Pour le jardinier humaniste, Sarkozy, en fondant son projet sur « le fric » et le « développement infini » a renoncé à tout projet de société.
Le concepteur du parc André Citroën tient son engagement. Choqué par l'« invraisemblable » déclaration de Nicolas Sarkozy sur le déterminisme et par ses prises de positions en matière d'économie, Gilles Clément a choisi, le 6 mai 2007, de ne plus travailler avec l'Etat. Il avait alors renoncé à retravailler sur le jardin qu'il a réalisé pour le musée du quai Branly. Et avait également annulé sa participation à un chantier en Martinique, à représenter la France à la Foire Internationale de Saragosse et à sa participation à divers colloques :
Gilles Clément prône une écologie humaniste. Influencé par les partisans de la décroissance, notamment par les ouvrages de Serge Latouche, Gilles Clément attend des gouvernements qu'ils imaginent et mettent place une nouvelle économie qui « ni ne brise ni ne détruit les mécaniques de diversités de l'environnement ».
Il vit son désengagement comme un acte de résistance. Le mot semble fort. Le paysagiste sourit et précise qu'il ne s'agit pas de résistance à Nicolas Sarkozy mais à un système : « D'un côté, il y a le point de vue transformisme lamarckien ; ceux qui pensent qu'on peut améliorer l'homme. Et de l'autre, ceux qui croient au déterminisme. Ils sont très darwiniens, très sarkozystes en somme. » Mais pas nouveau… Gilles Clément considère au contraire que Nicolas Sarkozy va plus loin que ses prédécesseurs dans la toute foi en un capitalisme, non plus productiviste mais désormais purement financier :
Militant idéaliste, Gilles Clément a théorisé, à la fin des années 90, l'idée du « Jardin Planétaire ». En s'intéressant aux espèces délaissées, il met en lumière la diversité (ignorée et détruite) de la planète. Son Jardin Planétaire consiste à considérer l'écologie en intégrant l'homme jusque dans ses espaces délaissés, tout en préservant l'environnement.
Son concept de « tiers paysage », né de l'observation de l'île de Vassivière à Beaumont-du-Lac (Limousin), associe aussi intimement environnement et politique. Partant du constat que la diversité des espèces se fait inexistante dans les espaces gérés par l'homme, Gilles Clément s'est intéressé aux espaces délaissés, aux friches, aux rebords d'autoroutes. Là où les machines ne peuvent pas aller, des espèces s'installent : « Dans ces fissures, des espèces animales et végétales s'installent. Il nous faut protéger ses zones. »
Or, pour Gilles Clément, le Président, en fondant son projet sur « le fric » et le « développement infini » a renoncé à toute utopie et à tout projet de société. Et le Grenelle ? « Une pitrerie, un crime », répond le paysagiste. Il estime que le gouvernement prend le prétexte de l'écologie pour servir des intérêts purement financiers, notamment en favorisant les agrocarburants alors même que « la planète est affamée » :
A ses prévisions alarmistes -« on va dans le mur“- Gilles Clément propose des solutions. Qui ne sont pas que des coups d'épées dans l'eau. A Nantes, les pouvoirs publics lui ont commandé une étude sur la diversité. A Cagliari, en Sardaigne, le président de la région souhaite déprivatiser une petite colline. Au Maroc, il travaille sur une zone de 700 hectares. En Libye, lui et son équipe planchent sur un immense parc. Divers chantiers pour lesquels le jardinier, comme il aime à se qualifier, applique ses théories.
Gilles Clément ne se sent pas isolé. Même s'il estime que les associations et écologistes qui ont participé au Grenelle se ‘sont faits gruger’, l'auteur du Manifeste du Tiers-paysage, reconnait que l'événement a permis de leur tendre le micro et de faire entendre leurs voix, jusque là inaudibles : ‘Même si les choses sont compliquées, il y a des façons concrètes de repenser l'économie et l'écologie.’ Il cite pêle-mêle le penseur Pierre Rabhi et son agroécologie, les expériences de micro-crédit ou la désobéissance civile.
Jardinier, paysagiste, botaniste, entomologue, penseur, écrivain. Gilles Clément a de multiples casquettes. Il est également professeur à l'Ecole supérieure du paysage de Versailles. Par envie de transmettre que le monde est un jardin. Et qu'il faut y mettre autant d'utopie que d'esthétique.
Avec Audrey Cerdan


























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à skalpa
De Incorrect
11H24 | 10/05/2008 |
Le rouge est dominant …et le vert tout petit. C'est volontaire ?
