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Les dessous du procès de Ségolène Royal

Ségolène Royal en janvier à Paris (Philippe Wojazer/Reuters).

(De nos archives) « L'UMP demande à Mme Royal de dire pardon à ses anciennes salariées victimes de sa non application de la loi de la République. » Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti majoritaire, n'a pas loupé ce lundi la présidente de Poitou-Charentes, qui vient d'être définitivement condamnée à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires, qui réclamaient le paiement de plusieurs semaines de salaire. Ainsi en a décidé la chambre sociale de la Cour de cassation le 8 avril dernier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

Retour sur plus de dix années de procédures, attaques et contre-attaques devant les instances prudhommales et pénales, revirements de décisions… Le chemin judiciaire a été tortueux. La Cour d'appel de Poitiers, dans son arrêt du 24 juillet 2003, parle même de « difficultés d'interprétation d'une situation juridique exceptionnelle ».

Pour y voir plus clair, Rue89 a enquêté, rassemblé des pièces du dossier et retrouvé tous les jugements et arrêts, tantôt favorables à l'actuelle présidente de la région Poitou-Charente, tantôt déboutant ou condamnant cette dernière. En voici le résultat, qui se borne aux faits et interprétations des juges. Afin que chacun puisse se forger son opinion, en toute connaissance de cause.

Les faits

21 avril 1997, l'Assemblée nationale est officiellement dissoute par Jacques Chirac, alors président de la République. Le décret publié ce jour entraîne nombre de conséquences, concernant notamment les collaborateurs parlementaires, assistants et secrétaires qui travaillent aux côtés des députés. Le premier jugement du Conseil des Prud'hommes de Poitiers, en date du 15 février 1999 et en charge d'établir les faits, relève :

« La cessation du mandat de député et la dissolution de l'Assemblée nationale constituent une juste cause de résiliation du contrat de travail et une obligation à laquelle l'employeur est contraint de procéder. »

L'employeur ici en cause se nomme Ségolène Royal. Députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle emploie cinq collaborateurs, le nombre maximum autorisé par le règlement de l'Assemblée nationale. Des collaborateurs dont le statut est également rappelé par le Conseil des Prud'hommes de Poitiers :

« Les collaborateurs de députés sont des salariés de droit privé auxquels s'appliquent les dispositions du droit du travail. Ils sont rémunérés par l'Assemblée nationale qui met à cet effet à disposition du député un crédit collaborateur. Ce crédit collaborateur est retiré au député sortant se représentant aux élections. »

Par courrier en date du 24 avril 1997, Ségolène Royal convoque notamment une de ses secrétaires, Claude Fouchier, et une de ses assistantes, Evelyne Pathouot, à un entretien préalable à leur licenciement. Dans un autre courrier du 30 avril 1997, elle leur précise que la date de notification de leur licenciement est fixée au 10 mai 1997, et les dispense d'effectuer leur préavis. Deux mois pour la première, un mois pour la seconde, en vertu de leur ancienneté. Une dispense qui signifie qu'elles continueront à être payées pour leurs fonctions à l'Assemblée nationale sans devoir les exercer.

Licenciées conformément au droit, comme leurs trois collègues, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot vont cependant agir en justice pour contester les suites données à ce licenciement. Car, après la dissolution de l'Assemblée nationale, commence immédiatement la campagne électorale pour les législatives des 25 mai et 1er juin 1997.

Pour se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par l'intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l'exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.

1er juin 1997, Ségolène Royal est réélue. Quatre jours plus tard, elle est nommée ministre déléguée à l'Enseignement scolaire. En vertu de l'incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions de ministre, elle est contrainte d'abandonner son siège à l'Assemblée nationale au profit de son suppléant, Jean-Pierre Marché.

Toutefois, le code électoral exige qu'un délai d'un mois s'écoule entre la nomination au gouvernement du député élu et la prise de fonction de son suppléant à l'Assemblée nationale. A l'expiration de ce délai, ce dernier peut alors recruter les collaborateurs du premier. Ce que fait Jean-Pierre Marché qui signe courant juillet 1997 deux contrats de travail à durée indéterminée avec Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.

