Decryptage

A un mois du bac, les lycéens manifestent en marche arrière

La mobilisation d'aujourd'hui reste un test pour le mouvement débuté il y a deux mois dont les forces s'amenuisent.

Manif lycéenne à Marseille le 29 avril (J.-P. Pelissier/Reuters).

Enseignants, étudiants, chercheurs, fonctionnaires battront le pavé dans toute la France, ce jeudi, à l'appel des syndicats. Les lycéens devraient leur emboîter le pas. Ultime baroud ? Ce rendez-vous reste un test pour le mouvement lycéen qui est apparu déplumé, ces derniers jours.

Les manifestations lycéennes, la semaine dernière, ont accusé un étiolement non négligeable : à Paris, les organisateurs estimaient n'avoir rassemblé que 6000 personnes (1900 selon la police), le 6 mai… contre 40 000 lors des manifestations d'avril. Même température en région, jusqu'à Marseille où la manifestation ce jour-là avait même dû être annulée faute de participation.

Le 9 mai, Xavier Darcos recevait les deux principaux syndicats lycéens, très remontés depuis plusieurs semaines contre « des provocations » du ministre de l'Education nationale. Les deux structures syndicales étaient ressorties en ordre dispersé du rendez-vous au ministère, alors que la mobilisation fléchissait déjà.

Cesser le mouvement… tout en allant à la manif'

La Fidl s'est félicitée des propositions de Xavier Darcos (par exemple de créer 1500 postes d'assistants d'éducation dévolus au soutien scolaire dans les lycées en difficulté) et a carrément appelé à cesser le mouvement… tout en donnant toutefois rendez-vous au défilé de ce jeudi 15 mai.

Mais l'UNL (Union nationale lycéenne), premier syndicat lycéen représentatif aujourd'hui, appelait à poursuivre la fronde. Dans un communiqué diffusé quelques heures après l'entrevue au ministère de l'Education nationale, si elle saluait « un certain nombre de mesures en réponse aux inquiétudes des lycéens mobilisés massivement depuis deux mois ». Mais condamnait la fin de non recevoir opposée par Xavier Darcos quant aux suppressions de postes annoncées pour la rentrée :

« Le gouvernement serait bien inspiré d'entendre enfin le malaise et l'inquiétude des lycéens, à laquelle il ne répond pas, mais qu'il contribue à amplifier en appliquant une politique éducative régressive. »

Deux mois après ses débuts, comment le mouvement étudiant a-t-il ainsi molli alors que la mobilisation enseignante bat son plein contre la suppression de 11200 équivalents temps plein dès septembre ? Rue89 a proposé à deux anciennes responsables syndicales de décrypter l'état du mouvement lycéen aujourd'hui : Léa Filoche, aujourd'hui conseillère (PS) de Paris, a présidé la Fidl en 1996-1997. Julie Coudry, elle, vient d'achever un mandat de cinq ans à la tête de la Confédération étudiante. Toutes deux n'ont pas 30 ans et leurs premières manifestations datent de 1994 et du CIP, le « smic jeunes » du gouvernement Balladur.

A l'époque, déjà, tous les syndicats lycéens ne négociaient pas à l'unisson avec le gouvernement, la Fidl avait par exemple claqué la porte aux discussions un jour de rencontre à Matignon : (Voir la vidéo) :

Pour Julie Coudry, l'impression un peu désordonnée qui transpire des divergences entre la Fidl et l'UNL depuis vendredi n'est pas une surprise. Pas plus que l'appel de la Fidl, à la sortie du ministère, à cesser les hostilités… tout en donnant rendez-vous à la grande manifestation de ce jeudi.

