L'ONG a enfin reçu l'autorisation des autorités birmanes de distribuer son aide humanitaire aux sinistrés.

L'ONG, qui avait enfin été autorisée par Rangoon à envoyer samedi matin une première équipe spécialiste des situations d'urgence, a obtenu dimanche l'autorisation de conserver le chargement de son avion parti de Bordeaux. Dès l'arrivée du fret à Rangoon lundi matin, elle gérera ainsi elle-même la distribution de 22 tonnes de matériels aux populations sinistrées.
Selon plusieurs observateurs présents sur place le nombre de victimes du cyclone Nargis pourrait très largement dépasser le bilan provisoire de 28 458 morts et 33 416 disparus, communiqué dimanche soir par les autorités birmanes.
Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le nombre de morts pourrait être compris entre 63 290 et 101 682 et 220 000 personnes seraient portées disparues.
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Oui pour du matériel mais aucun personnel étranger sur le sol birman
Françoise Sivignon, responsable des opérations en Birmanie pour Médecin du Monde, explique les modalités de l'opération et détaille les contraintes auxquelles doivent faire face les ONG qui tentent de venir en aide à la population.
Il est impossible de faire une estimation aujourd'hui, l'étendue des dégâts est immense et nous n'avons pas assez de recul. »
Malgré une situation catastrophique sur le terrain et une ouverture de l'espace aérien -onze avions transportant de l'aide d'urgence auraient atterri « sans difficulté » selon les militaires birmans- la junte entend contrôler l'aide internationale. Comme les autres organisations humanitaires, Médecins du Monde multiplie les appels à l'ouverture du pays mais le régime maintient ses exigences : oui pour du matériel et des médicaments strictement encadrés mais aucun personnel étranger sur le sol birman.
Vendredi, après plusieurs demandes adressées aux autorités birmanes, Médecins du Monde avait donc enfin été autorisé à intervenir sur le terrain pour porter secours « aux populations situées autour de Rangoun et dans le Delta de l'Irrawaddy », à l'extrême sud du pays, zone où les dégâts sont considérables. Selon des témoins, de nombreux corps en décomposition flottent sur l'eau au milieu des débris ou jonchent le sol.
Une semaine après la catastrophe, les autorités locales sont toujours incapables de venir en aide à la population et le sort des survivants devient une préoccupation majeure. Pire, le travail des organisations humanitaires est entravé par une junte souhaitant garder la totale maîtrise des opérations. Autorisations administratives données au compte-goutte et refus des visas deviennent problématiques selon Françoise Sivignon.
Cette dernière s'en est entretenue ce vendredi avec Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner lors d'un entretien à l'Elysée : l'ensemble des ONG françaises présentes en Birmanie a demandé l'aide de l'Etat français pour infléchir la position des autorités birmanes.
« Une goutte d'eau dans un océan de désolation »
Au-delà des complications posées par la junte, l'accès aux populations sinistrées s'annonce difficile. Routes barrées, endommagées ou impraticables, inondations à perte de vue et infrastructures détruites gênent l'acheminement de l'aide humanitaire.
« Les images que l'on voit sont dramatiques, explique Françoise Sivignon, mais les témoignages que l'on recueille sur place le sont encore plus. Comparée aux besoins des gens, l'aide qui leur parvient en ce moment est une goutte d'eau dans un océan de désolation. L'Etat birman doit absolument ouvrir davantage ses frontières. »
Vendredi, le ministère birman des Affaires étrangères déclarait dans le quotidien officiel New Light of Myanmar que « la Birmanie donne la priorité à la réception d'aides d'urgence et fait des efforts acharnés pour les faire transporter sans délai par ses propres travailleurs dans les zones affectées ».
Cela n'empêche pas l'armée, toute puissance, de faire ce que bon lui semble voire de tenter de se servir au passage. Ainsi, vendredi, les cargaisons de deux avions du Programme alimentaire mondial des Nations Unis contenant plusieurs tonnes de denrées alimentaires, de tentes et de médicaments ont été saisi par les militaires à l'aéroport de Rangoun. Il aura fallu attendre 72 heures et une forte pression internationale pour que le contenu des avions soit restitué ce dimanche soir.
