Le sénateur Jean-Luc Mélenchon accuse Diwan d'être une secte

Mélenchon s'en est violemment pris à la langue bretonne, la qualifiant de "substitut aux cinq langues bretonnes existantes" et de langue de la "collaboration" car elle aurait été unifiée pendant la guerre en zone occupée.


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19H20 14/05/2008

Adieu l'Jean Luc je t'aimais bien, adieu l'Jean Luc je t'aimais bien tu sais....
Sénateur Mélancon au rapport !
Depuis quelque temps, vous atteignez(comme au Tibet) des sommets.
Mais hélas, est ce peut être une crise passagère, car comme je le disais à mes "garnements" ce matin sur un autre sujet, je crois que nous "mélanchons" tout !
Aller, un coup de chouchen, et ça va passer.

 
Spin-H | musicien à Bégard
06H39 15/05/2008

c'est pénible ces raccourcis historiques ! tu parles breton et donc tu es un collabo ! les enseignants de diwan n'étaient pas nés en 40 ! et il fallait bien uniformiser la langue bretonne, faite de plusieurs parler locaux. Mon père est de Quimper, ma mère de Lorient, moi de Begard et voila trois façon de parler breton !
Le breton de Rennes, celui de la télévision, mon arriere grand mere n'y a jamais rien compris !
Mais grâce à quelques uns, le breton n'est pas mort sous la pression de l'Etat français de 40 à nos jours ! mais la lutte continue et afin de parfaire votre breton, voici un petit dictionnaire d'insultes a utiliser pour qualifier Mélanchon :
http://www.kervarker.org/fr/useful_phrases_10_Kunujennou.html

 
21H11 14/05/2008

Pour ma part, j'ai suivi le développement des Diwan depuis l'origine cad depuis 25 ans. La langue bretonne était presque totalement perdue lorsque l'engouement a pris racine, mais les quelques locaux parlant encore le breton tel qu'il se parlait avant la libération étant déjà très âgés les Diwan ont "importé" le gaélique. C'est ce que je leur reproche. Pour ma part, le langage parlé aujourd'hui par les Diwan n'est pas le breton qui se parlait il y a moins d'un siècle.

Je ne dirais donc pas "secte" mais fumisterie, supercherie.

 
20H08 14/05/2008

les propos de Mélanchon sont historiquement fondés il me semble, mais je vois pas bien le rapport entre le titre (qui parle secte et d'école) et le corps de "l'article" qui parle de langue...

 
Phil2922 | Retraite invalidité
21H00 14/05/2008

Mad a jeu Mélenchon...!

http://phil195829.overblog.com

Kénavo da vech-al

 
21H31 14/05/2008
 
Yann Guégan | Rue89
09H21 15/05/2008

Euh, si vous voulez parler du rattachement du duché de Bretagne au royaume de France, c'est 1532, par pas 1492 :-)

1492 c'est la "découverte" de l'Amérique par Christophe Colomb.

Et 1515, c'est la bataille de Marignan.

 
10H47 15/05/2008

Si l'annexion est bien acquise en 1532, le rattachement, lui, a commencé en 91-92 avec le mariage d'Anne à Charles VIII. Le sacre a eu lieu le 8 février 1492 dans l'abbatiale de Saint-Denis.

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
12H56 15/05/2008

Le mariage a eu lieu le le 6 décembre 1491 :
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=14911206

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
19H01 15/05/2008

:)

 
20H50 15/05/2008

"TAIS-TOI ENFIN SINISTRE BOUFFON!!!!!!"

Eh bah mon nunuk, on fait dans l'auto-dérision maintenant?...

 
21H57 14/05/2008

Il est utile de consulter l'intégralité des propos de JL Mélenchon : http://www.senat.fr/cra/s20080513/s20080513_4.html#par_27

Vous constaterez qu'il qualifie Diwan de secte (ce qui me paraît outrancier ), au cours d'une interruption d'un orateur ; par contre dire qu'il qualifie, comme le fait l'agence Bretagne Presse, le breton de langue de la "collaboration" (les guillemets sont de cette agence) est un sacré raccourci de son intervention !

Le plus intéressant dans l'affaire est tout de même son analyse et son argumentation sur la charte des langues minoritaires.

 
AT | lecteur à perpète
17H35 15/05/2008

Raccourci, c'est vrai.

