En répondant, jeudi soir, par la fermeté aux enseignants, Nicolas Sarkozy a achevé de se mettre à dos le monde éducatif, déjà très mobilisé contre la suppression de 11 200 postes équivalents temps plein dès la rentrée 2008.
C'est sur le front du service mininum que Nicolas Sarkozy avait décidé de répliquer aux profs, quelques heures à peine après la fin des manifestations. Un terrain plutôt flatteur pour le gouvernement si l'on en croit les sondages qui avancent que 60% des Français y seraient favorables… même si, localement, moins d'une commune sur dix l'a appliqué ce jour-là. Le corps enseignant, en revanche, reste farouchement hostile au service minimum, qui plus est à l'heure des suppressions de postes annoncées.
L'un des arguments avancés par le gouvernement consiste à dire que le service minimum d'accueil (SMA), devient la norme en Europe. En réalité, la situation demeure plutôt constrastée à l'échelle de l'Union, où la moitié des Etats-membres le pratiquent dans les services publics. Toutefois, localement, cette mesure reste le plus souvent assortie d'une liste de « services publics vitaux » concernés par le service minimum… dont l'éducation fait rarement partie.
En fait, la réalité de la profession n'est pas homogène, en Europe. C'est ce qui ressort notamment des travaux du réseau Eurydice, spécialisé dans la recherche et la comparaison des politiques éducatives à l'échelle européenne. Leur prochain grand bilan sortira l'an prochain. Pour l'heure, ce sont les chiffres publiés en 2005 et collectés sur l'année 2002/2003 qui nous éclairent sur plusieurs disparités d'un pays à l'autre.
Les profs français travaillent (plutôt) moins longtemps.
La durée hebdomadaire du travail reste d'autant plus disparate en Europe que la façon de mesurer varie, elle aussi, selon qu'on table sur l'ensemble du temps de travail ou le strict temps consacré à l'enseignement.
Cependant, selon Eurydice, les enseignants français consacrent, sur le papier, moins d'heures à leur métier que leurs homologues voisins. Le laboratoire de recherche avance en effet, au tamis de critères identiques, que les conditions seraient particulièrement favorables en France, où le temps d'enseignement hebdomadaire en second degré oscille entre 16 heures d'enseignement et 35 heures de temps de travail global, contre 21 à 40 heures par semaine en Allemagne.
Un chiffre qui contraste toutefois avec l'enquête, franco-française, du ministère qui affirmait à la même époque que les enseignants à temps complet exerçaient « en moyenne 39 heures 47 par semaine, dont 20 heures 27 hors enseignement ».
A noter : certains pays, comme le Royaume-Uni, se basent d'emblée sur le décompte statutaire du temps de présence dans l'établissement, soit 32,4 heures par semaine, qu'on enseigne dans le premier ou le second degré.
La sécurité de l'emploi, comme ailleurs.
Le statut des enseignants tranche également d'un pays à l'autre. Si la sécurité de l'emploi reste acquise dans une vaste majorité d'Etats-membres, deux pays font toutefois exception : la Suède et la Finlande où « des licenciements sont possibles », informe Eurydice.
Ailleurs, le rapport publié en 2005 précise que « le pourcentage d'enseignants disposant d'un poste permanent est très élevé (au minimum 75% de la population enseignante) ».
Attention toutefois : ceci n'implique pas pour autant que les profs sont systématiquement fonctionnaires. Si c'est le cas en France pour tous les titulaires, d'autres pays leur concèdent la sécurité de l'emploi sans pour autant les faire entrer dans la fonction publique :
« Dans la moitié des pays, les enseignants sont engagés en tant qu'agents contractuels soumis à la législation générale sur le travail. »
Au demeurant, le rapport Eurydice argue cependant qu'à l'échelle européenne, licencier un enseignant reste tabou :
« Les problèmes d'incompétence professionnelle sont réglés par une mutation. »
Des salaires moins élevés.