Le risque de détournement de l'aide internationale et le verrouillage médiatique opéré par le régime ne vont-ils pas conduire les donateurs en occident à se lasser et se désintéresser du sort de la population birmane ? Françoise Sivignon évoque encore d'autres facteurs mais mise sur le travail de terrain des ONG pour gagner la confiance des donateurs. (Ecouter le son)




















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De Beryl
04H52 | 12/05/2008 |
Les milliards de Total, la multinationale chouchoutée par Couchener, peut raquer, mais Kouchner a été rétribué (sa société) par les pétroleurs pourvoyeurs de la junte, pour les absoudre de toute malversation.
à Beryl
De Houvaton nouveau compte
11H07 | 12/05/2008 |
Quand Kouchner faisait écran TOTAL sur le travail forcé en Birmanie :
http://www.freewarriors.org/editorial31.htm
De Suzanne Citron
Historienne et auteure | 19H17 | 11/05/2008 |
Des voix, celle de Ban-Ki-Moon, celle du pape et d'autres autorités internationales, s'éléveront-elles sans plus attendre pour signifier à la junte qu'en refusant la gestion normale de l'aide aux ONG et en laissant ainsi mourir lentement des centaines de milliers de Birmans elle commet l'équivalent d'un génocide et qu'elle aura un jour à en rendre compte ?
De Peureux anonyme
19H41 | 11/05/2008 |
Il est surprenant, dans cet article, de constater l'absence de recul.
Les occidentaux sont ils vraiment efficaces et économiques par comparaison avec les indiens, les chinois ou les thaïlandais auxquels les Birmans ont fait appel ?
Sans s'étendre sur l'Arche de Zoé au Tchad, on peut évaluer l'activité des ONG occidentales en considérant le Tsunami de Décembre 2004. A l'époque, l'Inde, la Birmanie et pour partie la Malaisie avaient écarté les ONG étrangères, ces pays ne s'en sont pas plus mal portés.
Pour les autres, Indonésie, Sri Lanka, Thaïlande, 85% des dons collectés par la Croix Rouge n'ont pu être dépensés. L'argent dépensé a pour partie financé des matériels ou des personnels occidentaux hors de prix sur le marché du sud est asiatique.
On a assisté à de nombreuses dérives : vaccinations incontrôlées, aide pourrissant dans les ports indonésiens, inflation alimentée par les ONG, corruption…
Tout ceci mériterait d'être investigué et pris en compte pour juger de la position des dirigeants birmans (qui ne sont probablement pas des modèles de vertu et de compétence. Je n'en sais rien car je n'accorde guère de crédit à la propagande diffusée par nos médias )
à Peureux anonyme
De Fuel_Injected
20H03 | 11/05/2008 |
C'est un génocide, pâs besoin d'investigations !
De Peureux anonyme
20H53 | 11/05/2008 |
Qu'est ce que vous en savez ?
à Peureux anonyme
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H11 | 11/05/2008 |
Enfin Peureux, les vivres sont pillées par les militaires (dénoncé par Amnistie International) ils prennent pour eux et leurs familles puis revendent avec une étiquette de chez eux en faisant payer les droits de douanes aux régions.
Et ne parlons pas, du référendum qui a eu lieu avec des bulletins tout prêt ou sous la menace de mitraillettes.
Comment appelle t-on cette attitude après une telle catastrophe ?
à Les Chats
De Peureux anonyme
22H15 | 11/05/2008 |
Ce que vous écrivez est peut être vrai. Mais nous n'avons pas les moyens de le vérifier.
Nous voyons par contre que les médias nous déversent de la propagande sur la Birmanie, comme sur la Chine, l'Iran,…, et tout pays qui ne fait pas de courbettes devant l'Occident.
Il n'est pas besoin de réfléchir beaucoup pour comprendre que la Birmanie peut avoir intérêt, comme l'Inde lors du Tsunami, à récuser l'aide Occidentale. Le simple fait que nos médias n'en parlent pas les décrédibilisent, et décrédibilisent par ricochet leurs accusations que vous reprenez.
à Peureux anonyme
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H48 | 11/05/2008 |
Mais comment ça les médias n'en parlent pas ?
Sur Radio France tous les journaux de chaque heure.
Mais de quel médias parlez-vous Peureux anonyme ? Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire.
Vous ne faites pas confiance à Amnistie International ?
à Les Chats
De Peureux anonyme
07H56 | 12/05/2008 |
Les médias, presse et TV notamment, nous bourrent le crane.
Lequel d'entre eux expose le point de vue des dirigeants birmans ?
Nous n'avons droit qu'a des propos d'opposants.
