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Delanoë choisit d'attendre avant de contrer Royal

Les deux favoris au poste de Premier secrétaire du PS adoptent des stratégies différentes, malgré des profils qui convergent.

Bertrand Delanoë samedi à Paris (Rue89)

Il s'en est tiré avec une pirouette linguistique. Réunissant samedi ses amis à la Maison de la Mutualité à Paris, Bertrand Delanoë savait que la question de la course au leadership du PS allait se poser. Il a préféré l'éclipser dès la fin de la matinée :

« Si je dis “je ne veux vraiment de responsabilités qu'à la Mairie de Paris”, eh bien je me fous de vous ! “

Il faut dire que sa fin de semaine ressemblait fort à un lancement de campagne. Et la prochaine bataille programmée n'est autre que celle pour le poste de Premier secrétaire du PS, que François Hollande laissera vacant après le congrès de Reims en novembre.

Une fin de semaine fignolée mercredi soir Chez Julien, restaurant branché de la capitale. Réunissant huit de ses plus proches soutiens, Bertrand Delanoë y a parlé idées, stratégie médiatique et adversaires… L'offensive pouvait commencer.

Jeudi, sortie de son livre ‘De l'audace’ (Robert Laffont). Vendredi, manifestation sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris. Samedi, meeting à la mutualité. Trois occasions de déclarer sa candidature que Delanoë n'a délibérément pas saisies.

Décryptage de son entourage : se déclarer une semaine après Ségolène Royal serait perçu comme une contre-attaque. Or, le maire de Paris ne veut pas paraître se positionner en fonction de la présidente de la région Poitou-Charente et entend au contraire marquer nettement sa différence avec elle.

Pour Delanoë et Royal, les militants d'abord

Une différence pourtant pas si flagrante jusqu'à présent. Si l'une s'est bien déclarée et pas l'autre, leurs discours sur ce point se ressemblent, laissant d'abord l'initiative du choix aux militants :

Ségolène Royal, vendredi 16 mai : ‘Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le Parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti.’

Bertrand Delanoë, samedi 24 mai : ‘Nous devons tous prendre des responsabilités. Comme vous, j'ai bien l'intention d'en prendre ma part. Mais quelle part ? Vous en déciderez.’

Le procédé illustre à merveille la démocratie participative dont Ségolène Royal se revendique depuis la dernière campagne présidentielle. Mais son rival pour la tête du PS ne veut plus lui en laisser le monopole. ‘Bertrand, c'est depuis 1995 qu'il fait de la démocratie participative, avec les réunions d'habitants dans chaque arrondissement de Paris’, martèlent même ses proches.

Semblables se révèlent également leur liste de soutiens. Pour tous deux, leurs soutiens oscillent entre militants socialistes de bases, jeunes apparatchiks du PS (François Rebsamen ou Vincent Peillon pour Royal, Harlem Désir ou Anne Hidalgo pour Delanoë) et caciques des années où le parti était au pouvoir (Jean-Louis Bianco ou Michel Sapin pour Royal, Lionel Jospin ou Daniel Vaillant pour Delanoë).

Peut-on être libéral et socialiste ?

Même leur divergence sur la stratégie d'alliance avec le MoDem s'étiole. Au cours de la campagne des municipales de mars, elle avait réclamé un tel partenariat ‘partout’, quand il refusait à Paris la main tendue par Marielle de Sarnez, numéro 2 du MoDem. Pourtant, en se déclarant ‘libéral’ dans son livre, beaucoup y ont vu le souhait de séduire l'électorat centriste.

Bertrand Delanoë se refuse cependant à accréditer cette analyse sur ce passage qui a assuré le succès médiatique de l'ouvrage. Il se définit avant tout comme ‘un homme de gauche’ qui accroît ‘les espaces de libertés’. (Voir la vidéo)



Reste que l'explication n'est pas recevable pour Benoît Hamon, qui entend avoir aussi son rôle à jouer dans le changement de direction au PS et espère bien pouvoir incarner l'aile gauche du parti. Selon le député européen, interrogé jeudi dans France Soir, cette sortie ‘confirme en tout cas’ qu'il n'y a ‘pas de grande différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë’.

