La révélation d'une rencontre entre un ancien diplomate français et les principaux leaders du mouvement relance ce débat tabou.

Faut-il parler au Hamas palestinien ? La question a longtemps été un tabou, mais elle est désormais ouvertement sur la table, avec des approches très différentes de part et d'autres de l'Atlantique. Sans pour autant débloquer la situation au Proche-Orient.
La révélation, lundi, par le Figaro, confirmée du bout des lèvres sur Europe1 par un Bernard Kouchner embarrassé, de contacts secrets menés par un diplomate français à la retraite avec le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) malgré l'interdit de façade, relance le débat. Yves Aubin de la Messuzière, un diplomate de carrière qui connait bien le monde arabe, a rencontré il y a un mois à Gaza » les principaux responsables du Hamas » . Les Britanniques mèneraient, eux-aussi, une diplomatie parallèle en direction des islamistes palestiniens qui ont remporté les élections de janvier 2007 et tiennent la bande de Gaza depuis bientôt un an.
Par contraste, le président américain George Bush a établi la semaine dernière un parallèle entre toute négociation avec le Hamas, ou avec l'Iran, et l'attitude » munichoise » des démocraties vis-à-vis de l'Allemagne nazie avant le déclenchement de la deuxième Guerre mondiale. Il visait sans le nommer le démocrate Barack Obama, qui a réfuté l'accusation, mais s'est empressé de limoger l'un de ses conseillers, Robert Malley, un des meilleurs spécialistes américains du Proche Orient, qui, au titre de l'International crisis group (ICG), un think-tank basé à Bruxelles, avait été en contact avec le Hamas.
Le mois dernier, l'ancien président américain Jimmy Carter avait déjà fait scandale en allant explorer avec les dirigeants du Hamas basés à Damas le potentiel de négociation. Il avait été désavoué par l'administration Bush et le gouvernement israélien avait refusé de le rencontrer.
Intransigeance en vain
Après la victoire électorale du Hamas, il y a dix-huit mois, le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, ONU et Russie) qui mène le ballet diplomatique au Proche-Orient, avait fixé des conditions pour tout dialogue avec le Hamas, qui passaient en particulier par la reconnaissance d'Israël et le renoncement au terrorisme. Depuis, officiellement, la position n'a pas changé, et s'est en particulier traduite par un coup de frein à l'aide internationale aux Palestiniens placés sous l'autorité du Hamas, qui a conduit à une sérieuse détérioration de leurs conditions de vie et conduit au blocus du territoire.
Cette position inflexible n'a servi à rien. Elle n'a pas affaibli la position du Hamas dans la bande de Gaza, elle n'a pas aidé à renforcer le statut du président palestinien Mahmoud Abbas et du Fatah, interdits de séjour à Gaza, et n'a pas empêché la nouvelle détérioration de la situation militaire entre Gaza et Israël ces derniers mois.
La conférence internationale d'Annapolis, aux Etats-Unis, en novembre, avait prétendu relancer les efforts destinés à aboutir à la naissance d'un Etat palestinien avant la fin du mandat de George Bush. La tournée dans la région du président américain, la semaine dernière, a montré que ces efforts étaient vides de sens : l'Etat palestinien n'est toujours pas pour demain.
Parler au Hamas ? Les Israéliens eux-mêmes ont bien été obligés d'accepter une médiation égyptienne pour tenter de calmer le jeu militaire entre Gaza et les villes du sud de l'Etat hébreu. Côté français, l'objectif affiché par Yves Aubin de la Messuzière dans le Figaro est limité :
» Ce n'était pas une mission officielle, j'ai dit au Hamas qu'il devait se rapprocher au maximum des conditions imposées par l'Occident pour qu'on leur parle (mettre fin au terrorisme, reconnaître l'État hébreu et entériner les accords signés entre Israël et l'Autorité palestinienne, ndlr). Ils m'ont répondu qu'ils étaient prêts à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indirecte d'Israël. Ils se sont dits prêts à arrêter les attentats kamikazes, et ce qui m'a surpris, c'est que les dirigeants islamistes reconnaissent la légitimité de Mahmoud Abbas. Dans tous les bureaux où je suis allé, son portrait était collé à ceux des responsables du Hamas » .
Une perspective régionale
Il parait peu probable que ce dialogue naissant change fondamentalement la donne diplomatique, même si le refus de parler au Hamas, du point de vue européen, avait de moins en moins de sens. En revanche, le gouvernement israélien continuera vraisemblablement à s'opposer à un tel dialogue, en raison de sa propre fragilité politique, et parce qu'il est encouragé dans son refus par une administration américaine finissante. Enfin, les relations hostiles entre Fatah et Hamas empêchent, à ce stade, toute percée réaliste.
