En répondant, jeudi soir, par la fermeté aux enseignants, Nicolas Sarkozy a achevé de se mettre à dos le monde éducatif, déjà très mobilisé contre la suppression de 11 200 postes équivalents temps plein dès la rentrée 2008.
C'est sur le front du service mininum que Nicolas Sarkozy avait décidé de répliquer aux profs, quelques heures à peine après la fin des manifestations. Un terrain plutôt flatteur pour le gouvernement si l'on en croit les sondages qui avancent que 60% des Français y seraient favorables… même si, localement, moins d'une commune sur dix l'a appliqué ce jour-là. Le corps enseignant, en revanche, reste farouchement hostile au service minimum, qui plus est à l'heure des suppressions de postes annoncées.
L'un des arguments avancés par le gouvernement consiste à dire que le service minimum d'accueil (SMA), devient la norme en Europe. En réalité, la situation demeure plutôt constrastée à l'échelle de l'Union, où la moitié des Etats-membres le pratiquent dans les services publics. Toutefois, localement, cette mesure reste le plus souvent assortie d'une liste de « services publics vitaux » concernés par le service minimum… dont l'éducation fait rarement partie.
En fait, la réalité de la profession n'est pas homogène, en Europe. C'est ce qui ressort notamment des travaux du réseau Eurydice, spécialisé dans la recherche et la comparaison des politiques éducatives à l'échelle européenne. Leur prochain grand bilan sortira l'an prochain. Pour l'heure, ce sont les chiffres publiés en 2005 et collectés sur l'année 2002/2003 qui nous éclairent sur plusieurs disparités d'un pays à l'autre.
Les profs français travaillent (plutôt) moins longtemps.
La durée hebdomadaire du travail reste d'autant plus disparate en Europe que la façon de mesurer varie, elle aussi, selon qu'on table sur l'ensemble du temps de travail ou le strict temps consacré à l'enseignement.
Cependant, selon Eurydice, les enseignants français consacrent, sur le papier, moins d'heures à leur métier que leurs homologues voisins. Le laboratoire de recherche avance en effet, au tamis de critères identiques, que les conditions seraient particulièrement favorables en France, où le temps d'enseignement hebdomadaire en second degré oscille entre 16 heures d'enseignement et 35 heures de temps de travail global, contre 21 à 40 heures par semaine en Allemagne.
Un chiffre qui contraste toutefois avec l'enquête, franco-française, du ministère qui affirmait à la même époque que les enseignants à temps complet exerçaient « en moyenne 39 heures 47 par semaine, dont 20 heures 27 hors enseignement ».
A noter : certains pays, comme le Royaume-Uni, se basent d'emblée sur le décompte statutaire du temps de présence dans l'établissement, soit 32,4 heures par semaine, qu'on enseigne dans le premier ou le second degré.
La sécurité de l'emploi, comme ailleurs.
Le statut des enseignants tranche également d'un pays à l'autre. Si la sécurité de l'emploi reste acquise dans une vaste majorité d'Etats-membres, deux pays font toutefois exception : la Suède et la Finlande où « des licenciements sont possibles », informe Eurydice.
Ailleurs, le rapport publié en 2005 précise que « le pourcentage d'enseignants disposant d'un poste permanent est très élevé (au minimum 75% de la population enseignante) ».
Attention toutefois : ceci n'implique pas pour autant que les profs sont systématiquement fonctionnaires. Si c'est le cas en France pour tous les titulaires, d'autres pays leur concèdent la sécurité de l'emploi sans pour autant les faire entrer dans la fonction publique :
« Dans la moitié des pays, les enseignants sont engagés en tant qu'agents contractuels soumis à la législation générale sur le travail. »
Au demeurant, le rapport Eurydice argue cependant qu'à l'échelle européenne, licencier un enseignant reste tabou :
« Les problèmes d'incompétence professionnelle sont réglés par une mutation. »
Des salaires moins élevés.
C'est sur le critère de la rémunération que le métier d'enseignant semble moins attirant en France, où le réseau d'information basé à Bruxelles le juge « particulièrement bas ».
Rapportés en pourcentage du PIB national par habitant, le salaire de base d'un enseignant certifié en fin de carrière stagne à 183% en France (et 99% en début de carrière). Là où il est déjà à 230% en Espagne ou 320% au Portugal, par exemple.