C'est sur le critère de la rémunération que le métier d'enseignant semble moins attirant en France, où le réseau d'information basé à Bruxelles le juge « particulièrement bas ».
Rapportés en pourcentage du PIB national par habitant, le salaire de base d'un enseignant certifié en fin de carrière stagne à 183% en France (et 99% en début de carrière). Là où il est déjà à 230% en Espagne ou 320% au Portugal, par exemple.
A noter : en Suède, il n'existe aucune échelle de salaire pour le corps enseignant, tandis qu'il existe de fortes disparités salariales outre-Manche, notamment entre Londres et la province. Idem en Espagne, où il varie d'une région à l'autre et au Danemark, où une partie du salaire est négociée avec les autorités locales.
Enfin, le rapport de 2005 notait qu'il existait peu de perspectives d'évolution et des marges d'augmentation très limitées au fil de la carrière. Dans pas moins de douze pays, à l'instar de la Grèce, du Portugal ou de nombreux nouveaux Etats-membres, un enseignant est d'ailleurs payé sur la même base, qu'il travaille en primaire, collège ou lycée, analyse Eurydice.
Pour finir, le rapport constate que les enseignants français sont particulièrement peu accompagnés sur deux plans : la formation continue, qui reste facultative contrairement à ce qui se pratique chez nos voisins, et, enfin, le soutien aux enseignants en difficulté, un domaine peu pris en compte.




















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De Dave Feng
12H20 | 18/05/2008 |
L'article est intéressant et informatif. Toutefois, je suis toujours gêné par cette manière de présenter les questions de société, en comparant ce qui se fait entre les pays. Certes, l'article ne fait que chercher à répondre de manière argumentée à la façon dont le gouvernement pose la question ? Mais, même si l'article offre une réponse différente de celle du gouvernement, il valide (involontairement) cette manière de penser le social. Et, finalement, on fait l'économie d'un débat sur les missions de l'enseignement. On fait reculer d'un pas le gouvernement, tout en validant les trois pas qu'il a fait dans le mauvais sens, en décalant le débat. On épuise notre temps à raisonner sur le nombre d'heures de présence sur le lieu d'enseignement - et on ne prend pas clairement position sur une question de principe comme : à quoi sert l'enseignement ? à former des travailleurs ? ou à former des individus autonomes ?
Ce n'est peut-être pas le rôle des journalistes de mener la contre-attaque, mais, dans la manière de résister à la propagande gouvernementale, il pourrait être bénéfique de refuser, parfois, la manière gouvernementale même de poser les questions.
Savoir ce qui se passe ailleurs peut être une information - mais, sans réflexion sur les principes, cela n'est qu'un exercice d'instrumentalisation et de fantasme.
De taverna
12H46 | 18/05/2008 |
Et si on revenait à la grille de 1850 ? On rajoute les deux mois,répartis sur 10 ,et on nepaye pas les mois d'été.
à taverna
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 12H54 | 18/05/2008 |
C'est déjà le cas. Voir le post de Art Monika.
à Network 23
De Dave Feng
13H18 | 18/05/2008 |
Euh, d'ailleurs, c'est une faute de frappe. C'est la nomenclature de 1950 (et non de 1850).
De JUSTICE
12H47 | 18/05/2008 |
ce que j'ai a dire c'est que ce president est vraiment la honte intellectuelle de ce pays…comment avons nous fait pour tomber si bas ? les medias ont ils reussi leur pari de nous decebraliser ? j'etais fier d'etre français ,plus le temps passe plus j'ai honte…s'attaquer ainsi au dernier rempart de la cretinerie humaine (etre instruit c'est raisonner ,c'est juger,c'est reflechir ! ) ; comment pourrons nous regarder en face nos enfants dans quelques annees ? ! ! cet individu est une insulte a l'intelligence et a l'evolution humaine…le XXIe siecle de la consommation nous aurait il fait perdre tout notre bon sens et notre ethique ?