L'ancienne présidente de la Confédération étudiante note que c'est justement sur les mots d'ordre que les syndicats lycéens peuvent parfois sembler achoper :

Léa Filoche, elle, se souvient avoir occupé son lycée parisien avec ses profs, près de quinze ans avant les blocus qui ont ponctué les deux mois de mobilisation cette année :

« Au départ les profs n'étaient pas vraiment convaincus. Mais nous leur avons expliqué notre démarche et je me rappelle que nous nous sommes aussi adressés à eux en tant que parents d'élèves. »

A l'époque, toutefois, le mouvement partait des lycéens et non des enseignants. En 1986, la grande série de manifestations contre la loi Devaquet avait quant à elle infusé des bancs de l'université jusque dans les cours de lycée : (Voir la vidéo)

Or, cette année, ce sont les profs qui se sont mobilisés au premier plan. Contre les suppressions de postes pour le secondaire. Contre la réforme des programmes mitonnée par Xavier Darcos pour le primaire. Léa Filoche, qui en profite pour dénoncer « la vision comptable » du gouvernement en matière d'éducation, estime qu'il a toujours été plus délicat de motiver durablement les lycéens à la remorque d'un mouvement parti du corps enseignant :

Julie Coudry va même plus loin : elle parle d'un « effet stérilisateur » des revendications enseignantes sur la mobilisation lycéenne, tout en reconnaissant les profs ont pu jouer « un rôle de déclencheur » auprès des élèves, ces derniers mois :

Manif » au printemps, bac au tournant

Les manifestations contre la réforme Devaquet ou encore le CIP avaient un autre point commun : la saison. Novembre 1986 pour la première, hiver 1994 pour la seconde… Loin du bac. Or cette année les examens de fin d'année ont posé un vrai dilemme aux leaders lycéens. Alix Nicolet, qui préside la Fidl, le confie volontiers : il a fallu se résoudre à dire aux élèves d'aller réviser.

L'argument a pesé, même si, à la Fidl, on laisse encore entendre que la fronde pourrait reprendre du poil de la bête après la rentrée de septembre. Une hypothèse que Léa Filoche juge « très peu crédible même si Alix Nicolet était sans doute obligée de le dire ». Pour l'élue socialiste, le critère du bac n'est pas « illégitime », même s'il signe tout de même que Xavier Darcos a gagné la bataille du calendrier « en laissant pourrir la situation » :

Julie Coudry, qui a terminé ses études et s'apprête à lancer une agence d'aide à l'insertion professionnelle pour les jeunes, veut croire que la contestation lycéenne n'a « rien d'éphémère », précisément parce qu'elle dépasse les questions de suppressions de postes :

« [Malgré le bac] le mouvement va se poursuivre en profondeur parce que les lycéens veulent changer les choses vraiment. C'est toute l'école qu'il faut transformer et cela ne risquait pas d'être réglé au moins de juin 2008, bac ou pas. Tout ne changera pas maintenant, mais ce que les lycéens veulent, c'est réinventer l'école. »

Et Julie Coudry de faire le parallèle avec Mai 68, époque des « Non au lycée caserne » à la craie sur les tableaux. En mars, cette année-là, Marguerite Duras faisait le portrait de Romain Goupil, agitateur lycéen charismatique, à la télévision :

163 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Citoyen | 11H40 | 15/05/2008 | Permalien

Ce n'est absolument pas le fonctionnaire lambda qui touche ce genre de traitement. Actuellement pour ça il vaut mieux avoir des « soutiens ».
A moins que vous soyez très vieux et que vous ayez pu bénéficier des Trente Glorieuses avant que les autres se carrent les Trente Piteuses.
Je connais plutôt des fonctionnaires en milieu de carrière qui pour être recrutés à des postes de base (où on demande de plus en plus du haut niveau au catégories de base en payant le plus bas possible, économie budgétaire oblige), ont dû cacher une partie de leur CV, et qui ont commencé avec un traitement inférieur à celui d'une dame de service tout en ayant bac+10. Ce qui ne les a pas mis à l'abri de vexations et de la jalousie de petits chefs, mais ça c'est autre chose (le harcèlement n'est poursuivi, et mal, que depuis peu). Ils se sont retrouvés à des postes où les conditions de travail étaient infiniment plus dégradées que celles dont on pu bénéficier leurs aînés (menaces de mort comprises).
Si on compte avec les décotes et leur système de révision en pire tous les 5 ans, ainsi qu'avec les années d'études qu'ils ne pourront racheter, ils auront peu de chance de toucher un jour une pension.

