Immersion au coeur du Parlement, où les collaborateurs des élus subissent temps partiels, faibles salaires, harcèlements…

Ils réclament, ils grognent, ils pétitionnent… vont-ils bientôt faire grève ? Les collaborateurs parlementaires en ont ras la casquette de mendier de menus avantages auprès de leurs employeurs au statut ultra-privilégié. De plus en plus diplômés, mal payés, ils sont parfois victimes des pires abus, du licenciement sec injustifié au harcèlement sexuel en bonne et due forme.
Vous ne les verrez jamais devant les caméras dans la salle des quatre colonnes, sinon comme des silhouettes pressées portant billets et argumentaires à leurs patrons. La plupart sont de jolies jeunes femmes, 25-35 ans, sur-diplômées, sorte « d'élus bis invisibles ».
Leur royaume ? Les couloirs des deux assemblées, loin des hémicycles, entre les bureaux des parlementaires et les salles de commissions, là où tourne la machine législative. Les 2 100 collaborateurs employés par les députés et les 1 000 par les sénateurs sont de vrais travailleurs de l'ombre.
les licencier n'importe quand
Les deux associations de collaborateurs, celle de gauche comme celle de droite, mènent le combat depuis six ans, sous l'égide d'un syndicat commun. Objectif : obtenir la reconnaissance légale d'un statut collectif. En 2002, leur tentative échoue devant la justice administrative. Jusqu'à maintenant, les équipes embauchées sont donc considérées comme des « unités économiques indépendantes ».
D'où une gestion très atomisée, où « le meilleur côtoie le pire » ainsi que le décrit Pascal Favre, président de l'Association française des collaborateurs parlementaires, celle de droite. (Voir la vidéo.)
Pour bien comprendre ce malaise des collaborateurs parlementaires, plusieurs assistants ont accepté de raconter leur histoire. Sous anonymat, car rien n'est pardonné à celui qui brise l'omerta des palais du peuple.
Appelons-le Jean. Avec son air poupin, il a suivi le parcours classique de l'assistant. Sortant de Science-Po, il effectue un premier stage pour le compte d'un député socialiste de premier plan qu'il ne souhaite pas identifier. Stagiaire « en circo » (comprenez circonscription), sept jours sur sept, sans dimanche ni week-end. Initialement prévu pour durer trois mois, le « stage » s'allonge.
« J'ai eu 300 euros sur six mois, payés en deux fois… »
Rien à faire, rien à dire : s'il se plaint, Jean sait que sa carrière d'assistant s'arrêtera là. Alors, il accepte sans broncher, mais change d'employeur. Il gagne aujourd'hui 1 300 euros nets pour un mi-temps. Certains députés se font d'ailleurs une spécialité du stage longue durée, au profit de leur propre famille. Une astuce connue, comme l'explique Martine, dix ans de maison :
« De septembre à juin, ils utilisent deux ou trois stagiaires, puis ils embauchent leurs proches, de juillet à septembre, en raflant l'essentiel des indemnités, avant de repartir pour un tour avec de nouveaux stagiaires. »
Il est vrai qu'une disposition du règlement de l'Assemblée autorise les députés à employer leur propre famille.
et peu d'avantages…
Lorsqu'elle est arrivée à l'Assemblée nationale, Valérie, titulaire d'une maîtrise de droit social, se souvient d'avoir découvert, seule, son nouveau travail.
« J'ai croisé mon député une demi-journée la première semaine, une journée la deuxième semaine… et ainsi de suite. On apprend le métier sur le tas, mais quand on ressort… Je sais rédiger des questions écrites, des questions orales, mais où fait-on ce genre de choses, en dehors du Parlement ? “
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Rien n'est prévu pour la reconversion des assistants. Depuis, Valérie (sept ans d'ancienneté, 2 400 euros nets par mois) a décidé d'écrire un guide à l'attention des nouveaux, car le turn-over est important : la durée moyenne du contrat est de deux ans et demi.