C'est sur cette période que porte le conflit opposant Ségolène Royal à ses deux anciennes collaboratrices. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot considèrent ne jamais avoir cessé leur activité pour Ségolène Royal durant la période du 12 mai au 31 juillet 1997 et n'avoir pourtant pas été rémunérées. Elles réclament donc deux mois et demi de salaire, ainsi que des dommages et intérêts.

Ségolène Royal ne fait évidemment pas la même analyse de la situation. Elle demande à la justice de constater l'inexistence d'un contrat de travail à durée déterminée entre elle et ses anciennes collaboratrices, et considère qu'elles n'ont subi aucune perte de rémunération. En outre, l'élue socialiste réclame des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi.

Devant le Conseil des Prud'hommes de Niort

Reçue le 29 juillet 1998 par le Conseil des Prud'hommes de Niort, la demande en justice de Claude Fouchier et Evelyne Pathouot constitue le point de départ juridique du conflit qui les oppose à Ségolène Royal sur le terrain du droit du travail.

La première décision survient près de sept mois plus tard, par un jugement du 15 février 1999. La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu'au remboursement des frais de justice.

En revanche, le Conseil déboute Claude Fouchier et Evelyne Pathouot de leurs autres demandes. Il considère que les éléments fournis n'attestent pas d'une relation de travail existante à partir du 1er juin 1997, pas plus qu'ils ne prouvent un quelconque préjudice moral imputable à Ségolène Royal.

Devant la Cour d'appel de Poitiers

Insatisfaites, les deux parties décident alors de faire appel. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot réclament toujours un paiement intégral de la période allant du 12 mai au 31 juillet 1997, en plus de dommages et intérêts. Ségolène Royal demande de nouveau qu'elles soient déboutées et estime également avoir droit à des dommages et intérêts.

La chambre sociale de la Cour d'appel de Poitiers mettra six ans pour rendre son arrêt. En cause, les procédures pénales engagées par les deux parties entretemps (voir l'encadré). Et un principe du droit édicte l'autorité de la chose pénale sur le civil. Il a donc fallu atteindre la fin de ces procédures pénales avant de poursuivre le litige prudhommal.

L'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers a été rendu le 1er février 2005. Un arrêt qui développe un argument nouveau de Ségolène Royal pour tenter de justifier l'inexistence des CDD signés :

« Madame Royal soutient que l'existence d'un contrat de travail au cours de cette période [du 12 au 31 mai 1997] était juridiquement impossible et concrètement inutile puisque Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] était rémunérée au titre du préavis qu'elle avait été dispensée d'exécuter, de sorte que subsistait le lien contractuel initial.

Elle affirme que si son mandataire financier avait préparé un projet de contrat à durée déterminée pour la période litigieuse, c'est parce qu'il ignorait cette circonstance […]. »

Mais les juges des Prud'hommes persistent : il n'est pas « contestable qu'un contrat de travail a été signé » et que « ce contrat a été régulièrement déclaré ». La Cour d'appel de Poitiers confirme donc ce point, mais aussi tous les autres énoncés par le Conseil des Prud'hommes de Niort, ni plus ni moins, si ce n'est qu'une partie des frais de l'appel sont imputés aux deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal.

Devant la Cour de cassation

Toujours partiellement satisfaites, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot décident de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation ne jugeant que le droit et non le fond des affaires, les deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal font valoir que la Cour d'appel de Poitiers a statué « sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle ». Pièces servant à prouver qu'elles avaient bien travaillé pour le compte de l'élu socialiste du 1er juin au 31 juillet 1997.

Par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16 janvier 2007, l'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers est cassé et annulé :

« Mais seulement en ce qu'il a débouté Mme Fouchier [comme Mme Pathouot] de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail. »

Claude Fouchier et Evelyne Pathouot conservent donc leur salaire correspondant à leur CDD et obtiennent le droit de demander de nouveau, cette fois devant la chambre sociale de la Cour d'appel de Rennes, d'être rémunérées et indemnisées pour la période courant du 1er juin au 31 juillet 1997.

