En répondant, jeudi soir, par la fermeté aux enseignants, Nicolas Sarkozy a achevé de se mettre à dos le monde éducatif, déjà très mobilisé contre la suppression de 11 200 postes équivalents temps plein dès la rentrée 2008.
C'est sur le front du service mininum que Nicolas Sarkozy avait décidé de répliquer aux profs, quelques heures à peine après la fin des manifestations. Un terrain plutôt flatteur pour le gouvernement si l'on en croit les sondages qui avancent que 60% des Français y seraient favorables… même si, localement, moins d'une commune sur dix l'a appliqué ce jour-là. Le corps enseignant, en revanche, reste farouchement hostile au service minimum, qui plus est à l'heure des suppressions de postes annoncées.
L'un des arguments avancés par le gouvernement consiste à dire que le service minimum d'accueil (SMA), devient la norme en Europe. En réalité, la situation demeure plutôt constrastée à l'échelle de l'Union, où la moitié des Etats-membres le pratiquent dans les services publics. Toutefois, localement, cette mesure reste le plus souvent assortie d'une liste de « services publics vitaux » concernés par le service minimum… dont l'éducation fait rarement partie.
En fait, la réalité de la profession n'est pas homogène, en Europe. C'est ce qui ressort notamment des travaux du réseau Eurydice, spécialisé dans la recherche et la comparaison des politiques éducatives à l'échelle européenne. Leur prochain grand bilan sortira l'an prochain. Pour l'heure, ce sont les chiffres publiés en 2005 et collectés sur l'année 2002/2003 qui nous éclairent sur plusieurs disparités d'un pays à l'autre.
Les profs français travaillent (plutôt) moins longtemps.
La durée hebdomadaire du travail reste d'autant plus disparate en Europe que la façon de mesurer varie, elle aussi, selon qu'on table sur l'ensemble du temps de travail ou le strict temps consacré à l'enseignement.
Cependant, selon Eurydice, les enseignants français consacrent, sur le papier, moins d'heures à leur métier que leurs homologues voisins. Le laboratoire de recherche avance en effet, au tamis de critères identiques, que les conditions seraient particulièrement favorables en France, où le temps d'enseignement hebdomadaire en second degré oscille entre 16 heures d'enseignement et 35 heures de temps de travail global, contre 21 à 40 heures par semaine en Allemagne.
Un chiffre qui contraste toutefois avec l'enquête, franco-française, du ministère qui affirmait à la même époque que les enseignants à temps complet exerçaient « en moyenne 39 heures 47 par semaine, dont 20 heures 27 hors enseignement ».
A noter : certains pays, comme le Royaume-Uni, se basent d'emblée sur le décompte statutaire du temps de présence dans l'établissement, soit 32,4 heures par semaine, qu'on enseigne dans le premier ou le second degré.
La sécurité de l'emploi, comme ailleurs.
Le statut des enseignants tranche également d'un pays à l'autre. Si la sécurité de l'emploi reste acquise dans une vaste majorité d'Etats-membres, deux pays font toutefois exception : la Suède et la Finlande où « des licenciements sont possibles », informe Eurydice.
Ailleurs, le rapport publié en 2005 précise que « le pourcentage d'enseignants disposant d'un poste permanent est très élevé (au minimum 75% de la population enseignante) ».
Attention toutefois : ceci n'implique pas pour autant que les profs sont systématiquement fonctionnaires. Si c'est le cas en France pour tous les titulaires, d'autres pays leur concèdent la sécurité de l'emploi sans pour autant les faire entrer dans la fonction publique :
« Dans la moitié des pays, les enseignants sont engagés en tant qu'agents contractuels soumis à la législation générale sur le travail. »
Au demeurant, le rapport Eurydice argue cependant qu'à l'échelle européenne, licencier un enseignant reste tabou :
« Les problèmes d'incompétence professionnelle sont réglés par une mutation. »
Des salaires moins élevés.
C'est sur le critère de la rémunération que le métier d'enseignant semble moins attirant en France, où le réseau d'information basé à Bruxelles le juge « particulièrement bas ».
Rapportés en pourcentage du PIB national par habitant, le salaire de base d'un enseignant certifié en fin de carrière stagne à 183% en France (et 99% en début de carrière). Là où il est déjà à 230% en Espagne ou 320% au Portugal, par exemple.
