A debattre

« Love and Consequences », le récit qui a trompé l'Amérique

L'« autobiographie », best-seller salué par les critiques, était inventée. Les éditeurs sont accusés de pousser les auteurs à l'imposture.

Une nouvelle arnaque secoue le prestigieux milieu littéraire américain. Une jeune femme a réussi, en publiant ses mémoires, a se jouer de sa propre maison d'édition et des critiques littéraires de tout le pays. Fausse autobiographie devenue best-seller, « Love and Consequences : A Memoir of Hope and Survival » (« Amour et conséquences, des mémoires d'espoir et de survie ») narre une lutte, celle d'une petite fille d'origine indienne adoptée par une famille noire dans les quartiers pauvres de Los Angeles.

Avec un singulier talent de narration, Margaret B. Jones raconte comment, dés ses 8 ans, elle a commencé à vendre de la drogue pour les gangs du quartier, jusqu'au jour où elle voit son jeune frère se faire descendre par un de leurs membres.

Ce livre, paru en mars aux Etats-Unis, fut d'emblée un best-seller : l'Amérique entière a pleuré sur le sort de cette jeune femme. Le Times a salué « des mémoires d'une profonde humanité », et un grand hebdomadaire culturel, l'Entertainment weekly, « une histoire puissante de résilience et d'amour inconditionnel ».

Héroïne moderne, de celles qui forcent l'admiration parce qu'elles ont inversé leurs destins, Margaret B. Jones est devenue très vite une cliente idéale pour les médias. La jeune femme a raconté sur toutes les chaînes, avec un accent afro-américain mimé à la perfection, son expérience du monde des gangs, de la drogue et des bavures policières. (Voir la vidéo, en anglais.)



Quelle ne fut donc pas la déception de ces millions de lecteurs lorsqu'ils découvrirent la véritable identité de Margaret B. Jones, alias Margaret Seltzer, jeune femme d'origine européenne élevée dans une école privée épiscopale des beaux quartiers de Los Angeles ! « Une grande trahison personnelle et professionnelle » pour l'éditeur

Ce scandale a été révélé par la propre sœur de Margaret Seltzer, et très vite relayé par tous les grands médias. La maison d'édition de la jeune femme, Riverhead Books, s'est déclarée victime d'une « grande trahison personnelle et professionnelle », et a fait retirer de la vente tous les exemplaires de « Love and Consequences ». SUr son site, l'éditeur propose même de rembourser les lecteurs floués.

Livre brûlant parce que faux, les mémoires de Margaret B. Seltzer font désormais partie des introuvables dans les librairies américaines. Sur les blogs de critiques littéraires, la jeune femme se fait désormais traiter de « grosse menteuse ». Alors, Margaret Seltzer n'est-elle qu'une mythomane qui voulait à tous prix ses quinze minutes de célébrité ? Refusant toute invitation à la télévision, elle s'est justifiée dans une interview parue dans le New-York Times : selon elle, son mensonge était le meilleur moyen de se faire le porte-voix des pauvres qu'elle a rencontré dans son quotidien d'aide sociale dans la cité des anges.

« Le problème est d'abord éthique : on ment sur la marchandise »

Est-ce à dire qu'il faut apposer le sceau « histoire vraie » à un récit pour qu'il émeuve les éditeurs et les lecteurs ? Déjà, en 2006, James Frey, l'auteur d'une autobiographie devenue best-seller, « A Million little Pieces », dans laquelle il relatait son combat contre la drogue, avait reconnu avoir menti dans certains passages, se justifiant par la pression des éditeurs pour vendre son livre comme une expérience vécue.

Comme l'explique l'écrivain Philippe di Folco, auteur des « Grandes Impostures littéraires » (éd. Ecriture, paru en 2006) : « Le problème est d'abord éthique : on ment sur la marchandise. Un livre qui ment sur son label c'est comme une lessive qui affiche “laver blanc” et qui teinterait vos chemises en noir. »

Or, ces impostures deviennent monnaie courante ; récemment la révélation des mensonges d'un livre, succès mondial, de Misha Defonseca, « Survivre avec les loups », récit d'une petite fille juive pendant la Seconde Guerre mondiale qui échappe aux camps en survivant avec des loups, avait aussi posé la question de la véracité d'un témoignage invérifiable.