Devant la Cour d'appel de Rennes

Les deux parties en profitent pour développer encore leur argumentation. Ségolène Royal avance qu'en tant que ministre elle ne pouvait plus rémunérer de collaborateurs parlementaires, qu'une relation de travail entre elle et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot n'est pas prouvée, et que cette relation s'est plutôt « faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles ».

Mais, dans son arrêt du 10 avril 2008, la Cour d'appel de Rennes ne reprend pas ces arguments principaux, alors qu'elle abonde presque totalement dans le sens des deux anciennes collaboratrices. Elle écrit notamment :

« Il résulte des attestations versées aux débats que Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] a poursuivi au-delà de cette date [le 31 mai 1997] son activité de secrétariat administratif à l'issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l'usage du numéro de téléphone de la permanence ; qu'elle a participé à la préparation et à l'organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des Amis du Chabichou ; qu'il n'est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de conseiller général, lors de l'inauguration du festival le 8 juin 1997 avait publiquement déclaré qu'elle “conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous'.”

La Cour d'appel de Rennes a alors analysé le travail réalisé par Claude Fouchier et Evelyne Pathouot du 1er juin au 31 juillet 1997 comme la continuité des tâches réalisées sous CDD et a considéré que les deux collaboratrices étaient passées de fait sous CDI. Elles obtiennent donc le droit à deux mois de salaire, aux indemnités correspondant à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu'à des dommages et intérêts.

Le nouveau pourvoi en cassation

L'affaire n'était cependant pas finie. Convaincue que la Cour d'appel de Rennes a mal apprécié la décision de la Cour de cassation, Ségolène avait décidé le 7 mai 2008 de se pourvoir à son tour en cassation. Son avocat, Jean-Pierre Mignard, avait expliqué la teneur du motif de ce pourvoi à Rue89 :

“Nous pensons que la Cour d'appel de Rennes a été au-delà de ce que lui demandait la Cour de cassation. La Cour de cassation ne disait pas que les pièces nouvelles produites et non examinées prouvaient ce lien de subordination, mais simplement qu'il convenait de les examiner également. Et, c'est évident, Ségolène Royal étant devenue ministre, il ne pouvait plus exister de lien de subordination entre Ségolène Royal et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.”

Un pourvoi que la chambre sociale de la Cour de cassation a donc rejeté, lundi 8 avril, confirmant ainsi la condamnation de Ségolène Royal à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires selon les termes de l'arrêt de la Cour d'appel de Rennes.

En parallèle de cette procédure, Ségolène Royal a toujours continué de se défendre des attaques de l'UMP par les voies médiatique et pénale (voir l'encadré). Elle a notamment déclaré qu'elle n'avait jamais commis “aucune infraction au code du travail”, comme elle en était accusée publiquement.

Effectivement, une infraction relève des juridictions pénales (et elle n'a jamais été punie sur ce terrain), alors que ces condamnations ont eu lieu devant les juridictions prudhommales. Et les Prud'hommes, c'est du civil.

► Voir l'encadré : Calomnie, diffamation… Royal et la justice pénale

► Article déjà publié le 21/05/2008 et mis à jour le 20/04/2009.

228 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de eskimo

à Lairderien Portrait de Lairderien De eskimo

10H12 | 22/05/2008 | Permalien

belle analyse ; ec qui pose question est également la date du début des procédures = elles ont min un an à réaliser qu'elles subissaaient un préjudice ?

Portrait de Lairderien

à eskimo Portrait de eskimo De Lairderien

10H24 | 22/05/2008 | Permalien

C'est précisément ce délai d'un an pour entamer une procédure, qui m » a interpellé en premier lieu.

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avocat | 17H21 | 23/05/2008 | Permalien

Pendant un an elles ont tout tenté en vain pour trouver une solution. Après ce granddélai il n'y avait que deux solutions : renoncer ou saisir la justice

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à Lairderien Portrait de Lairderien De kebra

Bisounours killa | 19H55 | 23/05/2008 | Permalien

Elles étaient encore un peu de centre gauche, elles voulaient trouver une solution négociée. C'est le mur de l'indifférence et l'attitude méprisante de Royal qui les a poussées devant la justice. La manière est bien plus grave que le délit dans cette affaire.