Mais qu'on me permette de saluer l'intervention de cette pourtant fripouille de droite d'Alduy, qui ne dit pas autre chose que Lebesque, un homme de gauche autrement plus authenthique, finalement, que Mélenchon.

Gens capables de penser la complexité, à la différence du dogmatique JLM.

 
Spiff | Enseignant
23H21 14/05/2008

Oui, merci de cet apport car une telle dépêche ne peut signifier grand chose...sinon l'envie de créer un scandale.

 
09H24 15/05/2008

Je ne connaissais pas l'agence Bretagne Presse ; sur ce coup-là et en comparant les propos de JL Mélenchon et la façon dont cette agence les rapporte, je trouve :
- qu'il y a plus volonté de disqualifier un adversaire des "ethnorégionalismes" que de contester ou de démonter son argumentation.
- que cette dépêche relève plus de la propagande que de l'information.

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
18H37 17/05/2008

@ xavier-xavier,

par ici:
http://www.agencebretagnepresse.com/
on peut apprendre plein de choses… comme la mort de Bigard (le pollueur de la Socovia), la santé financière de Bolloré, la reconnaissance des langues régionales en Roumanies le lendemain du refus en France, etc…

à l'échelon breton, c'est ce que Albanel souhaite à l'échelon français.

 
pousse manette | située comme vous voulez
10H18 19/05/2008

De plus, je m'étonne d'un article sur JLM qui renvoie à un autre article de l'agence Bretagne Presse sans qu'à aucun moment, la source du scandale (les propos de JLM) soit citée. Je le fais donc: http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=298#comments

 
AT | lecteur à perpète
21H58 14/05/2008

Pour Mélenchon, qui roule un peu beaucoup sur la jante par les temps qui courent, voici la fin du beau livre de Morvan Lebesque "Comment peut-on être Breton, essai sur la démocratie".

(Morvan Lebesque fut certes, avant la guerre et après, dans des eaux de droite. Mais à partir des années 50, il bascula à gauche, notamment au Canard Enchaîné, pour ne plus en partir. Il nous manque toujours)

...J’ai commencé ce livre dans les tumultes de mai 1968. Il m’a suivi toute une année dans mes reportages et le hasard a voulu que je termine un de ses chapitres à la lueur des incendies de Belfast. Cependant, Alger, Cuba, Israël, émeute noire de Newark ou printemps de Prague, mille souvenirs en constituaient déjà la préface non écrite. « Se vivre est une mer », dit Sponde. Notre siècle nous laisse peu le loisir d’en explorer les fonds. Avant de savoir qui nous sommes, il nous faut descendre dans la rue, choisir notre camp, nous qui n’avons même pas eu le temps de nous choisir, épouser les passions d’autrui, nous qui connaissons à peine les nôtres, discerner le juste et l’injuste - et en grande hâte, car avant le soir, le juste vainqueur sera injuste à son tour. Cernés de couteaux et de voix qui nous jettent des ordres, aurons-nous le temps d’entrevoir une seule vérité à emporter dans la mort ? Une vérité, ce serait beaucoup. Je n’ai qu’une croyance et dans ce livre, je me suis borné à l’éprouver, comme celui qui, ayant trouvé un sou dans la terre, le tend aux passants dans le creux de sa main pour savoir si c’est de l’or ou du plomb. Il me paraît que le monde n’a de sens que dans le respect des pluralismes et que son sort se joue à tous les niveaux pour ou contre cette définition. Breton, Français et citoyen du monde, qui me dénie une seule de ces composantes me rejette de la communauté ; je ne veux pas nourrir en moi une part maudite qui maudirait mes frères ; je ne puis servir les autres qu’en étant moi-même. Cela s’appelle la démocratie, qui n’est que l’ordre naturel des hommes. Sur un point, pourtant, ma foi est plus précise : je crois aux pauvres. Je crois aux peuples qu’on a vaincus, soumis, humiliés, qu’on a faits valets, mercenaires, putains, à qui on a accroché un sabot au cou. Dites-moi si le monde est gardé, demande Glenmor, notre Glenmor, le poète errant qui va de porte à porte avec sa guitare, chantant la nation bretonne ; et partout, dans les villes, les villages, à la Mutualité où l’acclament les Bretons de Paris, la foule répond : Non ! - Non, le monde n’est pas gardé, personne n’a le droit d’apposer des scellés sur un seul de ses domaines. Il est sans honneur de voler son nom à un peuple. Mais ce nom, c’est aussi à vous, démocrates, à vous tous qu’on l’a volé.

