Enquete

Les dessous du procès de Ségolène Royal

Ségolène Royal en janvier à Paris (Philippe Wojazer/Reuters).

(De nos archives) « L'UMP demande à Mme Royal de dire pardon à ses anciennes salariées victimes de sa non application de la loi de la République. » Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti majoritaire, n'a pas loupé ce lundi la présidente de Poitou-Charentes, qui vient d'être définitivement condamnée à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires, qui réclamaient le paiement de plusieurs semaines de salaire. Ainsi en a décidé la chambre sociale de la Cour de cassation le 8 avril dernier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

Retour sur plus de dix années de procédures, attaques et contre-attaques devant les instances prudhommales et pénales, revirements de décisions… Le chemin judiciaire a été tortueux. La Cour d'appel de Poitiers, dans son arrêt du 24 juillet 2003, parle même de « difficultés d'interprétation d'une situation juridique exceptionnelle ».

Pour y voir plus clair, Rue89 a enquêté, rassemblé des pièces du dossier et retrouvé tous les jugements et arrêts, tantôt favorables à l'actuelle présidente de la région Poitou-Charente, tantôt déboutant ou condamnant cette dernière. En voici le résultat, qui se borne aux faits et interprétations des juges. Afin que chacun puisse se forger son opinion, en toute connaissance de cause.

Les faits

21 avril 1997, l'Assemblée nationale est officiellement dissoute par Jacques Chirac, alors président de la République. Le décret publié ce jour entraîne nombre de conséquences, concernant notamment les collaborateurs parlementaires, assistants et secrétaires qui travaillent aux côtés des députés. Le premier jugement du Conseil des Prud'hommes de Poitiers, en date du 15 février 1999 et en charge d'établir les faits, relève :

« La cessation du mandat de député et la dissolution de l'Assemblée nationale constituent une juste cause de résiliation du contrat de travail et une obligation à laquelle l'employeur est contraint de procéder. »

L'employeur ici en cause se nomme Ségolène Royal. Députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle emploie cinq collaborateurs, le nombre maximum autorisé par le règlement de l'Assemblée nationale. Des collaborateurs dont le statut est également rappelé par le Conseil des Prud'hommes de Poitiers :

« Les collaborateurs de députés sont des salariés de droit privé auxquels s'appliquent les dispositions du droit du travail. Ils sont rémunérés par l'Assemblée nationale qui met à cet effet à disposition du député un crédit collaborateur. Ce crédit collaborateur est retiré au député sortant se représentant aux élections. »

Par courrier en date du 24 avril 1997, Ségolène Royal convoque notamment une de ses secrétaires, Claude Fouchier, et une de ses assistantes, Evelyne Pathouot, à un entretien préalable à leur licenciement. Dans un autre courrier du 30 avril 1997, elle leur précise que la date de notification de leur licenciement est fixée au 10 mai 1997, et les dispense d'effectuer leur préavis. Deux mois pour la première, un mois pour la seconde, en vertu de leur ancienneté. Une dispense qui signifie qu'elles continueront à être payées pour leurs fonctions à l'Assemblée nationale sans devoir les exercer.

Licenciées conformément au droit, comme leurs trois collègues, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot vont cependant agir en justice pour contester les suites données à ce licenciement. Car, après la dissolution de l'Assemblée nationale, commence immédiatement la campagne électorale pour les législatives des 25 mai et 1er juin 1997.

Pour se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par l'intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l'exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.

1er juin 1997, Ségolène Royal est réélue. Quatre jours plus tard, elle est nommée ministre déléguée à l'Enseignement scolaire. En vertu de l'incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions de ministre, elle est contrainte d'abandonner son siège à l'Assemblée nationale au profit de son suppléant, Jean-Pierre Marché.

Toutefois, le code électoral exige qu'un délai d'un mois s'écoule entre la nomination au gouvernement du député élu et la prise de fonction de son suppléant à l'Assemblée nationale. A l'expiration de ce délai, ce dernier peut alors recruter les collaborateurs du premier. Ce que fait Jean-Pierre Marché qui signe courant juillet 1997 deux contrats de travail à durée indéterminée avec Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.