à Incorrect
De manju35
11H59 | 10/05/2008 |
comme toi………..
Le vers est tout petit………
à manju35
De kawouede
12H08 | 10/05/2008 |
ou le ver ?
A lire aussi cet article de Jérôme Gleizes :
http://lesverts.fr/article.php3 ? id_article=3938
Il est temps de donner de l'énergie à l'écologie politique !
à kawouede
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H43 | 10/05/2008 |
Mais non Kawouede, manju a écrit le verS
à manju35
De Incorrect
19H11 | 10/05/2008 |
c'est celui qui le dit qui y est…ça me semble très enfantin ! Pauvres enfants ….
à Incorrect
De manju35
17H06 | 11/05/2008 |
Tes vers sont peu reluisants………
Et,t'inquiètes pas,pour les enfants.
à skalpa
De Incorrect
19H08 | 10/05/2008 |
Encore un bouseux qui se la joue écolo humaniste, alors qu'il va planter ses choux chez Khadafi grassement payé. Quelle grande conscience universelle ! il ne lui manque plus qu'une plume dans le c.
à Incorrect
De compte supprimé 24
| 19H58 | 10/05/2008 |
Salut la Légion.
Dans le c.oi ?
à compte supprimé 24
De manju35
17H10 | 11/05/2008 |
Incorrect…
..la plume que tu lui attribue dans le fion…..
Elle te sert de stylo à merde………….
…………..ET NA…………………..
à skalpa
De Anarchosaurus
14H32 | 11/05/2008 |
superbe montage ! du grand art !
De papy55
prof. en province | 11H20 | 10/05/2008 |
Cette analyse me conforte dans l'idée que je me fais depuis le début : Ce « Grenelle de l'environnement » n'a été qu'une grande foire destinée à amuser tout le monde, dont les effets majeurs ne se limiteront qu'à des effets d'annonce, qu'un événement médiatisé dont les résolutions seront détournées à l'occasion pour faire avaler quelque pilule amère !
De Caius
Expert en management | 11H24 | 10/05/2008 |
La question que soulève Gilles Clément soulève en fait celle de la démographie mondiale. Il ne sert pas à grand chose de promouvoir une écologie humaniste à l'échelle de notre pré carré franco-français si, par ailleurs, la pression démographique dans le tiers-monde continue à exercer des ravages sur l'environnement de la planète.
Pour que l'humanité puisse survivre et la Terre rester vivable, il est indispensable que l'espèce humaine accepte de restreindre son expansion. Cela passe par l'éducation et, condition étroitement liée, le développement des pays les plus pauvres : on n'observe la décroissance démographique indispensable aujourd'hui qu'à partir d'un certain niveau de bien-être. C'est le premier combat qu'il faut d'urgence gagner.
Le seond combat, qui nous concerne dans les pays développés, c'est effectivement de gérer notre bien-être de manière plus respectueuse de l'environnement. Pour le bien des générations futures, il est nécessaire que nous nous lancions dans une politique de décroissance dans tous les domaines où nous exerçons une trop forte pression sur l'environnement. Cela implique de sacrifier une partie de notre confort, de nos habitudes de consommation - usage immodéré de l'automobile, gaspillages en tous genres… Là aussi, c'est une question d'éducation.
Et à ceux qui objecteront qu'il nous faut de la croissance pour financer notre mode de vie, je répondrai qu'il y a un gisement énorme de croissance dans les services à la personne, des services peu consommateurs de ressources naturelles, et qui correspond à un besoin criant de nos sociétés où la natalité est (heureusement) en baisse et où la pyramide des âges enfle dans sa partie haute.
Espérons donc que l'on aura, avant qu'il ne soit trop tard, un autre discours que la fuite en avant productiviste qui n'annonce rien d'autre que la dévastation de la planète.
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 12H44 | 10/05/2008 |
Il y a quelque chose qui me gêne beaucoup dans vos deux premiers paragraphes. Vous parlez de pression démographique excessive en pointant du doigt le « tiers-monde ». Ainsi le tiers-monde ravagerait la planète. Vous proposez comme solution d'éduquer les populations (et ces populations en particulier) afin de les faire plonger dans le « développement ». C'est un point de vue qui n'est pas nouveau. C'est même celui qui inspire la marche de l'économie mondiale depuis une soixantaine d'années. Force est de constater que non seulement ça ne fonctionne pas, mais en plus cela a abouti au résultat inverse de celui escompté.
