La chaîne et son correspondant à Jérusalem, Charles Enderlin, ont perdu en appel leur procès contre Philippe Karsenty, qui conteste l’authenticité du célébrissime reportage montrant un enfant palestinien tué par des balles présentées comme israéliennes, en 2000. La Cour estime que Karsenty a fait preuve de « bonne foi » dans sa critique, mais qu’il n‘« apporte pas la preuve de ce qu’il avance ». Cet arrêt -dont aucun média n’a encore eu copie- invalidant une décision inverse en première instance, France 2 se pourvoit en Cassation.





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Depuis quand des balles ont-elle une nationalité ?
Cela fait des années, du temps de l’ancien médiateur de la rédaction de France 2, que Charles Enderlin s’est expliqué sur cette malencontreuse affaire où une fiction a été confondue avec une réalité, dans l’urgence.
Ils doivent bien rire chez Reuter,
L’AFP va encore se faire rentrer dedans par l’UMP.
Bien fait pour eux.
Pourquoi ne publier que ces quelques lignes tronquées de la dépêche? De fait les attendus du procès sont un véritable réquisitoire contre Charles Enderlin, relevant ses « imprudences » (euphémisme pour « mensonges »), ses incohérences et ses contradictions. Et ils ajoutent qu’il n’est pas possible de rejeter les expertises ( dont celle d’un expert en balistique auprès de la Cour de cassation) présentées par Karsenty démontant le fameux reportage d’Enderlin et prônant un trucage, mais que pour affirmer la falsification il aurait fallu des preuves « parfaites », alors malgré tous les éléments de doute apportés par ces experts, la Cour ne peut pas conclure à la falsification.
Ces attendus crucifient Enderlin sur sa réponse totalement anti-déontologique à l’article de Denis Jeambar et Daniel Leconte: selon la Cour, on attend d’un reportage qu’il dise ce qu’a vu le journaliste, et pas ce qui aurait pu arriver. Comme ils le crucifient sur ses affirmations qu’il y aurait dans les rushs coupés des images d’agonie de l’enfant qui n’existent pas.
En fait Rue89 fait exactement le même silence et le même serrage de coude autour d’un journaliste qu’ils devraient pourtant bannir pour ses mauvaises actions que le reste de la presse française. On parle plus de l’affaire et du procès dans les journaux étrangers que dans la presse française. Et quand on en parle en France, c’est pour tronquer les attendus et ne prélever que la seule phrase qui semble exonérer Enderlin. Cela s’appelle de l’auto-censure. Même plus besoin de vraie censure.