C'est sur cette période que porte le conflit opposant Ségolène Royal à ses deux anciennes collaboratrices. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot considèrent ne jamais avoir cessé leur activité pour Ségolène Royal durant la période du 12 mai au 31 juillet 1997 et n'avoir pourtant pas été rémunérées. Elles réclament donc deux mois et demi de salaire, ainsi que des dommages et intérêts.

Ségolène Royal ne fait évidemment pas la même analyse de la situation. Elle demande à la justice de constater l'inexistence d'un contrat de travail à durée déterminée entre elle et ses anciennes collaboratrices, et considère qu'elles n'ont subi aucune perte de rémunération. En outre, l'élue socialiste réclame des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi.

Devant le Conseil des Prud'hommes de Niort

Reçue le 29 juillet 1998 par le Conseil des Prud'hommes de Niort, la demande en justice de Claude Fouchier et Evelyne Pathouot constitue le point de départ juridique du conflit qui les oppose à Ségolène Royal sur le terrain du droit du travail.

La première décision survient près de sept mois plus tard, par un jugement du 15 février 1999. La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu'au remboursement des frais de justice.

En revanche, le Conseil déboute Claude Fouchier et Evelyne Pathouot de leurs autres demandes. Il considère que les éléments fournis n'attestent pas d'une relation de travail existante à partir du 1er juin 1997, pas plus qu'ils ne prouvent un quelconque préjudice moral imputable à Ségolène Royal.

Devant la Cour d'appel de Poitiers

Insatisfaites, les deux parties décident alors de faire appel. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot réclament toujours un paiement intégral de la période allant du 12 mai au 31 juillet 1997, en plus de dommages et intérêts. Ségolène Royal demande de nouveau qu'elles soient déboutées et estime également avoir droit à des dommages et intérêts.

La chambre sociale de la Cour d'appel de Poitiers mettra six ans pour rendre son arrêt. En cause, les procédures pénales engagées par les deux parties entretemps (voir l'encadré). Et un principe du droit édicte l'autorité de la chose pénale sur le civil. Il a donc fallu atteindre la fin de ces procédures pénales avant de poursuivre le litige prudhommal.

L'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers a été rendu le 1er février 2005. Un arrêt qui développe un argument nouveau de Ségolène Royal pour tenter de justifier l'inexistence des CDD signés :

« Madame Royal soutient que l'existence d'un contrat de travail au cours de cette période [du 12 au 31 mai 1997] était juridiquement impossible et concrètement inutile puisque Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] était rémunérée au titre du préavis qu'elle avait été dispensée d'exécuter, de sorte que subsistait le lien contractuel initial.

Elle affirme que si son mandataire financier avait préparé un projet de contrat à durée déterminée pour la période litigieuse, c'est parce qu'il ignorait cette circonstance […]. »

Mais les juges des Prud'hommes persistent : il n'est pas « contestable qu'un contrat de travail a été signé » et que « ce contrat a été régulièrement déclaré ». La Cour d'appel de Poitiers confirme donc ce point, mais aussi tous les autres énoncés par le Conseil des Prud'hommes de Niort, ni plus ni moins, si ce n'est qu'une partie des frais de l'appel sont imputés aux deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal.

Devant la Cour de cassation

Toujours partiellement satisfaites, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot décident de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation ne jugeant que le droit et non le fond des affaires, les deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal font valoir que la Cour d'appel de Poitiers a statué « sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle ». Pièces servant à prouver qu'elles avaient bien travaillé pour le compte de l'élu socialiste du 1er juin au 31 juillet 1997.

Par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16 janvier 2007, l'arrêt de la Cour d'appel de Poitiers est cassé et annulé :

« Mais seulement en ce qu'il a débouté Mme Fouchier [comme Mme Pathouot] de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail. »

Claude Fouchier et Evelyne Pathouot conservent donc leur salaire correspondant à leur CDD et obtiennent le droit de demander de nouveau, cette fois devant la chambre sociale de la Cour d'appel de Rennes, d'être rémunérées et indemnisées pour la période courant du 1er juin au 31 juillet 1997.