A noter : en Suède, il n'existe aucune échelle de salaire pour le corps enseignant, tandis qu'il existe de fortes disparités salariales outre-Manche, notamment entre Londres et la province. Idem en Espagne, où il varie d'une région à l'autre et au Danemark, où une partie du salaire est négociée avec les autorités locales.
Enfin, le rapport de 2005 notait qu'il existait peu de perspectives d'évolution et des marges d'augmentation très limitées au fil de la carrière. Dans pas moins de douze pays, à l'instar de la Grèce, du Portugal ou de nombreux nouveaux Etats-membres, un enseignant est d'ailleurs payé sur la même base, qu'il travaille en primaire, collège ou lycée, analyse Eurydice.
Pour finir, le rapport constate que les enseignants français sont particulièrement peu accompagnés sur deux plans : la formation continue, qui reste facultative contrairement à ce qui se pratique chez nos voisins, et, enfin, le soutien aux enseignants en difficulté, un domaine peu pris en compte.




















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De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 17H12 | 18/05/2008 |
Pour garder des mômes, généralement, il faut un BAFA, est-ce que l'on va en faire passer un à tous les agents municipaux pour qu'ils puissent faire les jaunes ?
Si ils sont payés pour faires les nounous, qui fera leur boulot, pendant ce temps ? à moins d'admettre qu'ils ne foutent rien, en temps normal ? …
De PICROCHOLE
17H14 | 18/05/2008 |
« Brassard noir » ou « Plume dans le cul » ?
Telles sont les solutions proposées par M.Santini ou M.Chérèque pour renouveler les formes d'action des fonctionnaires et des enseignants
Mentionnons simplement la stupidité de la première solution : perdre de l'argent (contrairement à ce que l'on veut faire croire au peuple , une journée de salaire est bien retenue pour chaque jour de grève). perdre donc de l'argent sans aucun impact sur l'opinion publique. Les médias à l'affût du spectaculaire tairaient ce mécontentement tout comme ils font peu de cas des mécontentements qui s'expriment sans violence ni gêne pour le public
La deuxième solution a l'avantage d'être plus spectaculaire, plus gaie et peut-être plus significative : on pourrait y voir un symbole de ce que font subir les gouvernements aux fonctionnaires et enseignants qui ont officiellement perdu 25% de pouvoir d'achat depuis 1989.
Hélas le plus vraisemblable va être une démobilisation du corps enseignant et des meilleurs de ses membres.
Une autre forme d'action larvée pourrait en effet bien vite s'imposer : le minimum vital pour répondre au mépris et à la démagogie ambiante. Le métier de professeur suscite ou mépris (salaire de début misérable ; des risques multiples avec pression physique des élèves et des parents et absence de soutien de la hiérarchie à tous les niveaux) ou jalousie pour des vacances pourtant réduites d'années en années et haine pour le (faible) pouvoir que conservent les enseignants sur l'avenir de l'enfant-tyran à qui, seule encore, l'école ose (de moins en moins ! ) dire non.
Imaginons un enseignant de lettres 2009 qui veut survivre dans ces temps où règnent l'argent- roi et le culte du luxe inutile, valeurs opposées à celles de l'Ecole.
Un seul souhait : rester le moins longtemps possible dans l'établissement où d'ailleurs il ne bénéficie d'aucun bureau pour travailler tranquillement. Quand on pense certains politiques ou spécialistes prétendent imposer 35 heures (ou plus) de présence dans l'établissement ! ! ! Cela coûterait plus cher que le service minimum ! ! ! Il semble que les enseignants soient sur la bonne voie du détachement en n'étant que peu friands des heures supplémentaires, car ils préfèrent du temps libre pour lire ou se cultiver avec leurs enfants.
Un seul but : avoir la paix et tout faire en ce sens . Les élèves refusent d'apprendre les règles de grammaire ou de faire une dictée : remplaçons ces exercices par une discussion à bâtons rompus sur n'importe quel fait ou sur tout événement sportif et au cas où un inspecteur examinerait le cahier de textes appelons cela exercice d'argumentation orale. Les élèves auront quelque chose à dire, ne seront pas notés et le prof sera considéré comme « cool ». Pas d'exercices à la maison : de toute façon, ils ne seraient pas faits. Il faut des notes pour satisfaire l'administration .Qu'à cela ne tienne : quand on fait un exercice on le contrôle immédiatement quand il est frais et on évite tout risque de mauvaise note si on s'aventurait à vérifier si la notion a été mémorisée
Un seul principe : tout le monde (et surtout les parents) a toujours raison. Donc ne donner que des bonnes notes : les élèves seront joyeux de les annoncer à leurs parents qui les féliciteront, leur achèteront beaucoup de cadeaux comme preuve d'amour et ne viendront pas voir les professeurs pour se plaindre et les gifler.