De plus, cette évolution n'a de sens que replacée dans une perspective régionale : le rôle de la Syrie, l'équation iranienne, le récent coup de force du Hezbollah à Beyrouth… L'ouverture d'un dialogue officieux avec le Hamas est le premier tabou à sauter timidement, mais de nombreuses inconnues demeurent : y aura-t-il d'autres tentatives de dialogue » hérétique » , avec Damas ou Téhéran par exemple ? Faudra-t-il attendre les élections américaines pour espérer le moindre mouvement sur le front proche-oriental ? L'optimisme n'est toujours pas de mise dans cette région sinistrée.




















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à Ishtar
De Béatrice1
| 14H55 | 21/05/2008 |
La plupart n'ont pas été « expulsés » mais sont PARTIS, comme les dirigeants arabes les y invitaient, pour ne pas les avoir dans les jambes pendant qu'il « rejetaient les juifs à la mer ». Ceux qu'on n'appelait pas encore les « Palestiniens » pensaient revenir sous quelques semaines après une victoire éclair des Arabes (qui se battaient à 50 contre 1). On connaît la suite…
Dans le même temps, autant de juifs étaient chassés des pays arabes où ils étaient déjà établis avant la conquète arabe…
QUI a mis les réfugiés dans des camps (et les y maintient depuis 60 ans) ? QUI par son intransigeance depuis 60 ans est responsable de leur situation ? QUI a rejeté la proposition istaélienne de 1967 - après la guerre des six jours - des « territoires contre la paix » ? Je rappelle la réponse des pays arabes (conférence de Khartoum, 1967) : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d'Israël, non à la négociation avec Israël !
Je rappelle également qu'avant 1967, les territoires qui auraient pu - et dû - devenir l'Etat palestiniens avait été ANNEXES par l'Egypte : Gaza, et la Jordanie (appelée alors Transjordanie) : Cisjordanie. Curieusement, personne ne parlait alors de « peuple palestinien ». Je rappelle en outre que lorsque l'Egypte a signé la paix avec Israël, celui-ci lui a immédiatement rendu le Sinaï (après y avoir démantelé toutes les « colonies »), qu'il a proposé de lui rendre Gaza, mais que l'Egypte a décliné… Que quand la Jordanie a signé la paix avec Israël, celui-ci a proposé de lui rendre la Cisjordanie, mais que la Jordanie a décliné. Je rappelle aussi qu'Israël a évacué Gaza depuis bientôt TROIS ANS (après y avoir démantelé les « colonies ») et que depuis ce territoire (qui reçoit de très loin le plus d'aides au monde par tête d'habitant) est (re)devenu une base de lancement de missiles sur le territoire israélien…
Je rappelle par ailleurs que l'incontestable victoire du Hamas aux élections législatives ne l'autorisait pas à commettre un PUTSCH sanglant à Gaza.
Assez du manichéisme, assez de l'amnésie.
De NELEPHANT
20H52 | 19/05/2008 |
Pour répondre à la question posée, il faut en passer par la lecture de ceci :
http://www.gremmo.mom.fr/legrain/voix15.htm
…et se demander où s'y trouve l'altérité.
De andriouchka
20H52 | 19/05/2008 |
Et si le Hamas acceptait de toiletter sa charte, les discussions ne seraient-elles pas favorisées ?
La charte prône encore le meurtre des Juifs, le Djihad, la domination de l'islam sur toutes les autres religions.
Certains musulmans non radicaux demandent cette révision. Un article intéressant à ce propos :
Afin que la Charte du Hamas ne devienne pas un fardeau pour le projet national palestinien
Khaled Al-Hroub
http://www.protection-palestine.org/article.php3 ? id_article=5015
On ne peut exclure le Hamas des négociations, mais négocier c'est aussi faire un pas l'un vers l'autre. Est-il prêt ?
à andriouchka
De NELEPHANT
21H30 | 19/05/2008 |
Andriouchka :
Merci d'avoir signalé cet article .
