Les Cahiers du cinéma sont morts: vive les Cahiers!

Les Cahiers du cinéma appartiennent au patrimoine français. Et pourtant ils sont à vendre. Cataclysme cinéphilique? Pas vraiment. Les "Amis des Cahiers" auraient-ils donc tort de présenter la revue comme un chapitre à part entière de l’histoire du cinéma (voir Libération du 24 Avril 2008). Assurément pas.

Toutefois, ils se trompent peut-être en affirmant que ce chapitre est toujours ouvert. En effet, la parution des Cahiers n’est plus un événement depuis longtemps. Naguère lieu privilégié de réinvention du génie cinématographique hexagonal, la revue est de moins en moins familière avec le "cinéma en train de se faire".

Après une décennie passée dans le giron du groupe Le Monde, elle peine à renouveler son lectorat. Alors que son site Internet reste déficitaire, et que la branche édition (dont le prestige n’est en rien entamé) parvient tout juste à l’équilibre, les ventes de la version papier plafonnent à 25 000 unités; chiffre largement supérieur aux tirages de la période "jaune" [à la fin des années 50, ndlr], qui ne suffit pas à asseoir financièrement les éditions de l’Etoile dans un contexte de crise généralisée de la presse écrite.

A cet égard, la gestion calamiteuse des Cahiers par le Monde, ponctuée par l’injection de millions d’euros (sept au total), fait figure de parfait bouc émissaire; au point d’occulter les enjeux éditoriaux de la débâcle.

Or, la promotion des films invisibles ou trop peu vus, plus que jamais nécessaire dans un contexte de montée en puissance des industries culturelles, tend régulièrement à éclipser la question du cinéma majoritaire. De plus, la diffraction des horizons audiovisuels et des sensibilités au sein même de la rédaction ont rendu quelque peu artificielle l’expression d’une vision unitaire du paysage cinématographique.

Manque de cohérence et de lisibilité

Il en résulte un manque de cohérence et de lisibilité qui rend les critiques "subtiles" aussi pertinentes qu’imperceptibles; autant de tendances qui contribuent au basculement de la revue du côté des défaits de la pensée.

Car, à l’heure où les porte-drapeaux des films du "milieu" s’improvisent économistes plutôt que metteurs en scène des problématiques esthétiques les plus actuelles [les derniers films des trois réalisateurs du Club des 13 comptent deux adaptations et un remake, ndlr], Les Cahiers se positionnent fréquemment sur les terres rebattues de la veille cinéphilie. L’obsession du sauvetage de la grande image conduit dès lors à sacrifier la proposition de grandes idées.

Délaissant son rôle de contre-feu à l’économisme ambiant, la revue a attisé les braises du foyer financier qui la met aujourd’hui en péril. Cette forme de capitulation, aussi insidieuse qu'inévitable, appelle paradoxalement une réinvention du modèle économique légué par Serge Toubiana, une réaffirmation de la ligne éditoriale, mais aussi, et peut-être surtout, un juste diagnostic sur le mal-être cinéphilique contemporain.

Un populisme esthétique mâtiné de snobisme bon teint

Cantonné depuis ses origines au septième art, y compris sous sa forme télévisuelle (chez Serge Daney, Thierry Jousse et Jean-Claude Biette entre autres), l’amour des images a implosé sous la pression de nouveaux objets audiovisuels: mangas, séries télé, jeux vidéos, clips musicaux, téléréalité, publicité, porno…

Les Cahiers se sont risqués un temps à accorder une place de choix à ces trublions du PAF, non sans un certain populisme esthétique mâtiné de snobisme bon teint. Expérience à laquelle la direction du Monde a cru bon de mettre un terme; à la suite de quoi, les Cahiers ont opté pour une position de repli, préférant le complexe de Proust à celui de Péguy.