Pas de grande différence peut-être, mais les deux protagonistes ont besoin de se démarquer. Alors Ségolène Royal a sorti l'artillerie ce samedi pour s'engouffrer dans le début de polémique. ‘Ma conviction, c'est qu'au XXIe siècle être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible’, a-t-elle déclaré à l'AFP.

Juste retour de bâton, diront les supporteurs de Ségolène Royal qui ont lu le livre de Bertrand Delanoë. Le maire de Paris ne prend pas de pincettes pour critiquer le projet de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle. Un projet ‘ni bien identifié ni suffisamment crédible’, sans ‘relief’ et manquant ‘de clarté, de cohérence’ ! Deux entreprises de séduction et de différenciation

C'est justement pour se concentrer sur l'édification du ‘débat d'idées’ qu'il n'est pas encore l'heure de la déclaration de candidature, assure Harlem Désir, député européen et bras droit de Bertrand Delanoë. ‘Ce n'est que s'il y a une majorité autour d'idées que ça a un sens de se poser la question.’ (Voir la vidéo)



En attendant peut-être des débats directs entre les différents prétendants socialistes au premier secrétariat, les deux favoris tentent de poursuivre leur entreprise de séduction et de différenciation. L'une de candidate déclarée, l'autre de candidat assuré.

101 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de moulinette

De moulinette

Peintrice Illustrateuse | 00H16 | 25/05/2008 | Permalien

Favoris de qui, au juste ?

Des journalistes ? Des sondeurs ?

Portrait de Gallifrey

à moulinette Portrait de moulinette De Gallifrey

www.olivierpanza.com | 01H01 | 25/05/2008 | Permalien

Le probleme, c'est que lorsqu'un candidat du PS est le chouchou des sondages, il peut être d'office soupsoné d'avoir été choisi par l'UMP et Sarkozy.

Enfin, apres Royal qui desavoue son programme, Delanoé qui s'avoue libéral, le PS qui affirme qu'il est pour l'économie de marché, Sarkozy n'a plus guerre d'adversaire.

http://olivierpanza.blog.ca

Si Delanoé s'avouait libéral économiquement, alors au contraire Sarkozy aurait un vrai adversaire pour les années à venir. Mais il me semble qu'il parlait de libéralisme politique et de socialisme économique.

Portrait de Unstern

De Unstern

11H50 | 25/05/2008 | Permalien

@ comptecourant

Plutôt intrigué et un peu agacé par les « bonnes feuilles » qui en ont été publiées, j'ai acheté (dans un supermarché) le bouquin de Delanoë et je suis en train de le lire.

J'y trouve ceci, qui semble répondre à votre interrogation :

p. 45 : « Le libéralisme est donc d'abord une philosophie politique et j'y adhère. Ce sont les conservateurs qui l'ont dévoyé au service d'une idéologie du laisser-faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d'un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l'immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C'est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s'accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste. »

pp. 43-44 : « Non, je ne suis pas social-libéral : je n'adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, “libéral”. Et quand il s'applique à une doctrine politique, au sens global, je crois même qu'un militant socialiste devrait le revendiquer . En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c'est de hisser le libéralisme au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l'État et laisser-faire économique et commercial. »

p. 39 : « Comme Lionel Jospin, je suis hostile à la société de marché. Mais pour ce qui est de l'économie, le débat est derrière nous. L'Histoire montre que toutes les expériences progressistes réussies ont intégré ou se sont intégrées à l'économie de marché. Les autres expériences, fondées sur une économie dirigée, ont débouché au mieux sur l'inefficacité, au pire sur un désastre humain. […] Seule l'économie de marché crée des richesses nécessaires au progrès social. Cela ne veut pas dire que l'économie de marché n'a pas de conséquences négatives, voire cruelles, sur la santé, les conditions de travail, les inégalités, la précarité… Mais c'est le cadre dans lequel nous évoluons. Il faut l'accepter comme un fait, tout en le réformant. »