Elargissons ce principe merveilleux à toute l'Education nationale. Très vite les résultats s'amélioreraient et le Ministre et le Président pourraient se féliciter (ils le font d'ailleurs déjà) de la valeur de leur Réforme. L'opinion publique trouverait les enseignants enfin efficaces puisqu » ainsi il n'y aurait plus besoin de redoublement. Qu'attendent les enseignants pour noter au mieux les élèves au bac ? Ainsi plus besoin d'oral de rattrapage et des économies pour le budget que (soyons utopistes) on redistribuerait aux enseignants enfin performants.
Puisque les enseignants ne sont pas maîtres des valeurs à la mode (show- bizz, argent-roi, luxe omniprésent, respect de l'enfant -tyran) ils ne peuvent que survivre comme des spécimens d'une espèce en voie de disparition avec leurs croyances démodées dans la culture, la réflexion humaniste , la laïcité émancipatrice et le progrès de l'humanité ! ! !
Il se trouvera bien un ingénieur et un commercial pour proposer à la grande joie de l'Etat et du MEDEF un robot « profoïde » qui répétera inlassablement les cours et leçons sans apprendre à réfléchir, qui ne se fâchera jamais, qui ne convoquera pas les parents pour les inquiéter sur le niveau ou l'avenir de leur « Dieu vivant au foyer » et SURTOUT QUI NE SE METTRA JAMAIS EN GREVE POUR OSER RECLAMER, NON UN MEILLEUR SALAIRE, MAIS DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL POUR LES ELEVES
De alaixih
18H47 | 18/05/2008 |
Moi je ne comprends pas pourquoi dans cet article on calcule la rémunération des professeurs par rapport au PIB pour la comparer.
Curieuse mesure.
Pourquoi ne mesure t'on pas le salaire moyen ou médian et le salaire moyen des professeurs par rapport à cela.
Ces chiffres ne signifient rien… Et ne sont pas lisibles… Je me pose la question de savoir si par rapport au salaire moyen on obtiendrait pas des chiffres complètements différents.
De VivaVilla
21H05 | 18/05/2008 |
INCORRIGIBLES VOUS ETES ! ! ? ? ? ARRHHH ! ! ? ? ? ?
Mais puisqu'oON vous rabache depuis des années maintenant à longueur de journées, semaines, mois qu'IL FAUR REFORMER ! ! Nom di diouuu ! ! !
Regarder donc :
En Grande-Bretagne, l'age légal de départ à la retraite actuellement à 65 ans va être porté progressivement à 68 ans !
La durée du travail est partout supérieure à 40 ou 42 heures, et en France ? ? ? ? 35 heures, Dur Dur !
L'assurance maladie à la française n'existe QU'EN FRANCE, trop généreuse, IL FAUT REFORMER et s'aligner sur les moins disants avec une orientation affirmée vers une médecine à 2 vitesses et bientôt le principe de sociétés d'assurances santé privées comme chez l'Oncle Sam ! Chouette non ?
Les enseignants ? Des fainéants trop gras, inéfficaces, démotivés, trop payés, trop nombreux. Regardez en Allemagne, en Grande Bretagne, regardez surtout ou ON veux que vous regardiez ! ! !
Les fonctionnaires en général, ON en parle pas hein ?
Là c'est un fait acquis ! Depuis le temps qu'ON vous serine qu'ils sont comme des mouches sur un bout de gras et que le bout de gras c'est le brave contribuable que vous êtes, il faut leur tailler des croupières ! !
En chine, les salariés acceptent d'être payés peau de ballle et avec un lance pierres, ils n'ont pas de retraites, et un système de santé payant et à minima ! Ces enfoirés de salariés français trop payés ont en plus le culot de revendiquer ! ! Ben zut alors !
Dans certains pays Nordiques, les chômeurs qui refusent 2 à 3 emplois successivement ont de gros soucis à se faire ! Mais regargez donc !