A noter : en Suède, il n'existe aucune échelle de salaire pour le corps enseignant, tandis qu'il existe de fortes disparités salariales outre-Manche, notamment entre Londres et la province. Idem en Espagne, où il varie d'une région à l'autre et au Danemark, où une partie du salaire est négociée avec les autorités locales.
Enfin, le rapport de 2005 notait qu'il existait peu de perspectives d'évolution et des marges d'augmentation très limitées au fil de la carrière. Dans pas moins de douze pays, à l'instar de la Grèce, du Portugal ou de nombreux nouveaux Etats-membres, un enseignant est d'ailleurs payé sur la même base, qu'il travaille en primaire, collège ou lycée, analyse Eurydice.
Pour finir, le rapport constate que les enseignants français sont particulièrement peu accompagnés sur deux plans : la formation continue, qui reste facultative contrairement à ce qui se pratique chez nos voisins, et, enfin, le soutien aux enseignants en difficulté, un domaine peu pris en compte.



















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à kawouede
De kestiontoi
travailleur forcé | 19H50 | 18/05/2008 |
« En 2003, nous étions très nombreux et nous n'avons pas eu gain de cause “ (kawouede)
Un concours n'est-il pas là pour limiter le recrutement ?
L'Exclusion n'est-elle pas mieux au début plutôt qu'en fin de cursus ?
à kawouede
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 13H36 | 20/05/2008 |
tout a fait d'accord avec vous, kwaouede ! Un concours est bien plus discriminant et les inégalités sociales y ont plus d'influence. c'est donc moins juste socialement que de passer par cette voie ! !
à Jess Feuillie
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H22 | 20/05/2008 |
Vs croyez sincèrement qu'un master obtenu à tel endroit vaut le même que celui obtenu à tel autre ?
à Network 23
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 21H31 | 20/05/2008 |
tiens le serpent se mord la queue : vous disiez plus haut en me répondant etre contre les classements entre établissements. Vous disiez que la LRU créait de la concuurence. Je vous répondais en disant quil existait déja de fait des classements. Je tourne la page deux et je constate que vous allez ds mon sens. Merveilleux ! ! !
On est en plein ds Tocqueville. Concours oui mais inégalité Master non (mais en fait aussi inégalité, mais bcp moins, désolé.). Vous savez, l'égalité ds l'esclavage….( ne carricature pas en disant que je suis un tyran please du genre veut pas d'égalité ou je ne sais quelle simplification)
à Jess Feuillie
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 01H22 | 21/05/2008 |
J'avoue avoir du mal à lire ce que vs dites, et encore plus à comprendre votre argumentation.
La mienne est pourtant simple : les concours, pour imparfaits qu'ils sont, le sont bien moins que des masters - pour ce qui concerne la sélection des profs.
Mais on veut fabriquer des profs pas chers, en peu de temps, qui ensuite vont se bouffer entre eux pour avoir le droit de donner 3 heures de cours dans tel bahut et 4 heures ailleurs, entre deux périodes de chomage et d'intérim.
Il ne reste plus qu'à citer les propos de Renaud Dutreil en 2004 :
« Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues. »
http://www.betapolitique.fr/Propos-premonitoires-de-Renaud-04853.html
à Le Yéti
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 14H01 | 18/05/2008 |
oui le probleme vient bien sur des programmes ! ! ! ! ! ! c'est pour cela que le gouvernement veut revenir aux programmes de 1923 ! ! ! d'ailleurs, Darcos qui est issu de ces programmes a été incapable de répondre à des questions d'education de base comme la règle de trois ! ! ! ! Comme quoi.
à Le Yéti
De Spiff
Enseignant | 14H11 | 18/05/2008 |
Oui, très bonne idée et lien intéressant, comme l'article de Chloé Leprince. Même si tout semble se heurter à la difficulté de comparaison liée à la grande variété des systèmes d'éducation en Europe. Ca permet malgré tout de donner des pistes pour mieux comprendre !
Sur des questions plus franco-françaises, mais souvent abordés ici (notamment dans les commentaires…), je me permets de signaler un (intéressant ? ) colloque à Nantes intitulé « Ce que l'école fait aux individus » qui se déroulera les 16 et 17 juin 2008.
Voici un lien pour ceux qui seraient intéressés (en espérant que ce ne soit pas considéré comme du SPAM) :
http://www.cren-nantes.net/spip.php ? article77
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H48 | 18/05/2008 |
Merci Le Yéti.
