.
à C. Creseveur
De pablico
12H27 | 26/05/2008 |
quand on parle de morcèlement, mon poil se hérisse !
Depuis, bien des années, pour faire disparaitre une société, sous le couvert de réorganisation, on la morcèle.
On se partage sa dépouille, entre plusieurs sociétés.
et les morceaux qui n'intéressent personne sont jetés.
Cela a fabriqué des hordes de chômeurs, et des spécialités jetées aux orties.
Quid de la télé ? ?
à pablico
De C. Creseveur
D'actualité | 13H12 | 26/05/2008 |
C'est évidemment la même chose qui se prépare.
Pour France Télévision on va expliquer tout en augmentant le nombre de ses missions, qu'elle dépense trop, puis qu'elle n'est pas rentable, etc. Une fois que le discrédit sera correctement jeté on pourra dresser le couvert.
En ce moment les couteaux s'aiguisent dans la PQR pour se partager les antennes régionales de France 3.
à C. Creseveur
De meg
18H51 | 26/05/2008 |
je crain que ca soit le même programme pour l'éducation nationale.
De skalpa
actif et militant ? | 10H15 | 26/05/2008 |
Juste une petite image

http://kprodukt ; blogspot.com
De zénon denon 84
Bonne | 10H26 | 26/05/2008 |
« La télé est dans l'ambulance »
Sans doute mais sans girophare ni pin pon
pin pon …
Ou alors …essayez de faire l'expérience
(la mienne )que j'ai menée pendant trois mois
_croyez c'est pas la mer à boire_
a savoir arreté de regarder cette fameuse TELE .
Bon au début ,normal ça manque …puis on s'habitue
bcp plus vite qu'on ne croit.Enfin ça fait un bien
énorme ,mais vraiment énorme au moral ? SI ,
Puis ,et bien entendu ,comme ça vous fait du temps de retrouvé,eh oui,ben vous l'employez d'une
manière plus intelligente.Comment ?
A chacun de trouver ,pour ma part ,entre la lecture,
la cuisine (la vraie ),les réunions , les films
en salles etc ,,, je vous prie de croire
qu'on se sent mieux dans ses pompes .Tout simplement
me semble t-il par cequ'un autre rytme à la journée
est enclanché.C'est con, mais ça marche.
En fait cette façon de regarder la télé qu'on
a tous pris comme cela sans chercher à comprendre
à quoi ça sert et comment elle nous « vampirise “
ne nous apparait que lorsqu'on s'arrete unpeu
ou bcp de la regarder .
Car enfin, ça n'est qu'une boite qui diffuse 24/24
des reproductions de vie d'autrui.Qui allarme en
permanence le quidam pour l'inciter à acheter
des produits. dont il n'a que faire .Avec de l'argent
qu'il empruntera (à quel taux ! ).Voila un cercle
vicieux qui ne fait que croitre .
Les publicitaires l'ont si bien compris qu'il
engrangent de belle fortunes ;
Venons-en au programmes ,formatés, coincés entre
deux pubs.Des programmes pas trops longs ,mon dieu,
l'attention du quidam ,pensons'y ? ? ?
J'en termine car je SUIS TROP LONG,
Plus de stress, plus de présentations saccadées,
plus de présentateurs mielleux ,fielleux,
voire abrutis par l'argent .Pus de conneries
à écouter .Quelle plaisir de redécouvrir qu'on
peut mieux vivre sans cette boite qui n'est plus
magique du tout .
Vous me direz la peur de tout guidant pas mal de mes
concitoyens, cette peur nous est envoyée en
continu par des images qui ne sont là que pour cela !
NOUS FAIRE PEUR
afin qu'on ne réfléchisse plus.
Par contre ‘on réflechit pour nous ! diable
Jusqu'à quand ?
De C. Creseveur
D'actualité | 10H37 | 26/05/2008 |
On peut naturellement vivre sans télé. Ca ne veut pas dire que la télé est mauvaise. On y trouve de tout. Et chacun est libre de l'employer comme bon lui semble. Personne ne vous interdit de zapper les pubs. Personne ne vous interdit de zapper tout court.
à C. Creseveur
De pablico
12H18 | 26/05/2008 |
Dans l'absolu votre théorie est bonne.
Quand on rentre dans une bibliothèque, on a les livres rangés, par grands thèmes : philosophie, essais, histoire, culture, romans, polars, bd etc. etc. On choisi, ce qui nous plait.
Mais pour la télé, on nous donne « à manger » une « soupe » tout public. Cette soupe on va la commenter avec notre famille, amis, copains ou collègues (rôle social, d'échange et cognitif.).
Il faudrait que cette soupe soit « nourrissante » et pas qu'elle nous rende « obèse » ou « anorexique'.
Certes l'on peut zapper, mais si toutes les “soupes” sont dégueulasses ?