Quand un grand patron - comme le PDG de la Société Générale - avec son niveau de revenus en rapport avec son niveau de responsabilités assume les Conneries qui ont été faites par UN des ses gougniafiés et ce quasiment à hauteur du montant du trou de la sécurité sociale, eh bien comme aux USA, Il doit en tirer les conséquences et doit envisager de démissionner ! AH ZUT ! MAUVAIS EXEMPLE ! : Là, coté Patron, ON vous retoque offusqué que « Nous sommes en France et pas aux States » Non mais ! ! !
En fait ON regarde vers les States quand cela nous arrange ! En 1994, un certain Pierre Suard, PDG d'Alcatel affirmait que les grands patrons français étaient payés peau de balle par rapport à leurs homologues américains ! ! ! De l'eau a coulé sous les ponts depuis et le système actuel fait que nos chers patrons français sont désormais bien mieux payés et se permettent en sus des fiascos économiques à la hauteur de leurs revenus ! ! !
Par contre, en dépit de toutes les réformes déjà entreprises, le bateau France continue de couler ! ! !
Vous en faites pas, ON ecope avec une pompe inversée ! !
Les caisses de l'état sont vides, évidemment ! ! Faut savoir ce que l'on veut ! Les pompes à fric du Cac 40 doivent avoir du cash pour être à la hauteur du tournoi économique mondial ! Dans la société actuelle où règnent les Bouffons pseudo artistes et autres footballeurs ou tennismen soit disant de génie mais véritables Rois, on ne peut taxer ces gens là de peur de les voir s'éxhiler ! La Spéculation sur les titres, sur l'immobilier, sur les matières premières, et maintenant sur la Bouffe ; C'est pas bien mon bon monsieur reconnait le Grand Chef ! mais que voulez-vous : c'est inéluctable !
Au plus haut niveau, on nous dit maintenant : « Je ne suis tout de même pas responsable de la hausse des cours du pétrole ». Alors là cela devient franchement inquiétant plutôt gerbant même ! ! ! ==>
Ce sont les dirigeants Capitalistes des Etat Unis d'Amériques, leurs vassaux Européens, le Japon (les membres du G7) qui ont fixés depuis longtemps les règles mondiales du jeux économique ! ! Le clou a été enfoncé par Mr BUSH père à l'issue de la 1ère guerre du Golfe et à la chute du mur de Berlin quand ce dernier décrétait « LE NOUVEL ORDRE MONDIAL » !
Et maintenant, ils auraient le CULOT d'affirmer qu'ils ne sont PAS RESPONSABLES ! ! ! ! ! ! ! !
Quand mes chers compatriotes nombrilistes auront fini leur bibine devant un match de foot tandis que madame aura versé une larme sur le dernier show de Drucker, Sebastien ou autre apotre du règne des Bouffons, ils pourront tenter de cogiter … le sens du mot REFORME !
Grosse Bise !
De CORINNE29
21H13 | 18/05/2008 |
Article très interessant, cependant rappelons que nous ne manifestons pas pour améliorer nos conditions de travail mais pour que les conditions d'enseignement soient les meilleures pour nos élèves dont certains sont les enfants de parents qui nous crachent à la figure régulièrement.
Chaque pays a son système éducatif et il existe un grand nombre d'enquêtes qui essaient de les comparer ; ces comparaisons n'ont que peu d'intérêt dans la mesure où aucune enquête ne prend en compte tous les paramétres et que par conséquent chacun peut en tirer les conclusions qui l'arrange. A ce jeu-là Darcos est très fort.
J'attends que l'on réponde à cette question : QUELLES SONT LES MISSIONS DE L'ECOLE ? C'est à partir de cette question que nous pourrons définir des programmes, réorganiser le système éducatif et mettre les moyens humains là où ils seront nécessaires.
Aujourd'hui,ces missions n'étant pas clairement identifiées, Darcos et Sarko.n'ont aucune difficulté à monter les parents contre les enseignants.
Exigeons que ces missions soient clairement identifiées et exposées à toute la socièté française et ensuite que les professionnels de l'éducation apportent des réponses pour mener à bien ces missions.
De lisalé
prof des écoles | 21H49 | 18/05/2008 |
En ce qui concerne la formation continue, les instits ont 12 heures annuelles et obligatoires de formation continue.Ces formations ont lieu en dehors du temps scolaire (le mercredi en Loire Atlantique).
