(De nos archives) « L'UMP demande à Mme Royal de dire pardon à ses anciennes salariées victimes de sa non application de la loi de la République. » Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti majoritaire, n'a pas loupé ce lundi la présidente de Poitou-Charentes, qui vient d'être définitivement condamnée à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires, qui réclamaient le paiement de plusieurs semaines de salaire. Ainsi en a décidé la chambre sociale de la Cour de cassation le 8 avril dernier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.
Retour sur plus de dix années de procédures, attaques et contre-attaques devant les instances prudhommales et pénales, revirements de décisions… Le chemin judiciaire a été tortueux. La Cour d'appel de Poitiers, dans son arrêt du 24 juillet 2003, parle même de « difficultés d'interprétation d'une situation juridique exceptionnelle ».
Pour y voir plus clair, Rue89 a enquêté, rassemblé des pièces du dossier et retrouvé tous les jugements et arrêts, tantôt favorables à l'actuelle présidente de la région Poitou-Charente, tantôt déboutant ou condamnant cette dernière. En voici le résultat, qui se borne aux faits et interprétations des juges. Afin que chacun puisse se forger son opinion, en toute connaissance de cause.
21 avril 1997, l'Assemblée nationale est officiellement dissoute par Jacques Chirac, alors président de la République. Le décret publié ce jour entraîne nombre de conséquences, concernant notamment les collaborateurs parlementaires, assistants et secrétaires qui travaillent aux côtés des députés. Le premier jugement du Conseil des Prud'hommes de Poitiers, en date du 15 février 1999 et en charge d'établir les faits, relève :
« La cessation du mandat de député et la dissolution de l'Assemblée nationale constituent une juste cause de résiliation du contrat de travail et une obligation à laquelle l'employeur est contraint de procéder. »
L'employeur ici en cause se nomme Ségolène Royal. Députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle emploie cinq collaborateurs, le nombre maximum autorisé par le règlement de l'Assemblée nationale. Des collaborateurs dont le statut est également rappelé par le Conseil des Prud'hommes de Poitiers :
« Les collaborateurs de députés sont des salariés de droit privé auxquels s'appliquent les dispositions du droit du travail. Ils sont rémunérés par l'Assemblée nationale qui met à cet effet à disposition du député un crédit collaborateur. Ce crédit collaborateur est retiré au député sortant se représentant aux élections. »
Par courrier en date du 24 avril 1997, Ségolène Royal convoque notamment une de ses secrétaires, Claude Fouchier, et une de ses assistantes, Evelyne Pathouot, à un entretien préalable à leur licenciement. Dans un autre courrier du 30 avril 1997, elle leur précise que la date de notification de leur licenciement est fixée au 10 mai 1997, et les dispense d'effectuer leur préavis. Deux mois pour la première, un mois pour la seconde, en vertu de leur ancienneté. Une dispense qui signifie qu'elles continueront à être payées pour leurs fonctions à l'Assemblée nationale sans devoir les exercer.
Licenciées conformément au droit, comme leurs trois collègues, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot vont cependant agir en justice pour contester les suites données à ce licenciement. Car, après la dissolution de l'Assemblée nationale, commence immédiatement la campagne électorale pour les législatives des 25 mai et 1er juin 1997.
Pour se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par l'intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l'exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.
1er juin 1997, Ségolène Royal est réélue. Quatre jours plus tard, elle est nommée ministre déléguée à l'Enseignement scolaire. En vertu de l'incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions de ministre, elle est contrainte d'abandonner son siège à l'Assemblée nationale au profit de son suppléant, Jean-Pierre Marché.
Toutefois, le code électoral exige qu'un délai d'un mois s'écoule entre la nomination au gouvernement du député élu et la prise de fonction de son suppléant à l'Assemblée nationale. A l'expiration de ce délai, ce dernier peut alors recruter les collaborateurs du premier. Ce que fait Jean-Pierre Marché qui signe courant juillet 1997 deux contrats de travail à durée indéterminée avec Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.
C'est sur cette période que porte le conflit opposant Ségolène Royal à ses deux anciennes collaboratrices. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot considèrent ne jamais avoir cessé leur activité pour Ségolène Royal durant la période du 12 mai au 31 juillet 1997 et n'avoir pourtant pas été rémunérées. Elles réclament donc deux mois et demi de salaire, ainsi que des dommages et intérêts.
Ségolène Royal ne fait évidemment pas la même analyse de la situation. Elle demande à la justice de constater l'inexistence d'un contrat de travail à durée déterminée entre elle et ses anciennes collaboratrices, et considère qu'elles n'ont subi aucune perte de rémunération. En outre, l'élue socialiste réclame des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi.