Relis ça ma Méluche, et réfléchis : « Breton, Français et citoyen du monde, qui me dénie une seule de ces composantes me rejette de la communauté ; je ne veux pas nourrir en moi une part maudite qui maudirait mes frères ; je ne puis servir les autres qu’en étant moi-même. Cela s’appelle la démocratie, qui n’est que l’ordre naturel des hommes. »

La démocratie, mon Jean-Luc.

 
22H35 14/05/2008

Sans vouloir (ni pouvoir) me prononcer sur son cas, j'ai quelques réticences à l'égard de Morvan Lebesque, les voici :
- tu dis qu'il fut avant-guerre et après guerre "dans des eaux de droite" ; et pendant, n'a-t-il pas été dans des eaux un peu brunes ?
- il aurait "basculé à gauche à partir des années 50", est-ce certain ? (Il n'écrivait pas que pour le Canard Enchaîné).

 
AT | lecteur à perpète
23H36 14/05/2008

Allez voir sur Wiki, qui vous en dira plus( l'Heure Bretonne, Ar Vro, Carrefour). Je possède deux de ses recueils de chroniques du Canard : la Loi et le Système, Chroniques du Canard, ainsi que son Camus dans la collection Ecrivain de toujours. Quand je vous dis qu'il me manque, c'est profond. Je lui dois presque toutes mes prises de conscience d'athée, d'anti-militariste et d'homme de gauche qui n'a qu'une religion : celle de la fraternité humaine. Pour moi, le plus important dans le parcours d'un homme, c'est son évolution vers sa fin. Entre un Lebesque et un Besson, un Kouchner, un Denis Kessler, un July, un Geissmar, un Brückner, un Glucksmann, un Finkielkraut, un Benny Lévy, il n'y a pas photo.

 
22H28 14/05/2008

Mélenchon s'est aussi dit "fier d'être jacobin". C'est à ce titre qu'il fustige la langue bretonne et ceux qui la parlent, avec des arguments tout autant insultants que fallacieux. Le breton enseigné dans les écoles Diwan est bien un mix des différentes variantes de la langue parlée dans les campagnes en zone bretonnante, c'est-à-dire, grosso modo, tout le territoire qui s'étend à l'ouest d'une ligne passant par Saint-Brieuc et Vannes. Mais il n'était pas encore parlé durant l'Occupation, il n'était même pas sorti des laboratoires des grammairiens qui l'ont construit. En revanche, en zone bretonnante, tout le monde parlait bien breton, et cette langue fut celle de la Résistance en ce que ses membres l'utilisaient pour communiquer entre eux sans être compris des fonctionnaires français chargés de les espionner, de les traquer. Avec l'efficacité et le succès que tout le monde connaît, puisqu'elle a mené à la Libération, un échec cinglant pour les Renseignements Généraux comme pour les jacobins collabos, qui ont dès lors fait du breton leur bête noire, y voyant l'instrument d'une possible indépendance de la Bretagne.

 
22H51 14/05/2008

Les résistants bretons n'étaient pas poursuivis seulement par les "jacobins collabos" et les "fonctionnaires français" mais aussi par un certain nombre d'autonomistes bretons reconvertis dans la collaboration active avec les nazis.

Parmi ceux qui à la libération, fuyèrent dans les camions de l'armée allemande, Roparz Hemon, principal acteur du breton unifié.

 
AT | lecteur à perpète
23H44 14/05/2008

Pas question d'occulter cette face noire de la cause bretonne.

Disons quand même qu'elle a bien servi au pouvoir central pour écraser tout le reste.

Ne pas oublier le découpage de la Bretagne amputée de la Loire-Atlantique, géographiquement, historiquement et culturellement bien plus bretonne que "pays-de-loiraise" avec la Vendée, la Mayenne, le Maine-et-Loire et surtout la Sarthe (certes sympathiques ;-) qui donnent une forme oblongue bien dévotement tournée vers Paris la grand ville...

 
11H25 15/05/2008

Ce ne sont pas les errements d'une poignée de collabos qui ont servi de prétexte au pouvoir central pour écraser tout le reste. Ce phénomène n'apparaît qu'à compter de l'année 1998.