Relevé sur ce lien :
« Pour ceux qui resteraient malgré tout en marge, un système d'encadrement individualisé a été mis en place. Un jeune en difficulté en maths, par exemple, aura simplement une ou deux heures de plus de cet enseignement par semaine. Résultat, même parmi les élèves issus de milieux défavorisés, la Finlande enregistre peu d'abandons.
Mais quel est le prix à payer pour cette pédagogie “ à la carte ” ? Fait surprenant : la part des dépenses pour l'éducation est moins importante en Finlande qu'en France. »
--------
J'avais vu un reportage sur Arte sur les systèmes scolaires des pays nordiques et c'est exactement ça.
Les profs ont aussi le même nombre de congés que n'importe quel travailleur, mais ils ont plus de confort et de moyens à leur disposition, un bureau avec téléphone, fax, internet et les élèves peuvent passer les voir pour un entretien.
En fait lorsque les profs ne sont pas en cours ils sont dans leur bureau à corriger ou préparer les cours et donc à leur travail comme n'importe quel salarié.
Pour les cours ce sont les profs qui changent de classes pas les élèves, eux ont leur classe avec casiers et n'ont ainsi pas de lourds cartables à transporter. Je n'ai jamais compris pourquoi une chose si simple n'étais pas mise en place en France, au lieu de cela on planche pour inventer un cartable super léger.
Conclusion nos politiques n'ont aucune idée (qui pourtant existent ailleurs) et ne savent pas gérer puisque qu'ailleurs les résultats sont meilleurs avec moins d'argent.
à Les Chats
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 22H25 | 18/05/2008 |
votre citation tiré de l'article du Yéti est tres intéressante : elle montre que ce n'est pas l'argent qui fait la réussite. La France est ainsi l'un des pays qui dépense le plus pour l'éducation. Pourtant, le systeme universitaire bat de l'aile, systeme totalement délaissé par ceux qui maitrisent les règles du champ scolaire (capital culturel ++ pour parler comme Bourdieu). La fac, surtout les sciences humaines est un nid a échec, nid quasiment fréquenté que par des enfants des classes moyennes et populaires, particulièrement le premier cycle. Les autres, par exemple les fans de socio issus de « bons milieux » (fils de profs…) font un premier cycle coté puis reviennent en second cycle. Et la que se passe til ? ? ? ? ? ? La France, qui répugne a faire une sélection assumée en début de cycle (elle existe quand meme, mais par l'échec, ce qui permet de s'éviter la culpabilité, chose ultra égoiste loin de lidéal égalitaire), instaure une sélection boucherie en MASTER. La les gens issus ds 1ers cycles de socio se confrontent avec ceux issus des classes prépa……….Et la, bcp abandonnent….pour se ruer vers les concours administratifs ou scolaires, ou, apres des années de battement, pour trouver un taf carrément éloigné des objectis inituaux.
Bilan : les classes pop trinquent. Bilan : le modele francais est absolument fini, rongé quil est par les stratégies individuelles. Il n'est plus celui qui permettait l'ascension sociale des BOurdieu ou Camus ds les 50's. Aujourdhui ce sont les fils de profs qui réussissent plus que jamais, ce qui est un symptome révélateur du mal qui ronge le systeme.
La contestation de la réforme pécresse, pourtant pas excessive (comme l'on reconnu bcp de présidents duniversité et de grands chercheurs connaissant l'institution), et meme, a demi mots le PS, me paraissait relever du sadomasochisme : c'était mes potes de la fac qui refusaient la professionnalisation, potes pourtant dont les cahnces de réussir sont minimes en passant par la socio sans professionnalisation, puisuqe au temps du MASTER, la non sélection de la 1ere année aura des conséquences éniormes.
IL EST NÉCESSAIRE D'INDIVIDUALISER NOTRE SYSTEME ÉDUCATIF : AINSI, NON SEULEMENT L'ÉTAT PERDRA MOINS DE FRIC MAIS EN PLUS LES GENS SERONT PLUS HEUREUX ET CELA CONTRIBUERA A CHANGER LA MOROSITÉ DE L'OPINION FRANCAISE QUI NE VOIT QUE PAR LE STATUT DE FONCTIONNAIRE, CE QUI EST NORMAL VU LE TAUX D'ÉCHEC A S'INSÉRER DURABLEMENT SUR LE MARCHÉ DU TAF DANS UNE BRANCHE COORESSPONDANT A NOTR FORMATION. CE QUI M'AMÈNE A CONCLURE EN DISANT QUE TANT QUE L'ÉCART ENTRE LES FORMATIONS PROPOSÉES ET LES DÉBOUCHÉS SERA SI GRAND (CE QUI NE VEUT PAS DIRE QU'IL NE DOIT PLUS Y AVOIR D'ÉCART), CEUX QUI TRINQUERONT SERONT LES GENS DES CLASSES POPULAIRES.