De Je t'aime Maîtresse
enseignante en maternelle | 12H48 | 18/05/2008 |
Diviser pour mieux régner, telle est la politique de notre gouvernement. Et pour faire oublier ses multiples couacs, quoi de mieux que de taper sur cette « chienlit de bons à rien qui ne génèrent que de l'échec », c'est drôle mais cette façon de faire semble fédératrice. Je suis ulcérée et fatiguée d'entendre toujours les mêmes arguments anti-profs.
Si notre métier est si facile, génial, cool, bien payé, avec trop de vacances(avec 2 mois non payés il faut le rappeler), pourquoi vous les gens qui critiquaient car Vous vous travaillez vraiment et trop (semble-t-il) ne tentez pas le concours (ouvert à tous les détenteurs de licence) ?
Heureusement les parents que l'on fait rentrer dans les classes (particulièrement chez les petits) comprennent mieux que notre travail n'est pas juste de la garderie.
Perso je suis enseignante en Petite section et directrice d'une école de 4 classe. Ce n'est pas de tout repos, le bruit incessant et usant. Les apprentissages que l'on transmet peuvent sembler dérisoires (coller au bon endroit, découper sur une ligne, écrire son prénom…) mais il faut bien commencer un jour et surtout donner l'envie à ces petits bouts de choux d'apprendre, de découvrir de nouvelles choses pour devenir des citoyens responsable par la suite.
Enfin c'est que je croyais avant ces derniers jours car il semble selon notre ministre que je doive juste les rendre obéissants en les gardant toute la journée sans me poser de questions.
Alors oui je suis pour la grève passive, marre de donner mon salaire(et non nous ne sommes pas payer en cas de grève) je préfère « gardienner » comme ça tout le monde est content (sauf moi je suis en classe pour enseigner pas pour garder (mais on ne me demande pas mon avis…).
à Je t'aime Maîtresse
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H59 | 18/05/2008 |
A TOUS LES ENSEIGNANTS qui n'auraient pas vu OU LES NOUVEAUX INSCRITS :
http://rue89.com/2008/05/01/propos-premonitoires-de-renaud-dutreil-ancie…
à Les Chats
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H17 | 20/05/2008 |
»« Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues. »
Renaud Dutreil.
Gracias los gatos : -)
De coraliedd
retraitée ET très intéressée | 13H48 | 18/05/2008 |
La qualité de l'enseignement ne va pas s'améliorer : suppression de postes d'enseignants mais emploi de retraités.
Lorsque des postes ne seront pas pourvus (maladie, stages,ect..) l'état engagera des retraités pour occuper ces postes.
Ces retraités « utilisés » comme vacataires seront donc en charge d'enfants mais dans quelles conditions ?
Je viens de constater par moi-même (en lisant la lettre envoyée par une académie) qu'un enseignant ayant fait de la maternelle toute sa carrière peut être contacté pour aller en secondaire, c'est d'actualité et je pense déjà en application si des gens ont accepté la proposition.
C'est génial l'état est pour l'emploi des séniors sauf que ces retraités ne demandent rien à personne, ils ne sont pas au chomage, ne postulent pas pour rempiler et prendront la place de jeunes qui devraient être formés pour faire ce travail dans de bonnes conditions surtout pour les enfants.
Qui peut trouver normal qu'un retraité prenne n'importe quel poste (pourquoi pas enseigner une langue qu'il n'a jamais apprise) alors qu'un jeune doit avoir une formation minimun de 5 ans pour cela.
Je connais aussi de jeunes étudiants en IUFM qui ont découvert avec stupéfaction qu'ils étaient formés en chinois( c'était écrit dans leur dossier) alors qu'ils n'ont jamais vu le moindre mot chinois.
Le règne de la poudre aux yeux et du n'importe quoi ne serait pas trop grave s'il n'atteignait pas DIRECTEMENT les enfants ! ! ! !