Au lieu d’acter que le "néocinéphile" (forcément un peu héritier de "Matrix") était moins un "cinéfils" élevé au lait de la cinémathèque, qu’un cinétique grandi à l’ombre d’Internet, la revue a tenté de faire valoir son passif dans un contexte de mise en concurrence tous azimut des icônes. Position payante si l’on s’en tient aux professionnels de la profession. Stratégie ruineuse dès lors que l’on s’attache au grand public, insatiable dévoreur d’images mais de plus en plus rétif aux effets de manche crypto-théoriques.

Professionnellement institutionnalisée, jouissant d’une notoriété jamais démentie, la revue s’est aliéné le plus grand nombre, en même temps qu’elle se marginalisait sur le plan des idées.

Pourtant, l’importance des bouleversements artistiques récents nécessite que la critique pose un regard neuf sur les évolutions de sa condition et de son objet. Car, si le cinéma était le petit frère des arts il y a encore cinquante ans, il en est devenu le patron, colonisant à plaisir les arts plastiques, la littérature, le théâtre et la chanson plus ou moins populaire. Loin d’alimenter une critique en mal de terrains vierges, ce renversement de la pyramide des arts a provoqué une mutation de sa fonction.

L'alchimiste révélateur est devenu gardien du temple

D’alchimiste révélateur de la noblesse cinématographique, la revue s’est transformée en gardienne du temple, craignant à tout instant de se voir déposséder de son objet de culte. C’est à partir de cette position bâtarde, née de l’ironie de l’histoire médiatique, qu’elle doit aujourd’hui se repenser, si elle souhaite à recouvrir un quelconque pouvoir de subversion.

Il serait souhaitable que les différents postulants à la reprise des Cahiers ne négligent pas les spécificités de ce nouvel âge cinématographique, où la critique est à la fois zélatrice de l’art dominant et dernier rempart d’un médium dominé. Car, si une stratégie de modernisation à courte vue ferait de la revue une marque sans contenu, une fidélité aveugle à son histoire trahirait tout autant l’esprit bazinien de ses débuts.

Roland Barthes reste ici encore à méditer:

"Etre d’avant-garde, c’est savoir ce qui est mort. Etre d’arrière-garde, c’est l’aimer encore."


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Tyb | (par ici, par là)
13H30 06/05/2008

Ben la citation de Roland Barthes est plutot le portrait d'un post-post-moderniste à deux balles pour ma part.

Je ne vois aucune incohérence à rechercher la nouveauté et l'avant garde tout en chérissant les vestiges du passé et ceux qui parfois, réussissent à les faire revivre.

 
11H22 07/05/2008

je suis tout à fait d'accord.
Dans toute forme de création il me semble important de savoir d'où on vient, d'avoir des bases solides pour transcender la discipline. Et éviter prétentieusement de se dire un novateur alors qu'on ne fait que répéter...

 
Dave Feng | voyageur
14H22 06/05/2008

L'embarras des Cahiers tient en grande partie au fait que leur fond théorique date des années 50 et qu'il n'y a aucune véritable réélaboration théorique de ce fond depuis (on a bien rajouté des touches de Deleuze, mais c'est cosmétique, plus qu'autre chose).

Ceux qui ont animé les Cahiers des années 80 à la fin des années 90 ont vécu sur cette rente théorique. Depuis, la rente s'épuise.

Il faudrait que les gens qui entrent dans les Cahiers doutent parfois de la "centralité" théorique de leur revue - centralité toute illusoire. Bien sûr, les Cahiers n'ont pas vocation à être une revue universitaire (ils ne compteraient plus qu'une centaine de lecteurs, en ce cas...). Mais, en l'absence de vrai projet théorique, les Cahiers n'ont d'autre nécessité que d'être un objet de distinction sociale. C'est maigre.

Peut-être faudrait-il ne pas confier les Cahiers à des journalistes, mais à des cinéastes et des écrivains?

 
18H00 06/05/2008

Bien vu.
Je n'ai jamais partagé la conception que les Cahiers avaient du cinéma. Et surtout, quelle erreur de ne s'être entouré que de personnes ayant la même conception, et d'avoir été aussi propagandistes et intolérants. La vie, c'est la diversité !