Comme par hasard cette casse correspond « pile-poil » à la génération qui a suivi immédiatement celle du papy-boum, moins nombreuse que celle des générations d'avant les années 60 : il a été facile de la sacrifier sans trop de conséquence politique… Mais elle a la rancune tenace et qui est en pleine force de l'âge.

Le système en place, avec ses « révisions » quinquénales procède par démolition progressive des droits, comme pour laisser passer la grosse vague démographique qu'il serait dangereux électoralement parlant d'affronter d'un coup… On compte sur la mentalité « après moi le déluge » des générations nombreuses pour faire passer la pilule, et chez vous ça a l'air de très bien fonctionner.

En outre, je répète sans vouloir être désagréable, dans la fonction publique qui se « libéralise » actuellement, un gros traitement, comme un recrutement à un poste confortable (cf le parcours honorable de certains ministres au cv très « bidouillé ») est aujourd'hui synonyme de gros copinage. Comme dans le privé, même combat.
Il va falloir à l'avenir aux ânes qui gouvernent un certain talent pour tenir les lions qu'ils brident, surtout quand leurs « réseaux » seront trop vieux ou aussi peu brillants qu'eux-mêmes.

Delenda Carthago

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instit qui y croit! | 11H31 | 15/05/2008 | Permalien

Instit, en début de carrière, je touche 1450€, je suis en poste sur 3 école différentes et sur 3 niveaux différents, séparée de 50km que je dois parcourir à mes frais sur l'heure de midi… Et vu l'état actuel des choses, je vais me taper ce genre de postes pendant 10 ans ! Que de privilèges !

Une de mes classes est une classe est une classe de 2-3 ans à 27… la seule solution trouvée pour pallier à cette situation de surpopulation chez les petits, c'est… de supprimer l'école pour les 2 ans !

En attendant, l'école privée, elle se félicite de commencer à songer à accueillir les enfants à 18 mois !

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star malgré elle | 14H18 | 15/05/2008 | Permalien

instit, 30 ans de carrière, bac +7, 1900 euros, pas de prime, pas de CE, pas de 13ème mois
Mariée à JY, 52 ans, bac +2, au SMIC, pas de prime, pas de 13 ème mois
5000 euros par an à nous 2 en transports pour aller travailler

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14H48 | 15/05/2008 | Permalien

Désolé d'être cynique mais c'est sûr qu'à bac +7, si tu voulais gagner de l'argent, il fallait faire autre chose qu'instit.

http://www.commentairedujour.over-blog.com

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instit qui y croit! | 15H02 | 15/05/2008 | Permalien

C'est claitr que j'ai pas choisi ce metier pour devenir riche… mais pour autant, on peut demander à être rémunéré correctement aux vues de nos études, de notre charge de travail et de nos responsabilités, non ? à moins que vous considériez que l'éducation de vos chères têtes blondes ne mérite pas tant !

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à sabrina Portrait de sabrina De p.

15H17 | 15/05/2008 | Permalien

On s'est mal compris. Je respecte au plus haut le métier d'instit/enseignant.

1. Il devrait être mieux rémunéré
2. Les salaires sont connus d'avance
3. A bac +7, faut pas faire instit

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à p. Portrait de p. De kk

star malgré elle | 16H29 | 15/05/2008 | Permalien

Et si c'est ça qu'on veut faire !
je voulais juste rétablir la vérité sur mon salaire par rapport à un post précédent
Aucun regret quant à mon choix de boulot
regrets quant aux conditions d'exercice
De nombreux fonctionnaires sont (sur)diplomés et c'est un choix assumé de passer un concours de la fonction publique ; on connait effectivement à l'avance son niveau de rémunération
Personnellement, j'aimerais juste arrêter de me faire cracher dessus par les médias et « mon“ministre et arrêter d'avoir entre 28 et 31 élèves
A bac pls 7, on fait ce qu'on veut ! On n'est pas obligé d'avoir les dents longues, on peut ne pas être intéressé par un plan de carrière dans la hiérarchie et on peut avoir envie de faire un métier dont on pense qu'il a une utilité sociale.
Non mais !