Le détachement de la Loire-Atlantique est l'oeuvre du gouvenement de Vichy, en 1941.

 
pousse manette | située comme vous voulez
10H23 19/05/2008

Il se dit fier d'être jacobin parce que tous ceux qui ne disent pas oui oui aux manipulations sont traités de jacobins...

 
cyp | en ligne et à l'œil
11H54 15/05/2008

Tiens donc, le camarade-sénateur a sorti sa connerie hebdomadaire....

 
12H31 15/05/2008

En 1955, quand ma mère se faisait taper dessus à l'école parce qu'elle ne parlait que le breton, elle aurait été bien surprise de savoir qu'elle était sectaire…

Et quand je dirais à mes parents la prochaine fois qu'il parle breton, que ce sont des collabos, il penseront que je me refais une crise d'adolescence… Beg braz crieront-ils

C'est peut être ce qui arrive à Mélanchon, un problème d'hormones

C'est terrib' l'andropause

 
15H58 15/05/2008

La Bretagne se distingue depuis déjà quelques décennies comme la région de France dont le taux de suicides est le plus élevé. Tel n'a pourtant pas toujours été le cas. Jusqu'à la dernière guerre mondiale, au contraire, le taux de suicides breton était inférieur à la moyenne nationale. Il a commencé à exploser dans les années 50 et semble directement lié à la répression anti-bretonne qui s'est abattue sur la région après-guerre, non pas parce que celle-ci aurait collaboré, mais bien en raison de sa participation à la Résistance, précoce, massive, et déterminante.

Ce taux de suicides record est associé à un taux de fonctionnaires également record (il en faut pour assurer la répression d'Etat), et les deux régions qui arrivent en tête à cet égard sont celles de Brest et Saint-Brieuc, comme par hasard deux villes de fonctionnaires.

Mais ce sont bien ces deux mêmes régions de la zone bretonnante où la Résistance fut la plus active durant l'Occupation.

Voir à ce sujet :

http://pagesperso-orange.fr/passion.histoire/resistan.htm

Extraits :

"La Bretagne, terre de résistance par sa position stratégique qui l'amena à être sollicitée très rapidement. La Bretagne, terre de résistance par le comportement de sa population qui apporta une importante contribution tant dans la Résistance intérieure sous ses diverses formes que dans la Résistance extérieure par le combat au-délà des frontières du pays occupé. L'adjudant Forman et le sergent Joel Letac, de retour à Londres en septembre 1941 après la mission "Savannah", donnaient dans un rapport l'état d'esprit qu'ils avaient trouvé en France, ils notaient à propos de la péninsule : "Il n'est pas vain de dire que la Bretagne est, parmi les autres régions françaises, celle où la résistance anti-allemande s'affirme avec le plus de netteté", ou encore cette constatation d'un observateur du B.C.R.A. : "La Bretagne est de beaucoup notre principal point d'appui et l'attitude des Bretons est d'un grand réconfort pour ceux qui sont retournés en France après une longue abscence"."

"Un épisode peu connu ponctua cette arrivée massive des bretons, Jean Marin demanda à un jeune arrivant à Londres, Charles Marie Guilois, de prendre du service à la célèbre B.B.C. Ce dernier eu le privilège de lancer, vers le 24 juin 1940, l'appel du général de Gaulle... en breton et d'assurer pendant environ deux mois des émissions en langue bretonne à destination de la péninsule armoricaine."

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
18H13 17/05/2008

Le fameux appel qui a disparu, ou sa copie ?

 
13H03 15/05/2008

Mr Mélenchon (pas tout),déjà votre discours (niveau CM) sur le Tibet et son histoire a été entièrement démonté par des spécialistes(des Vrais!)... Vous continuez avec une caricature débile et non fondée de la langue Bretonne et de ceux qui essaient de la préserver en vous référant à des faits "historiques" que vous ne maîtrisez même pas... Actuellement, en politique, que ne faut-il pas faire et dire pour tout simplement exister?!!! Ne venz pas en Bretagne pour vos vacances "Mr Mélanchon".

