Immersion au coeur du Parlement, où les collaborateurs des élus subissent temps partiels, faibles salaires, harcèlements…

Ils réclament, ils grognent, ils pétitionnent… vont-ils bientôt faire grève ? Les collaborateurs parlementaires en ont ras la casquette de mendier de menus avantages auprès de leurs employeurs au statut ultra-privilégié. De plus en plus diplômés, mal payés, ils sont parfois victimes des pires abus, du licenciement sec injustifié au harcèlement sexuel en bonne et due forme.
Vous ne les verrez jamais devant les caméras dans la salle des quatre colonnes, sinon comme des silhouettes pressées portant billets et argumentaires à leurs patrons. La plupart sont de jolies jeunes femmes, 25-35 ans, sur-diplômées, sorte « d'élus bis invisibles ».
Leur royaume ? Les couloirs des deux assemblées, loin des hémicycles, entre les bureaux des parlementaires et les salles de commissions, là où tourne la machine législative. Les 2 100 collaborateurs employés par les députés et les 1 000 par les sénateurs sont de vrais travailleurs de l'ombre.
les licencier n'importe quand
Les deux associations de collaborateurs, celle de gauche comme celle de droite, mènent le combat depuis six ans, sous l'égide d'un syndicat commun. Objectif : obtenir la reconnaissance légale d'un statut collectif. En 2002, leur tentative échoue devant la justice administrative. Jusqu'à maintenant, les équipes embauchées sont donc considérées comme des « unités économiques indépendantes ».
D'où une gestion très atomisée, où « le meilleur côtoie le pire » ainsi que le décrit Pascal Favre, président de l'Association française des collaborateurs parlementaires, celle de droite. (Voir la vidéo.)
Pour bien comprendre ce malaise des collaborateurs parlementaires, plusieurs assistants ont accepté de raconter leur histoire. Sous anonymat, car rien n'est pardonné à celui qui brise l'omerta des palais du peuple.
Appelons-le Jean. Avec son air poupin, il a suivi le parcours classique de l'assistant. Sortant de Science-Po, il effectue un premier stage pour le compte d'un député socialiste de premier plan qu'il ne souhaite pas identifier. Stagiaire « en circo » (comprenez circonscription), sept jours sur sept, sans dimanche ni week-end. Initialement prévu pour durer trois mois, le « stage » s'allonge.
« J'ai eu 300 euros sur six mois, payés en deux fois… »
Rien à faire, rien à dire : s'il se plaint, Jean sait que sa carrière d'assistant s'arrêtera là. Alors, il accepte sans broncher, mais change d'employeur. Il gagne aujourd'hui 1 300 euros nets pour un mi-temps. Certains députés se font d'ailleurs une spécialité du stage longue durée, au profit de leur propre famille. Une astuce connue, comme l'explique Martine, dix ans de maison :
« De septembre à juin, ils utilisent deux ou trois stagiaires, puis ils embauchent leurs proches, de juillet à septembre, en raflant l'essentiel des indemnités, avant de repartir pour un tour avec de nouveaux stagiaires. »
Il est vrai qu'une disposition du règlement de l'Assemblée autorise les députés à employer leur propre famille.
et peu d'avantages…
Lorsqu'elle est arrivée à l'Assemblée nationale, Valérie, titulaire d'une maîtrise de droit social, se souvient d'avoir découvert, seule, son nouveau travail.
« J'ai croisé mon député une demi-journée la première semaine, une journée la deuxième semaine… et ainsi de suite. On apprend le métier sur le tas, mais quand on ressort… Je sais rédiger des questions écrites, des questions orales, mais où fait-on ce genre de choses, en dehors du Parlement ? “
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Rien n'est prévu pour la reconversion des assistants. Depuis, Valérie (sept ans d'ancienneté, 2 400 euros nets par mois) a décidé d'écrire un guide à l'attention des nouveaux, car le turn-over est important : la durée moyenne du contrat est de deux ans et demi.
Le Droit individuel à la formation (DIF) ? Un mot quasi inconnu dans les deux palais de la République, alors que tout salarié y a droit. Or, depuis 1993, la succession des alternances laissé de nombreux collaborateurs à la case chômage.