Devant la Cour d'appel de Rennes

Les deux parties en profitent pour développer encore leur argumentation. Ségolène Royal avance qu'en tant que ministre elle ne pouvait plus rémunérer de collaborateurs parlementaires, qu'une relation de travail entre elle et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot n'est pas prouvée, et que cette relation s'est plutôt « faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles ».

Mais, dans son arrêt du 10 avril 2008, la Cour d'appel de Rennes ne reprend pas ces arguments principaux, alors qu'elle abonde presque totalement dans le sens des deux anciennes collaboratrices. Elle écrit notamment :

« Il résulte des attestations versées aux débats que Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] a poursuivi au-delà de cette date [le 31 mai 1997] son activité de secrétariat administratif à l'issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l'usage du numéro de téléphone de la permanence ; qu'elle a participé à la préparation et à l'organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des Amis du Chabichou ; qu'il n'est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de conseiller général, lors de l'inauguration du festival le 8 juin 1997 avait publiquement déclaré qu'elle “conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous'.”

La Cour d'appel de Rennes a alors analysé le travail réalisé par Claude Fouchier et Evelyne Pathouot du 1er juin au 31 juillet 1997 comme la continuité des tâches réalisées sous CDD et a considéré que les deux collaboratrices étaient passées de fait sous CDI. Elles obtiennent donc le droit à deux mois de salaire, aux indemnités correspondant à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu'à des dommages et intérêts.

Le nouveau pourvoi en cassation

L'affaire n'était cependant pas finie. Convaincue que la Cour d'appel de Rennes a mal apprécié la décision de la Cour de cassation, Ségolène avait décidé le 7 mai 2008 de se pourvoir à son tour en cassation. Son avocat, Jean-Pierre Mignard, avait expliqué la teneur du motif de ce pourvoi à Rue89 :

“Nous pensons que la Cour d'appel de Rennes a été au-delà de ce que lui demandait la Cour de cassation. La Cour de cassation ne disait pas que les pièces nouvelles produites et non examinées prouvaient ce lien de subordination, mais simplement qu'il convenait de les examiner également. Et, c'est évident, Ségolène Royal étant devenue ministre, il ne pouvait plus exister de lien de subordination entre Ségolène Royal et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.”

Un pourvoi que la chambre sociale de la Cour de cassation a donc rejeté, lundi 8 avril, confirmant ainsi la condamnation de Ségolène Royal à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires selon les termes de l'arrêt de la Cour d'appel de Rennes.

En parallèle de cette procédure, Ségolène Royal a toujours continué de se défendre des attaques de l'UMP par les voies médiatique et pénale (voir l'encadré). Elle a notamment déclaré qu'elle n'avait jamais commis “aucune infraction au code du travail”, comme elle en était accusée publiquement.

Effectivement, une infraction relève des juridictions pénales (et elle n'a jamais été punie sur ce terrain), alors que ces condamnations ont eu lieu devant les juridictions prudhommales. Et les Prud'hommes, c'est du civil.

► Voir l'encadré : Calomnie, diffamation… Royal et la justice pénale

► Article déjà publié le 21/05/2008 et mis à jour le 20/04/2009.

228 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de moré

à christophe2 Portrait de christophe2 De moré

traitement des sols | 22H56 | 21/05/2008 | Permalien

G2G, je comprends pas qu'ils aient viré ton post.

Participer au festival du Chabichou bénévolement, y a de quoi être révolté

Portrait de jeclaude33

De jeclaude33

10H10 | 22/05/2008 | Permalien

Effectivement, mais si elle doit les salaires, il faut qu'elle paye ; d'ici a en faire tout un fromage comme le fait l'UMP, il y a de la marge ; par contre, en parlant d'effraction a la loi, personne a ce « grand parti démocratique » qu'est l'UMP-devedjan ancien d'extème droite …..- donc personne ne parle que Nicolas 1er c'est inscrit sur les listes électorales début janvier en falsifiant les dates ! ! Comme c'est beau tout ça ! demain, s'il reste un bulletin d'inscription, je vais allé m'inscrire.

