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Les dessous du procès de Ségolène Royal

Ségolène Royal en janvier à Paris (Philippe Wojazer/Reuters).

(De nos archives) « L'UMP demande à Mme Royal de dire pardon à ses anciennes salariées victimes de sa non application de la loi de la République. » Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti majoritaire, n'a pas loupé ce lundi la présidente de Poitou-Charentes, qui vient d'être définitivement condamnée à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires, qui réclamaient le paiement de plusieurs semaines de salaire. Ainsi en a décidé la chambre sociale de la Cour de cassation le 8 avril dernier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

Retour sur plus de dix années de procédures, attaques et contre-attaques devant les instances prudhommales et pénales, revirements de décisions… Le chemin judiciaire a été tortueux. La Cour d'appel de Poitiers, dans son arrêt du 24 juillet 2003, parle même de « difficultés d'interprétation d'une situation juridique exceptionnelle ».

Pour y voir plus clair, Rue89 a enquêté, rassemblé des pièces du dossier et retrouvé tous les jugements et arrêts, tantôt favorables à l'actuelle présidente de la région Poitou-Charente, tantôt déboutant ou condamnant cette dernière. En voici le résultat, qui se borne aux faits et interprétations des juges. Afin que chacun puisse se forger son opinion, en toute connaissance de cause.

Les faits

21 avril 1997, l'Assemblée nationale est officiellement dissoute par Jacques Chirac, alors président de la République. Le décret publié ce jour entraîne nombre de conséquences, concernant notamment les collaborateurs parlementaires, assistants et secrétaires qui travaillent aux côtés des députés. Le premier jugement du Conseil des Prud'hommes de Poitiers, en date du 15 février 1999 et en charge d'établir les faits, relève :

« La cessation du mandat de député et la dissolution de l'Assemblée nationale constituent une juste cause de résiliation du contrat de travail et une obligation à laquelle l'employeur est contraint de procéder. »

L'employeur ici en cause se nomme Ségolène Royal. Députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle emploie cinq collaborateurs, le nombre maximum autorisé par le règlement de l'Assemblée nationale. Des collaborateurs dont le statut est également rappelé par le Conseil des Prud'hommes de Poitiers :

« Les collaborateurs de députés sont des salariés de droit privé auxquels s'appliquent les dispositions du droit du travail. Ils sont rémunérés par l'Assemblée nationale qui met à cet effet à disposition du député un crédit collaborateur. Ce crédit collaborateur est retiré au député sortant se représentant aux élections. »

Par courrier en date du 24 avril 1997, Ségolène Royal convoque notamment une de ses secrétaires, Claude Fouchier, et une de ses assistantes, Evelyne Pathouot, à un entretien préalable à leur licenciement. Dans un autre courrier du 30 avril 1997, elle leur précise que la date de notification de leur licenciement est fixée au 10 mai 1997, et les dispense d'effectuer leur préavis. Deux mois pour la première, un mois pour la seconde, en vertu de leur ancienneté. Une dispense qui signifie qu'elles continueront à être payées pour leurs fonctions à l'Assemblée nationale sans devoir les exercer.

Licenciées conformément au droit, comme leurs trois collègues, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot vont cependant agir en justice pour contester les suites données à ce licenciement. Car, après la dissolution de l'Assemblée nationale, commence immédiatement la campagne électorale pour les législatives des 25 mai et 1er juin 1997.

Pour se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par l'intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l'exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.

1er juin 1997, Ségolène Royal est réélue. Quatre jours plus tard, elle est nommée ministre déléguée à l'Enseignement scolaire. En vertu de l'incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions de ministre, elle est contrainte d'abandonner son siège à l'Assemblée nationale au profit de son suppléant, Jean-Pierre Marché.

Toutefois, le code électoral exige qu'un délai d'un mois s'écoule entre la nomination au gouvernement du député élu et la prise de fonction de son suppléant à l'Assemblée nationale. A l'expiration de ce délai, ce dernier peut alors recruter les collaborateurs du premier. Ce que fait Jean-Pierre Marché qui signe courant juillet 1997 deux contrats de travail à durée indéterminée avec Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.