Sans chercher très loin, on peut trouver bien des raisons pour qu'une ex colonie récuse les anciens colonisateurs, surtout quand ceux çi ne sont plus économiquement compétitifs ! Nos médias ne trouvant rien à dire sur ce point capital,il est clair qu'ils nous bourrent le crane ! On ne peut donc accorder de crédit à leurs propos.
Je ne fais pas plus confiance à Amnesty international qu'aux autres ONG. Je n'ai pas besoin d'Amnesty pour constater que les médias cherchent à nous manipuler et qu'Amnesty joue ce jeu.
à Peureux anonyme
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 23H07 | 11/05/2008 |
La dictature la bas, c'est vraiment la dictature ! ! !
Vous prenez l'exemple de la Chine, de l'Iran.
Très certainement des modèles de démocratie pour vous…
Bon, à chacun son avis ! ! ! ! ! Mais il serait peut-être bien, pour vous, juste d'entr'ouvrir les yeux…
Parce qu'il y a tout de même un minimum à voir !
à Ponson Jean-Claude
De Peureux anonyme
08H14 | 12/05/2008 |
? ? ?
Que savez vous de la Chine, de l'Iran, de la Birmanie… ?
à Peureux anonyme
De Myanmar
11H19 | 12/05/2008 |
Complètement d'accord avec toi Peureux.
Le point de vue des journalistes est complètement biaisé. La majeure partie du temps, ils interviennent de Bangkok où ils vont pêcher leurs informations auprès des opposants à la junte. J'ai même pu lire des articles qui n'étaient qu'une traduction d'un article du site irrawaddy.org…
Lors de leur reportage, ils mettent souvent en scène qu'il rentre dans le pays le plus fermé du monde…Pas plus tard qu'hier, dans 7 à 8, le reporter soulignait qu'il était impossible pour un étranger de se rendre dans les zones inondées…mais malgré le passage de la passage de 3 check-points, il a pu atteindre ces fameuses zones…on sent que les contrôles sont efficaces et les militaires pointilleux ! !
Par ailleurs, je m'étonne que personne s'interroge sur l'aide apportée par les pays occidentaux…personne ne souligne le besoin d'hélicos alors que le Myanmar ne possède que 2 ou 3 Mi-8 hors d'age. En temps normal, il faut plus de 6h de voiture pour faire 200kms alors dans ces conditions…Contrairement au tsunami thaïlandais, la France n'a pas envoyé la Jeanne d'Arc. Effectivement, la France n'a aucune garantie que la junte accepte l'utilisation d'hélicoptères étrangers sur son territoire, mais cela ne nous a pas empêché d'envoyer le Mistral sans aucune garantie sur le devenir de sa cargaison…
Les dénonciations faites par les journalistes sont finalement bien politiquement correctes et au final on occulte les problèmes de fond de ce pays. Problèmes qui demanderaient un peu plus de 2 minutes de pseudo-réflexion au journal de 20h…
à Peureux anonyme
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H15 | 11/05/2008 |
Ce n'est pas la peine de mettre naze à tout le monde parce que vous n'êtes pas d'accord avec Fuel injected surtout quand on se met Top à soi-même.
Vous êtes si susceptible que ça ?
à Peureux anonyme
De parti
punishment park | 21H45 | 11/05/2008 |
m'enfin…j'aimerais qu'on m'explique ce que signifie « absence de recul »…et puis ce que signifie votre dernier paragraphe…j'dois être trop stupide pour comprendre ce qu'est un modèle de vertu et ce qu'est la propagande diffusée par nos médias (lesquels ? les vôtres ? les miens ? )l'emploi du « on » en dit long sur vos sources…
De Peureux anonyme
08H11 | 12/05/2008 |
absence de recul = conformité à la pensée unique.
Mon dernier paragraphe veut dire qu'il ne faut pas croire aveuglément ce que l'on voit dans les journaux ou à la télé, et ne pas partir de l'à priori que les dirigeants birmans sont des monstres. (Ce qui est peut être le cas, nous n'en savons rien).
Quant aux sources concernant l'efficacité des ONG occidentales lors du Tsunami de 2004, elles sont nombreuses. Pour les ONG françaises ,vous pouvez vous reporter aux rapports de la Cour des Comptes,… entre autres !
