confidentiels et indiscrets

Droits de l'homme: bataille à l'ONU pour le poste de Louise Arbour

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon reçoit en ce moment les candidatures au poste à haut risque de Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, en remplacement de Louise Arbour qui a jeté l'éponge. Et c’est le Mexique qui s’est lancé parmi les premiers en proposant Luis Alfonso de Alba, son ambassadeur à Genève depuis 2004 et le président du Conseil des Droits de l’Homme en 2006.

Pour l’heure, le Mexicain fait figure de favori. De Alba est le seul Latino-Américain en lice pour cette charge. Cuba, leader du Mouvement des Non Alignés, le soutient, ainsi que plusieurs pays africains et asiatiques.

LES CANDIDATS AFRICAINS


Bacre Ndiaye, Sénégal, Directeur Afrique du Haut Commissariat aux droits de l’homme.

Adama Dieng, Sénégal, Greffier du Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Pierre Sané, Sénégal, ancien Secrétaire général d’Amnesty Internationale (1992-2001).

Ibrahim Salama, Egypte, ancien ambassadeur.

Navanethem Pillay, Afrique du Sud, juge à la Cour Pénale Internationale.

Andresia Vaz, Senegal, juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Wangari Maathai, du Kenya, prix Nobel de la paix 2006.

Amara Essy, Côte d'Ivoire, ancien ministre des affaires étrangères.

Alpha Oumar Konaré, ancien président du Mali et actuel président de l’Union Africaine.

Selim Ahmed Selim, ancien ministre des affaires étrangères de Tanzanie et aujourd’hui émissaire de l’Union Africaine au Darfour.

ET LES AUTRES...

Rahika Coomaraswamy, Sri Lanka, rapporteuse spéciale pour les enfants dans les conflits armés.

Hina Jilani, Pakistan, rapporteuse pour les défenseurs des droits de l’homme.

Prince Zeid Ra’ad Zeid Al Hussein, Jordanie, ambassadeur à Washington.

Ses perspectives sont donc bonnes, selon des sources onusiennes concordantes. D’autant que l’Asie n’est pas dans la course, car la Coréenne Kyung-wha Kang occupe le poste de Haut-commissaire adjoint. Quant aux Occidentaux, ils ont déjà occupé récemment ce poste avec Mary Robinson et Louise Arbour. Et dans l’intervalle, le Brésilien Sergio Vieira de Mello, tué à Bagdad en 2003, n’est resté que quelques mois. L’Afrique réclame bien ce fauteuil, sans toutefois se rassembler derrière une seule personnalité. Une dizaine de candidatures africaines circulent actuellement dans les coulisses de l’ONU.

Le processus de sélection

Mais les jeux sont encore loin d’être faits pour Luis Alfonso de Alba. Son parcours est encore semé d’embûches. Selon les règles non écrites de l’ONU, le Secrétaire général de l’ONU demande tout d’abord à tous les pays de lui proposer des candidats.

Ban Ki-moon doit ensuite en tirer une « short list » de son choix et la soumettre de manière confidentielle aux cinq membres permanents du Conseil de Sécurité. Et ce pour vérifier qu’aucune de ces candidatures ne provoque leur veto.

Une fois passé ce cap déterminant, Ban Ki-moon peut consulter la totalité des membres de l’ONU pour identifier la personne qui rassemble le plus d’appui. Et ce avant de désigner publiquement l’homme ou la femme qui sera proposé officiellement à l’Assemblée générale de l’ONU.

L’inconnue américaine

Au stade actuel, deux questions demeurent. Ban Ki-moon va-t-il intégrer De Alba dans sa liste restreinte ? Et surtout, les États-Unis vont-ils s’opposer à cette candidature ? Selon des sources diplomatiques, Washington pourrait bien faire payer au Mexicain le fait d’avoir réussi le processus de construction du Conseil des droits de l’homme en juin 2007, que l’administration Bush avait cherché à saboter.

De fait, le Canada, l’alter ego des États-Unis au Conseil des droits de l’homme – Washington ayant refusé d’en faire partie – avait tenté de ternir le succès du Mexicain en s’opposant après coup au consensus que ce dernier avait obtenu in extremis en faveur de l’architecture du Conseil il y a un an. Si la candidature mexicaine franchit ces deux étapes, il sera sans doute le favori pour la majorité des pays des cinq groupes régionaux qui animent la vie politique de l’ONU.

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manu13
09H11 19/05/2008

Un petit bilan de l’action de M. di Alba, peut-être ?

 
manu13
09H12 19/05/2008

Un petit bilan de l’action de M. di Alba, peut-être ?

http://journalduntraducteur.wordpress.com

 
fred burnand | en devenir
14H21 19/05/2008

Vous aurez un début de réponse avec le portrait suivant

http://www.humanrights-geneva.info/spip.php?page=article&id_article=1846

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
11H54 19/05/2008

Bataille rangée ou tous les coups sont permis pour le poste de secretaire aux droits de l’homme ..
Ils ont qu’ a les departager en elisant celui ou celle qui resiste le mieux à la torture ..

 
Servais-Jean | Psychanaliste orphelin
14H15 19/05/2008

Ben et Kouchner alors ?
Il a fait ses preuves non?

 
Kaci | Eduqué
13H56 20/05/2008

Il faudra bien se rendre compte que les pays musulmans et tout leurs pays satellite africains ne doivent jamais participer aux votes relatif aux droits de l’homme.

Aussi longtemps que cet instance est composée de ces dictateurs ,les populations prises sous le joug musulman seront reduites en esclavage en toute légalité
Voir article ici http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=1188
 .

 
Pélévine | philologue
14H25 21/05/2008

Mettez donc un Russe !