Lorsqu'une élection arrive, ils sont licenciés en bloc. En cas de défaite, ils perdent leur job. Mais, contrairement aux parlementaires, eux n'ont droit à aucun dispositif de ‘retour à l'emploi’.
Logement HLM, téléphone et courrier gratuit, billets de trains ou d'avions : autant d'avantages réservés aux parlementaires. Les collaborateurs n'ont même pas droit à la piqûre annuelle contre la grippe, gratuite pour les députés, leur conjoint et leurs enfants ! Idem pour les heures supplémentaires ou les 35 heures : votées par les parlementaires, ces deux dispositions n'ont jamais été appliquées à leurs collaborateurs.
Temps partiels, faibles salaires… Tous ces griefs, Richard Mallié les balaye d'un revers de main. Pour le député et questeur UMP, la situation est limpide : ‘Les collaborateurs parlementaires ont un employeur qui n'est pas l'Assemblée nationale, mais qui est le député.’ Traduction : n'embêtez pas les services financiers du Parlement avec ça, nous n'y sommes pour rien, adressez-vous directement aux élus.
Richard Mallié dit avoir bien essayé de discuter avec leurs représentants syndicaux, mais ils ont commis l'offense de publier ‘un communiqué où étaient mis en cause un certain nombre de problèmes’… La rencontre a tout de même eu lieu, mais sans résultat patent pour le moment.
Alors, à qui peuvent se plaindre les collaborateurs parlementaires, si ce n'est au Parlement ? Le questeur UMP ne semble pas raisonner en ces termes. ‘Le métier de collaborateur est un métier vraiment spécial’, répond-il. Si certains ne s'y font pas… (Voir la vidéo)
à bafouer le droit du travail
Lorsqu'elle raconte son histoire, Martine en frisonne encore. Cette quadra dynamique, diplômée d'école de commerce et d'un troisième cycle de Science Po a vécu l'enfer à la mort, brutale, de son député. Après des années de bons et loyaux services, elle se retrouve à la merci du suppléant qui a récupéré le poste.
Pour la virer sans la licencier, il finit par la priver de badge, sésame indispensable pour entrer au Palais Bourbon. Echange de courriers, lettres recommandées, rien n'y fait. Martine est alors convoquée par le service des affaires financières :
‘Je me suis retrouvée dans un bureau avec trois fonctionnaires qui, pendant une heure et demi, ont tenté par tous les moyens de me faire signer une lettre de démission. Une heure et demi de menaces et d'intimidation sur le thème : Si vous ne signez pas, vous ne trouverez jamais de travail.’ ‘
Martine tient bon, mais un mois plus tard, au coeur de l'été, son salaire est suspendu, sans qu'elle ait jamais été licenciée.
Je me suis retrouvée sans salaire, sans document pour les Assedic. Je n'ai jamais eu mes congés payés et mes deux mois de préavis. J'ai alors envoyé 250 CV, quinze députés m'ont fait des offres, mais après une belle campagne de dénigrement, seuls trois d'entre eux ont maintenu leur proposition.’
Intimidation, menaces, peur : les députés ont le pouvoir de faire et défaire les réputations hors de l'hémicycle. Au bout de dix ans d'ancienneté, Martine gagne 3 000 euros nets mensuel, non sans avoir traversé un gros passage à vide et une dépression.
Un cas qui n'est pas isolé… Les syndicats ne comptent plus les affaires de licenciement abusifs, de jeunes femmes enceinte jusqu'aux yeux à la ‘perte de confiance’ invoquée à tout bout de champs.
moral ou sexuel
Combien sont-elles ? Elles et eux, car les garçons n'échappent à la pression parfois excessive de leur patron. Tel célèbre et ancien membre de la Mitterrandie est ainsi connu pour appeler ses collaborateurs à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Tel autre bourreau des coeurs n'hésite pas à lier emploi et faveurs, avec la perspective de faire carrière. L'histoire est toujours la même : phase 1, approche séduction, phase 2, déclaration et phase 3 (en cas de refus de la proie) saccage en règle, par tous les moyens.
Est-ce la fascination ? Le charisme de ces animaux politiques ? Leur sentiment d'impunité, réelle ou supposée ? En tout cas, les plaintes sont rarissimes. Mais les organisations de collaborateurs sont formels : les langues se délient, et ils/elles sont de plus en plus nombreux à oser dévoiler le pot aux roses. Le tout s'achève souvent par une transaction amiable, assortie d'une clause de confidentialité. Toujours la loi du silence qui entretient l'impunité.