 
El Co | internacionalista
16H17 15/05/2008

Après avoir lu le compte-rendu des débats au Sénat (faites-le, ça prend dix minutes, et vous apprendrez plein de choses), je suis stupéfait par :
- le compte-rendu qu'en fait l'agence de presse bretonne, qui déforme incroyablement les propos d'un sénateur de la République, qu'il soit JL Mélenchon ou pas;
- le fait que Rue89 en fasse un titre aussi exposé. A mon humble avis le traitement correct de l'information principale dans cette affaire aurait été "comment une agence de presse déforme des propos publics", ou "comment des journalistes sapent la réputation de leur belle profession"; ou encore "un cas d'école de citation hors contexte". Alors, compañeros de Rue89. on a dérapé ? :)

Je crois que les riverains de Rue89, avant de déverser une bile malvenue sur telle ou telle personnalité politique au vu d'une citation tronquée, devraient aller à la source, puisque les journalistes ne le font pas, ce qui évitera d'écrire pas mal de bêtises. Petit principe d'autodéfense intellectuelle.

Si cela peut en appâter quelques-uns, un extrait de son intervention :

"(...) Pour moi, fier d'être jacobin (sourires), ne parlant que la langue française -et l'espagnol, langue de mes grands-parents- qui, si je devais apprendre une nouvelle langue, choisirais l'arabe, langue minoritaire la plus parlée dans ma région, il ne s'agit pas de savoir si l'on est pour ou contre les langues régionales, pour ou contre la diversité culturelle, mais si le cadre légal existant est adapté et si la France a besoin de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

Je n'accepte pas la caricature qui voudrait faire croire que la République française réprime ou méprise les langues régionales. La France s'est dotée dès les années cinquante d'un cadre législatif très favorable, en avance sur beaucoup de pays d'Europe. La loi du 11 janvier 1951 du socialiste Maurice Deixonne a autorisé et favorisé l'apprentissage dans l'enseignement public du basque, du breton, du catalan et de l'occitan. Le corse a été ajouté en 1974, le tahitien en 1981 et quatre langues mélanésiennes en 1992. Depuis 1970, ces enseignements en langues régionales peuvent être pris en compte pour l'obtention du baccalauréat. La loi Toubon de 1994 a confirmé ce cadre. Enfin, depuis la loi Jospin du 22 janvier 2002, tous les élèves qui le souhaitent peuvent apprendre le corse à l'école, au collège et au lycée, trois heures par semaine.

L'État a aussi rendu possible, en lien avec les collectivités locales, les signalisations routières bilingues -ce qui évite que les panneaux en français ne soient recouverts de graffiti... De nombreuses régions multiplient les innovations pour favoriser ces langues.

Rien dans le cadre légal et réglementaire actuel ne bride la pratique et la transmission des langues régionales. Pas une voix en France ne s'y oppose ! Pas même la mienne ! (...)"

Et je remets ici le lien indiqué fort à propos par Xavier-Xavier :
http://www.senat.fr/cra/s20080513/s20080513_4.html#par_27

 
17H52 15/05/2008

"La loi du 11 janvier 1951 du socialiste Maurice Deixonne a autorisé et favorisé l'apprentissage dans l'enseignement public du basque, du breton, du catalan et de l'occitan."

Reste que des témoignages comme celui de piers sont nombreux.

Ceux de la génération de sa maman racontent tous à peu près la même histoire. Ils n'avaient pas le droit de prononcer un mot de breton en classe et recevaient des coups de règle en bois sur les doigts à chaque fois qu'ils s'oubliaient.

Mais ce n'est pas la seule forme de répression à laquelle les Bretons étaient et sont toujours confrontés.

Voir, par exemple, les raisons pour lesquelles l'Abbé Pierre quitte le MRP en 1950.

 
El Co | internacionalista
18H22 15/05/2008

Certes, absolument d'accord. Reste qu'en 1955 on prenait des coups de règle sur les doigts un peu pour tout, tant en "pédagogie" que dans le reste de la société, pas franchement décontractée sur tout un tas de sujets...

 
13H10 16/05/2008

tu as raison...
Une reprise d'une agence...
un titrage "à la ...".
Et après ... on peut raconter n'importe quoi!

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
19H17 15/05/2008

Bretagne , terre de ploucs illétrés et aculturés !

Taux de suicide et d'aloolisme toujours dans le top 5 du hit parade hexagonal !

Taux de réussite au bac , top top , idem pour les zétudes supérieures !

Quels liens entre ces zéléments ?

Ben , c'est simple en fait !

Notre culture et le niveau "naturel" de notre intelligence ( savez déjà vu un ministre de l'intérieur breton , vous ?),

font que l'assimilation de la culture française, pauvre et basique, est très facile pour nous zautres....