De JULIA34
08H00 | 12/05/2008 |
Je serai d'accord avec vous si l'état Birman s'occupait de ses sinistrés. Mais apparemment ce n'est pas le cas et quoi que vous puissiez en dire, tous les médias ne sont pas des pourris. La junte préfère s'occuper de ses élections et çà vous ne pouvez pas le contester. Il y a eu 100000 morts et si l'on ne fait rien, même imparfaitement, il y en aura combien qui vont mourir de faim et de maladie ? Il est vrai qu'il est plus commode de se laver les mains, ne rien voir, ne rien entendre et surtout ne pas s'impliquer. Le bonheur quoi….
à JULIA34
De Peureux anonyme
08H17 | 12/05/2008 |
« quoi que vous puissiez en dire, tous les médias ne sont pas des pourris »
Citez m'en un qui expose la position des dirigeants Birmans !
à Peureux anonyme
De The last Puppet
Etudiant | 09H29 | 12/05/2008 |
Position des dirigeants birmans :
.
.
.
.
.
(le vide intersidéral).
à The last Puppet
De Peureux anonyme
09H44 | 12/05/2008 |
en êtes vous sur ?
« L'ignorance n'est pas un argument »
Spinoza
à Peureux anonyme
De The last Puppet
Etudiant | 10H05 | 12/05/2008 |
Si je vais dans votre sens :
êtes vous déjà aller en birmanie ? ce pays, existe t-il ?
êtes vous sur que la terre est ronde ?
que le 11 septembre a bien eut lieu ?
que Neil Amstrong est bien allé sur la lune et non dans un studio de cinéma américain ?
…
Va savoir. Ont peut alors douter de tout et n'importe quoi.
à The last Puppet
De Fuel_Injected
11H18 | 12/05/2008 |
Et même de la couleur de la peau de Jésus non ?
Peureux anonyme voudrait nous faire croire qu'il n'existe qu'un seul et unique « tuyau » mondial de l'info ! Or Il existe de bonnes sources, celles des expatriés dans les pays limitrophes et en cela, on ne pourra jamais faire de parano !
à The last Puppet
De Peureux anonyme
12H04 | 12/05/2008 |
Je sais que je ne sais pas.
C'est le début de la Sagesse.
J'évite de colporter la propagande.
J'examine la vraisemblance et la cohérence de ce qui m'est dit.
Je ne vois pas pourquoi on m'aurait menti sur le voyage dans la lune de Neil Armstrong. Je n'exclus pas que l'on me fasse des mises en scène à la télé, comme l'interview de Fidel Castro par M. Poivre d'Arvor ou comme l'agression du petit vieux d'Orléans la veille des élections présidentielles de 2002.
à Peureux anonyme
De Houvaton nouveau compte
10H18 | 12/05/2008 |
Entièrement d'accord avec tous tes commentaire Peureux anonyme.
Total a des intérêts en Birmanie et Kouchner, il y a quelques années, a reçu une belle enveloppe pour taire les effets désastreux de ce groupe sur, entre autres, la population civile birmane.
Kouchner est à l'origine de MSF dans les années 1980. Je viens de visiter le site de MSF : TOTALement opaque sur les dons provenant des partenaires institutionnels, on y apprend seulement qu'ils dépendent du minstère des Affaires Etrangères …
Une chose est sûre : si tous les dons récoltés - privés et institutionnels - n'arrivent pas à destination, en revanche les 248 salariés de MSF France s'en mettent plein les fouilles. Comme toutes les ONG d'ailleurs !
Bref, tout cela est bien hypocrite car les dirigeants français ont toujours été les alliés des dirigeants birmans par multinationales interposées (à noter que MSF reçoit toute les autorisations de l'ONU comme par hasard).
Le gentil français va envoyer 20 euros à MSF (et autres ONG), 15 n'arriveront pas à destination mangé par les « frais de gestion ». Au même moment le gentil français paniquera à la première annonce de pénurie d'essence ! Mieux vaut dans ces conditions faire des articles sur toutes les trouvailles passées et actuelles pour éviter de consommer cette foutue benzine, pour la remplacer par des énergies propres et renouvelables. Enfin la France n'a pas de leçon à donner en matière de démocratie. Quand je vois tous ces militaires en treillis à la sortie des gares ou des aéroports en France pour - soit-disant - lutter contre le terrorrisme, lequel est le résultat de la politique tout pétrole de nos dirigeants, il n'y a pas de quoi être fier.
à Houvaton nouveau compte
De Houvaton nouveau compte
10H26 | 12/05/2008 |
Me suis planté, c'était Medecins du Monde, l'article et le site visité, et non MSF (cela dit ce sont les mêmes structures).
