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Les dessous du procès de Ségolène Royal

Ségolène Royal en janvier à Paris (Philippe Wojazer/Reuters).

(De nos archives) « L'UMP demande à Mme Royal de dire pardon à ses anciennes salariées victimes de sa non application de la loi de la République. » Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti majoritaire, n'a pas loupé ce lundi la présidente de Poitou-Charentes, qui vient d'être définitivement condamnée à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires, qui réclamaient le paiement de plusieurs semaines de salaire. Ainsi en a décidé la chambre sociale de la Cour de cassation le 8 avril dernier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

Retour sur plus de dix années de procédures, attaques et contre-attaques devant les instances prudhommales et pénales, revirements de décisions… Le chemin judiciaire a été tortueux. La Cour d'appel de Poitiers, dans son arrêt du 24 juillet 2003, parle même de « difficultés d'interprétation d'une situation juridique exceptionnelle ».

Pour y voir plus clair, Rue89 a enquêté, rassemblé des pièces du dossier et retrouvé tous les jugements et arrêts, tantôt favorables à l'actuelle présidente de la région Poitou-Charente, tantôt déboutant ou condamnant cette dernière. En voici le résultat, qui se borne aux faits et interprétations des juges. Afin que chacun puisse se forger son opinion, en toute connaissance de cause.

Les faits

21 avril 1997, l'Assemblée nationale est officiellement dissoute par Jacques Chirac, alors président de la République. Le décret publié ce jour entraîne nombre de conséquences, concernant notamment les collaborateurs parlementaires, assistants et secrétaires qui travaillent aux côtés des députés. Le premier jugement du Conseil des Prud'hommes de Poitiers, en date du 15 février 1999 et en charge d'établir les faits, relève :

« La cessation du mandat de député et la dissolution de l'Assemblée nationale constituent une juste cause de résiliation du contrat de travail et une obligation à laquelle l'employeur est contraint de procéder. »

L'employeur ici en cause se nomme Ségolène Royal. Députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle emploie cinq collaborateurs, le nombre maximum autorisé par le règlement de l'Assemblée nationale. Des collaborateurs dont le statut est également rappelé par le Conseil des Prud'hommes de Poitiers :

« Les collaborateurs de députés sont des salariés de droit privé auxquels s'appliquent les dispositions du droit du travail. Ils sont rémunérés par l'Assemblée nationale qui met à cet effet à disposition du député un crédit collaborateur. Ce crédit collaborateur est retiré au député sortant se représentant aux élections. »

Par courrier en date du 24 avril 1997, Ségolène Royal convoque notamment une de ses secrétaires, Claude Fouchier, et une de ses assistantes, Evelyne Pathouot, à un entretien préalable à leur licenciement. Dans un autre courrier du 30 avril 1997, elle leur précise que la date de notification de leur licenciement est fixée au 10 mai 1997, et les dispense d'effectuer leur préavis. Deux mois pour la première, un mois pour la seconde, en vertu de leur ancienneté. Une dispense qui signifie qu'elles continueront à être payées pour leurs fonctions à l'Assemblée nationale sans devoir les exercer.

Licenciées conformément au droit, comme leurs trois collègues, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot vont cependant agir en justice pour contester les suites données à ce licenciement. Car, après la dissolution de l'Assemblée nationale, commence immédiatement la campagne électorale pour les législatives des 25 mai et 1er juin 1997.

Pour se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par l'intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l'exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.

1er juin 1997, Ségolène Royal est réélue. Quatre jours plus tard, elle est nommée ministre déléguée à l'Enseignement scolaire. En vertu de l'incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions de ministre, elle est contrainte d'abandonner son siège à l'Assemblée nationale au profit de son suppléant, Jean-Pierre Marché.

Toutefois, le code électoral exige qu'un délai d'un mois s'écoule entre la nomination au gouvernement du député élu et la prise de fonction de son suppléant à l'Assemblée nationale. A l'expiration de ce délai, ce dernier peut alors recruter les collaborateurs du premier. Ce que fait Jean-Pierre Marché qui signe courant juillet 1997 deux contrats de travail à durée indéterminée avec Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.

C'est sur cette période que porte le conflit opposant Ségolène Royal à ses deux anciennes collaboratrices. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot considèrent ne jamais avoir cessé leur activité pour Ségolène Royal durant la période du 12 mai au 31 juillet 1997 et n'avoir pourtant pas été rémunérées. Elles réclament donc deux mois et demi de salaire, ainsi que des dommages et intérêts.

