Le Monde avait publié le 10 mai des photos présentées comme des images prises dans les décombres d'Hiroshima peu de temps après le largage par un bombardier américain de la première bombe A, le 6 août 1945. Mardi, le quotidien fait marche arrière et indique que ces clichés ne sont probablement pas authentiques. Ils ont vraisemblablement été pris lors du tremblement de terre qui, en 1923, ravagea la plaine de Kanto, autour de Tokyo, et fit plus de 100 000 morts.

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Pourquoi de fausses photos ?
Les vraies issues du magma atomique n'étaient pas assez "parlantes ?"
Il y a eu une grosse censure sur les effets de la bombe d'Hiroshima: sur ce point, l'article du monde était dans le vrai: on voit peu de photos des victimes du souffle ou de celles des "pluies noires" qui suivirent
Ben du coup, ce n'est peut être pas Hiroshima dont il est vraiment question mais de savoir si des journalistes vérifient leurs sources.
Je ne vois vraiment pas l'intérêt : il y a des centaines de photographies au musée de la bombe, à Hiroshima. Bien pires que celle qu'ils auraient « trouvées », dont un film, celui d'un médecin branché cinéma qui était en consultation à quelques kilomètres de la ville et qui était parti pour filmer dans la foulée : après l'éclair qui l'a juste commotionné (et épargné ses pellicules) car il était « miraculeusement » abrité, il a pu prendre le champignon et s'est ensuite dirigé vers la ville, caméra au poing. Il a mis plus d'une semaine à mourir des ses brûlures et surtout de l'effet des radiations.
Et ce qu'il a tourné est entièrement public et particulièrement insoutenable car il y a eu beaucoup de « survivant » qui ont mis des minute voire de heures pour mourir dans le chaos qui a suivit...).
Il y a aussi beaucoup de témoignages, car les gens ne sont pas « tombés comme des mouches » - malheureusement pour eux - sauf dans un diamètre de 500m autour de l'épicentre de l'explosion !
Je ne vois vraiment pas le besoin d'en rajouter. Sauf d'aller au musée de la bombe à Hiroshima.
Il était bon le temps où Le Monde ne comportait pas de photos, sauf pour LA page hebdomadaire consacrée au tourisme. Non seulement il y avait davantage de texte (l'équivalent d'un livre de poche par jour), mais au moins pas de risque d'erreur ou d'intox.
C'est bien connu : les démentis sont beaucoup moins lus que ce qui est affirmé !