Le « VRAI cursus universitaire, avec stages pédagogiques tout au long de la formation, et sanctionné par un diplôme de haute qualité » c'est l'équivalent de l'école normale qui a était suprimée et remplacée par les iufm.
Le problème est toujours le même pour former des enseignants sur plusieurs années il faut de l'argent et comme personne ne veut payer on fait une formation en un an.
De oui ben non
23H14 | 18/05/2008 |
Jadis, le rôle de l'instituteur était réglé par le fameux « code soleil ».Même la vie sexuelle de nos chères maîtresse y était évoquée. Mais il faut dire que la société était figée. C'était avant 68.Les parents restaient à la porte des établissements scolaires. On raconte, dans les salles de profs, que c'est quand les parents ont franchi la porte des écoles que les ennuis ont commencé. Ah ! Le pouvoir ! Cela donne des idées…Délégué de parents ! Pensez donc ! Cela ouvre des perspectives politiques. Puis les confédérations de parents deviennent des contre pouvoirs (contestataires).
L'école est vite devenue un lieu politique, puis un enjeu politique.Et cela ne serait rien si des intérêts financiers, celui des éditeurs, n'avaient pris possession des lieux par le biais de la réformes des programmes…
Les profs n'ont pas vu venir le coup ! Ils se sont retrouvés acteurs d'un rôle qu'ils ne comprenaient pas.La société évoluait à vitesse V, et eux, ballotés dans tous les sens, étaient les garants d'une organisation figée, puisque la « meilleure » du monde !
Ils continuaient à fabriquer des « inadaptés“(qu'on retrouve au sommet de la pyramide, aujourd'hui,et dans les chambres parlementaires,notamment).
Et puis et puis, nos chers enseignants sont issus, pour la plupart, du milieu ouvrier. Ils ont bénéficiés d'un ascenseur social, ils ont créé un sorte de ‘bourgeoisie intellectuelle’, qu'ils ne veulent, en aucun cas remettre en cause.
La France a besoin de changement, l'école a besoin de s'adapter aux nouvelles donnes économiques. C'est un leurre de croire qu'on peut continuer comme au temps de papa ! L'enseignant a été jeté à bas de son piédestal, et il n'est pas prêt d'y remonter.Dans un monde où l'argent est roi et la morale très élastique,il est perçu comme un dinosaure.
L'éducation est devenue un bien marchand. Ce n'est pas nouveau, les ‘grandes écoles’ le sont depuis belle lurette.
La rage des enseignants vient du fait qu'ils n'ont pas pris conscience de ce changement, pas plus d'ailleurs qu'ils n'ont pris conscience du peu d'impact qu'ils ont dans la société : quand ils font grève, c'est considéré comme un ‘caprice’, mais jamais perçu comme pouvant relever de l'intérêt des élèves.
Il est grand temps pour les enseignants de se construire un ligne de revendications et d'actions, en phase avec la société d'aujourd'hui.Je ne pense pas que ce soit dans la rue que se jouera la victoire ; si tant est qu'une victoire soit possible dans ce domaine.
C'est à eux à définir leur ‘mission’,en tant que professionnels. Ils doivent lutter contre le‘mal français’, qui consiste à laisser les ‘incompétents de tout poil’ définir les règles de fonctionnement dans le système éducatif. Quand je pense au nombre de ministres de l'éducation nationale qui se sont succédés, pour en arriver là !
Allez les profs, on vous aime bien, montrez-nous de quoi vous êtes vraiment capables ! Etonnez-nous et surtout étonnez le gouvernement !
De kerundira
23H53 | 18/05/2008 |
notre caractéristique nationale,c est de privilegier le quantitatif aux dépens du qualitatif, les réactions sur rue89 au sujet des indemnités des parlementaires en étaient une parfaite illustration ! merci au Yeti pour le lien vers l'article sur les systemes éducatifs (j'ignorais que les systemes latins étaient si proches).
il y apparait que la France n'est pas très bonne en termes de formation continue, ni de soutien psychologique pour les enseignants, malheureusement cela n est pas une prérogative des enseignants,et cela la concerne tous les sectuers professionnels, public et privé confondus.(et cela revèle d ailleurs notre incapacité chronique a ne pas savoir anticiper,ex le manque d infirmieres ou de professeurs d éducation physique et l'insuffisance des moyens de reconversion.