Portrait de Jess Feuillie

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H29 | 15/05/2008 | Permalien

- acceptez vs une remise en cause de la situation en France ? ? ? ? Acceptez vs de discutez efficacité, rapport nombre de fonctionnaires ds certaines branches ou cest possible et productivité ? ? ? Si non, ce n'est pas la peine de parler….

Si des suprresions sont possibles, il faut le faire. Il estd es pays avec moins de fonctionnaires ou les gens sont davantgaes satisifaits des presttations.Le boulot d'un politique est de dresser des bilans et d'agir.

Croyez vs possible de « faire profitez le plus grand nombre » des avantages des fonctionaires ? ? ? Cela métonne de vs, Yéti, d'ordinaire si raisonnable. Comme dit Roumannoff, ancienne de sciences po, les privilèges des uns sont les larmes des autres. ET les privilégiés, pour se légitime disent : a bah, vs avez qu'a faire comme nous ! ! ! ! ! Dites ca aux femmes, aux jeunes, aux vieux, aux intérimaires, les premiers victimes de la rgifité du marché du taf fracis ou les syndicats ne protègent quune minorité d'anciens ultra puissants.

Portrait de déluge

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De déluge

menuisier | 12H43 | 15/05/2008 | Permalien

Puisque vous reprochez aux autres l'abscence d'argumentation et les envolées sans source précise, allons y :

« Il estd es pays avec moins de fonctionnaires ou les gens sont davantgaes satisifaits des presttations. »

- QUELS PAYS ?
- Comment mesure t'on la satisfaction ?
- Vos sources ?

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 14H23 | 15/05/2008 | Permalien

les pays du nord, ce qui a étét maintes et maintes fois souligné sur ce site meme, ou par les études de sociologues tels que Dominique Méda ou Andersen (faut il bruler le modele social francais, les 3 mondes de l'état providence). Ce qui compte en politique est le qualitatif. Ce n'est pas, par exemple, plus de profs qui permettent la réussite, mais une organisation efficicace, comme en témoigne le fait que ds les 50's les chances d'ascencion sociale était plus grande pour modestes. Mais laissons l'école, qui est un cas a part, pour nous intéresser aux autres branches : si il existe des doublons, si, malgré le fait que nous avons davantage de fonctionnaires que les autres pays, les gens sont moins satisfaits….Que faut il faire, en rajouter (cest se maintenir ds l'illusion du quantitatif, qui a cette vertu que cest déculpabilisant) ou réfléchir ? ? ? ? ? ? ? ? ?

Portrait de jojo1er

De jojo1er

15H08 | 15/05/2008 | Permalien

Voulez-vous m'indiquer quelle est dans les pays nordiques que vous souhaitez nous montrer la répartition des richesses entre travail et capital (et les comparer aux valeurs françaises) ?

N'avez-vous pas constaté des différence démographiques majeures entre ces pays et la France ?

Vous nous citez la situation en France dans les années 50 (boom démographique, reconstruction) et la comparez à celle d'aujourd'hui (contexte économique, natalité mollassonne), vous résumez la différence entre ces deux époques à une différence d'organisation et d'éducation…c'est pour le moins trollesque, voire d'une rare malhonnêteté intellectuelle…et je pèse mes mots.

Jojo1er, comparons…mais sérieusement !