Le Droit individuel à la formation (DIF) ? Un mot quasi inconnu dans les deux palais de la République, alors que tout salarié y a droit. Or, depuis 1993, la succession des alternances laissé de nombreux collaborateurs à la case chômage.
Lorsqu'une élection arrive, ils sont licenciés en bloc. En cas de défaite, ils perdent leur job. Mais, contrairement aux parlementaires, eux n'ont droit à aucun dispositif de ‘retour à l'emploi’.
Logement HLM, téléphone et courrier gratuit, billets de trains ou d'avions : autant d'avantages réservés aux parlementaires. Les collaborateurs n'ont même pas droit à la piqûre annuelle contre la grippe, gratuite pour les députés, leur conjoint et leurs enfants ! Idem pour les heures supplémentaires ou les 35 heures : votées par les parlementaires, ces deux dispositions n'ont jamais été appliquées à leurs collaborateurs.
Temps partiels, faibles salaires… Tous ces griefs, Richard Mallié les balaye d'un revers de main. Pour le député et questeur UMP, la situation est limpide : ‘Les collaborateurs parlementaires ont un employeur qui n'est pas l'Assemblée nationale, mais qui est le député.’ Traduction : n'embêtez pas les services financiers du Parlement avec ça, nous n'y sommes pour rien, adressez-vous directement aux élus.
Richard Mallié dit avoir bien essayé de discuter avec leurs représentants syndicaux, mais ils ont commis l'offense de publier ‘un communiqué où étaient mis en cause un certain nombre de problèmes’… La rencontre a tout de même eu lieu, mais sans résultat patent pour le moment.
Alors, à qui peuvent se plaindre les collaborateurs parlementaires, si ce n'est au Parlement ? Le questeur UMP ne semble pas raisonner en ces termes. ‘Le métier de collaborateur est un métier vraiment spécial’, répond-il. Si certains ne s'y font pas… (Voir la vidéo)
à bafouer le droit du travail
Lorsqu'elle raconte son histoire, Martine en frisonne encore. Cette quadra dynamique, diplômée d'école de commerce et d'un troisième cycle de Science Po a vécu l'enfer à la mort, brutale, de son député. Après des années de bons et loyaux services, elle se retrouve à la merci du suppléant qui a récupéré le poste.
Pour la virer sans la licencier, il finit par la priver de badge, sésame indispensable pour entrer au Palais Bourbon. Echange de courriers, lettres recommandées, rien n'y fait. Martine est alors convoquée par le service des affaires financières :
‘Je me suis retrouvée dans un bureau avec trois fonctionnaires qui, pendant une heure et demi, ont tenté par tous les moyens de me faire signer une lettre de démission. Une heure et demi de menaces et d'intimidation sur le thème : Si vous ne signez pas, vous ne trouverez jamais de travail.’ ‘
Martine tient bon, mais un mois plus tard, au coeur de l'été, son salaire est suspendu, sans qu'elle ait jamais été licenciée.
Je me suis retrouvée sans salaire, sans document pour les Assedic. Je n'ai jamais eu mes congés payés et mes deux mois de préavis. J'ai alors envoyé 250 CV, quinze députés m'ont fait des offres, mais après une belle campagne de dénigrement, seuls trois d'entre eux ont maintenu leur proposition.’
Intimidation, menaces, peur : les députés ont le pouvoir de faire et défaire les réputations hors de l'hémicycle. Au bout de dix ans d'ancienneté, Martine gagne 3 000 euros nets mensuel, non sans avoir traversé un gros passage à vide et une dépression.