Pour Philippe di Folco, les auteurs ne sont pas les premiers coupables, « à mon sens, c'est l'éditeur le seul responsable : il a la charge, comme le rédacteur en chef d'un journal, de vérifier les sources. »

« Mentir sur ses écrits c'est rompre un pacte de toute façon rompu d'avance »

Dans le livre de Margaret B.Jones, certaines phrases auraient pu interpeller le lecteur attentif : « Les choses ne sont pas toujours telles qu'elles paraissent être : noires, blanches, grises ou brunes », écrit-elle. Même si la critique américaine se retrouve dégrisée par ses aveux, Margaret Seltzer renouvelle une grande leçon littéraire : tout récit est un leurre. Philippe di Folco le rappelle :

« Mentir sur ses écrits c'est rompre un pacte qui de toute façon est rompu d'avance : écrire c'est réinventer le monde. Aucune autobiographie ou biographie ne peut dire exactement ce qui a été de façon absolue. »

Jean-Jacques Rousseau, virtuose du mensonge autobiographique, promettait dans la préface de ses « Confessions » ; mémoires largement romancées, « le seul portrait d'homme, peint exactement d'après nature et dans toute sa vérité… »

Prêcher la sincérité pour mieux tromper son lecteur, promettre une vérité pour vendre le roman de sa vie, Margaret Seltzer n'a pas inventé ce procédé, elle a juste bénéficié des médias modernes pour faire la promotion de sa vérité littéraire. Après tout, l'écrivain a tous les droits, Borges l'affirmait une fois pour toutes dans « Fictions » : « Tout ceci est vrai parce que je l'ai inventé. »

45 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Francis Mizio

De Francis Mizio

Ecrivain | 12H46 | 18/05/2008 | Permalien

Hmmmm, excellent et passionnant article mais la citation de Borgès n'est-elle pas de boris Vian ?

Portrait de Numerosix

à Francis Mizio Portrait de Francis Mizio De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 12H59 | 18/05/2008 | Permalien

Ne parlez pas de Vian .
Dans son roman « L'automne à Pékin » , il ne parle jamais ni de l » automne, ni de Pékin ! Quel escroc !

Portrait de adaunis

à Francis Mizio Portrait de Francis Mizio De adaunis

Nul part....si adelyne me plaque...... | 13H08 | 18/05/2008 | Permalien

J'aurais aimé mais non, c'est bien Borgès !
Dans « Fiction » en 1944 !
Les Grandes Impostures littéraires
de Philippe Di Folco
[Dictionnaire et anthologie]
http://www.evene.fr/livres/livre/philippe-di-folco-les-grandes-imposture…

Portrait de Francis Mizio

à adaunis Portrait de adaunis De Francis Mizio

Ecrivain | 13H14 | 18/05/2008 | Permalien

Zut dans une chronique récente (sur le Bibliobs) j'ai dit que c'était Vian. pan sur le bec… Cela étant il peut y avoir débat, voir en bas de cet article :

http://www.buzz-litteraire.com/index.php ? 2005/12/01/23-chloe-delaume-rend-hommage-a-vian

Portrait de adaunis

à Francis Mizio Portrait de Francis Mizio De adaunis

Nul part....si adelyne me plaque...... | 15H40 | 18/05/2008 | Permalien

Le pan sur le bec ne serait pas mérité pour un amoureux de Vian, lui qui l'utilisait (le bec) à foison pour sa « trompinette ».
Mais chronologiquement il me paraît difficile que ce soit de lui, car son premier roman date de 46, (J'irai cracher sur vos tombes « Vernon Sullivan »), quoique son premier roman inachevé « Conte de fées à l'usage des moyennes personnes “ date lui de 43, et pour en avoir une vision parcellaire et lointaine, ne me souviens pas d'une telle expression alors que le contexte de cette histoire s'y prêtait, puisqu'écrite pour sa première femme malade, la dérider, ce récit pour le peu que je m'en souvienne étant plein de jeux de mots, contrepèteries, et d'humour dans la ‘veine’ même, du personnage talentueux et trop tôt disparu.
Je doute que Borgès et lui se soient connus, toutefois, continuez à vous exprimer dans le bibliobus, cela n'entache en rien le plaisir que j'ai à lire les ‘rubriques’ !