Comme le dit crûment une jeune femme confrontée au harcèlement sexuel de son ancien patron :
‘Tout ces mecs sont pareils, avec leur assistante qu'ils prennent pour une pute. Chaque semaine, ils montent à Paris mardi et mercredi, ils ont laissé bobonne à la maison et leur respectabilité de province. Et là, dans l'anonymat de la capitale, on se lâche…’
Et le soir, au JT, les mêmes vont pérorer face caméra dans la salle des Quatre colonnes.
Julien Martin et David Servenay
(Tous les prénoms des assistants cités ont été modifiés, à leur demande.)

























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à ChrisDeLambe
De steed1
prosateur à mi-temps | 09H16 | 19/05/2008 |
tout à fait d'accord. le pouvoir desinhibe, plus de limites, du fric et des filles !
-bill clinton et monica,
-sarko et sa top polyandre de gauche trouvée chez mickey,
les fréquentes affaires de moeurs révélées par la presse anglaise,
- giscard : en 1974, l'affaire de « l'accident du laitier » fait les titres du Canard Enchaîné qui décrit un Valéry Folamour victime d'un accident de la circulation au petit matin dans les rues de Paris alors qu'il était en charmante compagnie.
-mitterand et Anne Pingeot, qu'il place au conservatoire du Musée du Louvre avant de lui faire un gamin en 1974. Mais Mitterrand, outre sa « légitime » Danielle, aurait également la journaliste suédoise Christina Forsne, l'historienne Laure Adler, l'astrologue Elisabeth Tessier ou la chanteuse Dalida.
-chirac (Mr dix minutes douche comprise)qui aurait un fils caché au japon, une liaison supposée avec Michèle Barzach et Claudia Cardinale,
- et Félix Faure ! sa maîtresse fut surnommée « la pompe funèbre », tandis que Clemenceau aurait dit de lui ces quelques mots magnifiques : « Il voulait être César, mais il est mort Pompée ».
De pomme53
Médiation | 08H17 | 17/05/2008 |
Le meilleur moyen de responsabiliser les « élus du peuple » contre les abus de pouvoir caractérisés,à l'encontre de leurs assistants, est de leur démontrer qu'ils en sont eux mêmes les auteurs !
S'agissant des personnels assistants des Députés et Sénateurs, collaborateurs zélés et corvéables, leur syndicat commun doit organiser un grand mouvement de grève sans service minimum, afin d'obtenir un statut légal, leur permettant de défendre leurs droits.En cela, l'europe peut les y aider grandement .
Bon nombre de ces travailleurs de l'ombre sont plus « doués » que leurs patrons qui eux, n'hésitent pas à exploiter leur talent pour la rédaction de leurs synthèses politiques, voire leurs textes de campagnes électorales.
Ainsi que le montre l'article de Rue89, les abus sont légions ; ce qui tend à prouver que quelque soit la couleur politique des élus, baratineurs d'espoir s'il en est,aucun d'entre eux ne s'émancipent des dérives sociales dépensières qu'ils dénoncent et qu'ils combattent entre deux siestes, dans l'émicycle de l'Assemblée où du Sénat, en promulgant des lois dites de programmation…
Député où Sénateur, ces fonctions sont devenues, depuis l'ahurissante et imméritée augmentation de 2002, très rémunératrices, trop peut-être ! ? Et si l'on ajoute le cumul des mandats dont certains se sont fait une spécialité, alors on atteint des sommets dans l'art d'essorer la république, cette généreuse dispensatrice de deniers publics !
Il est vrai qu'avec l'exemple donné au sommet de l'état, pourquoi se priver d'argent facile ? N'est-ce pas là le principe même du capitalisme de base ! ?
De er.batt
technicien | 08H18 | 17/05/2008 |
Les collaborateurs des élus etaient historiquement des militants qui en tant que tel ne comptaient pas leurs heures. Ils sont aujourd'hui de plus en plus des proffessionnels qui peuvent travailler avec des élus de droite ou de gauche, qui eux ne militent pas et comptent leur heures et les élus ne l'on pas encore acté…
De papy55
prof. en province | 08H35 | 17/05/2008 |
Ce malheureux constat montre que les élus se comportent finalement comme de « vulgaires » patrons modernes,….mais est-ce un phénomène aussi large que le suggère cet article qui vient dans la droite ligne de « l'affaire Ségolène Royal » qui a déclenché la colère de N.S. ?