Un cas qui n'est pas isolé… Les syndicats ne comptent plus les affaires de licenciement abusifs, de jeunes femmes enceinte jusqu'aux yeux à la ‘perte de confiance’ invoquée à tout bout de champs.
moral ou sexuel
Combien sont-elles ? Elles et eux, car les garçons n'échappent à la pression parfois excessive de leur patron. Tel célèbre et ancien membre de la Mitterrandie est ainsi connu pour appeler ses collaborateurs à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Tel autre bourreau des coeurs n'hésite pas à lier emploi et faveurs, avec la perspective de faire carrière. L'histoire est toujours la même : phase 1, approche séduction, phase 2, déclaration et phase 3 (en cas de refus de la proie) saccage en règle, par tous les moyens.
Est-ce la fascination ? Le charisme de ces animaux politiques ? Leur sentiment d'impunité, réelle ou supposée ? En tout cas, les plaintes sont rarissimes. Mais les organisations de collaborateurs sont formels : les langues se délient, et ils/elles sont de plus en plus nombreux à oser dévoiler le pot aux roses. Le tout s'achève souvent par une transaction amiable, assortie d'une clause de confidentialité. Toujours la loi du silence qui entretient l'impunité.
Comme le dit crûment une jeune femme confrontée au harcèlement sexuel de son ancien patron :
‘Tout ces mecs sont pareils, avec leur assistante qu'ils prennent pour une pute. Chaque semaine, ils montent à Paris mardi et mercredi, ils ont laissé bobonne à la maison et leur respectabilité de province. Et là, dans l'anonymat de la capitale, on se lâche…’
Et le soir, au JT, les mêmes vont pérorer face caméra dans la salle des Quatre colonnes.
Julien Martin et David Servenay
(Tous les prénoms des assistants cités ont été modifiés, à leur demande.)





















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à Caius
De Philippe17000
France | 12H53 | 17/05/2008 |
tout de ton cru ? ?
à Philippe17000
De Caius
Expert en management | 13H43 | 17/05/2008 |
Eh oui, et je dirais même qu'il faut leur couper les urnes et leur dire : « But ! »
De Renard
11H45 | 17/05/2008 |
Des personnes légiférant ne connaissant pas correctement la loi sociale ? ? ? ! ! ! ! me parait fort en café ! ! !
La nature est ainsi faite, l'être humain est toujours prêt à exploiter son prochain, venant de députés et sénateurs, peut être ont ils subi le même traitement en leur temps, cela loin de les excuser, au contraire, devrait les pousser en dénoncer et surtout de pas reproduire le passé.
Il semble que de belles femmes occupent ces postes, faut il en déduire que seul les hommes se prêtent à ce genre pas si nouveau d » esclavage ? ?
De layote
12H01 | 17/05/2008 |
-Dans d'autres pays , les noms de tous ces malfaisants , malhonnêtes seraient déjà connus avec obligation de démissionner.Mais la France est ainsi….
-les rémunérations des députés ne devraient pas comprendre celle du parlementaire faisant de chaque député un employeur avec l'argent de l'état.Le député devrait alors déclarer auprès de la DRH de l'assemblée son attaché qui serait alors rémunéré par elle.Cela éviterait les abus cités.Car un député qui touchent des indemnités pour payer un attaché et « utilise » un stagiaire vole l'argent de l'état…Probléme quel député aura le courage de mettre sa proposition à l'ordre du jour.Certains jeunes dépuéts avaient suggérée de réformer leur régime de retraites et se sont pris un volée d'insultés de la plupart des autres de droite comme de gauche.
-Mais à force de nous prendre pour des cons , ils décridibilisent la politique et donnent à manger aux extrêmes.
Bravo messieurs les députés profiteurs continuez ainsi .Vous vous servez avant de servir la cause de politique et la France.Vous en recolterez le mépris à moins que cela ne pète….
De layote
12H25 | 17/05/2008 |
A quand le une de l'express du point du nouvel obs sur le vol de l'argent public des députés et sénateurs ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? Messieurs les journalistes , si vous le voulez………….