Ségolène Royal ne fait évidemment pas la même analyse de la situation. Elle demande à la justice de constater l'inexistence d'un contrat de travail à durée déterminée entre elle et ses anciennes collaboratrices, et considère qu'elles n'ont subi aucune perte de rémunération. En outre, l'élue socialiste réclame des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi.

Devant le Conseil des Prud'hommes de Niort

Reçue le 29 juillet 1998 par le Conseil des Prud'hommes de Niort, la demande en justice de Claude Fouchier et Evelyne Pathouot constitue le point de départ juridique du conflit qui les oppose à Ségolène Royal sur le terrain du droit du travail.

La première décision survient près de sept mois plus tard, par un jugement du 15 février 1999. La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu'au remboursement des frais de justice.

En revanche, le Conseil déboute Claude Fouchier et Evelyne Pathouot de leurs autres demandes. Il considère que les éléments fournis n'attestent pas d'une relation de travail existante à partir du 1er juin 1997, pas plus qu'ils ne prouvent un quelconque préjudice moral imputable à Ségolène Royal.

Devant la Cour d'appel de Poitiers

Insatisfaites, les deux parties décident alors de faire appel. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot réclament toujours un paiement intégral de la période allant du 12 mai au 31 juillet 1997, en plus de dommages et intérêts. Ségolène Royal demande de nouveau qu'elles soient déboutées et estime également avoir droit à des dommages et intérêts.

La chambre sociale de la Cour d'appel de Poitiers mettra six ans pour rendre son arrêt. En cause, les procédures pénales engagées par les deux parties entretemps (voir l'encadré). Et un principe du droit édicte l'autorité de la chose pénale sur le civil. Il a donc fallu atteindre la fin de ces procédures pénales avant de poursuivre le litige prudhommal.

L'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers a été rendu le 1er février 2005. Un arrêt qui développe un argument nouveau de Ségolène Royal pour tenter de justifier l'inexistence des CDD signés :

« Madame Royal soutient que l'existence d'un contrat de travail au cours de cette période [du 12 au 31 mai 1997] était juridiquement impossible et concrètement inutile puisque Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] était rémunérée au titre du préavis qu'elle avait été dispensée d'exécuter, de sorte que subsistait le lien contractuel initial.

Elle affirme que si son mandataire financier avait préparé un projet de contrat à durée déterminée pour la période litigieuse, c'est parce qu'il ignorait cette circonstance […]. »

Mais les juges des Prud'hommes persistent : il n'est pas « contestable qu'un contrat de travail a été signé » et que « ce contrat a été régulièrement déclaré ». La Cour d'appel de Poitiers confirme donc ce point, mais aussi tous les autres énoncés par le Conseil des Prud'hommes de Niort, ni plus ni moins, si ce n'est qu'une partie des frais de l'appel sont imputés aux deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal.

Devant la Cour de cassation

Toujours partiellement satisfaites, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot décident de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation ne jugeant que le droit et non le fond des affaires, les deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal font valoir que la Cour d'appel de Poitiers a statué « sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle ». Pièces servant à prouver qu'elles avaient bien travaillé pour le compte de l'élu socialiste du 1er juin au 31 juillet 1997.

Par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16 janvier 2007, l'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers est cassé et annulé :

« Mais seulement en ce qu'il a débouté Mme Fouchier [comme Mme Pathouot] de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail. »

Claude Fouchier et Evelyne Pathouot conservent donc leur salaire correspondant à leur CDD et obtiennent le droit de demander de nouveau, cette fois devant la chambre sociale de la Cour d'appel de Rennes, d'être rémunérées et indemnisées pour la période courant du 1er juin au 31 juillet 1997.

Devant la Cour d'appel de Rennes

Les deux parties en profitent pour développer encore leur argumentation. Ségolène Royal avance qu'en tant que ministre elle ne pouvait plus rémunérer de collaborateurs parlementaires, qu'une relation de travail entre elle et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot n'est pas prouvée, et que cette relation s'est plutôt « faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles ».