Reçue le 29 juillet 1998 par le Conseil des Prud'hommes de Niort, la demande en justice de Claude Fouchier et Evelyne Pathouot constitue le point de départ juridique du conflit qui les oppose à Ségolène Royal sur le terrain du droit du travail.
La première décision survient près de sept mois plus tard, par un jugement du 15 février 1999. La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu'au remboursement des frais de justice.
En revanche, le Conseil déboute Claude Fouchier et Evelyne Pathouot de leurs autres demandes. Il considère que les éléments fournis n'attestent pas d'une relation de travail existante à partir du 1er juin 1997, pas plus qu'ils ne prouvent un quelconque préjudice moral imputable à Ségolène Royal.
Insatisfaites, les deux parties décident alors de faire appel. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot réclament toujours un paiement intégral de la période allant du 12 mai au 31 juillet 1997, en plus de dommages et intérêts. Ségolène Royal demande de nouveau qu'elles soient déboutées et estime également avoir droit à des dommages et intérêts.
La chambre sociale de la Cour d'appel de Poitiers mettra six ans pour rendre son arrêt. En cause, les procédures pénales engagées par les deux parties entretemps (voir l'encadré). Et un principe du droit édicte l'autorité de la chose pénale sur le civil. Il a donc fallu atteindre la fin de ces procédures pénales avant de poursuivre le litige prudhommal.
L'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers a été rendu le 1er février 2005. Un arrêt qui développe un argument nouveau de Ségolène Royal pour tenter de justifier l'inexistence des CDD signés :
« Madame Royal soutient que l'existence d'un contrat de travail au cours de cette période [du 12 au 31 mai 1997] était juridiquement impossible et concrètement inutile puisque Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] était rémunérée au titre du préavis qu'elle avait été dispensée d'exécuter, de sorte que subsistait le lien contractuel initial.
Elle affirme que si son mandataire financier avait préparé un projet de contrat à durée déterminée pour la période litigieuse, c'est parce qu'il ignorait cette circonstance […]. »
Mais les juges des Prud'hommes persistent : il n'est pas « contestable qu'un contrat de travail a été signé » et que « ce contrat a été régulièrement déclaré ». La Cour d'appel de Poitiers confirme donc ce point, mais aussi tous les autres énoncés par le Conseil des Prud'hommes de Niort, ni plus ni moins, si ce n'est qu'une partie des frais de l'appel sont imputés aux deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal.
Toujours partiellement satisfaites, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot décident de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation ne jugeant que le droit et non le fond des affaires, les deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal font valoir que la Cour d'appel de Poitiers a statué « sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle ». Pièces servant à prouver qu'elles avaient bien travaillé pour le compte de l'élu socialiste du 1er juin au 31 juillet 1997.
Par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16 janvier 2007, l'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers est cassé et annulé :
« Mais seulement en ce qu'il a débouté Mme Fouchier [comme Mme Pathouot] de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail. »
Claude Fouchier et Evelyne Pathouot conservent donc leur salaire correspondant à leur CDD et obtiennent le droit de demander de nouveau, cette fois devant la chambre sociale de la Cour d'appel de Rennes, d'être rémunérées et indemnisées pour la période courant du 1er juin au 31 juillet 1997.
Les deux parties en profitent pour développer encore leur argumentation. Ségolène Royal avance qu'en tant que ministre elle ne pouvait plus rémunérer de collaborateurs parlementaires, qu'une relation de travail entre elle et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot n'est pas prouvée, et que cette relation s'est plutôt « faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles ».
Mais, dans son arrêt du 10 avril 2008, la Cour d'appel de Rennes ne reprend pas ces arguments principaux, alors qu'elle abonde presque totalement dans le sens des deux anciennes collaboratrices. Elle écrit notamment :
« Il résulte des attestations versées aux débats que Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] a poursuivi au-delà de cette date [le 31 mai 1997] son activité de secrétariat administratif à l'issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l'usage du numéro de téléphone de la permanence ; qu'elle a participé à la préparation et à l'organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des Amis du Chabichou ; qu'il n'est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de conseiller général, lors de l'inauguration du festival le 8 juin 1997 avait publiquement déclaré qu'elle “conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous'.”
La Cour d'appel de Rennes a alors analysé le travail réalisé par Claude Fouchier et Evelyne Pathouot du 1er juin au 31 juillet 1997 comme la continuité des tâches réalisées sous CDD et a considéré que les deux collaboratrices étaient passées de fait sous CDI. Elles obtiennent donc le droit à deux mois de salaire, aux indemnités correspondant à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu'à des dommages et intérêts.