Combien de parlementaires concernés ?
Au delà de cet aspect, les attachés parlementaires ne sont-ils des gens qui entrent par la petite porte de la politique en espérant un jour s'y intégrer pleinement et se faire élire eux mêmes ?
Les stages peu rémunérés qu'ils subissent ne deviennent-ils pas la règle pur tout un chacun ? (je n'approuve pas pour autant), et puis 2400 € avec 7 années d'ancienneté, à niveau d'études équivalent….un certain nombre de citoyens communs souhaiteraient avoir cette rémunération !
Cette expérience de la vie servira certainement à ceux d'entre eux qui parviendront à leurs fins pour corriger ces injustices !
à papy55
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 14H04 | 17/05/2008 |
D'accord sur pratiquement tous les points, sauf !
- combien de parlementaires concernés ?
Si les non concernés étaient plus nombreux, ça aurait changé depuis longtemps : donc, je répond : la majorité, et de tous les bords !
En ce qui concerne les stages peu rémunérés, il y a bien des filières dans lesquels les stages professionnels ne sont pas rémunérés du tout : ex : ceux des bts de secrétariat et ceux de psychologue clinicien (4 et 8 mois).
De nebaf
homme en voie de développement | 08H39 | 17/05/2008 |
Il y en a qui font déjà grève, mais on n'en parle pas beaucoup. Un éducateur en grève de la faim,agressé sur son lieu de travail, ses préjudices ne sont pas reconnus.
Soutenez le :
http://soutien-pierrefauges-educateur.blogspot.com/
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H27 | 17/05/2008 |
Excellent choix dans l'illustration. Honoré Daumier, 19ème siècle, monarchie de Juillet, tout concorde.
Et ce n'est pas précisé dans l'article, alors je me dévoue ; son sous-titre (génial, Philipon, lien) :
Le Ventre législatif. Aspects des bancs ministériels de la chambre improstituée de 1834
à Blaise11
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H09 | 17/05/2008 |
@ la Rue
Pourquoi avoir remplacer la pertinente litho de Daumier par une photo potache ?
à Blaise11
De compte supprimé 24
| 11H14 | 17/05/2008 |
D'ac » avec toi, Blaise : c'est nul. Daumier, c'est plus photographique qu'un cliché à la con.
à compte supprimé 24
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H23 | 17/05/2008 |
c'est marrant - et non pas que j'ai l'esprit mal tourné - mais j'ai lu « Daumier, c'est plus pornographique qu'un cliché à la con »
Vrai aussi nan : ) ? Il voulait avec Philipon « improstituer » les députés ; la pornographie, c'est plus publique…
à Blaise11
De compte supprimé 24
| 11H30 | 17/05/2008 |
T'as bien lu avec ton œil tordu, Blaise : -)
N'empêche que je me sens pas responsable : je n'ai pas été voter aux législatives ; et j'irais plus voter tout court. Le carton des cartes d'électeur, c'est juste bon à se curer les dents ou rouler un pétard.
à compte supprimé 24
De déluge
menuisier | 11H42 | 17/05/2008 |
Ca va pas non ? Avec toute l'encre, et la chaleur de la combustion, tu te prends plein de saloperie dans les bronches !
La pipe y a que ça de vrai.
Et le premier qui dérape la dessus sera tenu comme seul responsable.
à déluge
De compte supprimé 24
| 12H09 | 17/05/2008 |
Les putes et la drogue : la république nous fout par tous les trous ; mais t'as raison, Déluge : rien ne vaut une bonne pipe de bruyère…
à compte supprimé 24
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H44 | 17/05/2008 |
Ne pas voter c'est laisser sa voix à l'opposition.
On baisse déjà les bras cyp ?
à compte supprimé 24
De la champenoise
20H42 | 17/05/2008 |
Puisque vous n'avez pas voté, vous ne pouvez vous plaindre.
Pour pouvoir se plaindre, il faut au minimum avoir émis un vote, même blanc.