Mais, dans son arrêt du 10 avril 2008, la Cour d'appel de Rennes ne reprend pas ces arguments principaux, alors qu'elle abonde presque totalement dans le sens des deux anciennes collaboratrices. Elle écrit notamment :

« Il résulte des attestations versées aux débats que Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] a poursuivi au-delà de cette date [le 31 mai 1997] son activité de secrétariat administratif à l'issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l'usage du numéro de téléphone de la permanence ; qu'elle a participé à la préparation et à l'organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des Amis du Chabichou ; qu'il n'est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de conseiller général, lors de l'inauguration du festival le 8 juin 1997 avait publiquement déclaré qu'elle “conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous'.”

La Cour d'appel de Rennes a alors analysé le travail réalisé par Claude Fouchier et Evelyne Pathouot du 1er juin au 31 juillet 1997 comme la continuité des tâches réalisées sous CDD et a considéré que les deux collaboratrices étaient passées de fait sous CDI. Elles obtiennent donc le droit à deux mois de salaire, aux indemnités correspondant à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu'à des dommages et intérêts.

Le nouveau pourvoi en cassation

L'affaire n'était cependant pas finie. Convaincue que la Cour d'appel de Rennes a mal apprécié la décision de la Cour de cassation, Ségolène avait décidé le 7 mai 2008 de se pourvoir à son tour en cassation. Son avocat, Jean-Pierre Mignard, avait expliqué la teneur du motif de ce pourvoi à Rue89 :

“Nous pensons que la Cour d'appel de Rennes a été au-delà de ce que lui demandait la Cour de cassation. La Cour de cassation ne disait pas que les pièces nouvelles produites et non examinées prouvaient ce lien de subordination, mais simplement qu'il convenait de les examiner également. Et, c'est évident, Ségolène Royal étant devenue ministre, il ne pouvait plus exister de lien de subordination entre Ségolène Royal et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.”

Un pourvoi que la chambre sociale de la Cour de cassation a donc rejeté, lundi 8 avril, confirmant ainsi la condamnation de Ségolène Royal à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires selon les termes de l'arrêt de la Cour d'appel de Rennes.

En parallèle de cette procédure, Ségolène Royal a toujours continué de se défendre des attaques de l'UMP par les voies médiatique et pénale (voir l'encadré). Elle a notamment déclaré qu'elle n'avait jamais commis “aucune infraction au code du travail”, comme elle en était accusée publiquement.

Effectivement, une infraction relève des juridictions pénales (et elle n'a jamais été punie sur ce terrain), alors que ces condamnations ont eu lieu devant les juridictions prudhommales. Et les Prud'hommes, c'est du civil.

► Voir l'encadré : Calomnie, diffamation… Royal et la justice pénale

► Article déjà publié le 21/05/2008 et mis à jour le 20/04/2009.

228 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de 98heures

à kebra Portrait de kebra De 98heures

indépendant | 19H49 | 20/04/2009 | Permalien

wow… j'arrive pas à croire que je me suis tapé 1/3 de cette diarrhée textuelle. Pitié, si vous n'avez rien à dire, ne l'écrivez pas.

Portrait de Mobile

De Mobile

03H31 | 22/05/2008 | Permalien

Comme quoi, les « pros » c'est de la m… Arrrg !

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De daryo

05H06 | 22/05/2008 | Permalien

Non seulement cet article est pertinent, mais en plus, le fait ne nous proposer les documents directement pour qu'on puisse avoir un regard critique en fait un exemple à suivre pour tout journaliste.

Je vous félicite pour votre travail.

Portrait de Anthropia

De Anthropia

05H44 | 22/05/2008 | Permalien

Bravo pour cet approfondissement, c'est de l'enquête, où je ne m'y connais pas.

Ce que cela révèle sur le fond, c'est que le droit français est complexe, qu'appliquer le droit du travail, dès lors qu'on n'est pas dans des cases toutes faites, relève du casse-tête chinois.

Il y a encore du travail pour éclaircir ces statuts inscrits dans la vie politique, je pense ici aussi aux pauvres assistants du parlement européen, qui ont les mêmes problèmes de non-clarification de statut.

Dans tous les cas, ce sont de fait des ruptures brutales du contrat de travail, non du fait de l'élu, mais du fait de la brutalité d'une élection, qui peut modifier radicalement le statut de l'employé et de son employeur.

Car on ne dit pas qu'un élu qui n'est pas reconduit subit le même sort. C'est la loi du genre.