Surtout pour les finistériens , surtout ceux du sud , à part les bigoudens , bien sûr !

Ensuite face au constat de la pauvreté intellectuelle de nos compatriotes , depuis 1532 et la découverte de l'Armorique par les françois , ne nous restent que deux solutions: l'alcoolisme et le suicide!!!

Et si d'aventure les 4 voies devaient devenir payantes , j'vous dis pas le carnage !!

 
21H28 15/05/2008

Taux de réussite au Bac top top, et oui, c'est encore le meilleur de France.

Simultanément, le Finistère détient un autre record, celui du taux de schizophrènes déclarés qui est ici de 2% alors que la prévalence de cette maladie partout ailleurs dans le monde ne dépasse pas 1% de la population.

Cela signifie clairement que la moitié des "schizophrènes" finistériens n'en sont pas. Mais que sont-ils donc ? Eh bien, par exemple, de fortes têtes trop instruites qui n'hésitent pas à contester des décisions arbitraires ou aberrantes de l'Administration et se font traiter en conséquence en psychiatrie. Non mais !

Un Etat aussi musclé pour cause de psychose indépendantiste ne pouvait faire que le bonheur des patrons locaux quand il n'a pas forcé la dose précisément pour attirer dans la région ceux qui venaient d'ailleurs, à la recherche de profits faciles.

Et que découvre-t-on encore ?

Bingo ! La Bretagne détient aussi le record du taux d'intérimaires, le plus élevé de l'hexagone.

Flex, la main d'oeuvre bretonne, flex... et très insécure...

 
Schrödinger | quark
12H19 16/05/2008

"Cela signifie clairement que la moitié des "schizophrènes" finistériens n'en sont pas."

C'est juste que les HP bretons sont de qualité, face à la mer, et l'on y mange tous les midis des fruits de mer pechés du matin...

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
18H15 17/05/2008

quel rapport avec les moules, camarades ?

 
19H43 15/05/2008

M. Mélenchon devrait cesser de boire du Chouchen car ça lui monte à la tête.

 
dulconte | Conteur perdu à Buenos Aires
00H40 16/05/2008

il ne serait pas possible de le laisser sur le bord de la route ou de lui offrir une émission comique?

C'est vrai quoi parce que à part dire des âneries, je n'ai pas encore compris à quoi il pouvait bien servir.

Par contre le débat qui découle de cette brève est bien intéressant.

 
AT | lecteur à perpète
11H53 16/05/2008

Je suis à la recherche d’informations sur un sujet assez sensible.

Dans les années 20-30, un instituteur laïc, hussard noir comme on n’en fait plus, écrit sur un cahier d’écolier son voyage à vélo en Bretagne. Et raconte, horrifié, comment il est abordé au Huelgoät par une petite fille qui lui propose, comment dire, ses services sexuels. Lisez des revues du début du XX° (ex : Merveilles de la France, une sorte d’encyclopédie Atlas) où la Bretagne est décrite comme un trou du cul du diable peuplé d’arriérés.

Pour en savoir plus sur cette prostitution enfantine, j’ai questionné des gens voués à la cause bretonne. Je me suis heurté à un mur car, en mettant le doigt sur une prostitution… endogène, j’allais contre la doxa pauvres-Bretonnes-maquereautées-à-leur-descente-du-train-à-Montparnasse, pure-Bretagne-souillée-par-Paris (Sodome, gueulait Glenmor).

Qui en saurait plus ?

 
12H49 16/05/2008

Les relations des premiers historiens de la couronne de France sur les Bretons ne sont pas tristes non plus, mais leur fonction n'était pas de servir la cause du plus sérieux adversaire ou concurrent de leur seigneur et maître.

Les historiens modernes n'ont pas les mêmes hallucinations. En fait, ils s'en gardent.

 
AT | lecteur à perpète
16H48 16/05/2008

Votre post veut-il dire que vous mettez en doute la crédibilité de ce témoignage direct ?

 
17H42 16/05/2008

Il m'étonne beaucoup.

Je connais la région, je m'y intéresse, et honnêtement, non seulement je n'ai jamais rien vu ni entendu de tel, mais ce que vous rapportez ne colle pas du tout avec la mentalité des gens du coin, même pauvres et dans les années 20.