C'est sur cette période que porte le conflit opposant Ségolène Royal à ses deux anciennes collaboratrices. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot considèrent ne jamais avoir cessé leur activité pour Ségolène Royal durant la période du 12 mai au 31 juillet 1997 et n'avoir pourtant pas été rémunérées. Elles réclament donc deux mois et demi de salaire, ainsi que des dommages et intérêts.

Ségolène Royal ne fait évidemment pas la même analyse de la situation. Elle demande à la justice de constater l'inexistence d'un contrat de travail à durée déterminée entre elle et ses anciennes collaboratrices, et considère qu'elles n'ont subi aucune perte de rémunération. En outre, l'élue socialiste réclame des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi.

Devant le Conseil des Prud'hommes de Niort

Reçue le 29 juillet 1998 par le Conseil des Prud'hommes de Niort, la demande en justice de Claude Fouchier et Evelyne Pathouot constitue le point de départ juridique du conflit qui les oppose à Ségolène Royal sur le terrain du droit du travail.

La première décision survient près de sept mois plus tard, par un jugement du 15 février 1999. La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu'au remboursement des frais de justice.

En revanche, le Conseil déboute Claude Fouchier et Evelyne Pathouot de leurs autres demandes. Il considère que les éléments fournis n'attestent pas d'une relation de travail existante à partir du 1er juin 1997, pas plus qu'ils ne prouvent un quelconque préjudice moral imputable à Ségolène Royal.

Devant la Cour d'appel de Poitiers

Insatisfaites, les deux parties décident alors de faire appel. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot réclament toujours un paiement intégral de la période allant du 12 mai au 31 juillet 1997, en plus de dommages et intérêts. Ségolène Royal demande de nouveau qu'elles soient déboutées et estime également avoir droit à des dommages et intérêts.

La chambre sociale de la Cour d'appel de Poitiers mettra six ans pour rendre son arrêt. En cause, les procédures pénales engagées par les deux parties entretemps (voir l'encadré). Et un principe du droit édicte l'autorité de la chose pénale sur le civil. Il a donc fallu atteindre la fin de ces procédures pénales avant de poursuivre le litige prudhommal.

L'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers a été rendu le 1er février 2005. Un arrêt qui développe un argument nouveau de Ségolène Royal pour tenter de justifier l'inexistence des CDD signés :

« Madame Royal soutient que l'existence d'un contrat de travail au cours de cette période [du 12 au 31 mai 1997] était juridiquement impossible et concrètement inutile puisque Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] était rémunérée au titre du préavis qu'elle avait été dispensée d'exécuter, de sorte que subsistait le lien contractuel initial.

Elle affirme que si son mandataire financier avait préparé un projet de contrat à durée déterminée pour la période litigieuse, c'est parce qu'il ignorait cette circonstance […]. »

Mais les juges des Prud'hommes persistent : il n'est pas « contestable qu'un contrat de travail a été signé » et que « ce contrat a été régulièrement déclaré ». La Cour d'appel de Poitiers confirme donc ce point, mais aussi tous les autres énoncés par le Conseil des Prud'hommes de Niort, ni plus ni moins, si ce n'est qu'une partie des frais de l'appel sont imputés aux deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal.

Devant la Cour de cassation

Toujours partiellement satisfaites, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot décident de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation ne jugeant que le droit et non le fond des affaires, les deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal font valoir que la Cour d'appel de Poitiers a statué « sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle ». Pièces servant à prouver qu'elles avaient bien travaillé pour le compte de l'élu socialiste du 1er juin au 31 juillet 1997.

Par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16 janvier 2007, l'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers est cassé et annulé :

« Mais seulement en ce qu'il a débouté Mme Fouchier [comme Mme Pathouot] de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail. »

Claude Fouchier et Evelyne Pathouot conservent donc leur salaire correspondant à leur CDD et obtiennent le droit de demander de nouveau, cette fois devant la chambre sociale de la Cour d'appel de Rennes, d'être rémunérées et indemnisées pour la période courant du 1er juin au 31 juillet 1997.