 
18H38 06/05/2008

Il faut n'avoir jamais lu les Cahiers pour penser que tous ses critiques ont la même conception du cinéma.
Cela n'a jamais été le cas et - même si la revue n'a plus son lustre d'antan (on ne réinvente pas le monde tous les jours) - ce n'est toujours pas le cas.

Il faudrait un repreneur qui laisse la revue indépendante. Si les Cahiers meurent, il ne restera plus que Positif comme revue "historique". Et on a besoin des repères historiques.
S'il ne reste que Studio et Première pour parler de cinéma, c'est l'idée de cinéma qui mourra.

 
Dave Feng | voyageur
18H52 06/05/2008

Je soutiens qu'à trop lire les Cahiers, on se laisse abuser par leurs exercices de différenciation et de distinction, où la rédaction essaye de faire croire à des désaccords internes forts. Ce sont des nuances de surface.

Je suis d'accord avec vous pour dire que la critique cinéma ne peut être assumée par Studio et Première, pour la simple raison que ces revues ne pensent pas que le cinéma est un art.

Mais les Cahiers ne se contentent pas de penser que le cinéma est un art. Ils s'appuient finalement sur quelques gestes de pensée fondamentaux de Bazin. - Même leurs petites véléités de renouveau (par exemple, penser le porno, penser la télé-réalité, etc...) n'ont été fait qu'avec un outillage mental qui a maintenant plus de cinquante ans.

Certes, on ne se réinvente pas tous les jours... Mais il y a peut-être une limite à l'auto-satisfaction, à l'absence de réflexion critique et de paresse théorique. Finalement, la revue paye l'absence de contradiction forte et a fini par penser que leur idée du cinéma était le cinéma même.

Quant aux gens qui ont pensé le cinéma depuis, la liste est longue et certains auteurs sont déjà des "classiques": Arnheim, Carroll, Cavell...

Je ne suggère en aucun cas que les Cahiers deviennent une revue théorique, mais que leur fond théorique soit raffraîchi et sorte de la cinéphilie de papa - ou de grand papa...

 
19H07 06/05/2008

Je lisais les cahiers dans les années 80, et la diversité, c'était que dalle. Ça parlait sémantique et ça passait en général à côté de ce dont un film est fait : l'image.
J'ai fait mes études dans l'audiovisuel, j'ai un peu bossé comme assistant ensuite. J'ai eu un prof qui s'était fait kabbalisé par les Cahiers uniquement à cause de ses opinions. Être critique et se prendre autant au sérieux, c'est vraiment lamentable.

 
Prolo du livre | Un livre est un document écrit transport...
15H22 06/05/2008

"la branche édition (dont le prestige n’est en rien entamé) parvient tout juste à l’équilibre, les ventes de la version papier plafonnent à 25 000 unités"

25 000 de tirage ou de ventes ? Parce que si ce n'est que de ventes, j'ai du mal à imaginer qu'une maison vendant à 25 000 et donc tirant aux alentours de 30/35 000 ne soit que "à l'équilibre" !!!
Bon nombre d'éditeurs aimeraient avoir de tel chiffre de ventes et sont pourtant rentables financièrement.

"grand public, [...] de plus en plus rétif aux effets de manche crypto-théoriques"
C'est pas faux, il était temps...

 
Polo de Bidart | Handballeur professionnel
19H35 06/05/2008

Trai bonne article, je suis d'a corps avec l'hauteur sur de nombre points, le seul peuti re-proche que je feurai est sur le stil de l'hauteur peut-etre un peu "loure" mais tout de meme bien écris dans l'ensamble. Les cahiers ça a toujoure été un truc d'intello, la critique des bourjeois paris zianistes qui se prennent pour je sais pas quoi, tant pit s'ils coulent se sera bien fait poure eux mais c'est mon avi voila si non des magasines comme tele 7 jours sont tres bien moins prise de tete et avec des critiques sous vent pertinantes.