De N.MARECHAL
09H27 | 17/05/2008 |
Alors ca c'est intéressant.
Cet article tombe à point car la question du harcelement commence à sortir de son tabou. Les mentalités évoluent et les victimes parlent de plus en plus.
Victime du harcèlement : vous n'êtes pas coupable. Défendez-vous en prenant le temps de fournir des preuves, c'est l'objectif premier à tenir. Ensuite, vous découvrirez comme le plus souvent que l'auteur de harcélement est un faible ; un pauvre type qui se prenait pour un Ben-hurien et qui en réalité à très peur de sa maman, de sa femme ou de son voisin …
Concernant les poursuites, parlementaire ou non, c'est du pénal.
Mode d'emploi :
Lorsqu'on a constitué les preuves et des témoignages de collègues, médecins (medecin du travail et medecin perso)…
Portez plainte à la police auprès d'un OPJ. la police transmet la plainte au procureur qui lui décide ou non la poursuite de l'affaire au tribunal.
Deja à ce stade vous gagnez en respectabilité, car soit la police décide de faire une enquête soit le procureur la demandera.
Bingo ! Une enquête ce n'est pas discret et surtout ca embête le harceleur qui lui n'a pas besoin de cette publicité. C'est aussi l'occasion de faire le transfert de culpabilité que la victime n'arrive pas toujours a faire toute seule bien avant le jugement final.
Enfin, avec la réforme de la justice, je ne pense pas que les parlementaires ou les sénateurs trouvent des faveurs particulières.
Bravo pour votre article, grace a Rue89, la graine est définitivement plantée. A présent on va suivre l'évolution de cette affaire qui touche quand meme l'environnement de quelques 3400 personnes.
à N.MARECHAL
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H14 | 17/05/2008 |
Faites moi un bisou tout de suite , N.MARECHAL !
( je vous imagine déja en train d » imprimer ce commentaire , de tracer mon URL , de noter le nom de mes voisins Rue89 , d » alerter Pascal Riché , de prendre comme témoin Charles Mouloud , Marie75 ,Cyp et Pierrre ,afin de constituer mon dossier a charge pour harcèlement sexuel ..Haaa, ça m'excite, le saucisson de lyon ! )
A moi de me couvrir :
CECI EST UNE PARODIE !
De Bebert Cassandre
09H37 | 17/05/2008 |
Ce qui me surprend le plus dans cet article, c'est que des grands garçons et de grandes filles comme ça que sont les attachés(es)parlementaire aient accepté jusqu'à aujourd'hui de tels traitement pour des salaires de misère. Quels avantages escomptaient-ils en tiré à terme ?
Et pourquoi avoir attendu si longtemps pour dénoncer cet état de fait… De plus, les noms des députés et sénateurs coupables ne sont pas cités. Alors de deux choses l'une, soit on va au bout des choses et on renonce à une hypothétique carrière, soit on ferme sa gueule !
Merdre !
à Bebert Cassandre
De Alexad
11H12 | 17/05/2008 |
Comme dans les entreprises, le « conflit » doit assez souvent finir en transaction. Les députés le savent, les entreprises aussi ! Tous comptent sur la complicité des salariés mal traités, qu'on renvoie aisément à la charge de la collectivité, avec un peu d'argent. C'est illégal mais pratiqué de plus en plus, les assédic étant « mal voyantes » ou peu regardantes à ce sujet d'ailleurs….
Pas de Prud'hommes, pas de suite. Ils auraient tord de se priver ! ….Les prud'hommes ou les tribunaux administratifs ne voient que des gens qui ont décidé de ne pas marcher dans ces combines.
Spécifiquement, pour ces jeunes gens fort diplômés, le fait de fréquenter le pouvoir les attire certainement. C'est la rencontre de l'ambition et du miroir aux alouettes. Les « patrons » le savent et en profitent, persuadés certainement que c'est un grand privilège qu'ils daignent octroyer à ces salariés qu'ils prennent pour des « courtisans »…
De Beeks
09H37 | 17/05/2008 |
palabrement (nouveau mot qui désigne la chambre des députés.)
De TARPON
10H22 | 17/05/2008 |
Ces bons à rien se sont votés une belle petite indemnité de 50 mois supplementaires en cas de non reelection .