à coraliedd
De Dave Feng
13H54 | 18/05/2008 |
Tout ce que vous dîtes est juste et intéressant, mais je ne comprends pas cette mention :
« un enseignant ayant fait de la maternelle toute sa carrière peut être contacté pour aller en secondaire »
Dans quelles conditions précises une telle situation est-elle envisageable ? - Les postes sont liés à des concours et à des carrières différentes ; je ne vois donc pas dans quel cas on pourrait passer d'un système à l'autre. A moins de demander, en tant que vacataire, à faire certaines heures de lycée, pour remplacer. Mais je doute que les rectorats aillent chercher des professeurs des écoles pour faire cela (surtout que je ne vois pas comment il serait matériellement possible à un PE de laisser sa classe). Donnez-nous des précisions !
à Dave Feng
De coraliedd
retraitée ET très intéressée | 17H01 | 18/05/2008 |
je vous assure (je connais la personne et j'ai vu la lettre de l'académie) que cette ex-enseignante (retraitée depuis 2005) n'a jamais fait de secondaire et que, bien sûr, elle aurait été vacataire puisque à la retraite et donc utilisable selon le bon vouloir de l'académie si elle avait accepté.
Comme vous le notez il est inconcevable que cela puisse se faire , je suis d'accord avec vous, cela prend la place d'un jeune prof et on ne peut pas dire qu'on n'en trouve pas (combien en refuse-t-on à l'agreg ? ) et que c'est pour cela qu'on appelle des retraités ! ! !
à coraliedd
De Dave Feng
17H51 | 18/05/2008 |
Merci de votre réponse. Je savais que l'on proposait aux retraités de reprendre en vacations leurs anciens postes. Qu'on leur propose de prendre des vacations qui ne correspondent pas à leur ancien poste était la prochaine étape prévisible de la casse du système. Je pensais qu'on y aurait droit dans un an. Les malheurs arrivent toujours plus vite que prévu.
De Bigseb
Blazé | 14H12 | 18/05/2008 |
C'est drole :
les enseignants font grêve, et on répond aux parents d'élèves…
Les uns font grêve pour de meilleures conditions de travail, avec des effectifs moins importants dans chaque classe, ainsi que sur les nouveaux programmes.
Et on préfère dire aux autres « laissez les faire, je vous concocte une garderie pour la prochaine rentrée… »
à Bigseb
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 16H02 | 18/05/2008 |
Nous avons un président peu instruit, pas du tout cultivé : il préfère que tout le monde soit à son niveau…. et récupérer l'argent « économisé » ainsi dans l'éducation pour son usage personnel ou ses « amis » pas encore assez riches !
à Gotch
De coraliedd
retraitée ET très intéressée | 17H08 | 18/05/2008 |
Je crois qu'il va récupérer l'argent pour le donner au privé puisque son but (il ne s'en cache pas) est de promouvoir cet enseignement (un curé apporte plus de choses qu'un instit).
Nous aurons l'école des pauvres et celle des riches c'est tout ! !
à coraliedd
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 20H59 | 18/05/2008 |
Il me semble que c'est en Bretagne qu'il y a autant d'établissements publiques que privés, dirigés par des prètres ou frères.
Les pauvres y sont accueillis aussi bien d'un côté que de l'autre.
Pour les résultats, demandez aux bretons ! ! ! !
De levraidebat
14H13 | 18/05/2008 |
Sarkozy, PS et UMP depuis des années se moquent du monde en disant qu'ils se soucient de l'avenir de la nation.
En réalité, coupes sombres dans les budgets de l'Education, comme de tous les services publics d'Etat d'ailleurs (cf la RGPP : http://www.levraidebat.com/article-18004673.html), dans l'unique but de rentrer dans les clous européens de Bruxelles. Il s'agit d'être conforme à ce que demandent les Traités européens qu'on fait passer dans le dos des peuples. Il n'y a rien d'autre. Tout le reste n'est que mensonge.
