Une encyclopédie collaborative Larousse pour contrer Wikipédia
A défaut de prendre son train à l’heure, mieux vaut parfois tenter d’y monter en marche. En lançant, ce mardi, son « encyclopédie contributive », accessible gratuitement sur Internet, Larousse entend combler son retard pris sur la toile et concurrencer Wikipédia. Mission impossible ?
Sept ans d’existence, 7,9 millions de visiteurs uniques en France en juin 2007, 655 693 articles publiés dans la langue de Molière (au 11 mai 2008)...Trois chiffres emblématiques de l’importance du concurrent numéro un des encyclopédies traditionnelles : Wikipédia.
De quoi mettre le monde de l’édition en émoi. Lencyclopédie de papa, en plusieurs volumes et éditée sur papier, fait figure de pièce de musée. « Larousse n’en vend plus depuis plusieurs années », confie t-on chez la célèbre maison d’ édition. Si Wikipédia n’est pas seule en cause, les recherches documentaires, de la biographie de Louis XIV à celle de Bart Simpson (si,si), passent désormais, gratuitement, par le web.
Larousse refuse de rester sur la touche. Ce mardi, la maison d’ édition a lancé son encyclopédie « contributive », en mettant 150 ; 000 ; articles à la disposition des internautes. L’encyclopédie en ligne à la sauce Larousse reprendra deux des ingrédients clés de la recette Wikipédia : la gratuité et l’intéractivité.
Se distinguer de Wikipédia, en verrouillant l’accès aux articles
Mais tandis que Wikipédia s’apprête à lancer une version papier, que Google développe sa propre encyclopédie collaborative, en proposant de rémunérer les contribtions des internautes (voir un exemple d’article), et que Citizendium, lancé le 20 octobre 2007, encadre les contributions des internautes par des experts, ce projet est-il viable ? Pas de panique chez l’éditeur au pissenlit, où l’on met en avant l’originalité de Larousse.fr :
« Il s’agit de la seule encyclopédie en ligne à mettre à disposition des internautes à la fois des contenus d’un éditeur de référence et ceux d’une communauté de contributeurs. »
Un expert par article, donc. Et, contrairement à Wikipédia, impossibilité pour les internautes d’en modifier les écrits. Un gage de sérieux éditoral, pour faire face à la concurrence de la célèbre encyclopédie en ligne, explique t-on chez Larousse. Dans la galaxie Larousse.fr, les contributions des internautes tourneront en orbite autour d’un texte de référence, immodifiable :
« Cela devrait rassurer un bon nombre d’ experts, qui, aujourd’hui, sont réticents à publier leurs contenus sur Internet. Pour le lecteur, l’intêt est d’avoir plusieurs approches et de lui permettre d’exercer son esprit critique. »
« On verra la meilleure façon de rendre rentable cette aventure »
La maison d’édition a t-elle le choix ? A l’heure ou un nombre croissant d’internautes a ses habitudes sur Wikipédia, se distinguer de son rival-mais néanmoins modèle-apparaît comme une condition « sine qua non » pour espérer lui voler la vedette.
Reste la question délicate du financement. Car si Wikipédia est une fondation, Larousse n’est pas un organisme de charité. Pour l’heure, la stratégie de la maison d’est plutôt floue. Au service marketing-multimédia, on explique :
« Rien ne s’est imposé pour le moment sur le web. Avec la montée en puissance du site, de son traffic, on verra la meilleure façon de rendre rentable cette aventure. »
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Instantiation en cours...
Instantiation en cours...
Enfin une initiative intelligente, qui plutôt que de cracher sur Wikipedia, propose une alternative ! Cependant, Larousse n’a pas compris le principe du Web. L’avantage d’un site Web, c’est qu’on peut facilement référencer le contenu via une URL. C’est pratique lorsqu’on veut référencer une URL. Or, il est impossible de le faire avec le site de l’encyclopédie de Larousse. Si ce n’était que ça, ce pourrait être un détail que se verrait corrigé à l’avenir. Cependant, il est impossible de consulter le site sans javascript, ce qui implique que le contenu de l’encyclopédie ne sera jamais référencé par un moteur de recherche externe.
La recherche et la navigation sont pénibles. Sans compter qu’il n’y a aucun système pour permettre à l’utilisatur de savoir s’il attend bien le document demandé, ou s’il a cliqué à côté.
On s’étonnera de la médiocre qualité de certains articles. Une recherche (Linux), deux erreurs :
« Système d’exploitation dérivé d’Unix, dont le code source est disponible gratuitement sur Internet. »
Linux n’est pas un dérivé d’Unix, mais implémente les normes et standards qu’Unix implémentait, dont les développeurs de Linux se sont inspiré. Et il n’est pas un système d’exploitation en soit... enfin, ça dépend de la définition dont on en a. Ah ben, une troisième erreur : on dit « l’Internet », pas « Internet ».
Sans compter que dans l’article, enfin, si on peut qualifier deux lignes ainsi, aucune ligne sur la GPL, ni Torvalds, ni...
L’article sur Microsoft Windows est encore plus court, et tout aussi faux. « Système d’exploitation conçu pour les micro-ordinateurs de la famille PC. »
Je rédigerais plutôt ainsi, en restant dans le simplisme mais avec plus de rigueur : Ensemble de systèmes d’exploitation édités par la société Microsoft.
Je n’ai pas trouvé d’articles parlant du language C.
L’article concernant Microsoft est particulièrement accablant. En effet, l’article prétend que Microsoft a été fondé par Bill Gates... or c’est une co-fondation avec Paul Allen (cf Wikipedia : -D ).
L’article sur Bill Gates brille aussi par son manque de rigueur...
Une initiative à saluer... au revoir :)




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