 
Dave Feng | voyageur
20H13 06/05/2008

Même les "petits articles" ont leurs trolls maintenant! -

Vous avez raison, mais vous auriez pu ajouter que le cinéma est mort avec Max Pécas.

Même "Bienvenue chez les ch'tis", c'est d'un byzantisme crypto-structuraliste insensé, le tout enveloppé d'une sacrée dose d'hypotextes lacano-psychanalytiques et de gags à la Godard.

- J'ai essayé de rajouter des fautes d'orthographes, mais je crains que cela ne se voie.

 
21H36 06/05/2008

Justement, à propos de "bienvenue chez les ch'tis" et de "disco", plutôt que de ne rien chroniquer (mais peut-être est-ce idiot aussi), les cahiers d'il y a un mois ou deux parlent de l'engouement du "peuple" pour ces films et le terme "peuple" revient plusieurs fois. ça m'agace un peu cette idée de films pour le peuple, tout comme cette idée de film du "milieu". films d'un certain milieu ou films moyens?
Régulièrement, je fais une petite tentative du côté des cahiers mais je suis trop vite irritée pour lire plus de deux articles. La dernière fois, je me suis rendue compte qu'un des aspects qui m'agace vraiment, c'est l'incapacité des journalistes à se retirer des interviews. Mais c'est juste un des aspects.
De manière générale, j'ai la sensation que les cahiers ont quelque chose à prouver (mais quoi? peut-être leur existence/survie même) et que le tout manque de coeur. Je préfère "mad asia" qui va défendre de bons gros navets juste parce qu'il y a plaisir pris.
Mais à dire vrai, je ne sais pas trop quoi bouquiner, en terme de critiques de films. Je suis un peu engagée pour Première. Pas assez branchée, trop concensuelle, pour les inrocks. Trop jeune pour télérama. Pas assez "journal" pour le monde. Pas assez concentrée pour positif. Du coup, je butine les revues de presse devant le cinoche. je lis les gros titres, regarde la tête des acteurs, vois quand même si le bonhomme de télérama fait un bond en l'air ou cague comme un chien dans le couvercle de sa poubelle. J'y vais à l'aventure et parfois ça marche.

 
Dave Feng | voyageur
09H31 07/05/2008

Il faut quand même reconnaitre cette qualité aux Cahiers (et à Positif), de traiter le cinéma comme un art et non comme un simple produit culturel.

Ceci dit, il semble parfois que les Cahiers se laissent aller à leur insu à traiter les films comme des produits culturels - non pas des produits culturels de grande consommation, mais des produits de luxe, pour les happy few. Ce qui est, en définitive, tout aussi dommageable. Mais ils gardent le plus souvent une conception artistique du cinéma.

En revanche, là où je ne vous suis pas parfaitement, c'est que vous donnez aux Cahiers un rôle de prescription qu'ils ne peuvent tenir. Je m'explique: vous cherchez des suggestions dans les Cahiers pour décider quel film voir. Un meilleur usage me semble être: allez au cinéma, puis lisez les Cahiers, non pas pour savoir si vous avez eu raison dans votre choix, mais pour entrer dans une discussion, une interprétation, une réflexion sur ce que vous venez de voir.