Et d'une, Huelgoat n'a jamais eu la réputation d'un lieu de débauche, et de deux, même en de tels endroits, la prostitution enfantine n'existe pas plus que la prostitution de rue.

Alors, imaginer une fillette hélant le chaland dans les rues d'Huelgoat, qui plus est dans les années 20, eh bien non, même avec la meilleure volonté du monde, on n'y arrive pas.

Une petite effrontée se moquant de l'étranger qui la regarde avec un peu trop d'insistance, comme si c'était une bête curieuse, ça je veux bien y croire, mais de la prostitution effective dans les conditions décrites, non.

Vous dites vous heurter à un mur avec cette histoire.

Ce n'est pas un sujet tabou, c'est tout simplement un phénomène inconnu.

 
AT | lecteur à perpète
18H37 16/05/2008

Je n'ai malheureusement pas la source de ce témoignage, même si je sais que l'instituteur en question, "hussard noir" comme je vous l'ai dit càd rigoureux, a marqué le pays au point que l'école publique actuelle porte son nom. Et vous êtes du coin, alors que moi je ne suis que du Pays Gallo.

Comme je suis têtu, je vais continuer à chercher. Par ailleurs, ce n'était pas dans les rues, mais du côté du chaos.

Moi, cela ne m'étonnerait pas et je vais vous dire pourquoi.

Mais avant, je tiens à préciser que je ne suis pas "anti-breton", lisez ce que j'ai dit de Morvan Lebesque.

La Bretagne était pauvre, marginalisée, méprisée, bécassinée. Pauvre. Pauvre comme l'était l'Espagne franquiste, comme le sont les pays du Maghreb genre le Maroc, certains pays d'Amérique latine ou d'Extrême-Orient. Tous pays où se rencontraient et se rencontrent à la fois des touristes partis faire là-bas ce qu'ils s'interdisent ici et des parents qui, noyés dans l'extrême pauvreté, recourent à ce sinistre expédient.

Vraiment, rien ne vous oblige à me croire, mais sachez qu'il existe autant de rapport entre cet homme intègre et Pascal Sevran qu'entre un calvaire breton et une pissotière.

PS J'ignore si c'est vous qui l'avez fait, mais avoir été "nazé" deux fois m'intrigue...

 
21H03 16/05/2008

Je n'ai "nazé" personne sur ce sujet. De toute façon, je le fais rarement. Comme vous pouvez le constater, je préfère discuter.

Même pauvre, la Bretagne a toujours été très fière, et les enfants y sont sacrés (voir l'émotion populaire, le scandale suscités par les témoignages à charge contre Gilles de Rais, qui soit dit en passant semblent avoir été des faux). De plus, c'est une terre catho.

Si vous éprouvez tellement de difficultés à trouver des témoignages corroborant celui de cet instituteur, à mon avis c'est parce que le phénomène qu'il décrit fut tout à fait marginal, sinon quasi inexistant.

Mais si vous parvenez à en recueillir, faites m'en part, ici ou par courriel, ça m'intéresse.

 
AT | lecteur à perpète
09H11 17/05/2008

Je n'aurai pas d'autre témoignage que les extraits de ces cahiers, détenus soit pas sa fille soit par la mairie à qui il a légué ses travaux (il était passionné d'histoire locale et d'archéologie).

Si j'y arrive (elle est très âgée et son mari est une tête de cochon), je vous les enverrai.

Et je veux bien vous croire sur le caractère sacré de l'enfant breton, même si j'ai lu récemment deux livres sur l'infanticide en Bretagne, qu'on m'avait prêtés car je voulais corroborer le passage d'un roman sur un bâtard.

 
Schrödinger | quark
12H17 16/05/2008

Si on disait qu'on est tous collabos??? Comme ca y manquerait personne...

 
15H52 16/05/2008

@ Charles Mouloud :

"savez déjà vu un ministre de l'intérieur breton , vous ?),"

ben oui, l'inénarrable Raymond Marcellin (celui de l'ennemi intérieur, des micros au canard Enchaîné...)

 
17H01 16/05/2008

melanchon n'est que le dernier d'une longue liste de politiciens, curés et écrivains français qui ont pris du plaisir a prendre les bretons pour ce qu'ils (nous) ne sommes pas.
ça me désole, même si je ne suis pas bretonnant, mais j'ai une pensée pour mon grand père, bretonnant et résistant, lui...

enfin, mélanchon est en bonne place pour le titre de con de l'année.