Quant à la formation initiale, et à la compétence en tant qu'enseignant, à part avoir accumulé des savoirs et des techniques de transmission, quelle formation avons nous (je dis nous, car dans un autre temps j'étais dans ce cas)pour animer,gérer un groupe, de quels armes, de quels outils de communication dispose un jeune enseignant qui se retrouve brutalement extirpé de son milieu socioculturel d'origine et immergé (j'avais d'abord écrit, lapsus révélateur, immigré ! ) peut être pour la première fois de sa vie dans un monde inconnu dont les codes lui sont étrangers ? ? (la psychopédagogie faisait déja partie en 71 en Allemagne de la formation des enseignants et moi meme n'ai pas eu le bonheur d'en profiter,puisque cela n éxistait pas encore)
De quel soutien va t il benéficier en cas de difficultés ? ? idem pour le jeune policier stagiaire de province projeté dans la 4e dimension parisienne.
Quant aux remunerations des enseignants et au budget, le problème financier même s'il est réel,est toujours en France la problématique qui occulte toutes les autres et s'énonce toujours en terme de priorité (cartesianisme et rationalité obligent), c est tellement plus facile de partager une pensée unique rassurante qui quantifie et mesure par rapport a une norme chiffrée que de prendre (perdre)le temps de s'atteler à une réflexion sur l'humain, l'élément essentiel de toute coordination,de toute organisation réussie (et ce n'est pas seulemnt une question de temps ni d'outils, mais de sens, et de bon sens)
Mais pour finir sur l'aspect matériel, faisons une bonne isolation (sans aller juqu'a la norme HQE ! restons raisonnable) ET REDUISONS LES DEPENSES énergétiques qui représentent 20% du budget des établissements scolaires. Autant de budget a reporter sur les moyens pédagogiques. Mais cela a l'air beaucoup trop simple….
Quant a la spécificité des conditions de travail des enseignants c'est un argument qui ne tient pas la route, dans de nombreux secteurs se pratiquent la dévalorisation et le manque de respect, envers les caissières de supermarché ou les salariés des centres d appel, de la part de leur hierarchie ou de leurs interlocuteurs.
non, les enseignants francais ne sont pas des prilégiés, n en déplaise a Sarkozy, non, augmenter les effectifs et le budget n est pas la solution miracle.
et non, ce n'est pas parce que nos diplômes sont les meilleurs et que nos gréves sont célébres que nous pouvons pavoiser, car la réalité quotidienne ce sont des éléves de BTS qui ne savent pas lire (cf le témoignage d'une enseignante cette semaine sur une radio nationale..). Nos ennemis intimes sont nos conformismes et nos habitudes, qui perpetuent le systeme de sélection et d'exclusion actuel. Ne jouons plus le jeu qu on nous impose….
à kerundira
De kerundira
11H35 | 19/05/2008 |
yes
De sesame
08H41 | 19/05/2008 |
juste un petit mot,
je n'ai pas le belle plume de la prof ci_dessus ; et je ne critique pas son travail laborieux, mais les 45h de travail, il ne faut pas exagérer ! ! !
j'ai beaucoup d'amis prof qui ne travaillent pas autant et qui ne se plaignent pas de leur sort.
par comparaison , je voudrais parler de mon métier, qui n'a pas de syndicats forts.
je suis infirmiere, 4ans d'études, début du travail 6H de matin, fin vers 13H30 reprise 15H jusqu'à 22H.
Je ne compte pas le travail touS les week end , vacances scolaires, les patients qui ne paient pas… et le PIRE c'est 1,20 euros par déplacement(10euros pour un medecin)je pourrais tenir des heures, et pour 2000 euros par mois, alors , je ne critique pas les profs qui ont un metier difficile, mais il ne faut pas exagerer.
merci a tous
De coraliedd
retraitée ET très intéressée | 09H07 | 19/05/2008 |
Avez-vous entendu Mr DARCOS dire que pour remplacer les profs malades ou en stage il ferait appel aux étudiants d'IUFM ?
Moi oui et cela m'a rappelé mes débuts : en 1968 avec mon Bac philo j'ai débarqué du Sud à la grande banlieue parisienne en C.P ; la formation consistait en 1 jeudi par mois (congé pour les enfants à cette époque) avec l'inspecteur qui nous donnait les grandes lignes : programmes, règlements, etc..