Changeons, enfin.
www.levraidebat.com
De Bebert Cassandre
14H47 | 18/05/2008 |
Une question qui est rarement posée, et pour tout dire jamais : quel est le rapport entre les français et l'école ? En règle générale, il est négatif. Et surtout dans les générations post soixante huitardes. L'époque dans laquelle le prof ou l'instit était un potentat ! Que dis-je, un dictateur. Depuis les choses ont évoluées, l'enseignant est devenu un enseignant, il n'en reste pas moins que la posture généralisée est une posture de méfiance vis à vis de ce corps. Allègre fut en son temps le chantre de ce discrédit, discrédit sur lequel surfe les gouvernements en place depuis l'avènement de ce cuistre. Les français n'aiment pas leur école. Les français n'aiment pas l'école. C'est peut-être un peu pour ça que l'on peut aujourd'hui l'accuser de tout les maux et que demain on pourra discuter de son existence même. Les enfants de ceux qui la critique aujourd'hui en seront les premières victimes demain, non pas de l'école, mais au train où vont les choses, de son absence… Le problème avec la démocratie est que les imbéciles, flattés dans le sens du poil par des démagogues sans âme, font toujours une majorité conséquente. Au hasard : 53%.
à Bebert Cassandre
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 15H22 | 18/05/2008 |
Allègre le chantre ? Le chancre, oui ! !
à Bebert Cassandre
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 06H09 | 19/05/2008 |
C'est surtout Allègre que les Français n'aiment pas !
De Phil2922
Retraite invalidité | 14H49 | 18/05/2008 |
Le but réel de Sarkozy, qui fait du populisme avec son service minimum, est de détruire le Service Public et Laïc qu'est l'Education nationale…
http://phil195829.overblog.com
De Caius
Expert en management | 14H50 | 18/05/2008 |
Il y a sur ce blog beaucoup d'interventions d'une haute tenue, et je pense en particulier à cette lettre d'Elizabeth, enseignante à Tours, retranscrite par Art monika, de « Je t'aime Maîtresse », et de bien d'autres.
Je n'en ai que plus de regrets que les syndicats d'enseignants s'arcboutent sur la question annexe du service minimum, c'est à dire d'un service de garde assuré lorsqu'ils font grève.
D'abord parce que ce service minimum, c'est aux plus défavorisés de la société française, ceux qui n'ont ni les moyens de faire garder leurs enfants quand l'école est fermée, ni de prendre pour cela un jour de congé, qu'il profiterait. Et qu'il est donc socialement utile.
Ensuite parce qu'instituer un tel service n'empêcherait nullement les enseignants de mener des actions revendicatives. Une garderie n'est pas de l'enseignement, la grêve reste un moyen de pression très puissant.
Enfin parce que le débat autour du service minimum est pour le gouvernement une divertion inespérée, qui lui permet de mettre en soudine le véritable débat, qui est celui de la qualité de l'enseignement que mérite notre pays, et des conditions de travail et de rémunération des enseignants. C'est là dessus - et l'article de Chloé Leprince le rappelle utilement - qu'il faut se battre becs et ongles.
Espérons donc qu'un faut débat ne polluera pas, dans l'opinion des Français, celui qui mérite d'être tenu. L'Education Nationale, c'est notre avenir commun qu'elle prépare. Allez les profs !
à Caius
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 09H42 | 19/05/2008 |
Permettez-moi de tempérer votre enthousiasme, Caius : pour le Monsieur « un peu » inculte qui est devenu locataire du 50, rue du Faubourg, une simple garderie pour nos chers enfants est très suffisante, même tous les jours ! Une grève ne l'émouvra pas du tout…
Plaignons nos descendants : ils subiront de plein fouet ce mépris pour la culture qui nous a permis de justement savoir réagir et discuter sur le Net . Vous avez sans doute lu « Brave new world » : voilà, ce sera leur destin ! Horrible !
De le gaulois
15H08 | 18/05/2008 |
en 36 y avait -il un service minimum ?
en mai 68 y avait-il un service minimum ?
sarko et sa clique veulent tout simplement pourrir les gréves comme il veut supprimer tout nos acquis sociaux.