Pour Marie-Ségolène, charité bien ordonnée commence par soi-même et pour ne pas être tentée de donner, elle n'a jamais un sous sur elle. Mais c'est une redoutable femme d'argent quand il s'agit de faire sa déclaration fiscale. Sarkozy s'en sort avec le fisc car beaucoup de socialistes ne sont pas en règle, à commencer par Ségo ! ! !

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à Lairderien Portrait de Lairderien De nono le simplet

dilétante adèle | 17H31 | 20/04/2009 | Permalien

-----commentateurs de Rue 89 et d'ailleurs, qui bien que souvent lucides sur d'autres sujets, ont tellement intégrés les critiques sur SR, qu'ils ou elles en ont perdu toute objectivité dès que son nom apparaît dans un article-----
Elle est bonne celle-là ! On pourrait dire la même chose pour Nicolas Sarkosy !
Alors certains seraient lucides sur la plupart des sujets et là non !
Je ne regarde pas les JT , les seules infos sur lesquelles j » évalue sa pertinence ce sont ses déclarations et ses actes ! Je suis désolé mais je ne la trouve pas sincère mais plutôt arriviste et mon opinion a évolué depuis la campagne de 2007 , moyen chaud au 1 er tour mais bon il fallait bien éliminer Bayrou, tiède au 2 ème , j'ai pourtant voté pour elle malgré un débat de trés piètre qualité et des propositions qui m'ont fait dresser les cheveux sur la tête ( les camps de redressement de type militaire entre autres ) , son attitude ensuite envers le PS ou elle s'est présentée comme la première secrétaire légitime . Le vote des militants PS est d'ailleurs révélateur . Qu'on ne vienne pas me dire qu'ils ont été tous manipulés . On est en train de retomber dans la théorie du complot .
Ah au fait c'est vrai , je suis manipulé par les médias que je ne regarde pas . Je me trompe peut-être , je ne suis pas omniscient ni visionnaire mais une chose est sûre , SR me déplait de plus en plus et je ne crois pas qu'elle puisse encore représenter la Gauche au sens large . En cas de duel NS-SR en 2012 de nombreux électeurs manipulés comme moi voteront blanc ou iront à la pêche et Naboléon sera réelu .
MAIS , à mon avis (je ne prend pas les paris ) , ni l'un ni l'autre ne seront présents au 2 ème tour en 2012 . Y aura-t-il seulement des élections en 2012 ?

Portrait de on_comment

De on_comment

(no_comment) | 10H23 | 22/05/2008 | Permalien

Vous dites qu'il faut ajouter que ces deux femmes travail désormais pour un député UMP (…). Pouvez-vous préciser à partir de quelle ?

Je vous rappel que le premier jugement a été rendu le 15 février 1999 par le Conseil des Prud'hommes de Poitiers (source : l'article).

Est-ce que ces deux femmes ont en toute bonne foi démarrer les procédures judiciaires avant l'embauche. Ou sont-elles des femmes diaboliques utilisées par l'UMP pour faire comdamner injustement une sainteté du PS ?

Portrait de Pimpam

De Pimpam

Employé | 10H34 | 22/05/2008 | Permalien

Ce qui est révélateur dans cette affaire, c'est la personnalité de Ségolène Royal. Si j'ai bien compris, le contentieux porte sur quelques semaines de salaires. Etait-ce bien nécessaire, de sa part, de s'engager dans une telle procédure, sur plus de 10 ans ? Financièrement, ça n'a pas beaucoup de sens.

Le problème, encore une fois, c'est l'égo surdimensionné de la Dame. Elle en a fait une affaire de principe, alors qu'elle n'était pas vraiment sûre d'avoir raison, mais plutôt mourir que de reconnaître ses torts !

Bien sûr, Raffarin et cie en font des caisses sur une « affaire » finalement bénigne (A entendre l'UMP, on a l'impression que SR a fait travailler des petits vietnamiens dans sa cave pendant 10 ans ! ).

Mais on voit que les différences idéologiques se sont tellement réduites entre l'UMP et le PS qu'ils en sont à se titiller pour des clopinettes !