à Jess Feuillie
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 22H54 | 19/05/2008 |
« La France est ainsi l'un des pays qui dépense le plus pour l'éducation. Pourtant, le systeme universitaire bat de l'aile » :
proportionnellement, c'est très rigoureusement l'inverse !
Ensuite, évitez de crier, et, merci, mais la réforme LRU est un désastre pour l'université en général et les classes populaires en particulier !
Universités, le grand soir 1
envoyé par lautrecampagne
à Network 23
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H23 | 20/05/2008 |
La part du PIB consacré a l'éducation est un des plus important en europe en ce qui concerne la france. C'est un fait indubitable. Vous vous orientez ds une bataille de chiffre car vous etes prisonnier de votre posture de militant. Je vous parle éducation global vous me répondez argent ds luniversité. C'est très malin mais vous répondz a coté.
La réforme LRU est un désastre, ce que vous prouvez avec des documents QUI VOUS CONVIENNENT IDÉOLOGIQUEMENT, naturellement. C'est donc un dialogue de sourd. Pour réellement discuter, laissons de coté ces documents, et parlons : en quoi, pour vous, concrètement, la LRU est un désastre pour les classes populaires ? ? Quelle chance leur laisse le systeme actuel ? Essaayons de nous convaincre sans avoir recours a rien d'autre qua notre réflexion, puisque sinon cest un combat d'aveugles, que manifestement, vous privilégiez…
à Network 23
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H29 | 20/05/2008 |
du reste, vous ignorez mes propos sur l'état de l'université et particulièrement ds les sciences humaines et sociales (voir les sociologues de l'éducation de Bourdieu a Boudon en passant par Duru Bella Aron et bien d'autres) pour vous contentez de répondre par un reportage. Ce n'est pas une discussion. Vous fuyez la discussion.
à Jess Feuillie
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H25 | 20/05/2008 |
Non, je vs renvoie à des gens qui connaissent un peu plus ces questions que vs ne semblez les connaître. Maintenant, si vs n'êtes pas d'accord avec eux, c'est votre choix, mais je préfère envoyer des liens vers des trucs sérieux plutôt que renouveler un débat sans fin chaque fois qu'on parle de la LRU. Rien à voir avec l'idéologie, si ce n'est celle de l'OCDE et du gvt.
à Network 23
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 21H34 | 20/05/2008 |
parce que Raymond aron, Marie Duru Bella, Raymond Boudon, Dubet, sociologues de leur état ne sont pas des gens sérieux ? ? ? ? ? ? ? ? Le serpent se mord la queue éhéhhéh.
à Jess Feuillie
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H11 | 20/05/2008 |
Aron il a parlé de la loi LRU ? Il est vraiment génial ce gars, tient, on pourrait le mettre au programme de l'agreg l'année prochaine ! S'il en reste une…
à Network 23
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 21H34 | 20/05/2008 |
parce que Raymond aron, Marie Duru Bella, Raymond Boudon, Dubet, sociologues de leur état ne sont pas des gens sérieux ? ? ? ? ? ? ? ? Le serpent se mord la queue éhéhhéh.
à Les Chats
De kerundira
15H59 | 21/05/2008 |
ce ne sont pas que les politiques qui n'ont pas d'idées, c'est nous tous confondus qui voulons toujours mettre en place des réformes, de nouvelles méthodes, de nouveaux outils. On oublie l'essentiel.
Venir avec plaisir dans un lieu agréable ! ! c'est simple,non…
Et ce qui est valable pour les professeurs (le confort et le bien-être au travail) est identique pour les éléves.
C'est mieux pour un bon apprentissage d être dans un lieu agréable, pratique, confortable, où l'on est bien assis, où on n'est pas trop nombreux, où on se connait et où le BOUCAN n est pas omnipresent.
.
C'est le meilleur moyen d'être concentré, attentif et intéressé, non stressés.(quelle économie sur le budget santé ! )
Mais je me rappelle les levées de bouclier des enseignants syndiqués et des parents d'élèves quand je
pointais le niveau sonore des classes et de la
cantine en 1990 comme un probléme majeur en tant que présidente du conseil. ce n'était pas primordial !