Portrait de on_comment

à G2G Portrait de G2G De on_comment

(no_comment) | 10H10 | 22/05/2008 | Permalien

Oué tout à fait d'accord, c'est de la faute à l'UMP et à l'AFP si SG a pour le moment été reconnu plutôt coupable par la justice.

Portrait de leconcombrevert

à on_comment Portrait de on_comment De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 11H00 | 22/05/2008 | Permalien

On n'est *coupable* de rien si - de bonne foi - l'on se contente de ne pas payer un salaire ou un prix qu'on pense ne pas devoir à celui qui le reclame.

Les mots ont un sens. La communication passe mieux si on se sert des mots correctement.

Celui qui ne paye pas une somme due s'appelle non pas « coupable », mais « débiteur ».

Et cet excellent article montre que sur le fond il n'est pas question de la moindre culpabilité de Royal, mais d » différent portant sur des questions juridiques auxquelles visiblement il n'y a pas de reponse facile.

Au pire elle se serait donc trompée. Pas de quoi en faire tout un plat, à moins de vouloir la dénigrer à tout va.

Portrait de on_comment

à leconcombrevert Portrait de leconcombrevert De on_comment

(no_comment) | 12H07 | 22/05/2008 | Permalien

On est coupable de rien si de bonne foi on ne paye pas un salaire qu'on pense ne pas devoir.

Il y a beaucoup de personne de bonne foi qui on fait des choses qui leurs semblaient légitimes tout en étant illégales.

Je me confronte à la réalité et j'ai utilisé le mot juste, sur ce coup. Des prud'hommes, une cour d'appel et une cour de cassation l'ont reconnu, je n'ai pas à m'excuser d'employer le terme coupable.

Celui qui ne paye pas une somme due et qui est condamner par la justice à verser cette somme est reconnue coupable de quelque chose ? Ou la justice ne condamne-t-elle que des innocents qui n'ont pas respecté la loi ?

Je suis tout à fait d'accord que Cgo était trés certainement de bonne foi et qu'il n'y a pas de raison d'en faire un plat. Mais en refusant sa condamnation, la mauvaise foi a pris le dessus et elle a elle-même contribuée à remplir son plat.

Il ne faut pas soutenir les gens aveuglément.

Portrait de leconcombrevert

à on_comment Portrait de on_comment De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 13H04 | 22/05/2008 | Permalien

Le jugement en droit civil ne porte sur une quelconque « culpabilité » que si les faits concernent un délit.

Jusqu'à nouvel ordre, le fait de devoir une somme x et de le contester ne constitue aucun délit.

La condemnation de Royal au payment des sommes xx aux plaignantes ne comporte auqu'un jugement d'ordre morale et ne part pas du constat d'un délit qu'elle aurait commis.

Je ne suis pas aveugle, et pour preuve de ma bonne foi : je porte des lunettes : -)

Portrait de Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse

à on_comment Portrait de on_comment De Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse

14H40 | 22/05/2008 | Permalien

L'article précise bien que SR N'A PAS ÉTÉ CONDAMNÉE AU PÉNAL (car il n'y avait aucune raison).
Donc elle n'est pas « COUPABLE ».
Elle est juste condamnée à payer des salaires. Point barre.
Il faut lire l'article (et avoir un minimum de culture juridique) avant d'écrire des conneries.

Portrait de on_comment

à Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse Portrait de Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse De on_comment

(no_comment) | 15H45 | 22/05/2008 | Permalien

Je dois admettre mon ignorance en matière de justice et me reposer sur votre culture.
Pour résumer :
- lorsqu'on est condamné au civil, on est pas coupable
- lorsqu'on est condamné au pénal, on est coupable
La distinction est trop subtile pour les profanes.