p. 42 : « Pour réussir politiquement, il faut réussir économiquement. L'économie n'est pas de droite ou de gauche. L'économie est. C'est la politique économique qui est de droite ou de gauche. On peut dépenser quinze milliards d'euros pour favoriser la rente et le patrimoine, comme Sarkozy, ou bien les investir dans la formation, l'emploi, la recherche. C'est un choix. Mais l'économie comme système reste ce qu'elle est. Les économies dirigées, répétons-le, ont abouti à des échecs tragiques. »

p. 43 : « Pour lutter contre l'injustice, il faut créer des richesses. On ne peut pas distribuer ce qu'on ne produit pas. La gauche radicale devrait méditer cet axiome élémentaire. Il est vrai qu'elle refuse toute idée de responsabilité gouvernementale. C'est plus confortable… »

Et aussi (p. 48) ceci, sur un sujet assez voisin : « — [L. Joffrin : ] Sarkozy parle beaucoup de réformer l'État. — [B. Delanoë : ] Oui, mais il ne le fait pas. Ou bien il le fait mal, en se contentant de sabrer dans les effectifs. Ce n'est pas une méthode. En fait, l'obsession sarkozyenne, c'est le recul de l'État et non sa réforme. Cela n'a rien à voir. »

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

à Unstern Portrait de Unstern De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

12H51 | 25/05/2008 | Permalien

J'aime bien le p43. Sans aller jusqu'à la gauche radicale, il semble que certains socialistes soient totalement imperméables à cette évidence. Merci de votre résumé.

Portrait de kestiontoi

à Unstern Portrait de Unstern De kestiontoi

travailleur forcé | 19H57 | 25/05/2008 | Permalien

« Seule l'économie de marché crée des richesses nécessaires au progrès social. »
A condition que ces richesses soient redistribuées au plus grand nombre ?
Est-ce le cas actuellement ? ?
Est-ce que le futur programme socialiste prévoira des idées neuves qui redistribueront les richesses sans nuuire à l'économie de marhé ?
Le mouvement social ne devrait-il pas être internatiional puisque l'économie de marché est mondiale ?

Portrait de Unstern

à kestiontoi Portrait de kestiontoi De Unstern

21H30 | 25/05/2008 | Permalien

@ kestiontoi

« Prenons l'exemple de la défiscalisation des stock-options. Je pense que cette mesure aurait été une grave erreur. C'était une dépense fiscale inutile et une injustice à l'égard de tous ces salariés qui n'auront jamais de stock-options.

De la même manière, nous avons refusé de mettre les allocations familiales sous condition de ressources. C'est-à-dire de ne plus verser de prestations aux familles aisées pour les réserver aux foyers modestes et aux classes moyennes. Martine Aubry l'avait proposé.

Eh bien, il faut se reposer la question à l'avenir. Faut-il que l'État, dirigé par la gauche, fournisse les mêmes prestations à tout le monde ? Non. C'est une conception inefficace et injuste. La mise sous conditions de ressources est évidemment plus redistributive que l'égalité formelle : elle défavorise les favorisés, qui ne touchent plus d'allocations familiales. Autrement dit, elle est plus à gauche. Vous voyez que lorsqu'on modernise la pensée, on ne va pas nécessairement vers la droite !

Est-ce pour autant irréaliste, utopique ? En aucune manière. Comme maire de Paris, j'ai appliqué cette réforme aux contributions versées aux familles. »

(B. Delanoë, « De l'audace ! », Paris, Robert Laffont, 2008, p. 47.)

Portrait de Unstern

à kestiontoi Portrait de kestiontoi De Unstern

12H50 | 26/05/2008 | Permalien

@ riverain(e)s intéressé(e)s par le bouquin de Delanoë

On trouve une sélection (beaucoup plus étendue que la mienne) d'extraits du bouquin sur le site De Source Sure :

http://desourcesure.com/politiqueaffaires/2008/05/_delano_sort_son_bouqu…

Bonne lecture : -)

Portrait de Marine 2012

à Gallifrey Portrait de Gallifrey De Marine 2012

Hymen troué par neuf hymen refait à... | 20H22 | 25/05/2008 | Permalien

« Ma conviction, c'est qu'au XXIe siècle être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible »

Elle a raison, et elle a tranché au 2nd tour de 2007 avec Bayrou. Elle n'est plus socialiste.