Aujourd hui je vis la meme chose sur mon lieu de travail et les memes réactions des syndiqués et des collègues . Les salaires plutot que la qualité du siege sur lequel on est assis !
L'explication : les pays d'Europe du Nord sont majoritairement protestants.
C'est dans notre judeochristiannisme que s'enracine notre mépris du corps et de ses besoins (seul le mental est valorisé)
Quelle honte d'aussi mal traitér ses enfants, ses salariés, ses détenus .
Comme par hasard quelle médecine scolaire, carcérale, du travail avons nous ?
NOS ELEVES SONT ILS HEUREUX ? ET NOS SALARIES ?
j'ai récemment rencontré des éléves allemands en échange scolaire qui étaient litteralement terrifiés de voir les conditions dans lesquelles se passe une journée de college en France…
à Le Yéti
De sinclair
15H02 | 18/05/2008 |
Lien très intéressant et éclairant sur les options pédagogiques des états
Merci
De ART MONIKA
11H28 | 18/05/2008 |
Parue dans le Parisien cette intéressante analyse d'une jeune prof, qui remet quelques pendules à l'heure.
_________________________________
Lettre d'une prof en colère
Je suis un professeur d'histoire-géographie de 30 ans, enseignant dans un lycée d'Indre-et-Loire, non syndiqué et qui a fait grève pour la première fois de sa carrière cette année. Nous ne travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs - « que » 18 heures par semaine devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline.
Cela fait 18 fois 2,5 soit 45 heures hebdomadaires. Je suppose, qu'intérieurement, vous vous dites : « vous avez les vacances pour compenser ».
Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à Noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd'hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n'est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez : « oui mais vous avez 2 mois en été ». Ces fameux deux mois d'été, il faut le savoir, ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1850 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaire, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois).
Pensiez-vous vraiment que l'on nous payait à rien faire durant deux mois ? Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaine, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m'ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l'école, pour s'attirer la sympathie des parents d'élèves qui, eux, travaillent toute la journée. Pensez-vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c'est que nos « vraies » revendications sont tues, étouffées avant qu'elles ne vous parviennent. D'où cette lettre, qui, je l'espère, arrivera jusqu'à tous les parents d'élèves.
52 heures par semaine et classes de 40 élèves
Premièrement, notre principale revendication c'est la lutte contre la suppression des postes, certes, la « quantité ne fait pas la qualité », mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d'histoire-géographie en 2 ans, alors que la perte d'effectifs ne s'élève qu'à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les disciplines et à tous les établissements ? Il s'agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu'ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves, soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire ! Qui pourrait tolérer cela ?
Une autre solution serait d'augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J'ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l'été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons-nous : pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre, travaillons réellement 35 heures par semaines.
Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l'éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seraient pas toujours prêts à temps, les copies seraient rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c'est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seraient moins nombreux, etc.
Vers le système anglo-saxon
Vous allez répondre que l'on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n'est pas si mal en point que l'on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l'agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l'éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu'il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC !
Après tout, à quoi cela sert-il qu'un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l'université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu'en Angleterre avoir appris l'espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l'enseigner. On vous parle sans cesse « d'échec scolaire », mais ce « pseudo échec scolaire » n'est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m'explique : le gouvernement souhaite absolument que 80% d'une classe d'âge obtiennent le BAC. Tans pis si un élève de 3ème rêve d'être plombier. Les recommandations données et « imposées » aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d'ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec. D'autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser. Tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c'est une 2nde chance, ce n'est pas une sanction).
« Nous passons pour des bouffons »
A cela s'ajoute le manque de sanction. Combien de parents n'ont-ils pas entendu leurs enfants raconter qu'ils n'ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient « le bordel » ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d'être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s'ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c'est une solution mais dans de nombreux établissements il n'y a pas assez de personnels ou d'heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi.
Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d'établissements y sont souvent réfractaires car l'exclusion définitive les met en situation d'échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otage, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d'attendre que l'on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l'éducation et le savoir. Rien n'est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n'est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d'examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d'atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu'avec ses réformes imposées et contre-productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats.
Chers lecteurs, j'espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu'à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d'aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous ne critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail.