Khaled Al Hroub pose bien le problème, cf sa conclusion :
En réalité, ce que l'on attend du Hamas, compte tenu de ses nouveaux statut et responsabilités, c'est non seulement de modifier sa Charte, mais ce qui est bien plus important, on espère qu'il présentera sa vision d'une solution historique du conflit sur la Palestine : [Entrevoit-il] un Etat ou bien deux Etats ? Un Etat démocratique ou un Etat islamique ? Un groupement à l'instar du Bénélux ou un Etat bi-national ? Ou bien quoi ? Il lui est demandé de présenter une vision fondée sur des principes humains et des valeurs profondes qui consacrent à nouveau l'équité de la cause et des droits palestiniens, en faisant preuve de créativité pour épargner aux Palestiniens l'embarras des grands slogans et des équations nulles, de sorte qu'ils puissent adopter cette vision comme étant la leur et comme participant du monde terrestre -non religieuse ou métaphysique-, et qu'elle soit le levier de leur projet national de libération et non pas un fardeau pour lui.
à NELEPHANT
De Classico37
étudiant | 21H45 | 19/05/2008 |
Oui le Hamas doit faire preuve d'engagement et modifier sa Charte. Mais tant que nous continuerons à qualifier ce groupe de terroriste, on n'ira nul part. La première étape, c'est de reconnaître le Hamas comme parti politique palestinien défendant les intérêts des Palestiniens. Sans cette reconnaissance, je ne pense pas que l'on fera de l'avance…
à Classico37
De NELEPHANT
21H58 | 19/05/2008 |
Classico,
Je me contente de poser la question : un Hamas sans attentats-suicides dans des centres commerciaux, sans proclamations hégémoniques sur toute la Palestine, sans pensée complotiste….ne serait-il pas un couteau sans lame auquel on a retiré le manche ?
Simple question de ma part, hein !
à NELEPHANT
De Classico37
étudiant | 08H13 | 20/05/2008 |
Et pourquoi le Hamas se comporte-t-il ainsi ? ? ?
Il faudrais peut-être chercher la réponse dans le blocus humanitaire de la part d'Israël qui fait crever Gaza à petit feu et dans la continuation de la colonisation…
C'est un cercle vicieux !
Je ne cherche pas à défendre le Hamas ni Israël, j'aimerais simplement faire remarquer que ce n'est pas en rejettant systématiquement la faute sur l'autre que le processus de paix avancera et que la situation s'améliorera…
Il faut faire un premier pas, et ce premier pas est de retirer le Hamas des listes terroristes des différents pays qui le qualifient ainsi.
à Classico37
De A.V.
tamagotchi89 | 09H11 | 20/05/2008 |
Selon toi, le Hamas est donc plus un groupe de résistants qu'une organisation terroriste… Renseigne-toi un peu plus sur les objectifs du Hamas et son financement, et tu verras que rien ne le distingue des autres organisations terroristes. Parlementer avec le Hamas, oui, vu qu'il représente une réalité politique. Mais le normaliser, c'est légitimer, entre autres, son projet d'éliminer l'état d'Israël.
à A.V.
De Classico37
étudiant | 11H41 | 20/05/2008 |
A.V. | sculpteur a écrit :
« Parlementer avec le Hamas, oui, vu qu'il représente une réalité politique. Mais le normaliser, c'est légitimer, entre autres, son projet d'éliminer l'état d'Israël. »
Peut-être ai-je été un peu trop direct, je l'admets. Retirer le Hamas de ces listes terroristes au vue de ses activités et ambitions, ce n'est pas forcément la bonne solution. Mais il ne faut en tout cas pas l'exclure des discussions sous prétexte qu'il figure sur la plupart des listes terroristes des pays (donc parlementer comme tu le dis).
Ce que je voulais dire, c'est que cette étiquette de terroriste tend à exclure de facto le Hamas de toute discussion. C'est dans cette optique que je disais qu'il fallait retirer ce groupe de ces listes terroristes et non pas dans le sens où ses activités ne doivent pas/plus être qualifiées de terroristes.
à Classico37
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 19H24 | 20/05/2008 |
attention le hamas reste un mouvement extrémiste… cependant, il est de plus en plus soutenu par les palestiniens qui voient en lui des résistants. cette guerre renforce le hamas au détriment du gouvernement palestinien, et comme israel est aujourd'hui en position de force c'est à ce dernier de faire de vrais gestes, pour prouver leur volonté de paix, et non d'entretenir une guerre qui est aussi un gouffre financier et HUMAIN (surtout) !