Devant la Cour d'appel de Rennes

Les deux parties en profitent pour développer encore leur argumentation. Ségolène Royal avance qu'en tant que ministre elle ne pouvait plus rémunérer de collaborateurs parlementaires, qu'une relation de travail entre elle et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot n'est pas prouvée, et que cette relation s'est plutôt « faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles ».

Mais, dans son arrêt du 10 avril 2008, la Cour d'appel de Rennes ne reprend pas ces arguments principaux, alors qu'elle abonde presque totalement dans le sens des deux anciennes collaboratrices. Elle écrit notamment :

« Il résulte des attestations versées aux débats que Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] a poursuivi au-delà de cette date [le 31 mai 1997] son activité de secrétariat administratif à l'issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l'usage du numéro de téléphone de la permanence ; qu'elle a participé à la préparation et à l'organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des Amis du Chabichou ; qu'il n'est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de conseiller général, lors de l'inauguration du festival le 8 juin 1997 avait publiquement déclaré qu'elle “conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous'.”

La Cour d'appel de Rennes a alors analysé le travail réalisé par Claude Fouchier et Evelyne Pathouot du 1er juin au 31 juillet 1997 comme la continuité des tâches réalisées sous CDD et a considéré que les deux collaboratrices étaient passées de fait sous CDI. Elles obtiennent donc le droit à deux mois de salaire, aux indemnités correspondant à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu'à des dommages et intérêts.

Le nouveau pourvoi en cassation

L'affaire n'était cependant pas finie. Convaincue que la Cour d'appel de Rennes a mal apprécié la décision de la Cour de cassation, Ségolène avait décidé le 7 mai 2008 de se pourvoir à son tour en cassation. Son avocat, Jean-Pierre Mignard, avait expliqué la teneur du motif de ce pourvoi à Rue89 :

“Nous pensons que la Cour d'appel de Rennes a été au-delà de ce que lui demandait la Cour de cassation. La Cour de cassation ne disait pas que les pièces nouvelles produites et non examinées prouvaient ce lien de subordination, mais simplement qu'il convenait de les examiner également. Et, c'est évident, Ségolène Royal étant devenue ministre, il ne pouvait plus exister de lien de subordination entre Ségolène Royal et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.”

Un pourvoi que la chambre sociale de la Cour de cassation a donc rejeté, lundi 8 avril, confirmant ainsi la condamnation de Ségolène Royal à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires selon les termes de l'arrêt de la Cour d'appel de Rennes.

En parallèle de cette procédure, Ségolène Royal a toujours continué de se défendre des attaques de l'UMP par les voies médiatique et pénale (voir l'encadré). Elle a notamment déclaré qu'elle n'avait jamais commis “aucune infraction au code du travail”, comme elle en était accusée publiquement.

Effectivement, une infraction relève des juridictions pénales (et elle n'a jamais été punie sur ce terrain), alors que ces condamnations ont eu lieu devant les juridictions prudhommales. Et les Prud'hommes, c'est du civil.

► Voir l'encadré : Calomnie, diffamation… Royal et la justice pénale

► Article déjà publié le 21/05/2008 et mis à jour le 20/04/2009.

228 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Grums

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De Grums

à bâbord + + | 06H46 | 22/05/2008 | Permalien

@ Servais-Jean

Très juste et elle aurait bien pu être son 1er ministre si il avait voulu ! ! !

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 23H52 | 21/05/2008 | Permalien

Chapeau Julien Martin pour ce travail de bénédictin.

Cet article va devenir une référence pour les politiques qui vont se taper sur la gueule.
Il va donc manquer un exégète pour dépiauter cet article.
Ca vous tente ?