Elisabeth, Tours
à ART MONIKA
De juliettelucie
Agitée du bocal | 12H49 | 18/05/2008 |
Je suis particulièrement d'accord avec cette lettre, en aprticulier sur le sujet de la voie professionnelle. Voici mon expérience d'ancienne déléguée de classe au lycée :
Quand est venu le dernier conseil de classe de 2nde générale, je savais pertinemment que un bon tiers des élèves de ma classe n'avaient ni le niveau ni la motivation pour continuer en 1ère générale. Pourtant, c'était bien ce qui était marqué sur les feuilles de voeux de la plupart d'entre eux. J'avais discuté avec certains d'entre eux avant le conseil, et le résultat de ces conversations était : 1) mes parents veulent pas que je fasse un bac pro/ techno ou 2) sans un bac général, je vais finir au chômage.
Heureusement, le conseil de calsse de 2nde a le pouvoir de bloquer le passage d'un élève dans une filière où il finirait en échec.
Malheureusement, les parents ne le voient pas de cet oeil. Le résultat, le plus souvent, c'est que l'élève redouble sa seconde, mais ce n'est pas un redoublement « seconde chance » parce rien ne change, mais un redoublement pour re-tenter le forcing à la fin de la deuxième seconde. Là, deux solutions : soit le forcing passe, soit l'élève est réorienté, de gré ou de force - persuadé qu'on l'envoie à l'abattoir. Quelques années plus tard, j'en recroise, qui ont fini leur bad pro/techno, bien plus épanouis qu'avant, qui ont découvert les passerelles, qui ont un boulot (et oui, un bac pro, c'est bien pour trouver un boulot) et qui ne regrettent pas d'avoir eu l'occasion de faire des études courtes.
Ceux qui passent en 1ère générale en faisant le forcing, par contre, c'est moins joyeux. J'en ai vu qui redoublaient ensuite leur première et leur terminale. J'en ai vu qui, en cherchant dans quelle fac ils allaient s'orienter, mettaient des nom de licence dans un chapeau et tiraient au sort.
Bien sûr, il y a des histoires d'échec en bac ro, et des success stories venant d'ancien galériens de seconde qui s'en sortent après. Mais à force de s'attarder sur les cas particuliers et de ne pas voir l'ensemble, on envoie des élèves dans le mur, tout ça pour leur éviter de soit disant « filières poubelles » qui sont en fait excellentes. Non, tout le monde ne doit pas forcément avec un bac général pour réussir.
Mon frère a fait un bac techno, et a pu enchaîner sur un BTS et une licence pro. Son salaire en début de carrière est largement supérieur à ce que je peux espérer avec un bac S mention bien, puis un IEP. Il adore son boulot, il est épanoui dedans, il ne s'ennuit pas, et il est à l'abri du chômage. Un ami, avec un bac techno, a monté une entreprise, avec aujourd'hui 15 salariés, il a une maison énorme avec piscine, il adore ce qu'il fait, c'est stimulant, et il ne regrette pas grand chose.
Marre des pseudo « filières poubelles » !
à juliettelucie
De Jos31
Ingénieur en informatique | 13H27 | 18/05/2008 |
Juste pour contrebalancer un peu votre propos :
J'ai été amené a reboubler ma seconde générale, j'avais au départ souhaité m'orienter vers une filière technologique, mais le conseil de classe a préferé me faire redoubler.
A l'époque de ma premiere seconde, je me laissait clairement aller, ce qui a entrainé mon redoublement
Mon redoublement m'a finalement permis de passer en 1ere S, reussir mon bac S avec mention assez bien. J'ai ensuite enchainé sur un DUT informatique, puis maintenant j'ai une maitrise d'informatique (bac +5)
Si au lieu de me faire redoubler on m'avait orienté vers une filiere technologique, je n'en serait peut etre pas la actuellement
à Jos31
De Graphik
14H06 | 18/05/2008 |
Ce n'est qu'une question de point de vue dans un système où vous pensez qu'il « vaut mieux » avoir une maîtrise en informatique qu'une bonne formation en technologie … mais ce qui compte réellement c'est que vous fassiez ce qui vous plait.
Il faut que cesse cette dictature des diplômes qui ne fait que grossir les rang des chômeurs sur qualifiés et empêche les travailleurs peu diplômés de trouver un emploi.
à Graphik
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H11 | 18/05/2008 |
« que cesse cette dictature des diplômes »
Tout à fait d'accord Graphik, c'était bien le cas avant les gens motivés pouvaient être formés sur le tas. Dans d'autres pays, sauf dans certains domaines, on vous donne votre chance, on vous forme surtout si vous êtes motivé et fait pour ça.
Quelqu'un a des difficultés sur le lien ? ? ?
http://www.eurydice.org/
Chez moi la page est blanche.