Portrait de louise2

à Pimpam Portrait de Pimpam De louise2

13H42 | 22/05/2008 | Permalien

« Financièrement, cela n'a pas beaucoup de sens », dites vous judicieusement.

Certes. Alors réfléchissez, pourquoi SR s'obstine-t-elle ? , pourquoi ne lache-t-elle pas l'affaire ? Réfléchissez… Je vous donne un indice : l'UMP, adversaire politique est derrière et s'obstine aussi.

SR condamnée aux prudhommes et qui accepte la condamnation ! ..

Cela se clarifie ?

Portrait de Dominique M

à Pimpam Portrait de Pimpam De Dominique M

en colère depuis mai 2007 | 18H10 | 22/05/2008 | Permalien

L'entêtement est du côté des assistantes, elles ont refusé un arrangement que très rapidement, Ségolène Royal a proposé, d'un montant égal à ce qu'on la condamne maintenant à payer. Ca a été relaté dans la presse, sur Internet… Il faut être aveugle et sourd pour ne pas être au courant.

Ne dit-on pas qu'un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès ? Il faut aller chercher ailleurs les causes de la poursuite de cette affaire, dans une attaque délibérée contre la personnalité de Ségolène Royal.

Portrait de Plume timide

De Plume timide

11H01 | 22/05/2008 | Permalien

l'excellente enquête sur Rue 89 du 16 mai dernier : « Ces députés et sénateurs qui bafouent le code du travail » montrait que manifestement beaucoup de ces assistants parlementaires pourraient trainer leur employeur aux Prud'Hommes, tous partis confondus.
Segolene Royal, pour qui je n'ai pas une sympathie particulière, a mon indulgence. Elle n'est pas plus pourrie qu'un(e) autre (ni moins).
A force d'empiler lois, décrets, circulaires, avenants et autres joyeusetés nos élus accouchent d'un système absurde et pervers qui nourrit l'encombrement des tribunaux.
En psychanalyse on appelle cela « l'injonction paradoxale » qui rend fou car, quoi qu'on fasse, on est coupable.
Le code du travail est est truffé. Les jugements successifs et contradictoires de l'affaire Royal illustrent très bien ces injonctions paradoxales.
Quant aux députés de droite qui instrumentalisent ce conflit, ils font feu de tout bois. Comme tout politicien qui se respecte !
Quand je lis les commentaires de certains internautes au jugement primaire, je verifie encore une fois que ça marche.
Gare au retour de bâton, à l'instar des affaires de financement des partis politiques, la paille de madame Royal pourrait bien inciter la gauche à chercher une poutre dans l'oeil de leurs copains de droite.
Le plus grave à mes yeux c'est la complicité de beaucoup de médias qui, en isolant à leur tour la partie du tout (fondement du processus pervers), sont co-responsable du regard peu amène que nous portons sur la Politique.

Portrait de Révolutiona

à Plume timide Portrait de Plume timide De Révolutiona

Hawwah | 21H42 | 22/05/2008 | Permalien

Quand je lis les commentaires de certains internautes « au jugement primaire », je verifie encore une fois que ça marche :

-> Décidément « Plume timide » toujours aussi charmant pour ses congénères… Il n'y ait que ton avis qui soit le bon…

Et parti dans la psychanalyse avec « l'injonction paradoxale »… « fondement du processus pervers »….

J'ai appris une expression récemment : plaider la « folle instance »… J'ai demandé ce que c'était ! Les aimables juristes qui m'entouraient ne m'ont même pas répondu, dommage !

Tu devrais t'appeler « plume péremptoire »… cela t'irait mieux, je t'assure ! Tu nous assènes ton avis comme des vérités, cela n'incite pas à l'échange productif…

