En répondant, jeudi soir, par la fermeté aux enseignants, Nicolas Sarkozy a achevé de se mettre à dos le monde éducatif, déjà très mobilisé contre la suppression de 11 200 postes équivalents temps plein dès la rentrée 2008.
C'est sur le front du service mininum que Nicolas Sarkozy avait décidé de répliquer aux profs, quelques heures à peine après la fin des manifestations. Un terrain plutôt flatteur pour le gouvernement si l'on en croit les sondages qui avancent que 60% des Français y seraient favorables… même si, localement, moins d'une commune sur dix l'a appliqué ce jour-là. Le corps enseignant, en revanche, reste farouchement hostile au service minimum, qui plus est à l'heure des suppressions de postes annoncées.
L'un des arguments avancés par le gouvernement consiste à dire que le service minimum d'accueil (SMA), devient la norme en Europe. En réalité, la situation demeure plutôt constrastée à l'échelle de l'Union, où la moitié des Etats-membres le pratiquent dans les services publics. Toutefois, localement, cette mesure reste le plus souvent assortie d'une liste de « services publics vitaux » concernés par le service minimum… dont l'éducation fait rarement partie.
En fait, la réalité de la profession n'est pas homogène, en Europe. C'est ce qui ressort notamment des travaux du réseau Eurydice, spécialisé dans la recherche et la comparaison des politiques éducatives à l'échelle européenne. Leur prochain grand bilan sortira l'an prochain. Pour l'heure, ce sont les chiffres publiés en 2005 et collectés sur l'année 2002/2003 qui nous éclairent sur plusieurs disparités d'un pays à l'autre.
Les profs français travaillent (plutôt) moins longtemps.
La durée hebdomadaire du travail reste d'autant plus disparate en Europe que la façon de mesurer varie, elle aussi, selon qu'on table sur l'ensemble du temps de travail ou le strict temps consacré à l'enseignement.
Cependant, selon Eurydice, les enseignants français consacrent, sur le papier, moins d'heures à leur métier que leurs homologues voisins. Le laboratoire de recherche avance en effet, au tamis de critères identiques, que les conditions seraient particulièrement favorables en France, où le temps d'enseignement hebdomadaire en second degré oscille entre 16 heures d'enseignement et 35 heures de temps de travail global, contre 21 à 40 heures par semaine en Allemagne.
Un chiffre qui contraste toutefois avec l'enquête, franco-française, du ministère qui affirmait à la même époque que les enseignants à temps complet exerçaient « en moyenne 39 heures 47 par semaine, dont 20 heures 27 hors enseignement ».
A noter : certains pays, comme le Royaume-Uni, se basent d'emblée sur le décompte statutaire du temps de présence dans l'établissement, soit 32,4 heures par semaine, qu'on enseigne dans le premier ou le second degré.
La sécurité de l'emploi, comme ailleurs.
Le statut des enseignants tranche également d'un pays à l'autre. Si la sécurité de l'emploi reste acquise dans une vaste majorité d'Etats-membres, deux pays font toutefois exception : la Suède et la Finlande où « des licenciements sont possibles », informe Eurydice.
Ailleurs, le rapport publié en 2005 précise que « le pourcentage d'enseignants disposant d'un poste permanent est très élevé (au minimum 75% de la population enseignante) ».
Attention toutefois : ceci n'implique pas pour autant que les profs sont systématiquement fonctionnaires. Si c'est le cas en France pour tous les titulaires, d'autres pays leur concèdent la sécurité de l'emploi sans pour autant les faire entrer dans la fonction publique :
« Dans la moitié des pays, les enseignants sont engagés en tant qu'agents contractuels soumis à la législation générale sur le travail. »
Au demeurant, le rapport Eurydice argue cependant qu'à l'échelle européenne, licencier un enseignant reste tabou :
« Les problèmes d'incompétence professionnelle sont réglés par une mutation. »
Des salaires moins élevés.
C'est sur le critère de la rémunération que le métier d'enseignant semble moins attirant en France, où le réseau d'information basé à Bruxelles le juge « particulièrement bas ».
Rapportés en pourcentage du PIB national par habitant, le salaire de base d'un enseignant certifié en fin de carrière stagne à 183% en France (et 99% en début de carrière). Là où il est déjà à 230% en Espagne ou 320% au Portugal, par exemple.