Portrait de julienm2

De julienm2

00H10 | 22/05/2008 | Permalien

EGO royale est une incompétente et arriviste ; Regardez là au conseil régional ! ! !
http://www.dailymotion.com/video/x5h2bf_royal-ou-sarko-parce-quils-se-va…

La politique en France est si triste.
Copé, Devedjian, trous du culs.
Le parti socialiste et ses zéros propositions
Pays de merde, je me suis cassé, je vous laisse vous démerdé

Portrait de daryo

à julienm2 Portrait de julienm2 De daryo

05H00 | 22/05/2008 | Permalien

Et bien bon vent.

Portrait de kkadim

à julienm2 Portrait de julienm2 De kkadim

service public rhone alpes | 06H42 | 22/05/2008 | Permalien

ben justement il n'y a pas de meilleur engrais que la merde.

Portrait de DBL8

à kkadim Portrait de kkadim De DBL8

Retraité | 06H56 | 22/05/2008 | Permalien

Qu'il revienne !
Un COQ chante les pattes dans sur merde ! !

Portrait de ART MONIKA

à julienm2 Portrait de julienm2 De ART MONIKA

07H23 | 22/05/2008 | Permalien

Un petit rattrapage en orthographe vous ferait du bien, Julienm2. J'ai compté pas moins de 4 erreurs dans votre texte.

Le « zéro » étant nul n'a pas besoin de s, pas plus que le « cul » s'il est compté en unité… et si vous voulez nous laisser nous « démerder », faites-le à l'infinif SVP. Quant à S. Royal, regardez « la » mais pas « là » puisqu'elle vous est si antipathique ; -)

Portrait de on_comment

à ART MONIKA Portrait de ART MONIKA De on_comment

(no_comment) | 12H31 | 22/05/2008 | Permalien

Je vous salut ART MONIKA, je n'ai pu m'empêcher d'être attiré par votre post.
Excusez-moi d'avance pour mes fautes (d'orthographes), je ne peux jeter la première pierre.
Le post précédent le votre, ne signifie littéralement rien ; à moins que « les pattes dans sur merde » ne soit le titre d'une chanson : )

La politique en France est si triste.
> Je n'ai pas de point de comparaison sérieux.
Copé, Devedjian, trous du culs.
> Inutile comme remarque, ou étayes, ça fera des ragos : )
Le parti socialiste et ses zéros propositions
> Je suis plutôt d'accord, ses représentants devraient moins compter sur un vote de défiance que sur un vote d'adhésion.
Pays de merde, je me suis cassé, je vous laisse vous démerdé
> Inutile, mais au moins il suit ses idées. Tu l'aimes ou tu la quittes, ça marche aussi pour une femme ! ! !

Bienvenu(e) au club ! ! ! ! !
Un nouvel agent ?

Portrait de baroxo

De baroxo

Brosseur de tapis carrés | 00H35 | 22/05/2008 | Permalien

Mais pourquoi l'UMP et surtout le Château font-ils autant de mousse médiatique maintenant et non pendant la campagne pestilentielle ? Pourquoi si tard ? Peut-être pour tenter de l'évacuer de 2012 et laisser la place à un Parisien que cette Union de Magouilleurs Professionnels pense être plus sûr de battre ? Ségo fait peur Sarko. Ce dernier espère que Delanoé gagnera le PS, il fait tout pour dans les bas fonds…

Portrait de siko

à baroxo Portrait de baroxo De siko

cherche un moyen élégant pour gagne... | 01H23 | 22/05/2008 | Permalien

Je crois que Ségo a prouvé qu'elle ne faisait pas le poids face à Sarko, pourtant c'était pas bien difficile, vu le nombre de gens que Sarko effraye ! ! Il vaudrait mieux pour le PS que ce soit Delanoé qui soit candidat PS, sinon c'est la fin ( je me suicide de désespoir) ! D'ailleurs c'est ce que dise les sondages, Ségo est déjà perdante acutellement, alors que Sarko a une côte de popularité au raz des pâquerettes, c'est dire !