à Les Chats
De .gwen.
irreversiblement destructuré | 15H47 | 18/05/2008 |
reussite par les diplomes ou alors comme mentionné plus haut par le fric… « enorme maison avec piscine » c'est vrai qu'il faut etre bete a faire bac+5 et etre prof alors qu'avec des filieres plus directe on peut vite gagner plein d'argent !
Je suis définitivement contre le matérialisme et humaniste !
Pourquoi la reconnaissance sociale doit elle necessairement passer, soit par le statut, soit par l'argent ? ? ? Pourquoi pas par le vivre ensemble en harmonie de facon simple, sans les facades materialiste, égocentrique et d'autosatisfaction !
Mon commentaire n'est pas autant hors sujet qu'il peut paraitre, car a mon sens la reussite passe par ce que l'on entend par celle-ci. Si on regarde avec attention le lien du Yeti (ci dessus), on peut lire sur le systeme finlandais
« En Finlande, l'école, contrairement à d'autres pays, n'est pas considérée exclusivement comme un lieu de savoir. Bien plus, c'est un lieu de vie où les élèves doivent apprendre à s'intégrer, à interagir avec les autres, à prendre confiance […] sans se sentir stigmatisé. »
Ce qui va dans le sens d'un certain humanisme (vivre ensemble) d'un non elitisme et définit un critere de reussite par sa structure. Il est evident que la force du systeme finlandais est de donner du sens a l'enseignement et au savoir avant de dispenser ce savoir (et non pas l'inverse comme Darcos voudrais le faire). C'est ce quoi doit tendre un veritable enseignement et c'est ce vers quoi tend l'enseignement en France (enfin par ces programmes de 2002) ! Neanmoins, Des lors que l'on aura banni la selection par les math ou autre elitisme du genre ! En particulier, comme il est mentionne dans le commentaire source, ce non elitisme passe par la revalorisation des metiers ne necessitant pas un bac+.
PS : Le lien fonctionne chez moi !
à Les Chats
De .gwen.
irreversiblement destructuré | 15H58 | 18/05/2008 |
essais le lien complet
http://www.eurydice.org/portal/page/portal/Eurydice
à .gwen.
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 16H15 | 18/05/2008 |
Merci .gwen et pour le message très instructif et pour le lien qui lui fonctionne bien (curieux ! )
à Jos31
De juliettelucie
Agitée du bocal | 14H20 | 18/05/2008 |
Je m'en doute, bien, et je ne remats pas en cause votre succès. C'est ce que je dis dans mon dernier paragraphe : oui, il y a des exceptions, mais à force de se raccrocher aux exceptions plutôt qu'admettre la règle, on envoie un nombre incalculable d'élèves evrs des filières où ils se feront chi.., ne s'épanouiront pas et risquent de finir en échec.
à juliettelucie
De survivant
15H27 | 18/05/2008 |
@ juliette lucie,
Vos raisonnements sont très optimistes mais néanmoins manquent de maturité et sont malheureusement loin de la réalité. Aujourd'hui, nous ne sommes plus au temps des trente glorieuses et/ou la France formait des manoeuvres en les dirigeants vers des filières techniques dès l'âge de 14 ans dans ce que l'on appelait à l'époque les CET. La société a changé et les entreprises, tout du moins les grandes entreprises, sont maintenant régies par des actionnaires qui ne pensent qu'à gonfler leurs dividendes. Tous les ados qui se retrouvent par obligation dans des filières techniques qui ne correspond en rien à leurs convictions, ne fait qu'accroître les laissés pour compte qui s'arrêtent en plein milieu voire au début de la formation technique , n'ont d'autre choix que de sortir du système scolaire ayant atteint l'âge de 16 ans rien ne les oblige à rester et bien souvent l'éducation les jette comme des malpropres sans leurs proposer une autre formation. Ne rêvons pas et le cas de votre ami avec sa superbe maison munie d'une piscine est loin de faire l'unanimité dans les rangs des filières techniques.
Quand la société française ouvrira l'éventail de toutes les formations existantes sans discrimination sans condition où tous les jeunes pourraient choisir leur filière l'essayer et si la filière choisie ne correspondait pas à l'envie de l'intéressé ce dernier se dirigerait dans une autre filière alors oui nous pourrons enfin penser que la société française est à même de répondre favorablement à sa jeunesse sans les traiter de racaille et les nettoyer au karcher. Car c'est à cause de cette même société que la jeunesse d'aujourd'hui de ce que nous avons vu dans les émeutes des banlieues est l'échec de toutes les politiques menées après les trente glorieuses une pédagogie de merde basée sur le pognon.