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 15H13 | 15/05/2008 | Permalien

et bien ds l'ouvrage de Méda, elle réfute ceux qui se servent de l'argumentaire : « impossible en France », ce qui est votre cas. Je ne parle pas de transposition, mais d'acceptation de compromis. La force des gens du nord est leur aptitude a vivre ensemble. Ils ont accepté des réformes tres douloureuses qui ont porté leur fruits. En france, on refuse la réforme des universités (pourtant pas excessive, meme plutot bonne, quand on voit, de plus, notre taux d'échec en premiere année, et le ratio entre argent investi ds lécole et réussite…), on refuse la carte judiciaire, la fusion anpe/unedic (pourtant nécessaire), la réforme de l'état (attendue depuis des décénnies), celle des syndicats….On refuse tout.Comme disait De Gaulle on fait la réforme par la réviolution et apres on vote conservateur. Leur réussite réside ds les réformes du début des 1990's. Du reste, je ne comprends pas votre première phrase, le « valeur ».Enfin, le ratio capital/travail ne doit pas etre vu ds labsolu. Celui ci est aussi a lié a la réforme, a la décentralisation……Seulement en France, il me parait difficile de réformer car le mot, qui signifie recherche, en gros, du meilleur rapport qualité/prix, est galvaudé.

Portrait de jojo1er

De jojo1er

16H03 | 15/05/2008 | Permalien

La valeur française de répartition des richesses entre capital et travail, cette valeur a évolué régulièrement puis de plus en vite ces deux dernières années mais toujours dans le même sens (je vous laisse deviner lequel) et d'ailleurs plus vite que la moyenne européenne, elle même évoluant plus rapidement que la moyenne mondiale.

Pour le travail de Dominique Méda, que je respecte malgré mon aversion pour les sociaux-démocrates (mais je vois trop les socialistes français), je ne vois pas en quoi il peut être utilisé pour justifier les réformes en cours, car avouons quand même que les réformes libérales actuelles visent surtout à n'adopter les règles en vigueur dans les pays nordiques que quand elles sont moins sociales que la position française et à ignorer royalement tous les aspect ou l'état intervient davantage que dans les pays nordiques. Dans ce que j'ai pu lire du travail de Dominique Méda, son opinion viserait plus à une réforme complète du système avec ses « moins » mais aussi ses « plus »…

Celà correspond bien a ce qu'elle exprime sur cet article dans Le Monde (pardon ma rue adorée pour la pub externe) :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/21/deux-nobel-ne-font-pas…

Par ailleurs je ne pense pas que la France soit impossible à réformer (il suffit de voir comment elle a voté pour la rupture), mais que la France ne peut plus accepter des changements qui les uns après les autres sous couvert de progrès ou d'adaptation se révèlent être des régressions aussi inefficaces que douloureuses.

Vous critiquez le rapport qualité/prix mais n'est-ce pas au final ce que préconise un peu Méda quand elle parle d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ? Plus que travailler plus, elle nous dis en substance de travailler mieux, de mieux partager le travail et ses revenus…je ne vois décidément pas ce qui dans ses propos peut justifier la politique actuelle.

Par contre vous avez raison quand vous parlez de la force des gens du Nord, ce sont mes voisins et je dois le reconnaitre, ils savent mieux qu'ailleurs ce que peut-être le vivre ensemble.

Désolé Jess une fois de plus je me vois obligé de me déclarer en désaccord avec vous ; -)

Jojo1er, en France on pas les moyens de se payer les patrons qu'on a…

PS : je ne vous ai pas répondu sur un autre sujet qui s'éloignait trop de l'article de départ mais je n'étais toujours pas d'accord avec vous…là bas non plus ; -)