Portrait de daryo

à siko Portrait de siko De daryo

05H01 | 22/05/2008 | Permalien

Portrait de siko

à daryo Portrait de daryo De siko

cherche un moyen élégant pour gagne... | 12H05 | 22/05/2008 | Permalien

En effet, on ne lit pas les mêmes sondages !
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/326418.FR.php ? rss=true&xto…
Et contrairement au votre, celui-ci est récent !

Portrait de daryo

à siko Portrait de siko De daryo

15H36 | 22/05/2008 | Permalien

Comme quoi les sondages…
 ; -)

Portrait de Perjovem

De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 01H10 | 22/05/2008 | Permalien

Quid du rôle de l'URSSAF dans votre enquête ?

N'est-ce point l'URSSAF qui n'a pas validé le CDD puisque : un employeur ne pouvant immédiatement réembaucher une personne qu'il vient de licencier ?

Perjo

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 01H58 | 22/05/2008 | Permalien

indépendamment de mes préférences politiques (centre gauche favorable a DSK puis Royal), ce qui m'intéresse est le traitement de l'article. Rue 89 est un média de gauche, et, plus globalement, ses internautes aussi, peut etre meme plus a gauche encore. Est il certain que pour une affaire touchant la droite (l'exemple du type qui louait un appart a prix modéré parce qil ne s'était jamais occupé de changer le contrat je crois, légalement en son droit), les journalistes auraient expliqué l'affaire aussi bien que présentement, cest a dire relativement objectivement (souvent, les politiques sont pris ds un tissu de responsabilité que parfois ils ignorent) ? ? ? J'espere…

Portrait de daryo

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De daryo

05H03 | 22/05/2008 | Permalien

Rue89 ? de gauche ? Sérieux ?

 ; -)

Portrait de kkadim

à daryo Portrait de daryo De kkadim

service public rhone alpes | 06H44 | 22/05/2008 | Permalien

royal de gauche ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Portrait de Grums

à kkadim Portrait de kkadim De Grums

à bâbord + + | 06H47 | 22/05/2008 | Permalien

@ kkadim
Excellent ! ! !

Portrait de kebra

à kkadim Portrait de kkadim De kebra

Bisounours killa | 08H40 | 22/05/2008 | Permalien

J'aime pas les hamburgers de la pensée, trop de sauce qui dégouline…

Portrait de Arnaud Aubron

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De Arnaud Aubron

Rue89 | 09H55 | 22/05/2008 | Permalien

Je l'espère aussi. N'oubliez pas de nous le rappeler lorsque le cas se présentera.
En ce qui concerne votre affirmation sur notre appartenance à la gauche, s'il est vrai que la plupart des fondateurs et journalistes qui y travaillent ont une sensibilité plutôt à gauche, pas mal de contributeurs de Rue89 ne partagent (heureusement) pas cette orientation.
Enfin, j'espère que nos opinions n'influent pas sur notre travail journalistique. Mais ça c'est à vous de nous le dire.

Portrait de Mon-Al

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De Mon-Al

roturière :-) | 10H48 | 22/05/2008 | Permalien

« et, plus globalement, ses internautes aussi… », je confirme et signe, pas mal de contributeurs ne sont PAS de gauche - heureusement, car sinon, il n'y aurait pas de discussion possible entre interlocuteurs de même sensibilité politique : ce serait un « monologue à plusieurs » ! ! ! ! !

A part quelques uns d'entre vous (P. RICHE, par exemple, qui prône un amour démesuré au PCC ! ), vos opinions, que je ne suppose tout de même pas à « droite-toute », n'influent pas trop vos articles, ce sont les commentateurs qui, eux, le font.

Portrait de Révolutiona

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De Révolutiona

Hawwah | 08H57 | 23/05/2008 | Permalien

@ Arnaud Aubron :

J'ai remarqué néanmoins que si l'on dit quoi que ce soit de positif sur notre Pdt de la République, du genre, que c'est vrai que sa femme est belle ! On se prend une rafale et on vous fait comprendre d'aller voir ailleurs…

Or, la diversité des opinions font la richesse de l'échange ! Tant que le ton courtois et le respect de l'autre sont observés…

Je suis d'ailleurs étonnée du différentiel entre le nombre de consultations et le nombre d'expressions : plus de 38000 contre 175 interventions… Les personnes de gauche seraient-elles gênées par ce type d'article ?