La rebelle, celle-là….Pas bien.

Portrait de Mobile

à moulinette Portrait de moulinette De Mobile

02H43 | 25/05/2008 | Permalien

Des sondeurs ? Non, mais ! Z'avez pas honte ?

Portrait de karlM

à Mobile Portrait de Mobile De karlM 21378

17H56 | 25/05/2008 | Permalien

Peut on faire confiance aux socialistes ? L'histoire prouve qu'ils se sont souvent préférés s » adaptés aux lois des puissants plutôt que d'être franchement du côté du peuple. Par exemple, ils participèrent à l'élimination de l'exceptionnelle démocratie que fut la Commune de Paris. Ils ont toujours été trop attachés à la propriété ou à la transmission de monumentaux héritages. Les socialistes sont des souverainistes, ils ont donc souvent préféré pencher du côté du droit plutôt que du côté d'une économie de type communiste ou anarchiste, par exemple… Les Ferry (colonisateur infatigable), Clémenceau (tueur de grévistes refusant la guerre de 14-18) étaient des socialistes très consensuels, ils ont une historique responsabilité de l'incroyable injustice d'une tel inégale dans la répartition des richesses en France et sur Terre.
Parfois, ils ont accompagnés les luttes du peuple, les avancés historiques des congés payés, des 4o heures, des 35 heures, les progrès salariaux, la sécurité sociale, la limitation du travail des enfants, l'égalité relative, homme-femme se sont inscrits dans la loi grâce à eux…
Depuis 1983, ils ont surtout accompagné la folie capitaliste.(privatisation de la Monnaie, par exemple… mais en parallèle ils nationaliseront à 100% de manière purement idéologique alors que ce fut très couteux… pour ensuite privatiser ! ! ).
Les socialistes revendiquent leur côté « libéral ». C'est indiscutablement beaucoup plus avec eux que les droits ont progressé, qu'ils se rapproprient ce mot, volé par les riches qui eux profitent de liberté tout en votant des lois liberticides, est plutôt une bonne idée.
Un des problèmes des socialistes est que leurs cadres sont des nantis, que la République fut pour eux une bonne mère. Ils sont donc toujours très décalés des urgences quotidiennes. La haute administration et les privilégiés de l'ENA ne se sont pas sentis menacés durant les gouvernements socialistes ; le sénat des élus à vie est toujours là, et depuis toujours très à droite ; dans les ambassadeurs français il y toujours beaucoup de nobles…Réclamer le pouvoir puis dire que l'on ne peut rien changer risque de devenir endémique.
Les socialistes ménagent toujours la chèvre et le chou, comme avec les 35 heures pour certains… et pas pour les autres ; comme avec leurs leaders DSK, Valls, les chèvres à droite… Fabius, Emanuelli, les choux à gauche.
Aujourd'hui, ils veulent ratisser au centre, les claques des travaillistes anglais, des Veltroni italiens, le sauvetage de justesse de Zappatero malgré son alliance avec le centre ne leur servent pas d'exemple. Ils semblent donc prêts à assumer l'indigne aimantation de la droite capitaliste. Hélas, ainsi, ils renforcent l'idée que sans le capitalisme, sans le management, l'esprit d'entreprise, il n'y a point d'issue. Ce discours de droite et de droite à gauche est tellement omniprésent que les électeurs deviennent fatalistes, ne votent plus (record historique d'abstention aux municipales) ; ou vote pour le vrai plutôt que pour le clone.
Avec ce choix, ils installent notre démocratie dans un bipartisme exacerbé qui élimine toute pensée alternative, le droite et ses médias (du style TF1) jubilent mais toutes les classes sociales « d'en bas » ont à y perdre.