A noter : en Suède, il n'existe aucune échelle de salaire pour le corps enseignant, tandis qu'il existe de fortes disparités salariales outre-Manche, notamment entre Londres et la province. Idem en Espagne, où il varie d'une région à l'autre et au Danemark, où une partie du salaire est négociée avec les autorités locales.
Enfin, le rapport de 2005 notait qu'il existait peu de perspectives d'évolution et des marges d'augmentation très limitées au fil de la carrière. Dans pas moins de douze pays, à l'instar de la Grèce, du Portugal ou de nombreux nouveaux Etats-membres, un enseignant est d'ailleurs payé sur la même base, qu'il travaille en primaire, collège ou lycée, analyse Eurydice.
Pour finir, le rapport constate que les enseignants français sont particulièrement peu accompagnés sur deux plans : la formation continue, qui reste facultative contrairement à ce qui se pratique chez nos voisins, et, enfin, le soutien aux enseignants en difficulté, un domaine peu pris en compte.




















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10H54 | 18/05/2008 |
Appel aux organisations syndicales sur la « réforme » des retraites.
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A l'attention de : Syndicats de salariés du secteur public et privé
Nous salariés du public et du privé, demandons que soit en préalable régularisées ces importantes questions, avant toute nouvelle réforme équitable des retraites.
1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :
- La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent « bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable », qui ont ainsi entraîné une « perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros » ( année 2005).
Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.
2/ Sur les dettes de l« Etat :
- Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la “Sécu” en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).
3/ Sur les recettes de privatisations :
- Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.
A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.
4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :
- 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d'euro, au détriment des bénéfices du travail.
5/ Sur les “niches” fiscales :
- 254 “niches” fiscales qui permettent à 3900 gros contribuables d'échapper à tout impot sur le revenu, privant l'Etat de 43 milliards de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire.
Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.
A savoir :
1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.
2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.
Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s'emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.
Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP.
N'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.
Pour signer l'appel : http://www.ohfr-redir.com/1434
à compte désactivé
De kawouede
11H29 | 18/05/2008 |
Magali, SVP ne confondons pas tout.
L'appel pour les retraites c'est important mais pour le moment il s'agit d'éducation et de condition des enseignants. L'appel pour SAMEDI 24 MAI est ici : http://www.cpe75.org/cdpe/pdfactu/080516AppelunitairemanifestationIdF_24…
Il faut manifester le 22 et surtout le 24, mais dans l'école il y a aussi des choses à CHANGER, y compris dans l'organisation du travail des enseignants.
Alors on s'en tient à la rengaine grève-manif ou on organise autre chose, des contre-propositions, un mouvement constructif ?
à kawouede
De Dan Lemille
Sous prof | 13H45 | 18/05/2008 |
Les grèves et manifs sont bien là pour qu'enfin les politiques discutent des propositions et que les choses changent, non ?
à compte désactivé
De juliettelucie
Agitée du bocal | 12H26 | 18/05/2008 |
Si je ne me trompe, Magali, vous avez déjà fait ce copier-coller en dessous d'un autre article. Sur le forum que je modère, ceci est considéré comme du spam, et vous vaut d'être bannie, que les intentions derrière soient bonnes ou mauvaises. Je n'ai aucun pouvoir de ce genre sur Rue 89, mais je vous conseille quand même de cesser.
à juliettelucie
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 14H38 | 18/05/2008 |
En effet, JulietteLucie, on essaye ici aussi de limiter ce type de propagations qui ont d'ailleurs tendance à agacer les internautes plus qu'à stimuler le débat…
à juliettelucie
De Houvaton nouveau compte
22H39 | 18/05/2008 |
En votant top au commentaire de Magali51 je viens de le déplier provisoirement (sinon à « pertinent » ça marche pas). C'est la 1ère fois que je lis cette annonce qui a l'avantage de nous rappeller certaines réalités, comme le fait que le citoyen François Bayrou fait partie des 3900 grosses fortunes qui échappent à l'ISF (peu élevée en plus) grâce à une niche fiscale. Magali51 sortirait ce message dans 1 article de société sur 10 pendant deux semaines, cela ne m'incommoderait absolument pas.