L'affaire n'était cependant pas finie. Convaincue que la Cour d'appel de Rennes a mal apprécié la décision de la Cour de cassation, Ségolène avait décidé le 7 mai 2008 de se pourvoir à son tour en cassation. Son avocat, Jean-Pierre Mignard, avait expliqué la teneur du motif de ce pourvoi à Rue89 :
“Nous pensons que la Cour d'appel de Rennes a été au-delà de ce que lui demandait la Cour de cassation. La Cour de cassation ne disait pas que les pièces nouvelles produites et non examinées prouvaient ce lien de subordination, mais simplement qu'il convenait de les examiner également. Et, c'est évident, Ségolène Royal étant devenue ministre, il ne pouvait plus exister de lien de subordination entre Ségolène Royal et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.”
Un pourvoi que la chambre sociale de la Cour de cassation a donc rejeté, lundi 8 avril, confirmant ainsi la condamnation de Ségolène Royal à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires selon les termes de l'arrêt de la Cour d'appel de Rennes.
En parallèle de cette procédure, Ségolène Royal a toujours continué de se défendre des attaques de l'UMP par les voies médiatique et pénale (voir l'encadré). Elle a notamment déclaré qu'elle n'avait jamais commis “aucune infraction au code du travail”, comme elle en était accusée publiquement.
Effectivement, une infraction relève des juridictions pénales (et elle n'a jamais été punie sur ce terrain), alors que ces condamnations ont eu lieu devant les juridictions prudhommales. Et les Prud'hommes, c'est du civil.
► Voir l'encadré : Calomnie, diffamation… Royal et la justice pénale
► Article déjà publié le 21/05/2008 et mis à jour le 20/04/2009.




















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à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De véro232
16H15 | 22/05/2008 |
pareil
à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De gudule62
17H48 | 22/05/2008 |
itou !
à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De jfko
Infosophe | 18H35 | 20/04/2009 |
Z'aussi !
à fabinet
De jeclaude33
10H34 | 22/05/2008 |
La je trouve, il y a mélange des genres !
De bruay en artois
silicose plus irradie | 22H49 | 21/05/2008 |
le plus simple serai de virer tous les politiques aussi bien local regional que national du paysage car qui dit condamnation dit soit escroc ou trafiquant bel exemple pour la nation et cela sans payements de leurs charges en clair pour fautes professionnels comme tout employés ou ouvrier.quel nettoyage dans le milieu politico pourri qui est le notre
à bruay en artois
De daryo
04H56 | 22/05/2008 |
poujadiste.
^
Aussi cours que votre raisonnement
De Têtuniçois
23H01 | 21/05/2008 |
Et l'affaire de l'appartement de sarkozy renové aux frais de la ville , quand cette affaire sera-t-elle jugée ?
à Têtuniçois
De kkadim
service public rhone alpes | 06H36 | 22/05/2008 |
bon rappel, merci
à Têtuniçois
De on_comment
(no_comment) | 10H35 | 22/05/2008 |
Oué bon rappel, voilà qui innocente SG.
Vous ne pouvez vous empêcher d'être malhonnête envers vous-même.
En fait vous faites à votre échelle ce l'UMP fait à une autre. Et de citer : « L'UMP ne sait plus quoi utiliser pour essayer de détourner l'attention de l'opinion publique de sa politique hasardeuse et calamiteuse » (source : article)
Ségoléne a été rattrapée par la justice, qu'elle assume sinon l'administration judiciaire lui fera assumer. Pour nicolas, c'est hors-sujet, mais la jour où il se fera prendre vous pourrez crier de joie, en attendant est-ce de la calomnie ?
Remarquez qu'elle aurait très certainement pu solder l'affaire en catimini il y a quelques années. Aussi honnête SG soit-elle, c'est un mauvais calcul politique, à moins de vouloir passer dans les médias et dans rue89.
à Têtuniçois
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 11H33 | 22/05/2008 |
Bien dit ! Affaire autrement plus importante qu'une histoire de salaire pas payé (sur deux moi et demi).
Ca n'excuse rien bien sur, la justice doit faire son travail et ces mois de salaires doivent êtres payés.
De la à faire passer Royal pour une truande première classe, c'est trop. On pourrait l'accuser de certaines choses, et graves, mais cet épisode me semble bien mince pour être pris au sérieux au niveau d'un débat comme le nôtre.