De Christophe Pierre
cadre | 12H48 | 17/05/2008 |
Une remarque : je suis moi-même collaborateur d'un élu d'Ile de France, mes précedentes experiences dans des sieges sociaux chez le « leader du luxe » ou de celui « de l'aéronautique et de l'espace » (pour ne pas citer de noms) ont été bcp bcp plus difficiles humainement et financièrement que celle que je vis actuellement, en dépit de mes diplômes de droit et d'hec.
Les pourris sont partout, qu'ils soient politiques ou dans le privé.
à Christophe Pierre
De ClaireM3T
Producteur nouveau média | 17H34 | 17/05/2008 |
je n'arrive plus à accepter ce genre de remarque :
« Les pourris sont partout, qu'ils soient politiques ou dans le privé. »
Eh bien, même si les pourris sont partout, dans certains métiers cela ne gêne absolument personne. Tandis que dans d'autres, notamment les métiers qui permettent d'influer sur le destin des autres : juges ; policiers ; parlementaires ; hauts fonctionnaires… ne peuvent en aucun cas être des pourris ? Qu'ils aillent faire leurs s….. ailleurs en payant et non pas en étant payé par la République ! Les citoyens n'ont pas à entretenir le stupres et le lucre de leurs représentants ! Un fruit pourri dans un panier le gâte tout entier.
Et comment peut-on voter des lois dignes de ce nom, quand soi-même on la bafoue tous les jours et qu'on ne respecte pas l'autre ?
Arrêtons ce laxisme moral ? Vous vous faites les complices de ce qui n'est que malfaisance !
De lololo
13H21 | 17/05/2008 |
ah ! oui ! alors, si c'est un métier spécial…. je comprends mieux !
mais ? mais ? ! être boulanger, c'est pas un métier spécial ? être caissier, c'est pas un métier spécial ? être ingénieur, c'est pas spécial ? etc. etc.
Bref, je propose qu'on revoit le code du travail à lumière des éclaircissements de M. Mallié !
Un seul concept, « la spécificité » de chaque boulot, un seul article, celui-ci et….on aboutira en plus à la simplification du code français du travail ! hourra !
De lili25
déchaînée | 13H28 | 17/05/2008 |
Je crois de plus en plus que tant que ce n'est pas le peuple qui aura le pouvoir, tant qu'il y aura des mandats non-révocables et des privilèges à n'en plus finir, il y aura des abus à tous les niveaux…
De yan
loin | 13H50 | 17/05/2008 |
j'aimerais savoir quand a été prise cette photo.
Diantre, ils sont tous présent !
à yan
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H58 | 17/05/2008 |
C'était pas un mercredi Yan : -))
à yan
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H11 | 18/05/2008 |
merci de m'avoir fait comprendre la pertinence de ce choix de photo (voir plus haut). Effectivement, belle ironie. Un sujet qui les vise, ils sont tous présents. Un sujet qui nous concerne et c'est la moitié qui sèche.
De vero87
14H18 | 17/05/2008 |
depuis le déni par nos parlementaires du « non » au referundum sur l'europe ,j'avais décidé de ne plus voter aux législatives ; et puis mon civisme l'emportait de nouveau petit à petit !
merci à Rue89 de réveiller le vrai civisme qui se doit : le déni de ces gens uniquement représentants d'eux-memes …..
à vero87
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H40 | 17/05/2008 |
A oui vero il faut voter. Comme je le disais à cyp ne pas voter c'est laisser sa voix à l'opposition.
Rien ne vous empêche de les secouer ensuite c'est même un droit et un devoir nécessaire.
De ventrachou-rouge
côte sud Vendee | 14H36 | 17/05/2008 |
Je le dis depuis longtemps, l'esclavage n'est pas aboli, bien au contraire il revient à grands pas, les élus à partir du conseiller général sont des « monstres privilégiés » qui ,n'ont rien à cirer des valeurs humaines.