Portrait de Jess Feuillie

à jojo1er Portrait de jojo1er De Jess Feuillie

liberté et vérité | 13H51 | 16/05/2008 | Permalien

salut jojo ! ! ! ! on fait la une de l'article héhé….
- le ratio n'a jamais été aussi favorable au capital que sous la gauche de Bérigovoy et les privatisations n'ont jamais été aussi nombreuses que sous Jospin. Ce que je veux dire c'est que ce ratio n'est pas une fin en soi car il doit etre relié aussi a l'ambiance internationale.
-« réformes libérales actuelles ». Le libéralisme, dans son vrai sens (galvaudé en france), est tt de meme une valeur largement positive.C'est par le libéralisme économique que nous avons conquis bon nombre de nos libertés individuelles (il en avait besoin).
- Qu'entendez vous par « moins sociales ». Car les nordiques sont bcp plus libéraux que nous. La surprotection des salariés CDI est ainsi en fin de compte pas treès sociale, puisuqe elle fragilise les chomeurs, les intérimaires, les femmes, les jeunes et les séniors. Autre exemple avec les OVE (offres valables d'emploi) dont les critères sont chez nous bcp moins contraignant que chez nos voisins allemands ou nordiques. Si les critères sont clairs et bon (proximité, rapport avec l'expérience et la formation du chomeur), cest une bonne mesure en ce sens quelle contribue a la responsabilisation en tant que citoyen. Dans une société ou tt est dilué, ou les systèmes ne poussent plus a soulever des montagnes, il faut responsabiliser au niveau individuel pour faire vivre le collectif (cest encore une fois la force des nordiques). Je veux dire que la qualité sociale dune mesure ne se mesure pas au degré de protection pris dans l'absolu mais dans ses effets de long terme. La non sélection a la fac (ce qui parait louable), par exemple, cache une sélection par l'échec dont les victimes sont les gens des couches modestes.
- Je ne dis pas que la france est impossible a réformer.Je pense néanmoins que nous aussi, et pas que les politiques, avons une grande responsabilité dans l'étau dans lequel se trouve la France. A commencer par une part non négligeable des électeurs du PS (dont je suis) qui croient encore ce parti révolutionnaire, consciemment ou non. Jospin a perdu en 2002 a cause de ces électeurs alors que son équipe était bonne. A commencer par une certaine frange des syndicats (notamment étudiants) complètement aware qui refusent le compromis. Ce jeux de refus contribue a cette « société bloquée ». Voyez en Allemagne, par exemple, ou 10 ans de modération salariale, dnas la douleur, ont permis un redressement qui sur le long terme sera bénéfique aux masses.
-Mieux partager le travail est une nécéssité. Pour cela il faut remettre les jeunes et les vieux au boulot, autoriser ceux qui souhaitent continuer a tafer apres la retraite a le faire ou pas. Les jeunes, les femmes, les vieux, sont les premières victimes de lextreme rigidité du marché du taf frcais. Il faut donc assouplir les règles et, en contrepartie, améloiorer la formation professionnelle pour, comme dans le nord arriver a un ssyteme ou ce n'est pas un taf qui est protégé mais l'individu. Partager sous entend quil faut pouvoir le faire. Cela passe par un remodelage du systeme frcais.

Portrait de Adelyne sur le sable

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De Adelyne sur le sable

Si je savais | 15H06 | 15/05/2008 | Permalien

Là, à votre orthographe, et vos arguments « Drukeriens », (citant et massacrant soeur Anne, et son ex appartenance à l'école de « Science Po », comme si c'était une référence)) je sens que vous vous énervez !
Reprenez vos esprits vous qui vous targuez d'avoir des arguments et arretez de taxer Marie de n'en point avoir, sinon de « grossir » pour ne faire que (sous entendu) poluer le « forum », qui ne se veut certes pas de la qualité de celui de l'Agora Athénienne, mais celui où des têtes pensantes s'expriment !
Si si, je suis sérieuse et tous les jours me régale, à la simple lecture, au point que c'en est une « addiction », sans avoir le désir ni le besoin de donner mon « humble » avis sur rien et sur tout.
Donc, disais je, ne vous faites pas à cause de nous, une « fracture du métacarpe », et par pitié, reprenez vos esprits, sinon je crains une chute précoce de votre « ramage » feuillu !

Portrait de Sylap

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Citoyen | 07H16 | 15/05/2008 | Permalien

C'est sûr que les catégories C de la FPT sont des nantis ! ! !

non mais vraiment…
Sors de ce corps J.M. Sylvestre !