L'affaire de l'apartement de l'Ile de la Jatte de Sarkozy est autrement plus intéressant, au-delà du truandage financier pur et dur, notre Omniprésident préféré à donc « quelques » accointances avec des entreprises privées, et arrange donc les offres d'appel à sa guise. C'était le bon moment pour en parler, mais l'histoire passe à la trappe.
Rue89 préfère balancer sur deux mois de salaires pas payés, bravo à vous…
à Têtuniçois
De karghyl
informaticien, Paris | 12H26 | 22/05/2008 |
Affaire ? quelle affaire ? dossier classé sans suite par le parquet de Nanterre.
www.rue89.com/2007/10/14/appartement-des-sarkozy-enquete-classee
Comme quoi, il faut avoir confiance dans la justice de son pays… : -((
De Eliott
23H06 | 21/05/2008 |
A l'UMP ils n'ont pas de problèmes avec les prud'hommes c'est pour cette raison qu'ils sont devenus les spécialistes des emplois fictifs.
De Gnafron
23H11 | 21/05/2008 |
De la part de mon ami Victor qui après de multiples tours dans sa villégiature, a réussi à gribouiller ces quelques lignes :
Assembleo nox.
O combien de patrons, combien de capitaines (d'industrie)
Ont été jugés, et sans appel, ni faux col condamnés
Sans qu'un cil ou qu'un poil de l'UMP n'ait cillé,
Ni fait trembler leurs augustes bedaines…
Combien ont disparu, se sont tus ; dure et triste attitude
Qui soudain se réveillent et montrent leur bravitude ! !
Combien de patrons condamnés sans ambages
Qui du code du travail s'essuyaient avec les pages !
Pas un souffle, pas un mot
Sur les bancs de nos valeureux députés
Qui sentant le festin, l'halali, la curée
Sortent de leur torpeur, quémandent un sucre de Sarko.
Où seront-ils ces héros, ces « gloires »
Quand le Droit de nouveau pointera de sordides histoires
De salariés filoutés, floués et mis à genoux ?
Epuisés par leur croisade, sourds aux voix désespérées,
Il seront rendormis berçés par l'avenir libéral dont la marée
Préserve leur devenir, leurs amis et leurs sous.
PCC Victor
à Gnafron
De bruay en artois
silicose plus irradie | 23H38 | 21/05/2008 |
a Gnafron et si Guignol quittait la tete d or pour rejoidre ses amis soyeux dans les traboules qu elle belle descente vers le bd des belges, a pas de chance ils sont vers champagne ou st genis les ollieres
à bruay en artois
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 00H01 | 22/05/2008 |
Il me semble que le Guignol de la Tête d'Or soit réservé aux enfants, le vrai étant déconseillé aux non lyonnais car trés difficile à comprendre pour qui n'est pas au fait de la vie lyonnaise.
à Servais-Jean
De bruay en artois
silicose plus irradie | 00H20 | 22/05/2008 |
c est qui les vrais lyonnais ceux de la croix rousse ou ceux de la place du pont
à bruay en artois
De kkadim
service public rhone alpes | 06H38 | 22/05/2008 |
ou ceux de la duchére !
De Alain Provist
23H23 | 21/05/2008 |
Le droit est le droit et il n'y a pas de raison que Ségolène Royal y échappe en tant que personne morale. Mais de là à en faire une délinquante comme le disent raffarin et lefebvre, c'est un peu gros. Il faudrait ajouter que Mme Pathouot est désormais assistante parlementaire d'un député UMP et qu'elle vient de publier un livre « SR ombre et lumière » qui lui permettra certainement de « rentrer dans ses frais ». Chacun se défend certes mais attention aux jugements manichéens et simplificateurs.
à Alain Provist
De daryo
04H59 | 22/05/2008 |
Euh… comment vous dire.
Oui, alors une personne morale c'est par exemple une entreprise, une association, ce genre de truc.
Ségolène Royale c'est un être humain, donc une personne physique.
à daryo
De kkadim
service public rhone alpes | 06H40 | 22/05/2008 |
ah bon parce qu'elle existe vraiment marie ségoléne royale ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
à daryo
De Alain Provist
17H09 | 22/05/2008 |
Certes, mais elle n'est pas impliquée en tant qu'employeur privé mais en tant que représentante d'une institution. elle ne payait pas avec ses deniers si vous préférez
à Alain Provist
De Seccotine
09H22 | 22/05/2008 |
SR, lors de son interview sur BFMtv hier matin a dit que l'une de ces personnes était maintenant à l'UMP.
CQFD ?