Portrait de Plume timide

à Révolutiona Portrait de Révolutiona De Plume timide

01H01 | 23/05/2008 | Permalien

Chère Révolutiona
Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec ceux qui écrivent ici.
Cela ne vous invite pas à les tutoyer. Le tutoiement marque en général l'amitié, l'intimité, parfois le manque d'éducation mais aussi, comme ici, la volonté d'humilier ; méthode courante de flic ou de racaille. Puisque question humiliation certains aimables juristes vous ont servie, pour vous être agréable je vous donne bien volontiers une définition de l'injonction paradoxale :
donner deux ordres contradictoires (ou plus), si possible avec punition à la clef (c'est plus jouissif ) de telle sorte qu'en obéissant à l'un, on désobeit obligatoirement à l'autre.
Quoi qu'il fasse celui qui le subit est condamné à l'échec et à l'humiliation . Ce sport, l'un des préférés des personnalités perverses, est très utilisé dans le harcèlement moral au sein des entreprises.
Une variante sophistiquée : un choix qui vous oblige à contrevenir à vos valeurs fondamentales. Un exemple : dans le roman « Le Choix de Sophie » on demande à une mère à son arrivée dans un camp de concentration de choisir lequel de ses deux enfants doit avoir la vie sauve ; si elle refuse les deux passent à la chambre à gaz. De fait en obeissant elle est forcée de désigner celui qui va mourir et ne s'en remettra pas.
Vous vouliez des excuses hier ? Alors excusez-moi de préférer la psychologie à la morphopsychologie et à la graphologie, l'astrophysique à l'astrologie, les sciences aux pseudo sciences, déformation professionnelle sans doute…
Sans rancune

Portrait de Révolutiona

à Plume timide Portrait de Plume timide De Révolutiona

Hawwah | 09H13 | 23/05/2008 | Permalien

J'ai découvert hier que vous étiez médecin, j'espère que vous vous trompez moins de diagnostic avec vos « patients »…

Je vous retourne un exemple de choix imposés :
la mort ou le viol à 8 femmes - deux ont répondu NON, elles ont été tuées immédiatement, les six autres ont été violées, et elles ne peuvent plus porter plainte, car elles étaient « consentantes »…

Merci pour les « noms d'oiseaux-petites fleurs » comme dirait une amie blogueuse, vous me gâtez :
- flic,
- racaille (je ne sais pourquoi cela me rappelle qqn).

Ils ne m'ont pas « humiliée », Cher Ami, ce sont eux qui se trompaient, z'aimaient pas les femmes, apparemment et ne voulait pas « élargir leur cercle fermé à d'autres spécialistes », mais je me suis imposée… Maintenant, ils me laissent tranquille à secourir mes congénères, car ils n'ont pas réponse à tout, et ce que je sais, je le sais ; quand je ne sais pas, j'essaie de me taire, ou de suggérer des possibilités !

Les « chambres à gaz » semblent beaucoup vous inspirer moi aussi, le harcèlement moral aussi, les personnalités perverses aussi… Vous voyez quelles que soient nos divergences, nous pouvons avoir des points communs !

Acceptez au moins d'autres styles d'approche par rapport à de tels fléaux !

Portrait de Marcus-Aurelius

à Révolutiona Portrait de Révolutiona De Marcus-Aurelius

Cadre Paris | 09H46 | 23/05/2008 | Permalien

Avé….
Cela me rappelle des temps anciens ou la suprématie intellectuelle (sic) s'octroyait le droit de tutoyer les pauvres d'esprit ainsi que le bas peuple …
Mais aujourd'hui, rassurons-nous ! il y a le « verbiage » et la doctrine fabuleuse d'orchestrer des mots pour en imposer et soumettre, voir manipuler les esprits (…)

Bravo ! Quelle évolution, c'est sans doute ce que Larousse a oublié de mentionner à propos « d'échange productif » …Maintenant, nous voilà éclairés ! …

Bref…

Je crois que l'objectivité, la clarté ainsi que la simple narration des faits, ne résident plus dans nos esprits étriqués, manœuvrés et à sens unique !

Pour revenir à Madame Royal, comme tout citoyen, elle est soumise aux lois de ce pays et j'ajouterai, qu'elle a droit, comme nous tous, à un minimum de respect (sans partie prise, ni position politique)

Les masturbations (pardonnez l'expression) intellectuelles de certains journalistes (…) et internautes, nous dévient souvent de l'essentiel ! !

Bonne journée

Portrait de Plume timide

De Plume timide

11H05 | 22/05/2008 | Permalien

PS :
Et je remercie Rue 89 pour son travail de fond sur le sujet.