Portrait de camarasa

à adaunis Portrait de adaunis De camarasa

05H30 | 19/05/2008 | Permalien

Je viens de relire Fictions.
A moins que je n'aie mal lu, cette phrase n'y figure nulle part.

Portrait de Francis Mizio

à camarasa Portrait de camarasa De Francis Mizio

Ecrivain | 17H04 | 19/05/2008 | Permalien

Merci ! J'en étais, en vérité, persuadé.

je n'ai pu vérifier ni pour l'un ni pour l'autre. En fait on vit à l'étroit durant des années au milieu de livres. Un jour on craque et on décentralise ailleurs les dizaines de m3 de livres qu'on ne relit jamais…. et c'est alors que les bouquins vous manquent sans cesse pour une citation, une vérification, une envie… et que vous préféreriez les avoir à portée…

Portrait de SaintFont

à adaunis Portrait de adaunis De SaintFont

dilettante | 19H49 | 19/05/2008 | Permalien

 »… et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que l'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre. » in : Boris Vian, « L'Ecume des jours », 10-18, 1969, page 5.
L'avant-propos d'où est tirée cette citation est daté du 10 mars 1946. Vian aurait-il plagié Borgès ?
J'aimerais beaucoup avoir la référence bibliographique complète de l'édition de Borgès concernant cette citation.

Portrait de Gallifrey

De Gallifrey

www.olivierpanza.com | 12H54 | 18/05/2008 | Permalien

Et sans la mention d'autobiographie, les lecteurs n'en auraient ils pas ressenti la même chose ? J'ai pleuré en lisant des livres qui pourtant étaient des fictions, cela ne change pourtant rien à ce que j'ai ressenti sur le moment.

http://olivierpanza.blog.ca/

Portrait de juliettelucie

à Gallifrey Portrait de Gallifrey De juliettelucie

Agitée du bocal | 14H23 | 18/05/2008 | Permalien

Ca fait diablement longtemps que je n'ai pas pleuré en lisant, et en voyant votre commentaire, je me rends compte que ça me manque. Des recommandations (Je suis bon public pour l'eau de rose qui termine mal, mais en fait qui termine bien…)

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

13H01 | 18/05/2008 | Permalien

Les éditeurs s'en tirent à trop bon compte en s'exonérant de leurs responsabilités. A qui feront-ils croire qu'un auteur bidon puisse duper des professionnels de l'édition sur sa qualité d'abord, sur son parcours ensuite ?

Allons donc, un éditeur consciencieux ET professionnel enquête sur ses auteurs avant de les publier, ils les convoquent, s'entretiennent avec eux et enfin les publient.

Quand ils publient un fantôche ils le font en connaissance de cause.

Lol de chez lol !

Quand untel plagie l'éditeur le sait ? pas tout le temps ; )

Portrait de Wiglaf

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De Wiglaf

Deconstructionist (si cela est poss... | 13H32 | 18/05/2008 | Permalien

Ce qui est important c'est le message de l'auteur. Pourquoi l'éditeur devrait se sentir responsable ? Si on réfléchit, les mots ne sont pas connecté à la réalité. Le signe et le signifiant ne sont que des étiquettes. On peut les changer. Autobiographie peut-être mais est-ce important que ce soit vrai ?

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

à Wiglaf Portrait de Wiglaf De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

14H02 | 18/05/2008 | Permalien

Mais l'éditeur s'en défend :

 »« Une grande trahison personnelle et professionnelle » pour l'éditeur »

Lisez avant de répondre, utilisez votre cerveau ! Les mots ont un sens !

Portrait de Wiglaf

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De Wiglaf

Deconstructionist (si cela est poss... | 18H35 | 18/05/2008 | Permalien

L'éditeur se défend de quoi ? d'avoir été trahi ? de devoir retirer son livre de la vente ? Il me semble que ce ne soit pas important du tout. Ce qui compte en effet c'est le sens des mots et l'effet produit. Comme nous sommes tous les deux d'accord il est plus intelligent de se concentrer sur le sens des mots de l'auteur et non des soit-disants problèmes d'un éditeur.