Nous allons de l'avant, encore un effort et on pourra supprimer l'IUFM (ça coûte trop cher)qui ne sera plus qu'un vivier de remplaçants (avec les retraités) !
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 07H02 | 20/05/2008 |
Pardonnez si je pertube vos discutions entre collègues.
Mais moi, je suis un simple pékin de français, qui voudrait bien soutenir votre mouvement.
Mais pour celà il faudrait apporter de l'eau au moulin.
Sinon vous serez condamnés à être des moulins à
paroles ! ! ! ! ! ! !
Et dans ce cas, tenter de faire comprendre vos revendications aux français va être terriblement compliqué.
Il me semble que vous avez tous beaucoup apprécié la lettre de votre collègue, cette jeune prof en colère : Elisabeth de Tour, (publiée par Monika).
Voici ce que j'ai répondu plus haut :
-------------------------------------------
« J'ai lu avec beaucoup d'attention votre exposé.
Pouvez vous m'apporter quelques précisions ?
Heures travaillées :
En détail selon vos chiffres :
18h de cours + 4h de corrections + 4h de préparation
= 26H
Il vous reste donc 9h x 40 (52-12 semaines/an), soit 360h/an pour les bacs ou brevets blancs et les mises à niveau et les préparations à rentrées.
Je ne trouve pas les 10h (45h -35h ) de votre calcul forfataire soit 400h / an :
une heure de cours = 1,5 heure à la maison.
Votre salaire est de 1660€ /mois , à savoir 2200€ brut.
Votre rémunération heures travaillées est en réalité de : (1660€ x 12) : 10 = 1992€ / mois soit 2600€ brut.
( 2 mois d'été non travaillés).
Il me semble donc inexacte de dire que vous gagnez
1660€ pour 45h hebdomadaires.
Un autre calcul est possible : répartir les heures travaillées, sur l'année complète. Mais je ne pense pas que ce mode de calcul serait plus avantageux pour vous : 1660€ pour 27h/semaine ( les vacances d'été représentant 9 semaines).
Et si j'ai fait une erreur à un endroit, n'hésitez pas à m'en faire part.
Vous craignez d'avoir 40 élèves par classes.
A l'heure actuelle, combien en avez vous, en moyenne ?
Vous n'avez effectivement aucune mesure disciplinaire crédible, vis à vis de vos élèves. Et un ou deux éléments pertubateurs peuvent ruiner une année d'enseignement. Et il serait urgent de reconnaître ce problème et vous donner les moyens d'y faire face, réellement.
Vous avez 35 jours de congés payés »
---------------------------------------------
Je n'ai pas reçu un commentaire ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Je ne vous cache pas que ma seule intention était
d'ouvrir un dialogue, en toute objectivité.
De deux choses :
Ou bien cette discution vous embarasse, parce que le chiffrage d'Elisabeth ne doit surtout pas être approfondi.
Ou bien nous devons, impérativement vous suivre dans votre aventure, un bandeau sur les yeux.
Dans les deux cas votre crédibilité est plus que compromise.
Mais est ce que celà vous interesse vraiment d'être crédibles ?
à Ponson Jean-Claude
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 07H41 | 20/05/2008 |
Vous voyez Chloë, l'article de ART MONIKA, qui reprend « la colère » d'un prof, n'a peut être pas fait l'objet d'une élémentaire vérification, pour un minimum d'ojectivité.
Je ne vous en veux absolument pas, puisque votre but, à vous, est d'ouvrir le débat.
Par contre ART MONOKA « relate » dans le Parisien, ce qui est complètement différent.
Et si ART MONIKA veut trouver des sujets défendables,
avec des colères justifiées, il vaudrait mieux qu'elle se tourne vers une classe réellement défavorisée.
Laissons le « veau gras » faire ses petites manifestations qui n'interessent pas la majorité des français ………et pour cause ! ! ! ! ! ! !
à Ponson Jean-Claude
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 09H59 | 20/05/2008 |
Bonjour Jean-claude
Le but ici est en effet d'ouvrir le débat, et on peut se réjouir de voir qu'il peut être de très bonne tenue. Un article permettant d'aller plus loin, nourri des commentaires des internautes sous ce papier, est du reste en préparation.
à Chloé Leprince
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 12H12 | 20/05/2008 |
Ce sera avec plaisir ! !