à Seccotine
De Julien Martin
(auteur)
Rue89 | 13H46 | 22/05/2008 |
Oui, Evelyne Pathouot est effectivement assistante parlementaire de deux députés UMP aujourd'hui. Mais cela ne préjuge en rien de sa bonne ou mauvaise foi dans cette affaire.
Dire simplement cela entraîne une insinuation par définition non fondée et ne correspond pas à l'esprit de cet article qui se borne aux faits. Mais si vous me le demandez, je vous réponds sans souci.
Pour être complet, précisons que lorsque Evelyne Pathouot a été recrutée par Ségolène Royal à l'époque, elle avait déjà une sensibilité de centre-droit et avait donc été embauchée surtout pour ses compétences techniques. Elle n'a jamais eu sa carte au PS. Enfin, elle a clamé à plusieurs reprises dans les médias son dégoût de l'utilisation de cette affaire par Patrick Devedjian et consorts.
à Julien Martin
De Seccotine
15H19 | 22/05/2008 |
J'ai simplement relaté un propos et posé une question. S'il y a insinuation elle n'est pas de mon fait mais de celui de la personne qui les a tenu ce propos.
Maintenant la question que je me pose est : est-il vraiment confortable de travailler en tant qu'attaché parlementaire pour un député dont on ne partage pas les idées (sans pour autant avoir la carte du parti du député) ? Je pense quant à moi que j'aurai un peu de mal.
Quant à votre article, si je puis me permettre, je l'ai trouvé remarquablement documenté et à même de me démontrer la complexité de l'affaire et aussi contrebalancer les déclarations à l'emporte-pièce… ce qui aurait tendance à donner raison à l'AFP de ne pas avoir accentué la nouvelle, n'en déplaise à M. Lefebvre.
à Julien Martin
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 16H21 | 22/05/2008 |
//Enfin, elle a clamé à plusieurs reprises dans les médias son dégoût de l'utilisation de cette affaire par Patrick Devedjian et consorts//
Ben ouais, c'est certainement par dégoût que Mme Pathouot avait sorti son livre sur cette affaire « Ségolène Royal, ombre et lumière » début février 2007 (soit 10 ans plus tard), juste avant les élections présidentielles.
Perjo
à Perjovem
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H45 | 22/05/2008 |
@Perjovem et @Julien
Quand on connait les politiques on sait qu'il est très facile de faire un petit scandale, juste avant pour justifier un passage de l'autre côté de la frontière ennemie.
Passer du PS à l'UMP ………. hum ! Faut pas nous prendre pour des imbéciles non plus.
à Julien Martin
De pomme53
Médiation | 18H02 | 22/05/2008 |
…Evelyne Pathouot déjà à l'époque des faits, de sensibilité politique de centre-droit, et devenue depuis, définitivement assistante parlementaire de deux députés de droite ! … On a beaucoup de mal à croire que cela n'aurait aucune incidence dans sa « fatouah » judiciaire de 10 ans ? !
Heureusement qu'elle a « clamé » son dégoùt de l'instrumentalisation de cette affaire sinon on aurait pu croire qu'elle en « voulait » à Ségolène Royal ! ? Car, en vérité, depuis tout ce temps, on peut penser que des compromis d'entente amiable ont été proposés afin d'en finir avec cette affaire dans laquelle Ségolène n'a en aucune façon démontré son intention de nuire à ses deux collaboratrices ? !
à Alain Provist
De soyons honnêtes
observateur narquois | 17H28 | 20/04/2009 |
Hé bien,
puisque cette affaire est en effet montée en épingle à partir d'un détail
-encore que notre madonne républicaine ait été fort tenace-
il ne reste plus qu'une solution pour en finir avec élégance :
que Nicolas Sarkozy présente ses excuses publiques aux deux victimes au nom du Parti Socialiste.
De Grums
à bâbord + + | 23H44 | 21/05/2008 |
C'est une arriviste. Elle fait de la politique pour sa pomme, non pour le peuple. Elle est prête à tout pour se faire élire. Il était temps que les présidentielles se terminent, elle aurait même fini par faire alliance avec sarko.
Si le PS ne prends pas ses distances avec ces individus il perdra encore beaucoup de crédit. Que les poids lourds du PS qui sont plutôt devenus des poids morts n'oublient pas que leur beau score au municipal il le doivent à la politique du nabo, pas plus ! ! !
à Grums
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 00H07 | 22/05/2008 |
« C'est une arriviste. Elle fait de la politique pour sa pomme, non pour le peuple. »
Ben quoi, c'est pour ça que je suis président moi ! Et j'en suis fier.
Signé : Sarko Ier