Nous avons la grande peine de faire part à nos lecteurs du décès d’un contributeur de Rue89, Jérôme Cornette. Jérôme menait une carrière universitaire aux Etats-Unis depuis une quinzaine d’années. Il enseignait la littérature et le cinéma depuis trois ans à Richmond en Virginie, où il est mort le 23 avril, à l’âge de 39 ans.
Il avait couvert pour Rue89, l’été dernier, le 18e Festival international du documentaire de Marseille. Jérôme Cornette s’était passionné dès le début pour l’aventure de notre site. Ceux qui l’ont vu passer à la rédaction se rappellent quelqu’un de volubile, plein de curiosité et d’énergie, passionné de cinéma.
En relisant ses chroniques (voir les liens ci-dessous), nous retrouvons ce qui faisait son charme, sa finesse et son humour.
Aussi sa sensibilité, lorsqu’il écrit:
« Après ‘Ho’ de Gaëlle Vu Binh Giang, j’ai reçu vendredi un nouveau choc cinématographique avec ‘Dans la chambre de Vanda’ (2000), faisant partie de la rétrospective Pedro Costa. Au point que, exténué par mes émotions, j’ai dû quitter la séance suivante en cours de projection. »
Et son immense plaisir des discussions, du partage et de l’amitié:
« Dans l’attente du palmarès de cette 18e édition du Festival international du documentaire de Marseille, qui sera dévoilé ce soir, je me remets tant bien que mal d’une nuit de boissons, de rires et d’amitié, conclue à l’aube, pour amortir les chocs cinématographiques trop intenses du festival… »
Jérôme Cornette avait également fait une apparition impromptue dans Rue89, lors d’une lecture proustienne en milieu acqueux, dans le cadre du projet de lecture de la Recherche du temps perdu de son amie Véronique Aubouy.
Jérôme Cornette, n°563
Toute l’équipe de Rue89 se joint à moi pour dire sa tristesse à la famille et aux amis de Jérôme et leur adresser ses condoléances. La cérémonie religieuse sera célébrée en l’Eglise de la Madeleine, Paris 8e, mardi 13 mai, à 10h30.
Voici ses chroniques sur le Festival international du documentaire de Marseille:
► Avec Pedro Costa, le docu joue avec la fiction à Marseille
► « Ho », de Vu Binh Giang, ou l’école vietnamienne de la patience
► Les trois derniers plans de « Dans la chambre de Vanda »
► Inuits captivants, Indiens capturés et gitans captés
► Le documentaire, promesse du monde: confessions de Rousseau






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Derrière les claviers, il y a des « vraies » personnes.
Merci à rue89 de le rappeler.
Salut Jérôme.
Et merci Charles pour avoir trouvé la formulation impeccable de ce qui me chatouillait le clavier.
Je me joins sincèrement à ce début de concert, hélas funèbre.
Jérôme, que j’avais rencontré lorsque j’habitais à New York, avait le goût des mots, des plus compliqués aux plus grossiers. Il répétait les noms qui l’amusaient à l’infini avec toutes les prononciations possibles, inventait des mots, nous donnait à tous des surnoms (j’avais « babil »). Il nous manque. « Buttovkurz! » Mais bien sûr! Comme il l’aurait écrit.
Jérôme Cornette, puisque vous aviez de l’humour, je vous dédis « blagues actualités »…!
http://phil195829.overblog.com
Si ma mémoire ne me trompe pas, il postait déjà sur le blogue de Riché-Rousselot, et nous avions échangé un ou deux mails. Mais bug info : j’ai perdu ça…
Votre mémoire ne vous trompe pas!
je reviens juste d’un long week end avec des bloggers.
un blogger ne meurt jamais grâce à ses écrits. Merci de nous rappeler que les textes ne naissent pas dans les choux.
Oui : ainsi le délicieux et redoutablement talentueux « Haddock » d’AgoraVox, qui a passé l’arme à gauche l’an dernier, fait toujours autant plaisir à relire…
Salut Jérôme, et mes vœux les plus consolants aux siens et à ses proches.
«Salut, l’Artiste!»
Je suis nouvelle et toutes mes condoléances pour la
famille de jérome.