De rintin
14H49 | 17/05/2008 |
necessité pour les courageux de creer un nouveau parti avec des régles qui pourraient changer la vie politique :
non cumul des mandats
mandat renouvelable deux fois maximum
etc
De manu13
15H46 | 17/05/2008 |
L'Etat abrite des pourris, tout comme les entreprises.
Point commun : ce sont des chefs. Sans contre-pouvoir.
Conclusion : ….
http://journalduntraducteur.wordpress.com
De Phil2922
Retraite invalidité | 16H12 | 17/05/2008 |
Je ne suis pas surpris, le machisme ayant toujours règné à l'Assemblée nationale et au Sénat… !
http://phil195829.overblog.com
De freestyler
17H31 | 17/05/2008 |
Et que dire de leur régime de retraite très très spécial (6000 net mensuel pendant 5 ans soit le temps d'un mandat puis 1300 à vie sans rien glander) voter à l'unanimité (tout partis confondus voir le JO) sous Debré et en toute discrétion.
La fins des régimes spéciaux disait Sarkozy, il a du oublier celui la oups !
Y'a des jours ou je deviendrais presque nostalgique de 1789.
De Mailoc
Breizh | 18H14 | 17/05/2008 |
Cette enquète a le mérite d'exister , mais elle est bien incomplète. Il faurait parler de ces parlementaires qui font travailler toute leur famille, qui payent leurs assistants au lance-pierre et qui gardent pour eux une bonne partie des crédits collaborateurs.Ceci est valable pour les parlementaires de droite comme pour ceux , hélas, de gauche.Quant aux harcèlements , il faut dire qu'ils sont minoritaires.Les vrais problèmes sont : des salaires décents, et des possibilités de reclassemant. Personnellement j'ai eu beaucoup de mal à retrouver un emploi car quand on a été collaborateur d'un élu de gauche….Beaucoup de portes se ferment, et nos« camarades » ne nous connaissent plus.Je dis aux jeunes assistants , battez-vous et dénoncez vos conditions de travail et de rémunérations quand elles sont indignes du travail que vous effectuez, car nous sommes souvent aussi des militants.
De socrate
18H24 | 17/05/2008 |
Député, senateurs tous des S… ? J'ai du mal à y croire
Même ceux de gauche ?
Il nous faudrait des noms
Un député, un senateur ça représente le peuple, plus qu'une charge ça devrait être un honneur Ils devraient être irreprochables
à socrate
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 12H20 | 18/05/2008 |
@socrate
- « Même ceux de gauche ? »
La transparence tout le monde la réclame alors allons jusqu'au bout :
Il y a quelques années sur France-Inter il y a eu une émission sur les politiques et plus précisément sur les avis des gens qui avaient travaillé(stagiaires, remplaçants, temporaires et autres) pour des politiques dans les administrations.
Cette émission étaient en 2 volets, sur la droite et sur la gauche.
La réponse était sanglante et unanime hélas !
Tous ceux qui ont travaillés pour la gauche lui ont reprochée d'être pire dans leurs rapports humains, plus rigide, plus dictatoriale et beaucoup moins sympathique.
ça m'a vraiment fichu le bourdon et cassé mes espoirs, moi qui me suis trouvée dans cette condition, je ne peux que confirmer tout ce qui avait été dit.
C'est d'autant plus terrible qu'on se retrouve bloqué, interloqué et désespéré, sans issue.
Tout cela ne me fait vraiment pas plaisir mais c'est ainsi. Même ma petite voisine qui est plutôt extrême gauche me dit « mais pourquoi les gens de gauche ne sont pas sympas et même méprisants ? »
à Les Chats
De MAGENTA
Pesteux génétique | 12H33 | 18/05/2008 |
Avec l'anniversaire d'Israèl ,j'ai vu beaucoup de témoignages et surtout celui d'un ancien colon qui était arrivé avec l'Exodus.
Il rêvait à l'époque d'un état ou il n'y aurait pas de crimes ,de vols et de corruption ,il était sûr de pouvoir construire cet état ! ! ! ! !