Alors soit, en vue d'adapter la population mondiale aux ressources globales, on programme arbitrairement, et depuis un point aveugle (un éventuel gouvernement mondial ? ) une diminution de la population de telle ou telle région, avec tous les effets désastreux qu'on peut imaginer.
Soit on vise à ce que telle population soit capable de s'approprier les ressources du territoire sur lequel elle vit (et donc à ne pas voir d'autres populations le faire à leur place), et à ajuster elle-même sa reproduction dans le temps en fonction de ces ressources ainsi contrôlées. C'est ce que l'on peut appeler une « autonomie relocalisée ».
De Caius
Expert en management | 14H49 | 10/05/2008 |
C'est malheureusement un constat auquel on ne peut échapper.
Précisons : les pays développés surexploitent la planète en consommant ses ressources naturelles et ceci pour des motifs largement futiles, car l'utilisation qui en est faite ne correspond pas à des besoins vitaux. Ils ont donc une très, très lourde responsabilité et s'ils arrivent heureusement à juguler leur croissance démographique, il leur reste beaucoup d'efforts à faire pour diminuer leur pression sur l'environnement.
Du côté des pays sous-développés, et rarement en voie de développement, eux aussi surexploitent bien souvent leurs ressources naturelles, mais pour survivre, tout simplement. La situation ne changera que si les populations en cause ont accès à un niveau d'éducation suffisant pour comprendre l'impérieuse nécessité d'un planning familial, et en même temps pour mieux gérer leurs rares ressources.
Mais le développement économique de ces pays est tout aussi crucial - et indissociable de l'éducation, d'ailleurs. Il est certain que si leur modèle de développement est le même que celui des pays riches, le monde court à la catastrophe : il leur faudra passer directement du sous-développement à un modèle de développement durable que nous, en Occident, n'avons pas encore été capables de mettre en oeuvre. Mais c'est la condition nécessaire pour qu'ils se sortent d'une misère qui est moralement inacceptable.
Parce qu'imaginer des pays pauvres ayant la volonté de contrôler leur population, mais incapables, faute de développement, d'assumer la charge que représentera le vieillissement de cette population, ce serait assurément un désastre.
à Caius
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 13H01 | 10/05/2008 |
Ah oui, et je suis aussi en désaccord profond avec la nécessité de « financer » notre mode de vie. Puisque justement, le financement, ou plutôt la comptabilité, c'est actuellement le principe de base de notre mode de vie. C'est ce qui permet de rationner les choses (qui dit rationnement dit manque -- l'économie est basée sur les besoins soit-disant infinis de l'être humains) et forcer les personnes à se spécialiser pour assurer leur subsistance. Cette spécialisation fait écran au « feedback », à la perception des conséquences de nos actes, tendant ainsi à faire de nous de simples rouages et à nous déresponsabiliser des fonctions globales que nous assurons.
Vous voyez dans l'expansion des service à la personne un énorme gisement de croissance, j'y vois la poursuite de la fuite en avant dans la spécialisation et la rationalisation de la société. Cela recréera surtout de nouveaux problèmes, qui formeront à leur tour des activités toujours plus spécialisées et vides de sens pour la personne qui les pratique au quotidien. Une catastrophe pour ceux qui croient encore à une société libre, juste et pleine de sens.
à BobLaMouche
De Caius
Expert en management | 15H06 | 10/05/2008 |
Je comprends bien votre premier paragraphe : en effet, les sociétés occidentales (et la Chine et l'Inde prennent le même chemin) se sont bâties sur une illusion d'une capacité infinie de croissance et d'une vision de l'économie et du niveau de vie qui est celle du « toujours plus ». Cette illusion est en train de disparaître, et cela implique que notre société cesse d'être une société de consommation effrénée, mais que les citoyens prennent conscience que leur comportement quotidien a un impact global sur la planète, et qu'ils le corrigent en conséquence.
Je comprends moins bien le second. Je ne vois pas, en effet, en quoi le fait de reconnaître que nos sociétés en décroissance démographique, donc vieillissantes, ont un besoin sans cesse croissant de services à la personne, et de développer une économie pour répondre à ce besoin, serait en soi quelque chose d'aliénant. Il me semble que l'on peut parfaitement s'épanouir en assurant ce genre de tâches !
à Caius
De NouNouiLL
18H34 | 10/05/2008 |
Le problème du concept de service à la personne et notamment des services lié au troisième age est si ils sont générateurs de croissance au niveau marchand… Cela ne veut pas dire qui pour autant sont générateur de lien non marchand et social.