à andriouchka
De Béatrice1
| 15H07 | 21/05/2008 |
« Et si le Hamas acceptait de toiletter sa charte, les discussions ne seraient-elles pas favorisées ? »
Non seulement elles le seraient grandement, mais cette hypothèse suppose le problème résolu ! Car le Hamas n'existe que pour ça : occuper chaque pouce de ce qu'ils appellent la « Palestine » (cad détruire l'Etat d'Israël), chasser les « mécréants » de « terre sainte », et rétablir le califat… Bonjour le programme ! Autant demander à Hitler de « toiletter » Mein Kampf pour le rendre acceptable.
De fleuron
etudiant | 21H15 | 19/05/2008 |
oui ,oui et encore oui pourquoi ,parce que d'abords le HAMAS a le contrôle de 1,5 Million de personnes qui dépend pratiquement de l'aide internationale.
suivre aveuglement la politique de l,administration actuelle d'israel et des us n'a fais que renforcer l'aura
des partie dit « terroriste'qui sont le Hamas et le hezbolla et bientot l'Iran.
De raoul le magnifique
21H29 | 19/05/2008 |
On peut aussi se poser la question : doit on soutenir Israel ? ?
Etat juif et démocratique, Israël a celebré le 60 eme
anniversaire de sa création, alors même que son existence est toujours contestée par une idéologie islamiste qui promet, par la voix du d » Ahmadinejad, de le rayer de la carte…..
Ce n'est d'ailleurs pas la moindre des réussites d'Israel (7 millions d'habitants, dont 20% d'Arabes ! ) que d'avoir ainsi incité ses plus virulents adversaires à apparaître pour ce qu'ils sont…..
Si En Iran, c'est une secte apocalyptique qui se construit un arsenal nucléaire……
A Gaza, c'est un parti totalitaire (le Hamas) qui sème la terreur….
Or, bizarrement, ces repoussoirs ne suffisent pas à excuser Israël, îlot occidental au Moyen-Orient, aux yeux de nombreux européens…
Ces meme européens qui me bassinent toute la journée avec leur « droit de l'hommisme »…
Ce manque de solidarité, qui marqua la diplomatie de Chirac, témoigne d'une réticence à cautionner une nation multiethnique ayant décidé de préserver son « histoire et son identité » (la France pourrait prendre exemple), en allant même jusqu'à ranimer sa langue initiale…
Olmert a récemment déclaré que ces mouvements terroristes, fondamentalistes, extrémistes, violents, cherchent à détruire les bases de la civilisation occidentale ! ! !
Je ne suis pas juif, je suis un européen blanc, de souche chrétienne, et je considère qu'il a mille fois raison..
Israël est en train de créer un précédent, de fournir un exemple pour beaucoup d'autres sociétés…
Israël a décidé de dire : « Assez ! Stop, c'est vraiment “too much”
C'est précisément cet exemple d'une démocratie combative qui est rejeté par les belles âmes, au nom de l'apaisement….
L'islamo-gauchisme….Ces mêmes anciens communistes francais qui voient dans l'islamisme un mouvement de damnés de la terre, de pauvres…
Nombreux sont les médias qui se prêtent également au jeu de la dévalorisation d'Israël, rendue volontiers unique responsable de la guerre….
..Les terroristes du Hamas, qui balancent des missiles Kassam sur Sderot, sont aimablement qualifiés d » « activistes ». Le bombardement, en septembre 2007 par l'aviation israélienne, d'un réacteur nucléaire nord-coréen dissimulé en Syrie, n'a guère suscité de curiosités. Quant aux efforts de contre-enquêteurs, notamment français, qui ont mis sérieusement en doute la version d'Antenne 2 attribuant à l'armée israélienne en 2000, la mort du petit Mohamed, filmé dans son agonie supposée, ils se heurtent à étonnant un mur du silence…..
Discuter avec les terroristes du Hamas ? Pourquoi pas ! ! Mais qu'ils fassent alors en sorte que nous, civilisation occidentale, ne puisse plus les qualifier de « terroristes »
à raoul le magnifique
De parti
punishment park | 21H48 | 19/05/2008 |
encore bien copié petite main…
à raoul le magnifique
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 22H15 | 19/05/2008 |
Raoul le Magnifique (non, lui dites pas qu'il a voulu être sultan à la place du sultan, il déteste les Turcs et voudrait rebaptiser les croissants demi-lunes), un mensonge perfide sort de sa bouche :
« Moi, Rrrrrrraoul, Je suis La Civilisation Occidentale »
à Network 23
De raoul le magnifique
23H02 | 19/05/2008 |
« il déteste les Turcs »
Je ne déteste pas les turcs : je respecte l'histoire de l'empire Ottoman, je reconnais la grandeur de cette civilisation….