Portrait de Gouthe dô

à Wiglaf Portrait de Wiglaf De Gouthe dô

para legal Défense | 10H30 | 19/05/2008 | Permalien

je suis d'accord. peu importe que cela soit vrai ou pas
il faut que cela soit bien écrit, que le lecteur soit emporté par sa lecture
et m^me pour une histoire vraie comment peut on distinguer la partie réellement vraie de la partie romancée ?
si le lecteur a acheté ce livre et ne l'a aimé que parce que c'était une histoire vraie c'est bien dommage
et là nous rejoignons un article de rue 89 : nous en revenons au voyeurisme de l'être humain
la littérature est là pour nous transporter
et pour ce livre où est le mal s'il dépeint une réalité vraie même si elle n'est pas celle vécue par l'auteur ?

Portrait de zorbek

De zorbek

13H09 | 18/05/2008 | Permalien

Fiction pour fiction, il y en a qui ont l'indignation facile, les electeurs de Bush par exemple, qui ont si vite oublié le bobard planétaire des AMDs, et c'est autrement plus grave car ce genre de fiction a eu des effets bien réels…

Portrait de Le_semeur_de

De Le_semeur_de

13H25 | 18/05/2008 | Permalien

En tout cas on constate encore une société ricaine qui soit disant ne supporte pas le mensonge et qui lapide un écrivain ayant menti mais d'un autre coté a ré élu bush alors qu'il avait menti …

Bref il ne lui reste qu'a rajouter « fiction » et de relancer les ventes par le net ; )

Merde ! Bush c'est de la fiction aussi ? ; )

Portrait de Wiglaf

De Wiglaf

Deconstructionist (si cela est poss... | 13H26 | 18/05/2008 | Permalien

« Tout ceci est vrai parce que je l'ai inventé. » Cette phrase me rappelle fortement Willam James (le frère d'Henry) et sa théorie sur la vérité « pragmatique. » La valeur de la vérité et celle qu'on veut bien croire. Le fait d'y croire rends sa vérité vraie. Jean Jaques Rousseau, comme montré dans l'article, ne croyait pas à l'écrit : « L'écriture n'est que la représentation de la parole ; il est bizarre qu'on donne plus de soin à déterminer l'image que l'objet. » Cela rappelle fortement Platon… Ce problème est aussi vieux que notre culture. Je ne comprends pas comment les Américains soient choqués. Pourquoi ne le sont-ils pas lorsque le phénomène inverse se produit. Je pense à Dan Brown et son Da Vinci Code. Lui déclare que tous les faits de son livre sont avérés… Je me permettrai donc de citer Jaques Derrida : « Il n'y a rien hors du texte. » Prenons donc les textes tels qu'il le sont en essayant d'en comprendre le message.

Portrait de Caius

De Caius

Expert en management | 14H03 | 18/05/2008 | Permalien

Je trouve certes un peu gonflée la tentative de l'auteur de faire passer pour autobiographique une histoire qu'elle a inventée. Ceci d'autant plus que, contrairement apparemment à Misha Defonseca, qui semble plus victime de troubles de la personnalité que responsable d'une imposture délibérée, Margaret Jones semble avoir parfaitement orchestré cette manipulation.

Ceci dit, ce qu'elle dépeint dans ce livre est bien UNE réalité, celle des milieux défavorisés des Etats-Unis. Et elle l'a fait avec un certain talent.

Alors que l'on me permette de rire de la réaction hypocrite des médias US qui descendent en flamme celle qu'ils ont encensée. Les gens ont trop bouffé de télé-réalité, volià tout : ils ne sont plus capables de s'intéresser à une fiction, même si cette fiction est ancrée dans le réel : il leur faut du vécu authentique, du saignant pur jus. Margaret Jones n'a fait, au fond, que surfer sur cette déplorable tendance du public, qui n'a eu que ce qu'il mérite.