De ParMontsEt ParMots
10H24 | 17/05/2008 |
Le cumul des mandats d'un député c'est ce que vous prenez dans la joue droite. Ensuite la retraite de leurs différentes pensions c'est cinq doigts qui vous disent bonjour sur la joue gauche. Le reste dont parle l'article c'est la cerise sur le gâteau.
De momomunicipales
revolte | 10H48 | 17/05/2008 |
Je viens de lire cet artcile te je me suis revue quelques années en arrière, j'ai travaillé pour des politiques, j'ai connu les heures et le hueres de travail sans aucun merci mais par contre quand la couverture presse n'est pas la bonne alors là … ou quand la note ets moins bonne que celle du collègue, sans parler des luttes intestines au sein du groupe. Tout cela pour finir avec une bonne dépression et quand je suis revenue on m'a fortement conseillé de démissionner car perte de confiance, je pouvais être à nouveau malade ou pire vouloir un deuxième enfant. J'ai refusé la démission donc licenciement pour perte de confiance, j'ai pris un avocat pour être sur de toucher mon indemnité. Suite à un seul coup de fil de sa part, j'ai été menacé d'être viré pour imcompétence. Aujourd'hui aprés un an de chomage, j'ai changé de métier mais j'aurais aussi du changer de ville, car collaborateur vous poursuit tout votre vie aussi bien d'en votre façon de penser que dans l'imaginaire d'autrui
à momomunicipales
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H14 | 17/05/2008 |
et ping !
On commence à sentir les premières gouttes…
à momomunicipales
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H49 | 17/05/2008 |
Il faut dire qui et où momomunicipales !
Vous ne feriez que donner un fait existant.
Moi lorsque je serai sorti de mon service actuel je dirais qui, d'autant que c'est un socialiste important et connu de tous.
à Les Chats
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H59 | 18/05/2008 |
À quoi cela sert de dire qui c'est ?
D'après l'article, ce sont les comportements des députés et sénateurs qui sont visés ou quelqu'un en particulier ?
Je ne suis pas sûr qu'une vindicte nominative fasse avancer le schmilblick quand une affaire parait toucher autant de monde. … je ne dis pas que ça ne satisferait pas le peuple, il adore ça, « faire un exemple », mais on connait certains mécanismes de la violence ainsi que la furie née d'une dénonciation publique (même si celle-là vise des faits condamnés ou condamnable par la justice). J'ai peur que ce comportement ne serve à satisfaire que le « partisan », le supporter d'un camps en tapant sur une tête de turc.
Un exemple : l'affaire Gaymard. Cela n'aurait-il pas été plus malin de dresser une liste de TOUS les abus de ce genre, une liste anonyme, qui cible le comportement problématique d'un corps entier de métier, plutôt que de ne s'en prendre qu'à un ? « L'actualité » d'un évènement ne dure médiatiquement que très peu de temps donc optimisons le, non ?
De Philippe17000
France | 11H25 | 17/05/2008 |
Certes, cet article pointe un réel problème d'éthique, mais il fait aussi l'impasse sur certains « petits avantages » dont certains peuvent, ici ou là, bénéficier.
Par exemple, en Charente Maritime, un Sénateur UMP a une attachée parlementaire qui est aussi directrice d'une boîte de com.
Et devinez quelle est la boîte de com de la Communauté de Communes présidée par le Sénateur, et celle du C.G., présidé par le même ? ? ? ? ? Le premier qui trouve gagne une bourriche d'huîtres ! ! !
à Philippe17000
De Sacha25
18H17 | 17/05/2008 |
Si on se lance dans ce genre, on va vite passer pour d'affreux réactionnaires, car l'immense majorité des présidents de conseils régionaux et généraux sont dans ce cas et de « gauche »
à Sacha25
De Philippe17000
France | 21H21 | 17/05/2008 |
Désolé, mais je ne vois pas bien le rapport ! ! Droite ou Gauche ? ? ? ? Qu'est que ça peut faire ! ! Le cas que je citais est « de droite », je n'y peut rien ! !
De Caius
Expert en management | 11H43 | 17/05/2008 |
Si je comprends bien, des dépités élus ont licencié leurs assistantes car elles ont refusé qu'ils dévoilent leurs buts devant elles. Ces grands ne méritent vraiment aucune glace. Ce ne sont finalement que des mineurs piteux.