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08H35 | 15/05/2008 | Permalien

evidemment si tu es un haut fonctionnaire

Portrait de mobydick

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en migration | 08H46 | 15/05/2008 | Permalien

@ gaetan
faut-il toujours prendre son cas pour une généralité ? ?
fonctionnaire tu es - par statut
privilégié tu es - par salaire.
est ce à dire que tous les fonctionnaires sont privélégiés quand l'écrasante majorité touchent à peine plus que le smic et ont une progression de carrière qui se résume à une régression de moyens ?
les fonctionnaires, c'est aussi et d'abord les enseignants - soutenir le mouvement, c'est soutenir l'école et refuser sa déconstruction par le plan darcos.

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tamagotchi89 | 09H33 | 15/05/2008 | Permalien

@ Gaétan

Bon alors… Gaétan, si tu es fonctionnaire et que tu n'as jamais manifesté, ce que tu vois plus haut n'est pas le championnat du monde par équipe de lancé de cacahuète. Il s'agit plutôt d'un rassemblement pacifique de personnes que ton employeur est en train de spolier de leurs droits. Non seulement les manifestations sont très utiles, mais la solidarité avec les manifestants est non moins importante. Parce que si tous les droits foutent le camp, y compris ceux d'étudier, de travailler et d'avoir un revenu décent, et bien devine quoi, Gaétan … tu pourras t'assoir sur ta pension de retraite.

Portrait de Lucius Sergius

à A.V. Portrait de A.V. De Lucius Sergius 28239

Citoyen | 11H49 | 15/05/2008 | Permalien

Il paraît même qu'un ministre, entre autres ancien membre du groupuscule Occident (de joyeux fils à papa voyous et extrêmistes qui trouvaient que Lepen était limite gauchiste puisqu'il respectait les institutions républicaines), a déclaré dans une réunion « privée » que les retraités coûtaient cher alors qu'ils ne servaient plus à rien, et qu'il « allait falloir » remédier à ça…

Le « après moi le Déluge » n'est peut-être pas une bonne manière de voir…

Delenda Carthago

Portrait de déluge

à Lucius Sergius Portrait de Lucius Sergius De déluge

menuisier | 12H45 | 15/05/2008 | Permalien

C'était juste pour confirmer vos dires. : -))

Portrait de Adelyne sur le sable

à Lucius Sergius Portrait de Lucius Sergius De Adelyne sur le sable

Si je savais | 15H23 | 15/05/2008 | Permalien

Je cherche, « Delenda », je cherche, un ministre, qui ?
Alors, un sinistre tels devedjian, Longuet, Madelin, Raoult, Novelli, Goasgen ?
Non aucun n'est ministre, mais ils n'ont pas perdu leur capacité de nuire !
Pour mieux connaître ses ennemis, un site de classe et d'ordures : http://members.aol.com/MOccident/Occident.html

Portrait de Lucius Sergius

à Adelyne sur le sable Portrait de Adelyne sur le sable De Lucius Sergius 28239

Citoyen | 20H10 | 15/05/2008 | Permalien

Exact, mea culpa, pas ministre. Suis assez bien entraîné en ce moment, l'adrénaline peut ennivrer… ; -)

Delenda Carthago

Portrait de Chloé Leprince

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Chloé Leprince (auteur)

Rue89 | 08H13 | 15/05/2008 | Permalien

Bonjour le Yéti

Autant je peux comprendre vos craintes sur le traitement du service minimum ou de l'efficacité des fonctionnaires comme vous le dîtes… autant je vous trouve peu clément avec cet article de décryptage : comment qualifieriez vous, alors, un appel à la manifestation par lequel les syndicats étudiants eux-mêmes appellent à cesser le mouvement ?

Vous noterez que sur Rue89 nous avons largement suivi ce mouvement et donné toute sa place à la protestation contre les suppressions de postes… non ?

Portrait de mobydick

à Chloé Leprince Portrait de Chloé Leprince De mobydick

en migration | 08H54 | 15/05/2008 | Permalien

les syndicats étudiants ne sont PAS le mouvement, même s'ils prétendent l'être. ça a été ainsi avec l'unef (pourtant ultra minoritaire), c'est maintenant le cas des autres syndicats. le soutien scolaire (la concession de darcos qui fait reculer les syndicats) est tout SAUF une bonne idee - de meme, la restructuration (ie destruction programmée) de l'université et de la recherche est à l'évidence une régression de l'avis de presque tous les acteurs concernés.