Moralité : il faudrait republier d'urgence ce livre avec, sur la jaquette : Roman basé sur une quantité de témoignages authentiques. Ce qu'il est.

Portrait de Lorélie C.

De Lorélie C.

Etudiante à la Sorbonne | 14H10 | 18/05/2008 | Permalien

Bien fait pour les éditeurs qui se frottent les mains en se disant que, parce qu'ils vont pouvoir apposer sur un livre le label « histoire vraie », ils vont se ramasser un max de fric. Bah non, quelle importance de savoir si l'auteur a bien vécu ce qu'il raconte ? Quelle importance de savoir que Proust, ce n'était pas une madeleine mais une biscotte qu'il trempait dans son thé ? (ou son lait, trou de mémoire). Le lecteur veut voyager, qu'il voyage ! C'est juste la maison d'édition qui se mord les doigts, humiliée en public. Bravo à Margaret Seltzer !

Portrait de ericj

De ericj

14H11 | 18/05/2008 | Permalien

La littérature (l'objet livre-auteur) est devenue un business ; elle n'est plus qu'un maillon de la grande chaîne de production.
Un maillon peut casser ? Il sera vite remplacé…
Reste le texte.
L'écriture devrait rester anonyme et n'être que lue.

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 14H33 | 18/05/2008 | Permalien

C'est possible que c'est l'éditeur en ajoutant « histoire vraie » qui a voulu profiter de ce bandeau supplémentaire pour se faire plus de blé…

L'essentiel n'est il pas que son bouquin, basé sur des témoignages authentiques, soit bon. A regretter, que Margaret Seltzer en ait rajouté en acceptant des interviews. Elle aurait pu, ainsi, rester à son bouquin auquel il aurait suffi d'enlever « histoire vraie ».

Mais, ce qui est clair dans cette histoire est l'hypocrisie des Américains capables de réèlire Bush, menteur meurtrier et de mettre au pilori Margaret Seltzer.

http://phil195829.overblog.com

Portrait de Jaycib

à Phil2922 Portrait de Phil2922 De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 18H43 | 18/05/2008 | Permalien

Arrête, Phil ! 280.000.000 d'Américains capables de réélire Bush « et de mettre au pilori Margaret Seltzer » dans le même temps ? ? ? Ce raccourci m'interpelle.

Vraiment, « les Américains » ont bon dos ! Et leur hypocrisie avec…

Portrait de Beeks

De Beeks

14H45 | 18/05/2008 | Permalien

un jour on va apprendre que L'Iliade et l'Odyssée d'Homère, Harry potter ou le Da Vinci code ont été inventé de toutes pièces tout comme les héros de Marvel (spiderman,batman,le surfer d'argent…).vous me mettez un doute en tête le personnage central du livre de Yasmina Reza « L'aube le soir ou la nuit » est-il réel ?

Portrait de moré

De moré

traitement des sols | 14H46 | 18/05/2008 | Permalien

C'est plutôt une bonne nouvelle que Margaret n'ait pas vécu tout ça

Portrait de Beeks

à moré Portrait de moré De Beeks

15H19 | 18/05/2008 | Permalien

je suis d'accord avec vous St moré

Portrait de moré

à Beeks Portrait de Beeks De moré

traitement des sols | 15H29 | 18/05/2008 | Permalien

Merci de votre soutien

Portrait de cubzagais

De cubzagais

14H48 | 18/05/2008 | Permalien

Je rejoins l'avis de Zorbek : s'indigner d'un mensonge créatif pour des raisons éthiques, alors que l'on n'hésite pas à spéculer sur les produits alimentaires sans culpabiliser des millions de morts potentiel, c'est du foutage de gueule, ni plus, ni moins.

Portrait de solstice

à cubzagais Portrait de cubzagais De solstice

pigiste | 08H59 | 19/05/2008 | Permalien

Absolument d'accord, on s'offusque de quelque chose de pas bien nouveau. Le Petit Prince n'a pas existé… Zut alors…
Si l'histoire vaut le coup, pourquoi pas ? Je ne l'ai pas lu et si je tombe dessus, je ne vais pas le brûler !
Il y a tout de même des mensonges bien plus graves !

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