à pablico
De C. Creseveur
D'actualité | 13H35 | 26/05/2008 |
Je ne vous donne ni tort ni raison. Ce que vous dites pourrait faire partie de la discussion au cours des fameux états généraux que réclame l'auteur de l'article.
La question pourrait ainsi se poser comme ça : comment se fait-il que la multiplication du nombre de chaînes ne se traduit pas par une multiplication de l'offre de programmes ?
Avec la seule TNT on passe de 6 à 18 chaînes, soit un triplement de l'offre qui ne se traduit globalement que par de la rediffusion !
Les créations en fiction sur la TNT sont quasi nulles.
La TNT a été accaparée par les principaux diffuseurs, avec l'occupation du terrain pour seule stratégie.
Le modèle n'est pas prêt d'évoluer facilement dans l'immédiat parce que TF1 et M6 font tout pour le contrôler.
Seulement l'arrivée d'internet modifie considérablement la donne parce que ces mastodontes de la communication ne peuvent plus y contrôler le flux : sur internet il n'y a pas de canal attribué. On ne peut plus les empêcher de zapper ou de s'égailler.
C'est pourquoi j'ai vraiment le sentiment que le débat sur l'audiovisuel public intervient à un très mauvais moment. Un peu comme si on lançait un plan de sauvegarde du cinéma muet en 1933 !
à C. Creseveur
De Houvaton nouveau compte
12H22 | 26/05/2008 |
Non personne n'interdit de zapper les pubs sauf que dans le petit écran national tout est pub : toutes les programmations entre deux pubs, toutes les « infos » entre deux pubs sont elles-mêmes des pubs, de la vulgaire propagande pour transformer le citoyen en consommateur idiot. Les programmations qui s'adressent à des citoyens et non à des consommateurs avachis sont si rares, il y en a je ne dis pas le contraire mais si rares, que l'opération « j'allume mon poste pour être correctement informé » n'est pas rentable. Autant chercher la lueur de quelques phares dans un océan d'obscurité.
Mieux vaut aller sur internet, hors des sentiers battus et rebattus par les merdias, dès qu'on cherche à approfondir un sujet … si, bien sûr, on cherche à aller plus loin que la soupe empoisonnée qu'on nous sert. Certains se contentent amplement de cette soupe, Rue89 y compris à travers cet insipide et fastidieux article et tant d'autres. Sur Rue89 seuls désormais les commentaires m'intéressent. C'est pour moi comme un baromètre de la véritable opinion citoyenne qui évolue à quelques degrès divers, au grès des courants eux-mêmes déployés hélas par une info aussi pauvre que monolithique. Mais quelquefois, même souvent, j'y trouve mon compte (à lire les commentaires). Pratiquement jamais dans les articles.
à Houvaton nouveau compte
De C. Creseveur
D'actualité | 13H37 | 26/05/2008 |
Et encore ce n'est rien ! Si vous alliez aux Etats-Unis vous tomberiez de votre fauteuil. On ne peut même pas suivre un film tellement il est saucissonné !
à C. Creseveur
De Révolutiona
Hawwah | 06H00 | 27/05/2008 |
Curieusement, je connais pas mal de personnes sans télé qui vivent très bien !
J'ai été très choquée d'apprendre qu'il serait question d'augmenter la redevance bien assez élevée comme cela.
Les pubs ne me dérangent pas, juste le temps de faire autre chose rapidement : cessons de taxer les foyers français dont la plupart nous arrivent plus sur le plan financier.
à Révolutiona
De MAGENTA
Pesteux génétique | 16H59 | 27/05/2008 |
Heureusement que je suis là pour te mettre un top ,t'avais un naze ma pôv Révolutionana,faut ben que j't'aime tiens ! ! !
Sans rire ,moi aussi je peux bosser aux finances ,équilibrer le budjet des télés gouvernementales en augmentant la redevance ,une taxe sur les achats de téléviseurs ,faire payer une seconde taxe sur les résidences secondaires ,ça je peux le faire sans passer par HEC
HEC* hautes études communales
Tiens petit cadeau pour une voisine ! ! !
http://fr.youtube.com/watch ? v=x2zKVcG9lig
De marie 75 3563
12H12 | 26/05/2008 |
La carlita chez Drucker ? ? ? ?
Carla Bruni ? C'est pas la meuf du Président c'est juste une chanteuse !
Carla Bruni-Sarkozy sera sans doute fin août dans l'émission de Michel Drucker. Mais seulement pour parler de son disque, intitulé - ça ne s'invente pas ! - « Comme si de rien n'était ».