Car ces services remplacent juste une institution :
La famille… au sens donc non nucléique…
Ainsi le besoin de ces dits services n'est pas le fait d'avoir un vieillessement de la population(bref une hausse de l'esperance de vie…) mais le fait que le monde est individualiste… Alors que la famille au sens large est déjà morte depuis longtemps … la famille nucléique elle est vacillante…
Bref c'est le celèbre passage de la solidarité mécanique à la solidarité organique de Durkheim.
Mais sinon, juste une question : Souhaitez vous vivre dans une maison de retraite ? Parce que j'ai peut être une mauvaise image de ceci. Mais pour moi c'est synonymes de mort intellectuelle, de tranquillissants et de camp de vieillessement accéléré…
Et je crois que ces maisons de retraite represantent une large partie de ces dits services à la personne… Enfin au moins pour les pauvres…
Bref ce que je voulais dire c'est que la vie sociale envers les personnes agés ne fait pas partit de ce concept de service à la personne
à NouNouiLL
De Caius
Expert en management | 13H14 | 11/05/2008 |
Vous avez sans doute raison sur le fait que la mort de la famille crée des besoins de substitution à assurer par la société et que c'est fort triste.
Une société future à recréer devrait sans doute avoir comme un de ses objectifs le renforcement des liens familiaux, la solidarité envers les personnes âgées s'organisant d'abord au sein de la cellule familiale, avant de faire appel à des soutiens extérieurs. Mais peut-être est-ce une utopie ?
Quoi qu'il en soit, il y a beaucoup à faire, d'abord pour permettre autant que possible le maintien des personnes âgées à leur domicile avec une vie sociale digne de ce nom, et en parallèle pour humaniser les maisons de retraite.
Enfin, puisque vous posez la question, à titre personnel, strictement personnel, car personne n'est obligé d'avoir le même point de vue, je pense que, quand j'aurai bien vécu ma vie et que je me sentirai devenir dépendant, je choisirai de partir dignement au moment que j'aurai choisi. Mais le choix d'une personne âgée qui souhaite continuer à vivre, même dépendante, doit être respecté par la société.
à Caius
De Leloupiot
17H05 | 10/05/2008 |
Je vois mal que le premier combat puisse être gagné par le développement des régions à forte démographie qui n'engendrera qu'une augmentation de la production. C'est ce qui se fait aujourd'hui avec les conséquences catastrophiques que l'on observe.
Je vois également mal parti le second combat : demander aux nantis la décroissance tout en prônant la croissance des autres… Encore faut-il noter que, parmi les nantis, on compte les RMistes, chômeurs, enfants, pauvres, …etc.
Je suis d'accord sur un point : l'éducation et le savoir sont des valeurs fondamentales pour changer le monde. Cependant la vitesse d'évolution de nos sociétés est beaucoup plus lente que celle des ravages de l'environnement. Je crains qu'il ne soit trop tard.
à Leloupiot
De Caius
Expert en management | 13H23 | 11/05/2008 |
Vous avez une vision pessimiste, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne soit pas, hélas, réaliste. Il est certain, par exemple, que le développement actuel de la Chine se fait strictement selon le modèle occidental, c'est à dire d'une forte pression engendrée sur l'environnement par uneproduction et une consommation débridées.
Et vous avez bien raison de souligner que nos sociétés nanties comptent une forte proportion de pauvres, qui risqueraient de payer encore plus le prix d'une décroissance assumée.
C'est pourquoi je milite pour des projets de société radicalement aux antipodes de ce que nous propose la société ultralibérale dans laquelle nous vivons : il s'agit de modèles associant la décroissance dans les domaines où la pression sur l'environnement est inacceptable à une croissance, créatrice de richesse, dans des activités socialement utiles et peu aggressives pour l'environnement. Et, bien entendu, une redistribution des richesses ainsi crées en faveur des moins favorisés.
Bien sûr, un tel modèle, appliqué à la France seule, aurait peu d'impact sur l'écologie de la planète. Mais il pourrait servir d'exemple que d'autres pays décideraient d'adopter. Il n'est peut-être pas encore trop tard.