Les socialistes sont donc favorables à l'économie de marché…encore un poncif, une généralité qui les empêche de définir certains domaines qui ne peuvent pas être livrés à cette loi de l'offre et de la demande : la nourriture de base, les énergies fondamentales, l'éducation citoyenne, la presse d'investigation, la culture humaniste, …
Ponctuellement, à certains moments, l'urgence économique impose d'être interventionniste (les EU ne s'en sont jamais privé quand Edison s'est approprié l'invention des frères Lumière). Aujourd'hui, la seule loi du marché est destructrice d'environnement (OGM, viande aux hormones, engrais, …l'obsession du rendement contre la vie). Si nous laissons les responsables fascistes Chinois entrer en compétition avec nous, il faudra beaucoup perdre pour gagner ce match contre eux. Les propriétaires de pétrole auront toujours les compagnies aériennes les plus performantes… leurs fonds de pensions rachèteront les fleurons de notre pays.
Les sujets d'innovation qui participeraient à la création d'une nouvelle société sont pourtant connu : l'apprentissage de la solidarité, de la coopération, le soutien des SCOOP, la ré-appropriation d'une partie de la création de monnaie, les référendums d'initiative populaire, la révocabilité et l'unicité des mandats, une armée de défense qui provient de la conscription (une armée de spécialistes de la guerre, c'est trop dangereux), la re-localisation (industrie, agriculture, démocratie), une justice citoyenne, des élus louant leur logement…On aimerait vous entendre sur ces sujets plutôt que dans vos querelles.
De trop nombreux socialistes n'ont pas compris la Re-évolution nécessaire, le changement de paradigme réclamée par les foules. Ils n'ont pas compris que cette pensée unique productiviste entraine un délitement social et environnemental majeur.
L'histoire les jugera sévèrement car ils auraient pu agir, ils sont aux commandes des régions et ne nombreuses villes.
Pas de confiance donc dans l'appareil socialiste, heureusement les militants de base commencent à exiger que leurs représentants s'imposent des les représenter dignement, c'est urgent en face de cette droite extrême.

Portrait de Alec Sandre

à moulinette Portrait de moulinette De Alec Sandre

11H08 | 25/05/2008 | Permalien

Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, c'est blanche capote et capote blanche.

La question qui se pose est : Y a-t-il encore des socialistes au PS ?

Portrait de Claude PELLETIER

à Alec Sandre Portrait de Alec Sandre De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 13H51 | 25/05/2008 | Permalien

Le temps ne fait rien à l'affaire chantait Georges mais là ça ne marche pas.
Quand vous dites « Y a-t-il encore des socialistes ici ? »
oublier le temps, la date de votre réflexion est terrible.

Peut-on poser cette question de la même façon aujourd'hui
qu'il y a cinquante ou cent ans ?
Peut-on la poser dans les mêmes termes
sans se rendre compte que l'histoire a enregistré
beaucoup d'échecs et d'expériences différentes ?
La réponse est dans la question…

Pourriez-vous reprendre votre formulation en précisant quel contexte vous avez à l'esprit ?

Pour vous aider voici quelques débuts de réponse et merci de cocher votre option.

1—« Y a-t-il encore des socialistes à la mode soviétique actuellement
avec une économie dirigée par des plans censés satisfaire les besoins humains selon l'analyse a priori faite par un parlement représentatif ? »

2—« Y a-t-il encore des socialistes à la mode chinoise ici et maintenant ? »

3—« Y a-t-il encore des socialistes à la mode cubaine ici et maintenant ? »

4—« Y a-t-il encore des socialistes à la mode …XXXXXX ? »

Portrait de Alec Sandre

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De Alec Sandre

17H22 | 25/05/2008 | Permalien

La réponse est 5- : Y a-t-il encore des socialistes qui posent en priorité la question sociale, la répartition entre les revenus du travail et les revenus du capital (excusez ce gros mot) plutôt que les questions sociétales, la défense de modes de vie « plusse modernes », et des minorités victimaires ?
L'absence de culture politique (encore un gros mot) chez les adhérents socialistes réduit leur engagement à une « sensibilité » politique sociétale très superficielle et manipulable. Leurs seuls courants sont des adhésions à tel ou tel dirigeant présidentiable.
Cela dit, c'était une provocation. Il en reste quelques-uns, notamment dans le courant Mélenchon (qui n'est pas un présidentiable).