Je devrais suivre des cours du soir au lieu de lire des articles sur rue89 : )

Portrait de jacques-andré

à Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse Portrait de Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse De jacques-andré

avocat | 16H42 | 23/05/2008 | Permalien

On peut se rendre « coupable » de ne pas respecter des obligations légales, sans pour autant qu'une sanction pénale soit encourue.
De la même manière on peut commettre une « infraction » non seulement à une obligation même si elle n'est pas sanctionnée pénalement, mais aussi à un simple engagement (voir définition du ROBERT)

Portrait de vincicom

De vincicom

Responsable "informatique" dans une... | 22H07 | 21/05/2008 | Permalien

Mouais, en gros Royal dit qu'elle n'a pas a payer les 2 femmes PARCE QUE elle les faisait bosser sans en avoir le droit car devenue ministre …

Portrait de Gotch

à vincicom Portrait de vincicom De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 06H23 | 22/05/2008 | Permalien

Non, elles ont continué à bosser « bénévolement », mais payées par leur fin de contrat, tout en se disant qu'ainsi elles seraient reprises dès le nouveau Parlement constitué. Où est la rouerie ? je pencherais à dire du côté des collaboratrices….

Portrait de kkadim

à Gotch Portrait de Gotch De kkadim

service public rhone alpes | 06H34 | 22/05/2008 | Permalien

ou alors on leur à demander de bosser bénévolement en leur faisant croire qu« on les embaucherait…. dans cette histoire il y a de l'affectif, comme dans les histoires de familles, si bien qu'à la fin plus personne ne s'y retrouve, et tout le monde est de mauvaise foi.

Portrait de DBL8

à Gotch Portrait de Gotch De DBL8

Retraité | 06H49 | 22/05/2008 | Permalien

« bénévolement » ? ? Je ne pense pas qu'elle l'ait dit.

Mais, Royal ou pas, elle n'est pas au-dessus des lois qu'elles quelles soient.

Portrait de Dominique M

à Gotch Portrait de Gotch De Dominique M

en colère depuis mai 2007 | 17H23 | 22/05/2008 | Permalien

En résumé, ça signifierait qu'elles voulaient un salaire PLUS le montant du préavis qu'elles n'ont pas effectué ? C'est très moral, mais ça cadre bien avec ce que l'UMP prône : « travailler plus pour gagner plus ». En fait, dans le cas présent, c'est « ne pas travailler plus mais gagner quand même plus ». Ceux dont les salaires n'ont pas bougé depuis nombre d'années, voire qui diminuent, seront ravis de l'apprendre.

Ce que l'article ne mentionne pas, c'est que Ségolène Royal leur avait proposé depuis longtemps d'arrêter la procédure et de leur verser une indemnité correspondant à ce que le tribunal vient de la condamner à payer. Une autre manière de leur signifier que leur attaque n'est pas vraiment justifiée mais tout le monde fait semblant de ne pas le savoir.

Portrait de jacques-andré

à Dominique M Portrait de Dominique M De jacques-andré

avocat | 16H49 | 23/05/2008 | Permalien

Il est totalement faux de dire que Madame ROYAL aurait proposé des sommes couvrant les seuls salaires dus.

Portrait de hagalma

De hagalma

22H29 | 21/05/2008 | Permalien

Pas de quoi fouetter un chat cette affaire, j'espère que les salariées plaignante ont eu leur argent. Sarkozy, lui, n'a jamais commis la moindre petite et minuscule faute. Ca l'interesse pas une affaire comme celle-là, enfin ça devrait pas…

Portrait de Jaùsep

De Jaùsep

| 22H30 | 21/05/2008 | Permalien

Je serais curieux de connaître les sommes engagées par l'émulation de ces procédures judiciaires en rapport avec les sommes revendiquées comme dûes à l'origine.

Pfff ! … Qu'est-ce qu'on balance comme fric !

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 22H45 | 21/05/2008 | Permalien

Oh, les efforts que font les médias pour tenir la tête de cette gourde (SR) hors de l'eau !

(PS : le fait que Foutriquet ne vale pas mieux ne change rien à l'affaire.)