à ART MONIKA
De captroy
12H50 | 18/05/2008 |
J'attends les soldes pour acheter des mouchoirs
à ART MONIKA
De .gwen.
irreversiblement destructuré | 14H34 | 18/05/2008 |
Bonjour a tous, je suis manifestement contre les actions du gouvernement qui ne sont la que pour fragiliser les systemes éducatifs dans le but malsain de justifier sa privatisation en invoquant le fait qu'il n'est pas apte a remplir sa fonction ! Notamment, comme il le fait avec la securité sociale et plus récemment avec l'ANPE !
Cependant le discours ci dessous est pour le moins assez grossier et ne fait que contribuer au bourrage de crane quotidien.
Grossier, car d'une part on mélange tout les professeurs qui ne sont pas tous logés a la meme enseigne, i.e. confronté aux memes publics, aux memes salaires, a la meme charge de travail : professeurs de lycee, de college, de filiere professionnelle, Certifié et Agrégé, parisien et provincial !
Concernant les vacances scolaires, j'ai rarement vu un calcul aussi aberrant ! on compte 2 fois la charge de travail, une fois par la multiplication par 3/2 des heures de travail et une seconde fois pendant les 35 semaines de « congés » (dans le sens non présence sur son lieu de travail, mis a part les congés d'été qui ne doivent pas etre compte, comme il a bien ete expliqué sur la base du salaire étalonné a 10 mois repartie sur 12).
Loin de moi, l'envie de nier la charge de travail d'un professeur, car je suis conscient de celle ci, mais une telle facon de calculer discredite (enfin pour moi en tout cas). Il faudrait plutot reflechir a comment amoindrir cette charge de travail qui devient redibitoire pour pas ma de professeur.
Pour les salaires, aux 01/03/2008, avec 1 an d'ancienneté, pour les PE,PLP, Certifiés 1800 brut, (soit environ 1500 net), et pour les agregés 2176 brut (soit environ 1750 net)… apres 5 ans ce salaire passe (au pire des cas) a respectivement 2600 brut (>2200 net) et 3300 (environ 3000 net). En province, c'est quand meme pas mal comme salaire, par contre en region parisienne, aux vues des prix de logement entre autres, plutot pas intéret a etre célibataire ! Ainsi plutot que de dire de facon alambiqué comment le calcul a été effectué, autant donner directement les chiffres !
Pour ce qui est de la formation, la « mieux formé » ! peut etre au sens élitiste du terme ! Alors effectivement les concours disciplinaire sont a un tellement haut niveau que ca en devient aberrant. En contrepartie la pédagogie est inexistante !
Lorsqu'on on parle d'hétérogeneite des classes (voir le lien du Yeti plus haut), il serait bon de se rendre compte que l'homogeneisation passe non pas par les compétences disciplinaire du prof, mais plutot par ces compétences pédagogiques, voire psychologique (Cf l'encadrer sur le systeme finlandais du lien du Yeti).
En résumé, je pense qu'on est au Top du point de vue disciplinaire, mais au minimum au point de vue pedagogie.
Je profite de ce dernier point pour faire allusion a ce que l'on appelle dans le Jargon, les equipes pedagogiques, cence encadrer une classe, qui sont quasi inexistante dans la quasi totalite des etablissament… Les professeurs du meme classe se rencontre souvent pour la premiere fois lors du premier conseil de classe ! ! ! Idem pour les equipes disciplinaires, qui n'existe souvent que pour la forme mais ne partage que tres rarement le materiel éducatif ! Alors bien evidemment dans ces conditions, c'est a chacun de preparer tout, meme si tout a deja ete fait ! Alors cela augemente considérablement les charges de travail ! !
Un dernier point, pour le moment, il n'est pas rare dans les lycées qu'il y est une hierarchie entre « prof de lycée technique » et « prof de lycée general » et entre certifié et agregé ! Pour faire simple, on a affaire a des situations ou des profs ne parlent pas a d'autre profs pour une question de statut (du vecu) ! ! ! Idem profs de sciences ou lettres Versus profs de sport ou de dessin. Alors quoi les gars ! pourquoi on en parle pas ?
Tant qu'on continuera a pointer les faux problemes, on ne fera qu'aider les crapuleux au gouvernement a faire passer leurs « mesures », avec l'accord de tous le reste de la population !