Je n'en veux pas en Europe, et encore moins en France…
« Moi, Rrrrrrraoul, Je suis La Civilisation Occidentale »
Très juste Network, je suis beau, plutôt bien bâti et reconnu comme intelligent…Mais ma qualité première reste la modestie….
à raoul le magnifique
De Tophee
en haut a gauche | 11H12 | 20/05/2008 |
« reconnu comme intelligent… »
C'est dommage de ne pas nous faire profiter de cette intelligence alors…
à Network 23
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 13H43 | 20/05/2008 |
Je crois que vous y allez vraiment fort ! ! ! Trop ! !
à raoul le magnifique
De adelagarde
23H00 | 19/05/2008 |
Tant qu'il y en aura pour tenir ce genre de …. raisonnement nous n'en sortirons jamais. C'est drôle ce message me fait penser au film de Kubrik Dr Folamour et du gars qui à la fin sabre au clair sonne la charge à cheval sur sa bombe atomique …. tout pareil.
Si bien sûr il n'est pas question de dédouaner le Hamas pour ses actions terroristes car il s'agit bien de cela on ne peut décemment pas non plus ne pas parler d'abord avec la fatah et le hamas. Je trouve qu'interrompre l'aide européenne est une folie pure qui ne peut produire que plus de candidats au suicide. Il faut arrêter le cercle vicieux de la vengeance.
Le souci ici, c'est que l'échelle du conflit est encore plus grande et que la lutte d'influence se joue entre l'Iran -> Syrie -> hezbollah et hamas, Israël et l'Arabie Saoudite, et l'Egypte. C'est à cette échelle là que le conflit doit se résoudre.
Il faut soutenir les forces réformistes en Iran. C'est une des clés pour une amélioration dans ce(s) conflit(s). L'idéal serait un état bi-partite mais je n'y crois plus trop malheureusement.
à raoul le magnifique
De KRIS
23H23 | 19/05/2008 |
Rentre juste de voir le film « les citronniers » de Eran Riklis,l'histoire se situe justement dans un village de Cisjordanie. Une analyse très fine de la situation d'enfermement portée par le regard et le combat de deux femmes, plalestinienne et israélienne. Très beau film. A voir.
De kawaayi
2012??? | 22H25 | 19/05/2008 |
Sans dialogue avec l'I.R.A il y aurait sans doute jamais eu de « Good Friday Agreement » il y a 10 ans en Irlande du Nord.
Le dialogue ouvre des portes et construit des ponts, ce que les bombes et les balles ne peuvent pas faire.
Bien sur les marchands de la mort eux n'envisage jamais cet option ; le dialogue, cela rapporte pas grand chose a leurs fortune personnelle.
à kawaayi
De Lairderien
22H57 | 19/05/2008 |
Effectivement, il faut dialoguer avec le Hamas et l'exemple de l'Irlande du nord est pertinent, au moins pour la violence de l'animosité qui régnait, entretenue par l'opposition religieuse irréductible entre protestants anglicans et catholiques papistes.
Mais en Irlande il n'y a pas de pétrole et donc pas de vautours charognards qui rodent, comme c'est le cas au moyen orient ! ! !
à kawaayi
De rahil
07H56 | 20/05/2008 |
L'economie Israelienne, qui connait une croissance constante malgre le marasme du reste du monde, est essentiellement basee sur les ventes d'armes et de technologies militaires.
ce pays a t il interet a faire la paix ?
imaginons si Israel invente un bouclier contre les Qassam les benefices qu'il pourrait en tirer.
de plus, les soldats Israeliens agissent comme consultant en Irak pour les armees turques, americaines, britaniques. tout ceci raporte du credit a Israel. (bien sur pas pour longtemps vu les flops successifs, mais il y a encore des pays pour croire en l'efficacite de Tsahal….)
qui, en Israel, a interet a faire la paix ?
à rahil
De A.V.
tamagotchi89 | 09H14 | 20/05/2008 |
Ton commentaire est un torchon de désinformation.
à A.V.