à défaut de bonnes idées, le gouvernement réussit sur un point, celui de briser les mouvements en achetant les syndicats - c'est une chose à bien réfléchir
avec le yéti, je trouve aussi dommage que rue89 participe à - ou tout le moins cautionne - consciemment ou non - cette pratique.

Portrait de marie 75

à Chloé Leprince Portrait de Chloé Leprince De marie 75

08H54 | 15/05/2008 | Permalien

54.OOO fonctionnaires supprimés en 3 ans !

Portrait de Le Yéti

à Chloé Leprince Portrait de Chloé Leprince De Le Yéti

yetiblog.org | 09H05 | 15/05/2008 | Permalien

@ Chloé Leprince

Hola, ne vous vexez pas ! Je ne suis qu'un commentateur (et qui plus est un commentateur « yéti » ! ). Il m'arrive, comme vous l'avez peut-être noté, d'appuyer assez vigoureusement sur le champignon (au point même de me faire sucrer certaines interventions ! )

Plus sérieusement, tous mes commentaires sur Rue 89 sont clairement orientés. Et ce, en pleine connaissance de cause. D'où la (re)mise en perspective que j'ai essayé d'effectuer pour le mouvement lycéen. Ne pas confondre, comme dit mobydick, lycéens et syndicats lycéens (la « responsable » d'un de ceux-là ne vient-elle pas, déjà, de parader en 4e de couv » dans les « portraits » de Libération, avec la mine satisfaite, déjà, de la diva consacrée ? )

Pour le reste, tranquillisez-vous, j'ai bien noté, comme vous le dites, que « sur Rue89 [vous aviez] largement suivi ce mouvement et donné toute sa place à la protestation contre les suppressions de postes… non ? »

C'est bien pourquoi je continuerai à y intervenir… et à y cogner sec ; -) !

Portrait de Le Yéti

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Le Yéti

yetiblog.org | 09H34 | 15/05/2008 | Permalien

Euh… rectif, SVP ! Je viens de voir les commentaires sélectionnés par Rue 89 à votre article. Trois sur les quatre (deux de Gaétan et un d'un certain Michel Martin) se déclarent « attristés » par le comportement « indécent » des fonctionnaires « privilégiés » !

Tu te fous du monde ou quoi, Rue de mes deux ?

(PS : pour info, la « responsable » lycéenne complaisamment portraiturée dans Libé s'appelle Alix Nicolet. Elle préside la Fidl. Son portrait, et surtout ses déclarations, valent leur pesant de cacahouètes faux-cul ! )

Portrait de Chloé Leprince

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Chloé Leprince (auteur)

Rue89 | 09H46 | 15/05/2008 | Permalien

Rue de mes deux ? vous pensez instauré un débat interessant en m'interpellant ainsi ?
la sélection des commentaires tourne et le but est de faire vivre le débat y compris en prenant le flux à rebrousse poil

je suis un peu interloquée de la virulence de vos réactions du simple fait que le papier constate que le mouvement s'etiole, tout en proposant un décryptage pour aller au delà du factuel,justement…

enfin, question : en quoi le portrait de Libé et sa « complaisance », comme vous dites, infuserait il cet article ci ?

votre agressivité m'etonne….

Portrait de Le Yéti

à Chloé Leprince Portrait de Chloé Leprince De Le Yéti

yetiblog.org | 10H04 | 15/05/2008 | Permalien

Décidément, vous foncez tête baissée dans tous les pièges, chère Chloé. « Rue de mes deux » est évidemment bien trop outrancier pour être sérieux. Le choix même de cette outrance de style était précisément dans le but d'en auto-désamorcer l'agressivité.

Bon, je vais essayer de manquer d'humour, je veux dire d'être gentil : je vous souhaite sincèrement une très bonne journée, et pleins d'autres articles sur lequel des yétis en vadrouille pourront se défouler, signe de l'attention qu'ils vous accordent. Cordialement.

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