Carla Bruni-Sarkzoy serait actuellement en négociation pour son passage chez Drucker à la rentrée. « Ce sera sans doute une émission spéciale à la rentrée. Une sorte de tête-à-tête d'une heure, sans invité », a expliqué l'animateur à nos confrères du Parisien. Jusque là, pas de quoi casser trois pattes à un canard : il est normal que l'épouse du président de la République soit traitée différemment des autres invités de « Vivement dimanche ». Le problème, c'est que ce n'est pas en tant que Première Dame que Carla Bruni-Sarkozy fera cette émission, mais en tant que chanteuse : son troisième album, « Comme si de rien n'était », doit sortir le 21 juillet prochain. Et c'est pour en assurer la promotion que « Carlita » se rendra chez Drucker. « J'aimerais que cette rencontre dépasse le cadre de l'album et que Mme Sarkozy nous parle aussi de sa vie à l'Elysée, a-t-il cependant précisé. Mais pour l'instant, rien n'est décidé ». C'est-à-dire qu'il y a de fortes chances pour que Madame Sarkozy ait droit à une heure d'antenne uniquement pour vendre son disque. Ça risque d'être un peu longuet. Mais surtout, c'est n'importe quoi. Elle a beau avoir une jolie voix, Carla Bruni n'est pas une chanteuse de premier plan. Son dernier album (« No promises ») a d'ailleurs été un demi flop. Bref, Carla, ce n'est pas Johnny et rien ne justifie qu'on consacre une heure d'antenne entière à son œuvre. Rien, sinon le fait qu'elle est mariée avec le chef de l'Etat, donc l'actionnaire de France 2.
Rien que ses napperons
Imaginez que la première chaîne ait, en 1967, dévolu 60 minutes à la présentation des travaux au crochet d'Yvonne de Gaulle, sans qu'on puisse évoquer sa vie à l'Elysée, son mari… Non, rien que ses napperons. Même à l'époque de l'ORTF, on aurait trouvé ça ridicule. Ridicule et éminemment faux derche. Parce que Carla qui va chez Drucker juste pour parler musique, c'est aussi horripilant que la starlette qui couche avec Georges Clooney et qui donne une interview à Gala en précisant avec force minauderies : « Attention, hein, on ne parle que de mon rôle - trois minutes dont deux coupées au montage - dans mon dernier film ».
cf marianne
De Lemmy_Nothor
Mellow Yellow | 12H32 | 26/05/2008 |
Quand j'entends parler de télévision, je pense immédiatement à cette chanson…..
I'm the Slime
I am gross and perverted
I'm obsessed « n deranged
I have existed for years
But very little has changed
I'm the tool of the Government
And industry too
For I am destined to rule
And regulate you
I may be vile and pernicious
But you can't look away
I make you think I'm delicious
With the stuff that I say
I'm the best you can get
Have you guessed me yet ?
I'm the slime oozin » out
From your TV set
You will obey me while I lead you
And eat the garbage that I feed you
Until the day that we don't need you
Don't go for help . . . no one will heed you
Your mind is totally controlled
It has been stuffed into my mold
And you will do as you are told
Until the rights to you are sold
That's right, folks . . .
Don't touch that dial
Well, I am the slime from your video
Oozin » along on your livin » room floor
I am the slime from your video
Can't stop the slime, people, lookit me go
I am the slime from your video
Oozin » along on your livin » room floor
I am the slime from your video
Can't stop the slime, people, lookit me go
Frank Zappa
Zappa, zapper !
Je rêve du jour ou tous ceux qui possèdent une télé, iront les jeter sur les marches du parlement.
à Lemmy_Nothor
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H12 | 26/05/2008 |
Y a cette vielle chanson des années 80 , aussi , sur la Télé/overdose :
T.v.o.d 9x
I don't need a Tv screen
I just stick the aerial into my skin
let the signal run through my veins
T.v.o.d
T.v.o.d 9x
Ils appellent ça TV HD , on se rapproche ..
De vraphel
infirmière | 14H08 | 26/05/2008 |
Enfin un vrai article de fond sur ce problème de l'audiovisuel public ! Ecrit par qui ? Un journaliste ! ! ! Cela fait du bien,des articles écrits par des pros.
Parceque le discours participatif à la mode et surtout sur le web,c'est bien joli,mais peu de hauteur de vue,peu de rcherche et de réflexion.Merci,Monsieur le les journalistes pour votre métier
De Patrice Barrat (auteur)
Journaliste | 13H07 | 27/05/2008 |
Merci pour votre commentaire. Mais je dois dire que j'ai quelquefois le sentiment que les journalistes eux-mêmes, bien que « pros », ne prennent pas beaucoup de recul sur leur métier et son environnement.
Inversement, quand les journalistes sont trop attaqués, j'ai parfois envie d'être bêtement solidaires.
Mais là, la cible de mon papier ce sont plutôt ces pouvoirs politiques et économiques qui laissent pourrir l'espace public pour des raisons d'opportunisme et de profit. Jusqu'à ce qu'un boomerang leur tombe dessus.
Et mon but, ce serait que l'on prenne encore davantage conscience de l'enjeu représenté par l'espace public en termes de démocratie, ou, pour tenter d'être plus universel, en termes de tissu et de relations sociales.