à Caius
De lemuet
19H47 | 10/05/2008 |
Caius j'ai lu avec attention tout ce qui est dit plus haut. Vous êtes le premier de cette longue cohorte, où l'insulte pleut davantage que les propositions concrètes, à parler de la démographie. Or je crois qu'en fait c'est l'élément essentiel de ce débat. Vous énumérez de nombreuses idées venant de ce concept : la diminution de la population mondiale. Avec votre permission j'ajouterai qu'un recul progressif de la démographie passe par le respect dû aux femmes que trop de religions et d'idéologies ne considèrent que comme des reproductrices et non des partenaires à part égale pour la gestion de cette planète. Qu'en pensez -vous ?
à lemuet
De Caius
Expert en management | 13H03 | 11/05/2008 |
J'en pense que vous avez tout à fait raison et que, comme le disait Aragon, la femme est l'avenir de l'homme.
à Caius
De dideix
10H49 | 11/05/2008 |
Je ne suis pas scientifique ,mais je penses que la demographie n'a rien a voir aves l'ecologie et le manger pour tous ,plutot que brader nos cereales aux pays souffrant de la faim aidons ceux ci par ces aides a produire une culture viagere dans leur propre region meme dans les endroits les plus sec il y a toulours moyens de trouver des plantes alimentaires a chaque climat ,arretons ces plantations de palmier a huiles dans les pays sub tropicaux qui detruit les forets et retires des terres arables a la culture et l'elevage les grosses industries veulent faire du bio carburant au detrimant de l'alimentaire ne les laisser plus dire ce que nous devons faire arretons cette infantilisations de l'etre humain il n'y a plus de democratie ce ne sont que des dictatures maquillées au profit du fric et multinationales meme la france et sous ce dicdatecar le beau SARKOZOZO n'ira pas contre les interets americains ………..LAISSEZ NOUS VIVRE EN PAIX ………..
à Caius
De jeclaude33
10H56 | 11/05/2008 |
Comme disait Pascal Sevran, c'est la bite des Africains qui posent problème ! !
à Caius
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 11H40 | 11/05/2008 |
b jour,
si la solution au problème du capitalisme c'est de ne plus procréer et de disparaître, c'est sûr que morte l'humanité n'aura plus faim. Je ne comprends pas votre réponse qui ne répond pas à la question : la terre appartient-elle aux financiers et aux gens « éduqués » ?
Je pense qu'il y a sur terre suffisamment de ressources pour tous et que la famine est due depuis toujours aux Etats qui ont dévalisés les pays qui ne se défendaient pas. Il est temps de leur rendre tout ce qu'on leur a volé au lieu de leur imposer une culture( deux cultures plutôt une agricole et l'autre occidentale)pour remplir nos réservoir. enfin, il me semble mais je ne suis pas experte en management… (Cependant je fais vivre une famille avec peu de moyens financiers mais beaucoup de générosité et d'intelligence du coeur). m'enfin… By
à Caius
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 11H44 | 11/05/2008 |
b jour,
si la solution au problème du capitalisme c'est de ne plus procréer et de disparaître, c'est sûr que morte l'humanité n'aura plus faim. Je ne comprends pas votre réponse qui ne répond pas à la question : la terre appartient-elle aux financiers et aux gens « éduqués » ?
Je pense qu'il y a sur terre suffisamment de ressources pour tous et que la famine est due depuis toujours aux Etats qui ont dévalisés les pays qui ne se défendaient pas. Il est temps de leur rendre tout ce qu'on leur a volé au lieu de leur imposer une culture( deux cultures plutôt une agricole et l'autre occidentale)pour remplir nos réservoir. enfin, il me semble mais je ne suis pas experte en management… (Cependant je fais vivre une famille avec peu de moyens financiers mais beaucoup de générosité et d'intelligence du coeur). m'enfin… By
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 11H29 | 10/05/2008 |
Merci pour l'article !
J'ai bien du mal à comprendre cet agacement vis-à-vis de G. Clément. Il est quand même clair que les bio-carburants sont la fin d'une agriculture de subsistance dans nombreux pays. Sans compter que dans le cas de ces cultures se pose-t-on une quelconque question sur l'utilisation intensive des OGM et/ou d'engrais contaminant toujours plus les nappes phréatiques… Déjà nos cultures se font bien souvent sur des sols morts, simples éponges à pesticides et à engrais.