De kawaayi
2012??? | 09H32 | 20/05/2008 |
http://news.bbc.co.uk/1/hi/programmes/newsnight/5363116.stm
Ce lien prouve au moins qu'il a raison sur la participation de « troops training » dans le Kurdistan Irakien…
La chasse au tresor maintenant ; reste plus qu'a trouver d'autres, il existent pleins comme celui la sur la « toile »
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 22H20 | 20/05/2008 |
« Le courage en groupe est facile, on partage les craintes
Les opportunistes ouvrent leur piste, je ne réponds pas à l'appel
Je ne mange pas dans cette gamelle, mes pieds ne vont pas dans l'empreinte
Arabe loin d'SOS Racisme, et juif très loin d'Israël
O combien ce serait facile de suivre le groupe
N'importe lequel, tant que j'ai un bouclier de communauté et de soupe
Mais je redoute qu'on veuille me modeler coûte que coûte
Rien à foutre, je resterai seul sur la route, médisant
les troupes »
Rocé - Métèque (audio)
envoyé par P0L0
PS : Ce post était en réponse aux tristes propos du sieur Raoul, depuis effacé, sûrement en accord avec la Charte des commentaires.
De Sacha25
23H08 | 19/05/2008 |
Oui, bien sûr, au moins pour se faire une idée claire et directe de la situation
Après, ce qu'on fait de ces informations, c'est autre chose
De Red_XIII
Chercheur en expression libertaire | 23H13 | 19/05/2008 |
L'état arabe n'a aucun besoin de votre reconnaissance.
D'ailleurs ses ressortissants proclament :
« Notre constitution est le Coran ».
Les parlementations qui s'effectuent maintenant depuis longtemps entrent évidemment dans le large cadre de la « guerre de l'information ».
Nos amis arabes craignent, et à juste titre, de voir leur culture, y compris leur prophète, éradiqué au profit d'une certaine hégémonie capitaliste.
En ce qui me concerne, tout a été pillé, détourné, et massacré par les forces papales, je soutiendrais donc avec férocité toutes les luttes à l'encontre des dieux uniques.
@raoul --> Les catholiques sont tous des anti-chrétiens, évitons cette confusion.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H43 | 19/05/2008 |
Non seulement il faut parler avec le Hamas, mais la question qui se pose me paraît bien plus être de savoir s'il n'est pas trop tard.
Refuser de voir dans le Hamas autre chose qu'une organisation terroriste, c'est refuser de voir la réalité du Hamas : sa action d'aide sociale, sa dimenson politique et l'évidence qu'aujourd'hui le Hamas incarne une certaine forme de la revendication nationale palestinienne.
Ce qui m'a toujours étonné, c'est la symétrie troublante entre le refus du Hamas de reconnaître Israël et le refus israélien de reconnaître le Hamas comme interlocuteur. Encore est-on bien obligé de constater que le Hamas reconnaît la réalité d'Israël (bien obligé, compte tenu du nombre de ses militants emprisonnés). Son refus de reconnaissance est essentiellement symbolique. Se braquer sur la Charte, c'est regarder le doigt plutôt que la lune : tout le monde devrait savoir (depuis le temps ! ) que les professions de foi ne servent qu'à être oubiées quand elles ne servent plus à rien. Aujourd'hui, la Charte du Hamas sert surtout à leur donner une identité politique distincte du modèle occidental qu'Abbas ppropose à la Palestine.
Il me semble que le refus de dialoguer avec le Hamas signifie aussi l'injonction qui est faite aux Palestiniens de se conformer à un modèle (celui de l'Etat-nation, pour faire vite) dont rien n'indique vraiment qu'il soit pertinent pour la région. Autrement dit, accepter de dialoguer avec les représentants que les Palestiniens, à tort ou à raison, choisissent de se donner, c'est aussi accepter que les Palestiniens déterminent par eux-mêmes les modalités de leur émancipation nationale.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H19 | 20/05/2008 |
C'est amusant, j'ai l'impression de reconnaître ce style inimitablement stupide. La conclusion, surtout.
Bref, on ne va pas y passer le carême…
1- Pour peu qu'on fasse un effort d'intelligence (mais en avez-vous les moyens ? ), je ne prétends ni qu'Abbas a tort ou raison, ni que le Hamas a tort ou raison. Tort ou raison, ça ne m'intéresse pas. Je constate qu'il existe des positionnements politiques, en Palestine comme ailleurs.
2- Réduire le Hamas au bras armé de Téhéran en Palestine est au mieux réducteur, au pire imbécile. Le Hamas poursuit des objectifs propres, tout comme l'Iran (et dans ce dernier cas, je doute que l'élimination d'Israël soit un objectif réel de l'Iran : faudrait éviter de confondre rhétorique et politique, Tizzi).
3- Une symétrie n'est pas une équivalence (ni dans un sens, ni dans l'autre, d'ailleurs). Arriverez-vous à comprendre cette nuance élémentaire ? Je ne le parierais pas.