Je suis également d'accord avec Dan Lemille et quant aux articles de Rue89, copiés-collés à 90% des titres et « actualités » de la soupe empoisonnée des JT de 20h, je les considère comme du spam.
Concernant les manifs contre la suppresssion de postes des enseignants, pourquoi pas. Mais à quand des manifs sur le contenu de l'Enseignement, sur le contenu des programmes scolaires sachant que ces derniers sont formatés par chaque gouvernement successif (oligarchie droite gauche d'une sinistre pantalonnade de démocratie représentative) ? A quand une remise en question de notre type d'enseignement qui ne fabrique pas des citoyens mais des futurs et vulgaires consommateurs idiots ? Pourquoi l'Ecole reproduit-elle au bout du compte les mêmes clivages sociaux, sans aucun brassage social au final alors que c'est - sur le papier - son rôle ?
à compte désactivé
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 13H00 | 18/05/2008 |
Concernant le temps de travail d'un professeur, en France, il est reglé par un décret de 1950 qui n'a jamais été modifié. Je ne sais pas si vous connaissez beaucoup de metier dont le temps de travail n'a pas été revu depuis 58 ans ?
Bref, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline.
18 + (18 x 1,5) = 45 heures hebdomadaires. Rappelons que la durée légale du temps de travail a l'époque, c'est 40 heures.
Les profs travaillent donc, selon la loi, 45 heures hebdomadaires.
http://olivierpanza.blog.ca/2008/04/09/et-en-plus-ils-ont-les-vacanses-4…
à Gallifrey
De Houvaton nouveau compte
22H56 | 18/05/2008 |
Si vous avez les chiffres sur le taux d'absentéisme du corps professoral dans son ensemble comparé à la moyenne nationale, séparation faite des 19 millions environ de salariés du privé pour 7 millions de fonctionnaires (5,1 officiel + 1,9 des organismes afférents), cela m'intéresserait aussi !
Je n'ai rien trouvé à ce sujet sur internet alors que c'est le rôle de tous les ministères (fonction publique oblige me semble-t-il) de les rendre publics …
à Houvaton nouveau compte
De Houvaton nouveau compte
09H25 | 20/05/2008 |
Intéressant ! il y a semble-t-il des questions qui dérangent.
Et je n'ai même pas posé la question du nombre d'annuités pour partir à la « retraite », 30 ou 35 dans le corps enseignant ? Combien d'euros les primes, indemnités et autres (plus de 100 par heure sup) … ?
à Houvaton nouveau compte
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H06 | 20/05/2008 |
Si tu trouves les chiffres, sérieux, envoie-nous les. Et oublie pas de les mettre en rapport avec le nombre de déprimes et de suicides parmi les profs.
Ensuite tu pourras te poser la question des conditions de travail, et de la raison pour laquelle au lieu de se battre pour de meilleures conditions d'éducation, un certain nombre de parents d'élèves préfèrent cracher sur les « fonctionnaires ».
Sans avoir idée du nombre de vacataires qui travaillent dans l'EN, ni que l'Etat préfèrent faire appel à des retraités pour faire des vacations plutôt que de donner du boulot aux jeunes profs.
Faut se faire une idée du tableau global, au lieu de faire un gros plan partial…
à Network 23
De Houvaton nouveau compte
19H40 | 20/05/2008 |
Mon analyse porte au départ sur le Résultat - on va dire « sociologique » - de l'Ecole (collège, lycée, ES) en France. Il est désastreux, ne fabrique que des petits soldats serviles et non des citoyens.