Portrait de Révolutiona

à Plume timide Portrait de Plume timide De Révolutiona

Hawwah | 09H15 | 23/05/2008 | Permalien

Faillot ! (fôte d'orthographe volontaire)…

Portrait de pipoulechien

De pipoulechien

artiste | 11H20 | 22/05/2008 | Permalien

Je ne suis pas trop fan de SR. Mais excellent article, on frise l'objectivité tant recherchée. Pas de jeu de mots, pas de satire souterraine, pas de légèreté du genre « je mets mon grain perso de journaliste pour faire émerger mon style, une plume, ma manière de penser… Un vrai travail. Ca fait VRAIMENT du bien. Les hypothèses de Lairderien sont intéressantes. J'aimerai beaucoup que vous puissiez poursuivre l'investigation pour confirmer ou infirmer les hypothèses de lairderien.

Portrait de wwwildou

De wwwildou

11H24 | 22/05/2008 | Permalien

Ah, la partialité de certains media ! Félicitations pour avoir effectué autant de recherches et fourni un article aussi complet, encore que la piètre envergure de cette affaire ne l'exigeait pas vraiment mais force est de constater que jamais au grand jamais vous n'aviez publié un document aussi précis et détaillé en apportant des éléments à charge et à décharge pour des affaires ayant éclaboussé des élus de droite. Il faut croire que Ségolène a besoin de tous ses renforts. Les internautes ne seront pas dupes.

Portrait de cpt.kirk

De cpt.kirk

passionné de musique et de politiqu... | 11H33 | 22/05/2008 | Permalien

Très bon article.
Je n'ai absolument aucune sympathie pour SR mais effectivement quand on voit le fond de l'affaire Raffarin et ses copains sont tout de même effarant de mauvaise foi. Ils serait bon que la majorité fasse le ménage dans ses élus avant d'essayer de gonfler une pauvre baudruche ou l'on voit bien l'aigreur d'un Raffarin n'ayant pas digérer la perte de la présidence du Poitou-Charente.
Surtout quand on voit la collection de ses copains qui ont eux affaire à la justice, ont été condamnée (au pénal). Ne citons que Pasqua et Balkany très bon amis de notre président et condamnés eux à de la prison.

Portrait de pedro66

De pedro66

informaticien bon à rien | 11H47 | 22/05/2008 | Permalien

Bon Ségolène, au final, elle porte un string ou la culotte à la Mère Denis ….

Portrait de oomu

De oomu

12H31 | 22/05/2008 | Permalien

tempête dans un verre d'eau. Je ne demande pas à Royal d'être ultra attentive à tous les contrats de ses collaborateurs (à l'avenir elle prendra une personne attentive à cela) et je ne demande pas aux collaborateurs d'utiliser tous les moyens pour obtenir tous leurs droits.

Franchement, je ne demande pas aux politiciens ou moi-même d'être impeccable et toujours au courant de tout. Il n'y a que sur les enrichissements personnels et le pistonnage d'incompétents que je suis sans pitié.

Ici on parle de quoi ? de quelques semaines non payées ? pour des personnes quasi embauchées de suite (dans le même cercle en plus ! ). bien sur qu'il y a faute, mais technique et manifestement de bonne foi.

Je crois qu'à cause des affaires gigantesques de Chirac, on en est venu à faire un foin de la moindre connerie d'un homme politique. Bientôt, on va crier au scandale si un député est trouvé avec sa voiture mal garée.

C'est très bien d'être attentif et que la justice fasse son travail (et manifestement elle le fait), mais je n'ai absolument pas d'envie de sang et de tête coupée sous prétexte d'apaiser mes fantasmes.

L'acharnement paraît tout de même artificiel, orchestré, comme si les 2 parties avait un point à prouver.