Je vois que mon statut (ex chauffagiste) est revenu derrière mon nom. Merci !
De avrile
vue sur les toits de paris | 12H16 | 19/05/2008 |
je suis tt à fait d'accord avec xa_chan. Un prof même avec une tête bien pleine, certifié ou agrégé n'est pas forcement apte à ce dur métier qui est aussi, sinon avant tout un métier nécessitant une réelle aptitude à larelation humaine. Nous connaissons tous dans les hôpitaux de brillants médecins surdiplômés qui sont de parfaits imbéciles face au malade.
De Pentelique
consultant biotechnologie | 12H53 | 19/05/2008 |
Il serait juste d'établir un barème de salaires de l'enseignement au prorata des scores des classifications internationales de leurs élèves, afin que les enseignants puissent se rendre compte sans amnésie et rapidement de la qualité quantitative de leur contre-valeur.
à Pentelique
De Dave Feng
14H47 | 19/05/2008 |
Peut-être pourriez-vous reformuler votre proposition (si elle est sérieuse) dans des mots plus transparents, afin que l'on sache ce que vous désirez effectivement suggérer.
Essayez en supprimant les mots suivants : « prorata », « scores de classifications internationales », « sans amnésie », « qualité quantitative » et « contre-valeur » - et en leur trouvant des synonymes plus transparents.
De zut
13H57 | 19/05/2008 |
Zut, zut et zut. Comment se fait-il que mon commentaire disparaisse, lorsque je veux corriger une faute ?
En plus, je m'étais appliquée pour expliquer comment les différentes instances ( commissions -« quand on veut enterrer un problème, on crée une commission » disait le Grand - CSE -conseil supérieur de l'éducation - groupes de réflexion…)sont la plaie de l'école.
Je suis fâchée, na.
à zut
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 09H56 | 20/05/2008 |
Bonjour Zut
Renseignements pris auprès du webmaster, a priori il s'agit d'une fasse manip, et vous devriez normalement être à même d'éditer un commentaire (sans le supprimer, bien sûr) donc d'y corriger une faute,tant qu'il n'a pas eu de réponses.
N'hésitez pas à renvoyer ce commentaire pour nourir votre point de vue.
De pedro66
informaticien bon à rien | 16H14 | 19/05/2008 |
A tous les enseignants qui se plaignent de leurs conditions de travail, du manque de considération, de leur salaire, etc….
Une solution, bien plus efficace que la grève qui dérange les parents, mais pas le gouvernement ….
Démissionnez en bloc, là, oui, l'action sera surement plus efficace …
Chiche ? ? ? ?
De Newsnours
Peluche www.newsnours.com | 21H28 | 19/05/2008 |
Quand on voit qu » Arnaud Teullé (http://www.newsnours.com/2008/05/arnaud-teull-in.html) vient d'être parachuté inspecteur de l'éducation nationale, on rigole des principes d'économie énoncés par Darcos
à Newsnours
De coraliedd
retraitée ET très intéressée | 07H31 | 20/05/2008 |
il faut savoir que dans l'éducation nationale beaucoup de poste (de dirigeants de haut niveau) sont attribués comme récompenses (planques) pour services rendus.
Je me marre doucement quand on veut payer les enseignants « au mérite » alors que l'encadrement est attibué comme un os à ronger à des personnes qui sont aussi éloignées de l'éducation que moi de la période des dinosaures (c'est une blague interne que les initiés comprendront ! ).
Attention je ne parle pas des « petits » inspecteurs de circonscription qui, pour la plupart, font leur travail du mieux possible et j'en ai même rencontré de très efficaces qui m'ont apporté des éléments intéressants et ouverts à la discussion.
Ce n'est absulument pas le cas des inspecteurs d'académie et des gens des ministères qu'on voit très exeptionnelllement sur le terrain et lorsqu'ils y viennent c'est pour délivrer la « parole divine »
à coraliedd
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 10H02 | 20/05/2008 |
N'a-t-on pas l'impression que plus on monte dans la hiérarchie, plus les intéressés (financièrement, certainement) sont obtus, « à côté de la plaque », inutiles ?
En tout cas, si l'on se réfère au panier actuel des ministres (supposés être le gratin du gratin), on ne doit pas tomber loin de cette interrogation. Leurs assistants immédiats ne doivent guère en différer, y compris hélas en éloignement des citoyens « de tous les jours ».