On ne reparlerait pas de tout ça, si ces femmes n'avaient retourné leur veste et n'étaient allées voir l'UMP pour trouver du boulot. Abus de droit ? N'est-ce pas comme cela qu'on appelle l'usage abusif du recours à la justice ?

http://anthropia.blogg.org

Portrait de sinclair

De sinclair

06H26 | 22/05/2008 | Permalien

Seule chose que je retiens la nécessité urgente dans l'intérêt des deux parties (député et collaborateur) de donner un statut aux collaborateurs.

Portrait de Pélévine

à sinclair Portrait de sinclair De Pélévine

philologue | 06H46 | 22/05/2008 | Permalien

Comme un contrat première embauche…par exemple !

Portrait de jeffe

De jeffe

artiste infographe | 06H55 | 22/05/2008 | Permalien

Moi, personnellement j'aurais ajouté au titre :
 »… et pour en finir avec cette histoire ».
Des procédures prudhommales de ce type, il doit y en avoir des tonnes, et la tentative de déstabilisation de la candidate à la tête du PS est plus qu'évidente.
De qui ? C'est pas a moi de le dire…
Mais cela révèle au moins une chose, « la nunuche », comme on voudrait bien nous faire croire, gène sérieusement pas mal de monde, et dans les deux camps.

Peut être oublions-nous, comme toujours, que derrière cet arbre se cache une forêt bien sinistre dont chaque arbre s'appelle (en vrac) :
-Expulsion sommaire d'étrangers sans plus aucune retenue
-Appauvrissement général du peuple (volontairement ? )
-Crise alimentaire mondiale non-contrée
-Crise financière mondiale non contrée (si ce n'est par une rigueur budgétaire appliquée aux plus faibles.
-Crise écologique majeur non-contrée
-Démantelement de la Justice, Education, Santé, Service publique.
-Attaque frontale contre tout ce qui n'est pas coté en bourse
-Attaque frontale contre la constitution et les libertés individuelles.
-Prolifération du nucléaire civil dans des zones à risque.
-Dépenses de l'état en progression non justifiée.
-Crise du pouvoir exécutif/législatif sans précédent.
-Alignement de la politique étrangère sur les US trés inquiétant (Iran ? )
-Loi OGM votée.

Etc. etc.

Portrait de PAULA17

De PAULA17

07H04 | 22/05/2008 | Permalien

Le RPR a rémunéré des emplois fictifs…

et le PS n'a pas rémunéré des emplois réels…

Article trés étayé, merci Julien.

Portrait de compte désactivé 2

De compte désactivé 2

07H04 | 22/05/2008 | Permalien

on ne parle plus de la villa de mougins qui selon les déclarations aurait valu une bouchée de pain.

Portrait de Pierrrrre

De Pierrrrre

07H35 | 22/05/2008 | Permalien

Pourvu que ce soit elle, la prochaine candidate du PS aux présidentielles !

Portrait de p.

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De p.

11H03 | 22/05/2008 | Permalien

C'est pas bien de tirer sur une ambulance, salaud !

http://www.commentairedujour.over-blog.com

Portrait de mica

De mica

07H39 | 22/05/2008 | Permalien

Les efforts de ce ru89, engagé à gauche, voire à l'extrème, pour defendre Mme royal, est pathétique.
Moi, j'ai plus confiance aux tribuneaux Français qui jugent sur des dossiers réèls, qu'a l'analyse de journalistes partisans. Pour l'instant, Mme Royal est condamnée, point barre. Responsable mais pas coupable, on nous a déja fait le coup, et c'etait encore à gauche.

Portrait de Arnaud Aubron

à mica Portrait de mica De Arnaud Aubron

Rue89 | 09H59 | 22/05/2008 | Permalien

Je prends votre critique comme un hommage étant donné que nous sommes sans cesse accusés de nous en prendre à madame Royal. Vous prouvez donc ici que ce n'est pas le cas. Pourvu que nos critiques vous entendent… Quant à l''extrême gauche, vous êtes libre de vos jugements.

Portrait de Jess Feuillie

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De Jess Feuillie

liberté et vérité | 10H32 | 22/05/2008 | Permalien

j'ai entendu cher Arnaud Aubron ! ! ! Cela dit un exemple ne fait pas loi. personnellement, je ne pense pas que vs etes un média d'extreme gauche. Ca, cest plutot vos internautes. Cest un peu comme au PS, la base est plus radicale, pour le meilleur mais aussi pour le pire….