Les chiffres je les ai cherché en vain sur le net alors que c'est à l'Etat, par ses fonctionnaires, de nous les communiquer. Cela dit, je suis moi aussi passé par l'école (publique, privé, publique et à nouveau privé, puis à nouveau publique) dont je peux parler en connaissance. Par ailleurs je connais, dans ma vie privé, beaucoup de profs de l'enseignement supérieur et on discute beaucoup …
En résumé, peut-être faisais-tu partie des profs qui se sont bougés contre la LRU et donc ouvertement contre leur Président (de fac) mais il y en avait bien trop peu et là, pour la suppression de postes, tout le monde se bouge. Contre cette loi Pécresse de l'hiver dernier combien de profs de lycée ou d'instits se sont levé ? … Et bien c'est trop tard ! fallait réagir plus tôt ! parce que dans les facs ça a bien cogné hors caméras TV mais il n'y avait pratiquement aucun Prof pour soutenir le mouvement contre la LRU et contre bien plus. Et maintenant je devrais soutenir les profs qui majoritairement ne se sont pas bougés ? … Faut pas délirer là. Si les profs dans leur majorité avaient soutenus les blocages votés en AG on en serait pas là aujourd'hui et ce n'est pas fini (ça va se dégrader encore plus), ça aussi ça compte…
à Houvaton nouveau compte
De kerundira
22H19 | 20/05/2008 |
a propos de « petits soldats serviles »,(et je suis totalement d'accord) qui pourrait me dire comment retrouver le sujet où les parlementaires de rue89 disaient ce qu'ils avaient fait du solde d'indemnités revenant à leurs collaborateurs.
Dan51 une consultante en allemagne faisait un comparatif intéressant entre les élus français et
allemands et mettait sur le compte de notre systeme scolaire la responsabilité de casser toute créativité et au bout du compte de rendre lés éléves serviles.
Gens serviles que l'on retrouve ensuite en parlementaires sans audace ou en théoriciens de la lutte, peu enclins a se remettre en question ou à remettre en question le systeme fermé sans lequel ils n'existeraient pas…
E ; , en cassant toute créativité.D'où ensuite d » au et iéet donc sservilce comportement servile la servilitéque des gens ma. s ireprésentants a manna uà ànene les réuredan51 en ce
à Houvaton nouveau compte
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H03 | 20/05/2008 |
Bien d'accord pour dire que les profs de fac ne se soient pas assez bougé contre la loi LRU, hormis quelques-uns autour du collectif Sauvons la recherche.
Mais pourquoi les instits et les profs de lycée auraient du se joindre à ce mouvement, la loi étant une loi sur les universités ?
Ou, du moins, en quoi leur faute est-elle plus grande que ceux de n'importe quel autre concitoyen, et d'abord ceux qui ont applaudi la violence policière afin que leurs chers bambins étudiants de droit ne loupent pas un demi-trimestre de cours ?
Des futurs avocats et juges applaudir des CRS qui cassent la gueule aux étudiants manifestants (cf article de Rue 89 sur Nanterre), ça fait froid dans le dos !
à Network 23
De kebra
Bisounours killa | 23H29 | 20/05/2008 |
Allez les bleus, allez les bleus ! ! !
Et même pas un block pour leur fermer la tronche ou assez d'étudiants sans affiliation politique dans la masse de spectateurs pour les conspuer vivement. Rien, l'effroi absolu, la haine qui monte même chez les étudiants, ceux qui on l'espoir d'échapper au marasme. D'horribles bourrins déjà conditionnés à la société sécuritaire.
A force de voir des flics dans toutes les séries US ou locales, ils n'imaginent même pas de régler les conflits par la négociation, ni par la confrontation directe, Call the Police ! ! !
Et la police version 08, c'est toujours la guerre dans la rue. Voir les vidéos des manifs récentes à Grenoble sur le fil des lycéens à reculons.
à kebra
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 01H16 | 21/05/2008 |
En fait, les étudiants de droite, majoritaires à Nanterre (près d'un tiers des étudiants y sont en droit, me dit-on), ont perdus les votes dans les AG ;
sont inorganisés (bien que les profs de droit, semble-t-il, ne se privent pas d'aller voter contre la grève) et incapables de négocier avec les manifestants, qu'ils ne voient que comme des merdeux 68ards qui foutent rien en cours (c'est bien connu, y a qu'en droit qu'on bosse, les autres, hein ! tous des analphabètes ; -) ;
et sont soutenus par la direction, qui appelle les CRS.