un exemple d'article :
http://www.dossiersdunet.com/spip.php ? article864
(…)Les biocarburants ne peuvent pas être considérés comme une solution à long terme. Leur développement restera probablement limité. En effet, il a été estimé que sur la base des consommations de 2004, il faudrait des surfaces de production couvrant six fois la surface terrestre si l'on voulait remplacer tous les carburants fossiles par des biocarburants. Par ailleurs, de nouveaux problèmes écologiques apparaissent. Les surfaces agricoles dédiées à la production de biocarburants ne remplacent pas l'agriculture existante mais empiètent sur les espaces naturels, et notamment la forêt, particulièrement dans les pays de l'hémisphère sud. _ En Malaisie par exemple, on estime que 87% de la déforestation est liée à la production d'huile de palme condamnant l'Orang-Outan à disparaître avant 2020, (…)
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 13H30 | 10/05/2008 |
Ils ont bon dos les agro-carburants…
Ce ne sont pas les agro-carburants qui sont la fin de la culture de subsistance locale, mais l'industrialisation, qui s'applique fatalement à ces fameux agro-carburants. D'ailleurs ils n'ont rien de nouveau, le moteur diesel a été conçu pour tourner à l'huile végétale.
Car bien avant les agro-carburants, il y a l'élevage (industriel, toujours). Ce sont exactement les même pratiques que celles évoquées avec les agro-carburants. Qui aujourd'hui voudrait dénoncer les milliards d'hectares dédiés à l'alimentation du bétail, par ailleurs maintenu enfermé dans des hangars ? Qui dénonce ces mégatonnes de maïs ou de soja, ces champs de monoculture à perte de vue, tout ceci pour engraisser la booooonne viande de supermarché ? Avec au final un rendement calorie/surface totalement dérisoire et la destruction de la vie paysanne ?
[NB : les animaux permettent par ailleurs de profiter de zones géographiques impopres à la culture ou même de vivre en symbiose avec certaines cultures comme c'est le cas dans le système de Fukuoka avec ses poissons et canards dans les rizières, mais cela n'a rien à voir avec les pratiques modernes largement répandues sur la planète]
à BobLaMouche
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 20H35 | 10/05/2008 |
Salut La Mouche !
Oui et bien désolé qu'au fil de la conversation je me sois focalisé sur les agro carburants et n'ai pas fait un panégyrique de tout ce que l'industrialisation débridée fait de ravage… Personnellement je consomme très peu et n'ai ni TV, téléphone portable, de voiture et évite au maximum les appareils électro-ménagers à fil qui nous encombrent. Je parlais des agro-carburants car c'est une quête actuelle et effrénée de ce XXIéme siecle même si comme vous dites les diesels étaient faits pour…
« Qui aujourd'hui voudrait dénoncer les milliards d'hectares dédiés à l'alimentation du bétail, par ailleurs maintenu enfermé dans des hangars ? Qui dénonce ces mégatonnes de maïs ou de soja, ces champs de monoculture à perte de vue, tout ceci pour engraisser la booooonne viande de supermarché ? Avec au final un rendement calorie/surface totalement dérisoire et la destruction de la vie paysanne ? »
Réponse : eh bien vous entre autre en nous donnant des liens et de quoi comprendre ce dont vous nous parlez qui ne m'est certes pas totalement étranger.
Alain Bihr soit dit en passant montre tres bien qu il n existe plus de (petits) paysans et qu'il n'y a déjà plus que des exploitations industrielles.
Même si WE FEED THE WORLD est assez court, il nous montre combien est destructeur et totalement inconscient la manière de produire de nos entreprises… Personnellement je n'y participe pas trop et suis assez écœuré pour chercher à vivre « plus léger » pour ma planète et mes pairs.
J'avais voulu évoquer cela sous cette forme : « Déjà nos cultures se font bien souvent sur des sols morts, simples éponges à pesticides et à engrais. »
Nous attendons impatiemment vos informations (même anciennes), merci d'avance.
à ELCHEKATZO
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 12H31 | 12/05/2008 |
Puisque vous parlez de film documentaire en citant We Feed The world, on peut aussi aller voir du côté de Notre Pain Quotidien, qui est pas mal dans son genre.
Sinon comme liens sur des fonds documentaires sur l'analyse de notre agriculture actuelle et comment nous pourrions oeuvrer à construire quelque chose de vivable, je vous recommande d'aller fouiner sur le blog de l'assoc. Le sens de l'Humus, ici :
http://senshumus.wordpress.com/
À part ça nous sommes d'accord, il n'y a plus de paysan dans nos contrées, bien qu'il en reste probablement quelques uns dans ces pays désignés comme « tiers-mondistes ». Mais pire que cela, ce sont les conditions d'existence d'une vie paysanne qui ont disparu. La vie économique a phagocité tout ce qui pouvait être vécu, les communautés ont été atomisées par l'universalisation de la propriété privée, en particulier celle de la terre.