Portrait de Julien Martin

à mica Portrait de mica De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 13H49 | 22/05/2008 | Permalien

Je n'ai pas fait autre chose que me borner à expliquer quelles ont été toutes les décisions de justice dans cette affaire.

Portrait de DIOPZO

De DIOPZO

07H41 | 22/05/2008 | Permalien

Un vrai régal que de lire un article aussi fouillé et aussi bien documenté.Un vrai travail de « pro ».On en redemande.

Portrait de Viviane

De Viviane

07H55 | 22/05/2008 | Permalien

Certe, on ne doit pas commenter les affaires de justice, mais devant un tel acharnement envers Mme Royale, pourquoi ne pas signaler à l'UMP quelques politique « importants » dont les noms sont dans l'actualité dans des affaires autrement plus graves :

M. Dominique PAYET (porte parole de l'UMP,omniprésent dans tous les médias , brusquement disparu après la promulgation de sa condamnation et justement remplacé par M. LEFEVRE……
M. BEDIER (qui fut ministre chargé des prisons)
et en cours M. SANTINI (actuel ministre) qui traîne une casserole autrement plus grave. pardonnez ma colère, mais un peu de justice… que diable….

Oui,pour Andre Santini quand est-il ?
Secretaire d'Etat à la fonction publique,mis en examen pour faux détournements de fonds publics(dans l'affaire d'art Hamon »)Ces faits pourraient concerner Sarkosy.
L'avocat avait demandé l'audition de Rachida Dati également..Qui est au courant ?

Il a été annoncé aussi que Monsieur JP Raffarin ,qui traite cette affaire( SROYAL)de « delinquance sociale »
faisait payer son appart de Paris par la région Poitou-Charentes.. ? Intox ou pas ?

Viviane,je suis comme vous..
Je suis en colère ! !

Portrait de Gotch

à Viviane Portrait de Viviane De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 12H45 | 22/05/2008 | Permalien

A Viviane : rectification, pour mieux retrouver le personnage (recherches sur Google ou autres par exemple) : il s'agit de Dominique Paillé. Grand ami du président, il en a perdu son siège de député des Deux-Sèvres (tiens ! )….

Portrait de Puttermesser

De Puttermesser

07H59 | 22/05/2008 | Permalien

much ado about nothing….
tout ça pour des gens qui ont été réembauchés ensuite !
Et ceux qui sont vraiment sans rien du jour au lendemain, et qui, loin des sphères médiatisées, s'enfoncent dans la misère ?
Consternant d'y accorder tant d'attention !

Portrait de véro232

De véro232

08H04 | 22/05/2008 | Permalien

Visiblement l'UMP et son chef NS ont toujours peur de Ségolène Royal. Elle n'a pas de chance entre les « hommes » du PS et la droite elle est attaquée de tous côtés.

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 08H15 | 22/05/2008 | Permalien

dans un autre de vos articles j'ais lue que çelui là cherchait du taf et de se refaire un carnet d'adresse
http://www.rue89.com/2008/05/20/moi-philippe-r-39-ans-enarque-smicard

Portrait de talonette66

De talonette66

animatrice | 08H20 | 22/05/2008 | Permalien

en voila beaucoup qui ne connaissent décidément rien au droit du travail. Merci pour tous les détails de cette procédure
a part que la transaction ou solution amiable n'est pas évoquée, a t'elle été proposée ? les deux parties se sentent dans leur droit et leurs devoirs et aucune n'a cédé,
quant à la pub de raffarin, c'est du grand art, vu les réctions bien dégueulasses sur celle qui est pointée comme responsable du litige, et coupable
a monavis, l'enjeu pour la peindre de goudron et de plumes est évident, elle ne va pas laisser faire

Portrait de Venezuela

De Venezuela

vit aux Pays-Bas | 08H42 | 22/05/2008 | Permalien

Merci, c'est l'article que j'attendais depuis longtemps afin de pouvoir me faire une opinion. La mienne est que ces deux ex-collaborarices exagerent un peu. Sur quels fonds pouvait-on les payer pendant cette periode (12 mai au 31 juillet). Pourquoi n'ont-elles pas voulu trouver un arrangement ?