C'est un vrai conflit entre les différentes disciplines, et l'élection de Sarko leur a fait sentir qu'ils avaient la force et la loi, à défaut du droit, pour eux. Faut dire, à leur décharge, que les syndicats sont pas bcp mieux, dans le genre expérience politique…
à Network 23
De Houvaton nouveau compte
23H41 | 20/05/2008 |
Network, tu plaisantes là … les instits et les profs de lycées (d'ailleurs ne pas oublier que ce dont on parle dans cet article a été initié par des lycéens …) ont la responsabilité morale de leurs élèves : on n'envoie pas ses élèves à l'abattoir (plus tard à la fac de Pécresse) sans réagir. Par ailleurs, plus tu commences bas dans la hiérarche de l'Enseignement (d'instit à prof des grandes Ecoles ou recteur d'académie) plus tu votes « à gauche » toute. Alors faudrait savoir …
Enfin, fallait pas être grand sorcier pour deviner que la LRU si elle passait, elle est passée, contenait dans ses germes bien d'autres mesures et nous y voilà. Mais l'important était la LRU. Fallait se réveiller plus tôt. En plus je n'entends pas un seul prof vouloir revenir sur cette maudite loi … alors pour moi c'est fini. Démerdez-vous car j'ai clairement compris que la majorité des profs qui pleurent aujourd'hui n'ont rien à foutre de leurs élèves, de l'avenir de leurs élèves et ne pensent qu'à leurs statuts de profs serviles pour fabriquer du servile !
Pour la question plus haut Dan51 j'ai cherché le lien (que j'avais lu), pas retrouvé. Bien d'accord avec lui mais son commentaire finit en Karl (l'ordi central débranché de l'Odyssée de l'Espace). Il est toujours vivant ?
à Houvaton nouveau compte
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 01H19 | 21/05/2008 |
Cette responsabilité morale est celle de tout le monde, en ce cas, parce que ces élèves ont aussi des parents.
En clair, y aurait du avoir une grève générale pour sauver le système universitaire & la recherche en France ?
Surement, mais c'est pas en dressant les gens les uns contre les autres, et avec un président qui affirme que le contribuable n'a pas à payer les filières littéraires qu'on y arrivera !
à Gallifrey
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H48 | 20/05/2008 |
Tout ce débat est navrant. Enseigner n'est pas un travail comme les autres. Ce n'est un job pour fonctionnaires. Si on pense comme un hybride de comptable et de syndicaliste, on ne fait vraiment pas de bien aux enfants.
Bonjour la Terre, nous sommes en 2008. Temps de revoir tout le système d'éducation, d'enlever des pions et de faire une place à des éducateurs, pour guider l'apprenant dans l'univers des connaissances. Pour la solution, lisez donc le lien…
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/704.html
à pierrejcallard
De kerundira
21H54 | 20/05/2008 |
merci de dire en quelques lignes l'essentiel de ce qui m a demandé un long texte 2 jours plus tard !
malheureusement, je constate que personne n'a fait de commentaires alors que vous abordez la question de fond.
peut être effectivement àvons nous affaire à cette espèce transgénique dont vous parlez….
De mathieu-s2
10H57 | 18/05/2008 |
Puisque c'est comme ça, une bonne idée pourrait être de déclarer des « journées service minimum », plutôt que des journées de grève.
Puisque la seule chose importante est le gardiennage des enfants, venir les gardienner, et les laisser jouer à la marelle tout en lisant un bon polar.
Puisque Monsieur Darcos n'en demande pas plus, pourquoi lui donner plus ?
à mathieu-s2
De puceronde
11H20 | 18/05/2008 |
c'est aussi ce que je pense : remplaçons les journées de grève par des SMA, sans se priver !
puisque nous ne sommes là que pour garder les enfants des salariés du privé qui, eux, travaillent vraiment !
à puceronde
De end
Profencolère | 12H00 | 18/05/2008 |
Excellente idée ! si seulement on pouvait enfin s'organiser autrement
Après tout, puisque nous ne sommes bons à rien, allons au bout de leur logique .
De toute manière, je crois que tout le monde a bien compris qu'il faut aussi se mettre en désobéissance, c'est la seule solution
Alors le SMA, je suis pour !
à end
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 12H44 | 18/05/2008 |
Ouais, comme ça y a pas de manifs, pas de gêne, et tout le monde s'en fout !
Vachement bonne idée !
Par contre, on peut toujours amener les gosses à la Cité de l'immigration, et faire un pique-nique avec cours alternatifs en plein air.
L'histoire du droit de grève, ça intéresse qui aujourd'hui ?
+ de gens que vous ne le croyez !