à Houvaton nouveau compte
De jissé
Ingé retraité | 11H43 | 12/05/2008 |
Houvaton et peureux.
Bonjour.
Médecins sans frontières était un « gadget » inventé par koukouche pour se faire photographier en colporteur (de riz).
A ne pas confondre avec « Médecins du monde ».
Des gens sérieux, eux.
Tout ce que n'ont pas vu les peureux n'existe pas.
Le goulag, la station spatiale, Auschwitz, la dictature birmane, la face cachée de la lune, le trou de mon ? ? ? , etc ..
Pour dieu je serais d'accord.
Mais vous, vous l'avez peut-être vu ?
Ce qui est certain bien que tout aussi invisible, c'est le soutien d'une poignée de trolls à vos élucubrations.
Jissé
edit : Au fait, mon petit chien, ne l'auriez pas vu parmi vous ?
Pourtant il existe.
De micke
utopiste | 09H23 | 12/05/2008 |
je suis allé en touriste (independant) en birmanie ya un an et demi.
j'ai circulé à pied 2 semaines et demi dans les villages reculés loin des zones touristiques. je voulais voir ce pays en vrai, j'ai réussi. cette expérience fut incroyablement fabuleuse ; les individus les plus ouverts, sainement curieux et généreux que j'ai eu la chance de rencontrer dans ma vie.
mais les plus pauvres aussi (10$ d'un taux de change usurpé par mois pour un pecheur, 0,30$ pour le gars qui fait les routes des bleds à touristes, 0,0000 pour les enfants qui font ce travail sur les routes qui mènent à ces bleds à touristes, la receptioniste en chef multilingue des palaces de luxe à 50$ la nuit etait à 60$ par mois, une privilégiée du régime, exploitée sans le savoir : ils pensent qu'un cleaner en europe dans un hotel au meme prix gagne 50$par mois ! dixit leur boss qui s'y rend souvent ! ).
et les plus oppressés
a la fin les flics sont venus me chercher (ils ont fait 12 bornes dans la jungle pour me trouver, des qu'ils m'ont trouvé on est parti en sens inverse refaire ces 12 bornes) pour me mettre dans un bus me renvoyant avec nos congés payés en vacances dans les palaces.
Ils savaient toujours ou j'etais, tous les jours le monastere ou le village dans lequel je dormais devait me déclarer, sinon c'était la taule assurée, tous les matins je devais quitter les lieux sinon c'etait la garde à vue assurée (pour eux hein, moi je pouvais me permettre de leur cracher à la gueule si je voulais à ces militaires, en tant que touriste source à fric, interdit formel de nous toucher, c'est qu'y a des accords en beton avec nos tours-operator et que le moindre incident peut faire baisser le bizness).
j'avais pas vu de route goudronnée ou de de batiments en dur pendant ces 2 semaines et demi. et en quelques heures je me suis donc retrouvé à st tropez-myanmar style
22 palaces sur la plage remplis de congés payés et autres retraités hiddeux et grassouillet.
j'ai dormi sur la plage entre 2 palaces, puis je suis rentré a rangoon et ait changé mon billet d'avion pour quitter les lieux au plus vite.
la junte c'est une sorte de caricature à l'extrême de l'impérialisme neo-cons, un peu à la zorglub.
tout bonnement terrifiant,
en rentrant l'idée même que la dictature neolib semblait une panacée en comparaison m'a plus qu'effleuré l'esprit je le reconnait.
je te rejoins sur les ong, c'est de la com et comme j'aime à dire « les pauvres des pays riches qui donnent aux riches des pays pauvres »
à micke
De Caius
Expert en management | 16H01 | 12/05/2008 |
Merci, Micke, pour ce témoignage pris sur le terrain et qui, n'émanant pas de la presse, devrait clouer le bec à Peureux et à sa paranoïa du « C'est dans la presse, donc c'est probablement faux ».
La seule vraie question, au fond, c'est : que pourrait-on faire pour aider les Birmans à renverser ce régime de merde ?
à Caius
De micke
utopiste | 07H31 | 13/05/2008 |
de rien, mais je crois que tu vas pas aimer ma réponse :
pour aider les birmans, ya qu'un moyen et c'est long : il faut qu'on renverse notre régime de merde.
à micke
De Caius
Expert en management | 17H16 | 13/05/2008 |
Mais si, mais si, j'aime ta réponse !