Portrait de matt2j

De matt2j

12H38 | 22/05/2008 | Permalien

Il est vrai que RUE89 est clairement orienté à gauche, ce qui ne m'empeche pas d'apprecier et de lire régulierement les articles.
Ce que je trouve tres marrant ce sont les commentaires .. en tout cas merci pour cet article qui permet d'éclaircir un peu le sujet …

Portrait de parme75

De parme75

collaborateur parlementaire | 12H47 | 22/05/2008 | Permalien

j'ai travaillé à l'assemblée nationale et j'invite les journalistes de rue 89 à mener une véritable enquête sur toutes les violations au droit du travail qui existaient (et existent peut-être encore) notamment concernant les collaborateurs parlementaires. On en voyait de belles que ce soit auprès de députés de droite comme de gauche. Quant à Ségolène, elle avait une conception particulière du droit du travail…

Portrait de Julien Martin

à parme75 Portrait de parme75 De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 13H54 | 22/05/2008 | Permalien

Nous avons publié une telle enquête pas plus tard que vendredi dernier. Elle s'intitule « Ces députés et sénateurs qui bafouent le code du travail » et est visible à l'adresse suivante :

http://www.rue89.com/2008/05/16/ces-deputes-et-senateurs-qui-bafouent-le…

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 13H46 | 22/05/2008 | Permalien

tous ça me parrais d'une gravitude extreme bien que j'ais pas les moyens de bouffer du chabichou j'vais peut être me fendre de 2 ou 3 euros voir le gout qu'il a

Portrait de Michel_Martin

De Michel_Martin

14H48 | 22/05/2008 | Permalien

Bien entendu que l'ex assistante qui écrit un bouquin sur Royal profite de la situation ! Idem pour l'UMP ! Mais je trouve tout de même extraordinaire la justification de Royal avec son ancienne assistante : cette relation s'est plutôt « faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles ». En gros cela signifie, « comme nous avons travaillé ensemble pendant quelques années et que ma situation personnelle change (je deviens ministre avec un plus gros salaire), vous pouvez travailler pour moi gratuitement pendant quelques semaines. Je trouve ça abjecte en particulier d'un socialiste ! Bien évidemment si on enquête, on se rendra compte que, qu'ils soient de gauche ou de droite, les représentants du peuple ont tendance à abuser souvent avec leurs assistants et que cette fois, c'est la moraliste Royal qui s'est faite épinglée. Quand-est-ce que nos élus comprendront que tout travail mérite un salaire (décent) ? Moi je n'ai pas encore vu d'élus travailler gratuitement…

Portrait de Humain

à Michel_Martin Portrait de Michel_Martin De Humain

10H08 | 24/05/2008 | Permalien

Fallait le dire….

Merci de le dire… Mais hélas le post se retrouve vite masqué ! !

Il y a des choses que l'on peut penser au dessus de son clavier.
Mais le dire est une chose, et l'écrire ne passe pas.
Dommage.

Portrait de bruay en artois

De bruay en artois

silicose plus irradie | 15H08 | 22/05/2008 | Permalien

sous la moral le string mais pourquoi le ps qui possede enfin quelqu un de droit l ignore et oui en la personne de mr Vallini depute de l isere

Portrait de dupontlajoie

De dupontlajoie

cadre sud | 15H37 | 22/05/2008 | Permalien

Attaquer ROYAL la dessus cela me paraît un peu juste et surtout trés orienté.
Il n'est que de voir la petite crise faite par le gus LEFEBVRE à l'AFP pour sa relation insuffisante ddu fait.
Je préférerais que les zélés défenseurs du TOUT PETIT PRESIDENT DE L ELYSEE qui ont pour ordre d'ordonner la riposte sur les blogs s'insurgent contre les graves atteintes au droit du travail,contre la remise en cause des services publics,contre la baisse intolérable du pouvoir d'achat(pas celui de SARKOZY qui a progressé de 196%) et surtout qu'une partie de LA FRANCE est en train de se nourrir dans les poubelles ! Ah elle est belle sa rupture ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Vivement qu'on le force à se casser lui et sa majorité de stoges ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Portrait de akalanit

De akalanit

Visiteur médical | 15H41 | 22/05/2008 | Permalien

Je pense que ces deux secrétaires ont étaient manipulées.
Mais cette enquête (très bien mené) fait apparaitre, s'il en était besoin, le manque total, mais alors total, de psychologie de Ségolène Royale et surtout, un esprit Obtus.
Les français, qui ont une relation d'amour avec les guignols, ce laisseront t'ils de nouveaux séduire en 2012 avec une candidature de Madame Royale ?

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