à MAGENTA
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H15 | 18/05/2008 |
On est là sur un autre chapitre que le simple rapport d'honnêteté dans les rapports humains.
Noir c'est noir il n'y a plus d'espoir ? ? : -((
De Xavier Oudin
Etudiant | 18H32 | 17/05/2008 |
L'article, qui est au demeurant d'une très bonne qualité, oublie néanmoins de mentionner une certaine frange des collaborateurs, qui, jeunes diplômés ou étudiants en grande école, voir par ailleurs militant dans des structures de jeunesses, se voient proposer dans le cadre de stage ou d'emploi, ce poste vécu comme la possibilité d'une première expérience politique, bref comme permettant un futur tremplin et non une installation durable dans ce métier.
De sayfam
18H37 | 17/05/2008 |
Eh ben, la révolution de 1789 aura servie au moins à quelque chose !
De Rullie
Assistante parlementaire | 19H30 | 17/05/2008 |
Je suis moie même assistante parlementaire d'un député socialiste et il ne faut quand même pas généraliser. Tous les parlementaires ne se comportent pas comme ça…il y en a des très bien et des très corrects. Mais effectivement ce sont des situations qui existent…
à Rullie
De Mailoc
Breizh | 20H12 | 17/05/2008 |
Moi même ex-attaché parlementaire PS ( 9 ans , de deux députés dans deux régions différentes )
D'accord avec vous , ces parlementaires « pourris » sont minotitaires , mais il existe une sorte d'accord tacite entre la droite et la gauche pour ne pas faire évoluer le statuts des assistants ( par contre savent s'occuper de leur statut et de leur futur ). Déjà à mon époque , années 85/95,notre association « Le Cercle des Assistants Parlementaires » se battait pour améliorer les conditions de rémunération et les perspectives d'avenir.A mon époque beaucoup d'assistants étaient aussi des militants, quelques fois élus locaux et membres d'instances du parti.
Soyez solidaires et battez-vous .
à Rullie
De layote
12H12 | 18/05/2008 |
Certes mais ces faits doivent être connus et dénoncés.Je le répète , le député n'a pas à percevoir de l'argent public (rappelons le) pour le distribuer de la façon la plus opaque qui soit à l'attaché et encore quand ça ne va pas dans sa poche …C'est indigne et inacceptable.L'attaché devrait être rémunéré par l'état puisque c'est de l'argent public avec controle qu'il remplit bien la mission (ce n'est pas fifille qui fait ses études à Londres comme décrit dans un post).Rappelons qu'ils ne sont pas les derniers à donner des leçons de civisme de rigueur…Il en va de la crédibilité de la politique.
Je suis écoeurée par ce systéme qui ne garantit aucun contrôle de l'argent public , génère des avantages en nature injustifiés et fait de nos politiques une caste accrcochée à son fauteuil au point parfois d'y sacrifier ses idées à l'approche des élections .Certains députés le sont depuis des lustres , cela gènére des situations de rente qui nous éloignent dela politique avec un grand P.Nous citoyens lambda n'avons pas le droit de regard sur les dépenses de nos deux assemeblées .Puissiez vous relayer nos posts ….
De yamato
19H41 | 17/05/2008 |
Bonjour à toutes et à tous.
La remarque est la suivante : le pouvoir corromp, le pouvoir absolu corromp absolument.
Mais quelle est la différence entre un employeur député et un employeur chef d'entreprise (qui dérape parfois aussi, mais moins)
Réponse : la loi.
Dans le second cas, les parties au contrat agissent dans le cadre protecteur de la loi.
- vous êtes dans une société social démocrate
Dans le premier cas, il y a un simple rapport du fort au faible.
- vous êtes dans une société libérale (pas avancée, en l'occurence).
Si ce n'était ces pauvres attaché(e)s maltraité(e)s, je trouverais intéressant cet exemple que nous donnent nos chers députés.