La France importe du plutonium britannique

Une cargaison de plutonium a été livré en toute discrétion dans la nuit du 20 au 21 mai dernier au port de Cherbourg. Destination l'usine de la Hague d'Areva, puis le centre de transformation de Cadarache qui permet de produire du Mox, mélange d'uranium et de plutonium. Greenpeace conteste ces transports organisés en dehors des filières classiques de sécurité prévues à cet effet.


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02H13 22/05/2008

La France est pratiquement le seul pays européen capable de traiter le plutonium et celà depuis que des centrales nucléaires existent en europe de l'ouest.
Pour le transport un coup on sait, un coup on sait pas, c'est comme pour les déchets radioactifs qui ont été enterrés à travers le territoire à la barbe des écologistes et dont personne ne soupçonne la présence, pas même ceux qui habitent à proximité de ces sites car lors de l'enfouillissement les autorités ont caché ce qu'elles faisaient.

 
Jaùsep | 
10H28 23/05/2008

La livraison des matières radioactives, ou leur transport sur le territoire français (depuis les centrales vers les centres de traitement) s’opère dans des conditions très discrètes compte tenu des risques de tentatives terroristes d’une part et de filières de piratages de ces matières pour créer des armes potentiellement dangereuses et dissuasives (armes classiques contenant des matières radioactives usagées).

Les convois se font de nuit pour profiter de faibles densités de trafic et donc faibles risques d’accidents.

La France est pionnière en terme de retraitement des déchets nucléaires. Séparation des radioéléments à La Hague (COGEMA) et du plutonium sous forme d’Oxyde (16 tonnes par an produit par l’ensemble des 58 réacteurs français)
Ce plutonium va rejoindre les unités de production de l’usine Melox située dans le Gard à Marcoule. Il sera transformé en MOX (Mixte Oxyde : PO2 et UO2, oxydes de Plutonium et d’Uranium) qui sera brûlé dans 20 réacteurs de 900MWe du parc nucléaire français.

Cette méthode ne permet pas toutefois d’éliminer tout le PU, même après plusieurs cycles. Seule la filière rapide (RNR) aurait pu le faire. Mais son destin a été interrompu par Mme Voynet, par l’arrêt de la centrale de SuperPhénix.

Mais d’autres moyens prometteurs sont en cours d’étude auprès du réacteur de recherche Phénix, redémarré en 2003.
La France produit 1,2 KG de déchet radioactif par habitant et par an, dont 2% (24grammes) à période longue (100 000ans)

Elle traite des déchets étrangers de la même manière. Les résidus sont renvoyés vers leur pays d'origine pour stockage, ainsi que le MOX réalisé.

Pour les sites de stockage et d'enfouissement ils sont bien entendu répertoriés. Les déchets ne sont nullement « enterrés à travers le territoire à la barbe des écologistes » comme le suggère Servais-Jean.

Loin s’en faut :

Les déchets de moyenne activité à vie courte (moins de trente ans) sont entreposés à Soulaines et Moronvilliers dans l’Aude et gérés par l’ANDRA.

Il y a aussi le site de La Hague (COGEMA) C’est le plus gros centre de stockage 500 000 M3, de résidus des industries civile et militaire. Radioéléments à vie longue mais aussi métaux lourds tels le plomb dont la toxicité ne décroît pas.

Sont à l’étude des laboratoires souterrains dont deux à 5OOm et 800m en sol d’argile et le troisième dans du granite.
Un seul est en construction et en cours d’étude à Bure dans l’Aude à 490m de profondeur.

La grosse ambition du moment, faire transmuter les radioéléments à vie longue avec des neutrons rapides.

Il y aurait encore bcp à dire sur le sujet, notamment, sur certains arguments et contreverses bien souvent fallacieux.

Mais ici cela ferait un peut long, ...