Portrait de oomu

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De oomu

12H23 | 22/05/2008 | Permalien

procés d'intention.

Portrait de Humain

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De Humain

16H15 | 23/05/2008 | Permalien

« centre gauche favorable a DSK puis Royal » ! !

Sans blagues !

Que vous soyz favaorable à Royal ou à DSK est une chose…

Mais vous dire de gauche, ou de centre guche… Non : vous êtes de droite très cher ! (ou au pire du Modem)

Portrait de Voltevire

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De Voltevire

Arlésie | 20H13 | 20/04/2009 | Permalien

Personnellement, je n'espère rien du tout…

Juriste et enseignant, je constate régulièrement à quel point la plupart des sujets dont l'élément principal est un texte ou une décision juridiques sont traités par Rue89 de façon extrêmement superficielle (mariés de Lille, homosexuel « déchu » de sa nationalité, etc.).

Est-ce parce qu'il s'agit de Ségolène Royal ou bien parce qu'il s'agit d'une question politique que, pour une fois, les documents sont disponibles en ligne (et ont été lus par l'auteur) ?

Peut être est ce que ce type d'enquête demande à un journalisme sans formation juridique un très important travail de fond, mais le jeu en vaut la chandelle, autant pour la qualité de l'information (éviter de hurler avec les loups…) que pour la réaction positive des lecteurs. Je serais curieux de savoir combien de travail cela demande à un journalisme pour aboutir à ce résultat ? Peut être est ce que les pigistes avec une formation en droit sont trop peu nombreux ?

Je regrette d'être aussi peu magnanime avec Rue 89 qui fait sinon à mes yeux un travail de journalisme remarquable le plus souvent . Continuez de faire de vrais enquêtes !

Portrait de jardin

De jardin

Psychologue retraitée | 02H05 | 22/05/2008 | Permalien

Plutôt que de faire un commentaire « pour » ou « contre » Ségolène Royal (je n'en vois guère l'utilité), je voudrais remercier l'auteur de cet article pour la qualité de son travail.

En effet, c'est ça que j'attends, que nous devrions tous attendre d'un journaliste, nous présenter les faits aussi peu contaminés que possible par des jugements de valeur.

Mes opinions, je me les fais moi-même, avec des ingrédients non frelatés si j'en trouve (c'est le cas ici).

Les trucs tout préparés, ya trop de sucre, trop de sel, trop de graisses, et je vous raconte pas les additifs cancérigènes.

Portrait de kkadim

à jardin Portrait de jardin De kkadim

service public rhone alpes | 06H49 | 22/05/2008 | Permalien

vous avez raison l'article est excellent et l'on devrait trouver le même chose ( ce qui est rarement le cas ) dans la presse. voilà une véritable information.
mais avouez qu'il est tentant de casser un peu de sucre sur le dos de cette dame, cà défoule, et un peu de légereté ( quoique..) et de mauvaise foi assumée c'est du plaisir.

Portrait de kebra

De kebra

Bisounours killa | 02H47 | 22/05/2008 | Permalien

Je comprends mieux après ce texte pourquoi elle louait la rapidité de la justice chinoise. Une boulette dans la nuque et la facture à Désirs d'avenir.

Portrait de kebra

à kebra Portrait de kebra De kebra

Bisounours killa | 23H11 | 22/05/2008 | Permalien

AVIS AUX RIVERAINS ! ! !

La Naze Squad de Désirs d'Avenir et de Propreté(NSDAP) a encore frappé sur cet article.

Il y a beaucoup trop d'équipes de nettoyage qui oeuvre sur cette rue, cela devient trop clean, aseptisé, sans avenir. Il faut des microbes et des bactéries pour développer la vie. Kebra chope les boules d'être nettoyé à sec. Il va y avoir du sport.