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D'ailleurs, une élève de primaire que je connais a fait signer une pétition pour forcer sa mairie à mettre en place des passages cloutés devant l'école. Mais, elle a pas eu besoin de voir « La dialectique peut-elle casser des briques ? », et finalement elle a préféré manger son bout de papier
à puceronde
De ribelle
13H08 | 18/05/2008 |
ce qui m'étonne concernant le sondage indiquant que les français sont majoritaires pour la mise en place d'un service minimum à l'école, c'est que les parents sont prêts à faire garder leurs enfants par n'importe qui…, des agents municipaux pas formés, d'autres parents. Ainsi,ces personnes sont amenées à gérer un groupe qui peut aller jusqu'à 15 enfants selon ce que j'ai pu lire dans les journaux. Outre la question de la responsabilité juridique, c'est le plan éducatif qui me questionne, et particulièrement,le risque que mon enfant soit entre les mains de personnes inconnues et surtout non reconnues dans leurs fonctions. Les parents salariés sont-ils aussi « coincés » dans leur boulot pour ne pas évaluer ce risque et accepter cette proposition ? si problème, il se retourneront contre la municipalité… et seront ainsi exonérés de leur propre responsabilité qu'ils engagent pourtant dans de tels choix. En cas de grève des professeurs, on peut toujours prendre congé, on peut confier son enfant à des tiers de confiance…
ça me fait penser à ces sociétés de service privées qui proposent pêle-mêle de la garde d'enfants, de faire les courses, du jardinage …quid des spécificités du petit d'humain ? finalement, tout le monde peut s'improviser n'importe quoi aujourd'hui … L'important, c'est que égoïstement, ça m'arrange,moi, ça ne me fait pas perdre d'argent et je peux garder mon jour de congé pour une autre fois…
Pour ma part, je boycotterai ce service minimum , comme je boycotte les grandes surfaces faisant travailler les salariés les jours fériés et le dimanche… je sais, tout le monde s'en fout…
à ribelle
De kestiontoi
travailleur forcé | 19H41 | 18/05/2008 |
« Ainsi,ces personnes sont amenées à gérer un groupe qui peut aller jusqu'à 15 enfants selon ce que j'ai pu lire dans les journaux. “ (Ribelle)
Pourquoi que 15 maximun ?
Pourquoi pas le double comme un enseignant ?
Est-il plus difficile de faire garderie que d'enseigner ?
à mathieu-s2
De jeclaude33
16H18 | 18/05/2008 |
Putain ! mais vous ne savez pas ce que c'est une grève !
à jeclaude33
De end
Profencolère | 18H22 | 18/05/2008 |
Si, je crois savoir ce qu'est une grève parce que je fais partie de ceux et celles qui en ont fait beaucoup.
Malheureusement dans les grandes grèves, style 2003, quand il faut passer à la grève reconductible, on se compte et c'est souvent ceux qui ont crié le plus fort qui ne sont plus là !
En 2003, nous étions très nombreux et nous n'avons pas eu gain de cause .
à end
De kestiontoi
travailleur forcé | 19H45 | 18/05/2008 |
« En 2003, nous étions très nombreux et nous n'avons pas eu gain de cause . » (end)
Pourquoi ?
Mauvaise gestion du conflits par les syndicats ?
Pourquoi les régimes spéciaux ne sont pas rentrés dans le conflits ?
Grévistes qui remettent au travail au lieu de durcir le mouvement ? ….
De Le Yéti
yetiblog.org | 11H19 | 18/05/2008 |
RÉSULTATS SCOLAIRES
Très bon article. J'ai néanmoins une suggestion à faire à Chloé Leprince. En ce moment, il est courant de reprocher aux profs les résultats désastreux (toujours meilleurs ailleurs, c'est bien connu) auxquels ils parviennent avec leurs élèves. Un petit article comparatif des différents systèmes d'éducation pour savoir ce qu'il en est vraiment serait bienvenu.
NB : j'ai fait quelques recherches de mon côté, mais encore trop incomplètes. Et puis, je ne suis pas journaliste ! Je signale cependant cet article qui m'a paru intéressant : Des systèmes meilleurs que d'autres ?
à Le Yéti
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 11H28 | 18/05/2008 |
Bonjour Le Yéti
Excellente suggestion, rendez-vous sur ce terrain-là dans quelques temps sur Rue89 !