Portrait de pablico

De pablico

11H50 | 25/05/2008 | Permalien

favoris des deux, les sondeurs vendent aux journaux et les journaux essayent de vendre les sondages ,plus leur commentaires, et pour les meilleurs un peu de prospective..
donc pour la recette : il faut beaucoup de sondages, de retournement de situations, un doigt de coup de théâtre, une pincée de scandale, voir un peu de cul.

et le public achète, et croit.
Un peu comme un bon roman à ressort et à tiroir mâtiné d'horoscope (la prospective).

c'est ainsi que dans nos cœurs naissent, vivent, meurent , ressuscitent , re meurent, des dirigeant ou pseudo dirigeants. Je pense que tout le monde est dindon de la farce.

Portrait de Perjovem

De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 00H21 | 25/05/2008 | Permalien

//« Ma conviction, c'est qu'au XXe siècle être libéral…//

Certes pour beaucoup Bécassine est une cruche et une incompétente, mais j'crois bien qu'elle a dit XXI ème siècle, enfin d'après l'AFP…

Perjo

Portrait de Julien Martin

à Perjovem Portrait de Perjovem De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 02H46 | 25/05/2008 | Permalien

Il s'agit effectivement du XXIe siècle. C'est corrigé. Merci.

Portrait de Claude PELLETIER

De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 00H57 | 25/05/2008 | Permalien

Ça devient difficile de parler politique. On ne peut plus se fier aux mots. Et certains mots sont devenus tellement vagues et fourre-tout qu'il faudrait presque commencer par en donner sa propre définition avant de se mettre à bavasser.

En ce moment, au Panthéon des mots dont il faut préciser le sens, il y a libéral et libéralisme. Sans parler de socialiste, participatif, …… (liste non exclusive).

Portrait de pierrejcallard

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 04H30 | 25/05/2008 | Permalien

Si on ne voit pas que travailleur et entrepreneur c'est le même combat, avec capitalistes et rentiers dans l'autre coin du ring, on ne comprend pas l« élection de Sarko et on ne remettra pas la société et le travail sur le rail.

Pierre JC Allard

http://nouvellesociete.org/5183.html

Portrait de Unstern

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De Unstern

13H23 | 25/05/2008 | Permalien

@ Claude Pelletier

« …Et certains mots sont devenus tellement vagues et fourre-tout qu'il faudrait presque commencer par en donner sa propre définition avant de se mettre à bavasser. »

Très juste. Ce que vous dites rejoint un célèbre propos de Confucius (je cite de mémoire) : « Pour bien gouverner un État, il faut commencer par rétablir le sens des mots. »

C'est en effet indispensable si l'on veut éviter les manœuvres politiciennes, l'hypocrisie et les procès d'intention. Entre autres choses.

Tiens, un autre mot dont on aurait bien fait d'élucider le sens, l'an dernier : RUPTURE…

Portrait de zoblugubre

De zoblugubre

01H55 | 25/05/2008 | Permalien

Quelles sont les (vraies) différences entre Royal, Delanoë et Sarkozy ?
Il n'y en a pas. Ces trois-là (et bien d'autres de l'UMPS) sont interchangeables.

Portrait de Perjovem

à zoblugubre Portrait de zoblugubre De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 02H33 | 25/05/2008 | Permalien

Interchangeable, bof pour les bourges et les p'tits bourges.
Par contre pour la france du « bas », des banlieues, les sans papiers, les femmes, les filles, les postiers, les SNCF, les gaziers etc… Ben, ça aurait ètè bien mieux Royal que Sarkozy.

Le slogan UMPS c'est vachement bien pour ceux qui ne se battent pas, ne se syndiquent pas, ne font jamais grève… Car UMPS disent-ils… Mais bon, veulent pas perdre une ou deux journée et ne pas pouvoir se payer le dernier home-video, les vacances d'été en crète, la traite du pavillon, la Laguna et la Clio etc… Bien pratique l'UMPS…
Si nos ancêtres avaient été aussi lamentable et con, on vivrait encore dans des bidonvilles… Relisez Germinal !