Il ferait mieux de s'occuper de l'assemblée et des députés qui eux font le service minimum à chaque séance sans être inquiéter ,c'est vrai qu'ils ne sont que des machines à voter.mais tout de même c'est nous qui les payons ces gros nantis
à le gaulois
De Caius
Expert en management | 15H20 | 18/05/2008 |
Ce n'est pas parce qu'ils utilisent le service minimum pour pousser leurs pions qu'il faut entrer dans leur jeu. On se laisse piéger sur cette question annexe au lieu de se concentrer sur l'essentiel.
De TARPON
15H41 | 18/05/2008 |
Et alors ? les enseignants votent à gauche ,autant en profiter pour les faire bosser.C'est bien un mec de gauche qui voulait degraisser le mamouth,non ? Si le boulanger faisait le service minimum ,lui ?
à TARPON
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H12 | 18/05/2008 |
Tarpon vos comparaisons sont indignes et vous le savez bien. Comparer un prof à un boulanger.
Un cerveau aussi doit être nourri, je crois même qu'il est urgent d'élever son niveau.
De N.MARECHAL
16H11 | 18/05/2008 |
Attention : la suppression de 11 200 postes ETP (Equivalent Temps Plein) pour la rentrée 2008 ; cela concerne en réalité beaucoup plus d'enseignants. Un mi-temps = 0.5 ETP, un tiers temps = 0.33 ETP …
Exemple tout simple :
2 mi-temps a 0.5 etp
3 tiers temps a 0.33 etp
-------------
2 ETP mais au total 5 personnes.
'ca va très vite comme vous pouvez le constater »
Dans ce calcul, je suppose que l'on ne considère que les enseignants titularisés (la plus haute protection sociale de l'enseignement).
Pour les autres statuts moins confortables, l'emploi devient plus que précaire et naturellement ils sont plusieurs milliers je suppose. Malheureusement, ils ne rentrent pas dans le calcul car les contrats ne seront tout simplement pas renouvelés. C'est légal et aucune notification n'est nécessaire.
Clairement, la crise est bien plus grave que les chiffres annoncés.
Pour nos enfants, pour notre avenir, pour notre société, ce n'est pas la meilleure nouvelle.
De sev
16H35 | 18/05/2008 |
Pour la 3eme fois de l'année ,jeudi, j'ai fait grève. C'est la 3è fois de l'année, jeudi, que j'ai fait grève,mais pas pour mes interets personnels. Généralement en France quand on fait greve, c'est pour obtenir des avancés sur son salaire, des améliorations dans son travail…on fait grève par interet personnel quoi ! J'ai perdu 3 jours de travail cette année pas pour gagner plus ou je ne sais quoi d'autre, j'ai fait grève pour les enfants : ceux d'aujourd'hui et de demain ! j'ai fait greve pour les enfants des parents qui nous montrent du doigt et nous traitent de toutes les incompétences. J'ai fait greve, parce que je sais, je vois, je vis l'école. Je suis actrice de l'école, mais pas metteur en scène, je fais ce qu'on me dit,même si je trouve ça stupide.Je suis fonctionnaire d'application : j'applique du mieux que je peux, et souvent je contourne la loi, avec cette envie que tous réussissent leur vie.
Et s'il y a encore des greves, je les ferai, même si j'ai plus a y perdre qu'à y gagner, …pour les enfants
De CG13
deuxcopainsdabord.musique.com | 16H47 | 18/05/2008 |
Un immense bravo à Elisabeth, de Tours, qui semble avoir fait celui de la question, tant sur le plan statutaire parfois méconnu des enseignants eux-mêmes que sur celui des conditions de travail !
Par ailleurs, il faudrait ne pas oublier que notre tant enviée sécurité de l'emploi est conditionnée par une bonne santé.
Ne tombez pas malades, chers collègues !
Une disponibilité d'office souvent illégale et la commission de réforme vous guettent à tout âge…