Portrait de Gotch

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 06H27 | 22/05/2008 | Permalien

Hi ! Hi ! Hi ! Le Yéti, la gourde CONTIENT l'eau, on peut toujours avoir besoin d'une gourde par les temps qui courent….

Foutriquet ferait bien d'y penser, lui qui ne boit pas de vin !

Portrait de Arnaud Aubron

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Arnaud Aubron

Rue89 | 08H46 | 22/05/2008 | Permalien

Si c'est de cet article que vous parlez, nous ne faisons absolument aucun effort pour tenir la tête de Ségolène Royal hors de l'eau (on nous le reproche assez souvent), mais des efforts non comptés pour tenir nos lecteurs informés et leur permettre de se faire une idée par eux-mêmes dans une affaire où tout et son contraire a été dit. C'est l'idée que nous nous faisons de notre métier.

Portrait de Le Yéti

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De Le Yéti

yetiblog.org | 09H07 | 22/05/2008 | Permalien

Non non, hé hé, ce n'est pas de cet article dont je parlais ! C'était une blague : j'avais bien constaté, justement, que votre article avait au contraire toutes les chances de parvenir au résultat inverse (que celui de maintenir la tête de SR hors de l'eau) !

Portrait de Les Chats

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H33 | 22/05/2008 | Permalien

Faut pas vous étonner qu'elle ne vienne pas lorsque vous l'invitez sur Rue89 alors ! !
Ceci dit, si Rue89 a le même comportement avec chacun pourquoi pas, mais est-ce bien le cas ?
Si oui tant mieux, c'est cela l'honnêteté journalistique.

Portrait de jeclaude33

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De jeclaude33

10H22 | 22/05/2008 | Permalien

Pourquoi, les gens s'évertuent a parler de S.R de gourde, d'imbécile etc ? ? Sans vouloir la défendre, quand on la compare a d'autres , morano, amara,mma, dati,etc.. elle a quand même un autre discours ! et quand j'entends notre président parler, je me rappelle mon instituteur quand j'étais en cm2… alors, ou les gourdes ne sont pas celles que l'on pense, ou il y a beaucoup de partialité dans vos propos ! Je me souvients, entre autre, le tollé quand elle a rendu visite au Hamas, vous vous rappelez peut être, et maintenant que niko 1er envoie en douce un ancien diplomate puis son ministre Kouchner, personne ne crie au scandale. Alors il faut faire bien attention, quand on veut crier avec les loups, des fois ils se mangent entre eux….

« En dehors du parti, c'est le déchaînement de la bêtise et de la médiocrité à l'initiative de Sarkozy — on le sait maintenant. L'utilisation de “l'affaire‘ des ex-assistantes parlementaires avait connu une première montée au front du sinistre Raffarin. Maintenant, donc, c'est ostensiblement Sarkozy qui lance tout son parti dans ce bourbier ! Il faut rappeler — pour mémoire, car cela dure depuis plus de dix ans — que c'est une manoeuvre interne au PS d'adversaires de courants (on y revient toujours ! ) qui a conduit les ex-salariées de Ségolène à ne pas accepter de compromis et à actionner la justice.’

Source BETAPOLITIQUE

ohhh vieux militant socialiste, que tu sembles bien vil à vouloir détourner l'attention de ce qui est une infamie.
Sans doute, inconsciemment, regrettes-tu d'avoir choisi la dinde du Poitou lors des primaires socialistes ?
Ou plus certainement, cherches-tu à oublier ton alliance avec l'UMP contre le peuple français et son choix référendaire ?
Et donc tu te retrouves à allumer des contre-feu pour faire oublier tes fautes.
Pitoyable.

vieux militant..non
socialiste,non plus
Si ça c'est une infamie,c'est quoi les bavures quotidiennes de ceux qui nous gouvernent ?
J'ai voté pour elle,je ne m'en cache pas et je n'en ai pas honte..
Ce serait à refaire Ségo contre Sarko,je voterais toujours pour elle ! ! !

mitou…………..

Portrait de Gotch

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 06H28 | 22/05/2008 | Permalien

Paheillll

Oui ellejo ! !

Idem, et des deux mains encore !

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code