Portrait de joe60

De joe60

09H07 | 22/05/2008 | Permalien

je suis d'accord avec ellejo (vers 22h, hier soir) :
il n'y a pas photo, quand on voit celui qui a été élu ! ! !
à part cela, cet article me rassure sur cette histoire de salariées non payées, Ségolène n'est pas une « délinquante » …l'UMP ne pouvait manquer une bonne occasion de dénigrer la candidate PS.
quant à l'appart » de NS,y aura-t-il une suite à cette enquête ?
et son salaire « royalement » augmenté, soit-disant, pour plus de transparence …y verrons-nous réellement plus clair ?

Portrait de Pictulo

De Pictulo

09H23 | 22/05/2008 | Permalien

Article très utile, puisqu'il permet enfin de se faire un début d'idée sur le conflit qui oppose SR à deux anciennes collaboratrices.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on n'est pas en présence d'une infraction caractérisée du code du travail. Tempête dans un verre d'eau, donc, que boivent goulûment l'indigent Lefebvre (incapable de rédiger 3 lignes sans faute d'orthographe) et le pathétique Raffarin (qu'on a vu à l'oeuvre, merci).
Bref, pas de quoi fouetter un Chabichou…

Portrait de TARPON

De TARPON

09H25 | 22/05/2008 | Permalien

Bougon,Lezay,Saint Loup …..Ce qu'il faut retirer de cette affaire ,combien d'honoraires versés aux avocats ,combien de juges,greffiers ont passé leur temps sur cette affaire.Pendant ce temps là ,les innocents d'Outreau croupissaient en prison.

Portrait de reveourealite

De reveourealite

09H41 | 22/05/2008 | Permalien

je me réfère à votre analyse :
1. Pour se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par l'intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l'exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.
2.La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu'au remboursement des frais de justice.

ma question : Madame Royal a-t'elle versé, à ses anciennes collaboratrices, l'incontestablement du pour la période du 12 au 31 mai ?

merci de votre réponse, qui me permettra d'avancer dans ma réflexion

Portrait de jacques-andré

à reveourealite Portrait de reveourealite De jacques-andré

avocat | 16H32 | 23/05/2008 | Permalien

Oui, mais suite au jugement rendu par le Conseil des prudhommes de NIORT executoire magré l'appel que Mme ROYAL avait formé

Portrait de Lairderien

De Lairderien

09H48 | 22/05/2008 | Permalien

A la lecture des 2 articles TRES FACTUELS et clair de Rue 89, il me parait évident que les 2 attachées parlementaires ont été manipulées (par qui ? ) dès le départ de cette affaire, pour porter préjudice à SR.

Dans tous les cas leur préjudice financier réel est minime, puisque elles étaient rémunérées en préavis pour l'une, jusque fin juin (2 mois de préavis) et l'autre jusque fin mai (1 mois de préavis) Par ailleurs l'une et l'autre ont été réembauchés en juillet par le suppléant de SR.

Sauf à considérer que ces deux femmes n'étaient que des mercenaires se vendant au plus offrant, il me parait évident que ces deux personnes devaient avoir un minimum de conscience politique les portants vers la gauche et les idées défendues par SR.
Dans ce sens, il me parait déjà immoral de prétendre se faire rémunérer des travaux de secrétariat du 12 au 31 mai, soit pendant la campagne électorale, alors même qu'elles continuaient à être payées (en préavis) en tant qu'attachées parlementaires et ce même si le directeur de campagne de SR leur à fait un contrat en CDD sur cette période.

Ensuite l'acharnement procédurier de ces deux personnes, notamment au pénal, pue à plein nez l'odeur nauséabonde de la basse manipulation et de l'instrumentalisation politicienne, d'opposants plus ou moins souterrains de gauche au départ et de droite, trop heureux d'exploiter la paille dans l'œil de SR, pour faire oublier les poutres dans les leurs ! ! ! !

Et cette tempête dans un verre d'eau, fait le bonheur de nombreux commentateurs de Rue 89 et d'ailleurs, qui bien que souvent lucides sur d'autres sujets, ont tellement intégrés les critiques sur SR, qu'ils ou elles en ont perdu toute objectivité dès que son nom apparaît dans un article.

Bon c'est comme cela il faut faire avec, la gauche se déchire, la droite si elle se déchire aussi à qui mieux mieux, n'oublie pas de se ressouder lors des échéances principales.

Tant mieux pour eux, tant pis pour les autres.

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