Je suis hostile au système puéril de posts repliable selon les votes, ce n'est pas performant. Cinq pastilles multicolores : MDR, Beurk, Top, +1 et –1 et le nombre de votes par catégories. On verrait mieux les tendances. Et libre à chacun de replier les posts. Créer une fonction replier automatiquement les posts de Raoul (par exemple) et les riverains font eux-même leur censure. Les notes de 1 à 6 et les tableaux d'honneur, il ne manque plus que les forums non mixtes et c'est le retour à l'école de mon enfance, avec la maîtresse sévère qui colle des coups de règles et les fayots qui gloussent.

C'est du sur mesures pour Bécassine et sa naze squad de Rue 89. Je pense que les stagiaires de Désirs de rien sont payés en bonnes promesses de placards dorés et rêve de grenouiller à l'ombre d'une reine de droit divin comme leur idole a grenouillé dans l'ombre d'un Dieu. Mais il faut respecter un quota de points naze et de commentaires transis de dévotion pour avoir le droit à un signe, un imperceptible signe et espérer au miracle de la promotion.

Ma vanne sur Ségolène et la justice chinoise est parfaitement de circonstance dans cette affaire longue de dix ans. Marie-Ségo ne pense qu'à elle, ce n'est pas nouveau et j'espère que cela change, sincèrement, on va encore devoir se la coltiner longtemps, la France ne sait pas tirer la chasse sur ces politiciens has been, voir Rocard. Elle devait donc avoir son cas en tête lorsqu'elle a commis sa plus belle boulette de la campagne. Lors de sa dernière conférence de presse en Chine, un exercice millimétré surtout là-bas, mardi 9 décembre 2006, il n'y a pas prescription, Ségolène Royal a déclaré : « J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison. »

Un avocat rencontré dix minutes fait l'expert et autorise à cette comparaison à caractère pornographique. Cette formule est assassine pour qui l'utilise, je connais bien des socialistes qui ont voté blancs et bien des centristes qui ont voté Naboléon principalement pour cette raison, Tout Sauf Madame Boulette.

Je cite Agoravox pour les mérites de la justice chinoise : http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=17734

« La justice chinoise se fait à huit clos ; Le PC chinois, parti unique, contrôle la procédure de bout en bout ; Les pouvoirs judiciaires, politiques et régaliens ne sont pas distincts, si bien qu'un procureur peut aussi être secrétaire du Parti ou chef de la Police locale ; Les avocats chinois peuvent être inculpés s'ils sont trop retors ; Les juges peuvent être également punis si leur verdict déplaît ; Sur 593 000 dossiers criminels jugés dans les onze premiers mois de 2006, seuls 1464 ont abouti à un verdict d'innocence (0,25 %).

En 2003, Amnesty international a recensé 1146 déclarations officielles d'exécutions dans vingt-huit pays. La Chine (726), l'Iran (108), les États-Unis (65) et le Viêt Nam (64) représentent 84 % de ces déclarations. <…> pour la Chine seule, le chiffre de 10 000 exécutions a été avancé par un député chinois en mars 2004. »

Ségolène Royal a fait des études. Pas brillantes en Allemand, alors que c'était sa première langue étrangère à l'école http://www.dailymotion.com/video/x1dnbp_segolene-royal-parle-allemand , elle ne devait pas non plus être très présente en Histoire-Géo. Mais elle était déjà en politique au moment de Tienanmen. Donc, aucune excuse, même pas la maternité, elle exhibait fièrement au photographe de Pourri Match son bébé et des dossiers de travail sur le lit d'hôpital. C'est une boulette de calibre 89.

D'où ma deuxième phrase sur une boulette (Bullet, balle en anglais) dans la nuque et la facture à Désir d'Avenir, il n'y a plus de veuf. En Chine, lors d'exécutions capitales, ce sont les familles qui doivent payer la balle tirée dans la nuque. Je résume toute cette histoire en deux phrases et la NSDAP me colle dans le noir. Vengeance, je jure de m'acharner sur la ravie de la crèche à chaque fois que la rue m'en donnera l'occasion,

Signé Kebra Furax !

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