Perjo

Portrait de pingouin_force_attak

à zoblugubre Portrait de zoblugubre De pingouin_force_attak

alcoolique, drogué et dépravé | 14H33 | 25/05/2008 | Permalien

vous croyez que Delanoë est homophobe ? que ségolène royale est ségrégationniste ?

Portrait de Mobile

De Mobile

03H03 | 25/05/2008 | Permalien

B.O.F. Y'a que ça qui compte en ce moment. Bertrand en 2012 ? Y'a des limites à ne pas franchir, les cocos ! Pâris n'est pas la France.

Portrait de kkadim

De kkadim 24768

service public rhone alpes | 05H41 | 25/05/2008 | Permalien

on a le droit de s'en foutre un peu, voire complétement ?

Portrait de Infovite

De Infovite

Plébéien. | 06H42 | 25/05/2008 | Permalien

Et pendant ce temps de nombreux français vivent dans la misère.
La gauche plus que d'une refondation à plutôt besoin d'opérer une véritable révolution ; en devenant de gauche !

http://info-espress.over-blog.com/

Portrait de loller

De loller

06H57 | 25/05/2008 | Permalien

Moi je laisse tomber la rue89, car ça sent le pipeau un peu plus chaque jour.

C'est devenu france-dimanche, si si souvenez-vous, y'avait même des dessins du pseudo humoriste charb à un moment.

Et puis il recrutent « d'école d'ingénieur », « d'école de commerce », « avec 2 ans minimum d'expérience ».
En gros, pas prêts à donner leur chance à n'importe qui, ça me rappelle mes entretiens d'embauche pour les boîtes du cac40.

Arrêtez de vous faire avoir, les riverains, ces gens ne travaillent pas pour vous. Les articles scientifiques sont à chier, les journalistes « modérateurs » postent 0.0128 commentaire par article, la politique devient people, aucune question de fond traîtée, les intellectuels avec des vraies démonstrations, connaît pas, aucune référence bibliographique sauf quand c'est pour faire de la pub aux copains, etc etc… Bref, j'ai été un peu long à la détente, mais marre qu'on se foute de ma gueule.

C'est pas parce qu'on choisit la couleur rouge et qu'on se la pète « on s'est cassé de libé » qu'on vaut mieux.

Aux fondateurs : c'est bon, vous avez une audience, pourquoi ne pas vendre à TF1, vous avez la même stratégie d'abrutissement.

Bref moi je retourne à tous ces petits blogs de passionnés, au moins pas de pognon = liberté d'information.
Bye

Portrait de pingouin_force_attak

à loller Portrait de loller De pingouin_force_attak

alcoolique, drogué et dépravé | 10H51 | 25/05/2008 | Permalien

au revoir

Portrait de Julien Martin

à loller Portrait de loller De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 12H09 | 25/05/2008 | Permalien

@ Loller

Je crois que vous vous trompez. Non pas que ce soit une erreur de ne pas aimer nos articles, même si nous essayons toujours d'être le plus pertinent et le plus original possible. Mais vous faîtes erreur, me semble-t-il, quand vous concluez « pas de pognon = liberté d'information ».

C'est le contraire ! Pour avoir pleine liberté d'informer, il faut en avoir les moyens. Et les moyens financiers en font parti, comme les moyens humains, matériels… Bien informer a un coût. C'est justement quand on n'a plus d'argent pour le faire que l'on se retrouve à la merci d'industriels ou de publiciaitaires peu scrupuleux, qui avec quelques millions d'euros peuvent influer sur la ligne éditoriale.

J'espère ne pas vous avoir perdu définitivement en tant que lecteur/commentateur. On est là pour débattre, c'est bien mieux que de s'ignorer.

Cordialement.

PS : Oui, nous aimons beaucoup Charb.

Portrait de TARPON

à Julien Martin Portrait de Julien Martin De TARPON

14H21 | 25/05/2008 | Permalien

Quand on pense qu'il n'y a meme pas une seule ligne sur la comparution devant le CSM du procuereur Lesigne,le bourreau d'OUTREAU …..Les preoccupations du sieur Delanoe,la France s'en tamponne,si je peux me permettre cette expression.

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