 
14H29 07/05/2008

En même temps, une critique de film pourrait avoir pour vocation de donner envie d'aller au cinéma, comme une critique de livre peut donner envie d'ouvrir un roman. D'ailleurs c'est pas mal quand une critique ne raconte pas trop le film et parle d'autre chose. Mais, vous avez raison, c'est quelque chose qu'on peut faire après, lire une critique. Les deux doivent pouvoir marcher: donner envie d'aller voir, revenir sur ce qui est vu. (Dans les livres, il y a des préfaces, et des postfaces.) Par exemple, le dernier Positif me donne un peu envie d'aller voir wonderful town, pas l'article, que je lirai peut-être plus tard, mais deux ou trois photos.
Et puis, ça ne me dérange pas, l'idée qu'un film soit un produit culturel, et j'ai même l'impression que c'est ce que c'est, une sorte d'entre deux, entre produit, (1h40, 6 euros, après une part de pizza et avant une bière) et art, cadre de subjectivités où naissent parfois des chefs d'oeuvre. (Et en ce qui concerne les chefs d'oeuvres, j'ai moins l'impression d'avoir à feuilleter des critiques. Un grand film s'impose tout seul.) Je n'ai attendu l'avis de personne pour aller voir ciao stefano, mais il y a bien quelque chose qui m'a fait envie, à un moment, c'est pas juste l'horaire. Si c'est pas l'affiche, c'est peut-être bien une coupure de presse.
Et oui, un rôle de prescription, pourquoi pas? ça ne veut pas forcément dire: "un tel a dit que tel film est bien, donc tel film est bien, allons voir tel film". Le terme est un peu fort. J'ai quand même l'impression, à mon insu (et peut-être suis-je un peu agacée parce que vous le touchez du doigt), de chercher une famille (une famille, pas des maîtres à penser), en cherchant à lire une presse qui me parle.
c'est pas très clair mais vous voyez ce que j'essaie de dire, n'est-ce pas?

 
11H44 07/05/2008

J'ai pas tout compris à l'analyse, surement exquise et révélatrice de grandes vérités, qui nous est proposée ici...

De la même manière je comprenais pas tout des Cahiers du Cinéma.

Le dernier que j'ai lu datait de la sortie de Z... Et celui sur Ken Russell...

Si en fait je crois que j'ai compris l'article. Qui maintenant palabrerait délicieusement sur Ken Russell sur 50 pages? Et s'il s'en trouvait un pour le faire, ne serait-ce pas que snobisme et passéisme? Ceci dit Ken Russel est un mauvais exemple... J'adore ce mec barge et imbitable...

Allez on va pas pleurer... Le nihilisme culturel, ca a du bon.

 
lamorille | montlu
00H20 08/05/2008

j'aime pas russell et je vote top néanmoins...comme j'aime pas les cahiers et que j'adore leur numéro sur hitchcock et walsh...

 
C. Creseveur | scénariste
14H46 07/05/2008

"lieu privilégié de réinvention du génie cinématographique hexagonal"!
Les cahiers ont surtout tué les Bost, Aurenche, Prévert, et avec eux une des plus belles écoles du scénario en France.

 
lamorille | montlu
00H21 08/05/2008

c'est peut-être leur prêter beaucoup d'importance que d'affirmer ça...

 
C. Creseveur | scénariste
11H03 09/05/2008

Non. C'est malheureusement l'oeuvre de la nouvelle vague, qui a été d'une grande virulence sous l'égide de Truffaut, Godard puis d'autres issus des Cahiers.
Ceux qui ont suivi après les années 75-80 sont devenus des gardiens du temple, des prêtres cultivant un fantastique blabla inspiré de sémantique, de sémiologie et de sémiotique auquel eux-mêmes ne comprenaient souvent pas grand chose. Mais plus c'est compliqué, plus ça à l'air intelligent, et moins les gens osent se mesurer.
Je dis malheureusement parce que ce mouvement nous a amené l'incroyable vague de l'autofiction, à l'instar du nouveau roman pour la littérature.
A l'époque des Clair, Carné, Prévert, Duvivier, on ne racontait pas son histoire. On racontait une histoire. Une histoire construite, avec un début, un milieu et une fin.
Tout ça a été balayé au profit d'un cinéma qui se regarde le nombril, et qui oublie de raconter. Pas étonnant que le public s'en détourne.

 
harengdecanot | prof à Dieppe
13H43 08/05/2008

à hadballeur professionnel: l'orthographe est-elle soluble dans le hand? Je veux bien supporter quelques approximations, mais là, trop c'est trop, et c'est bien dommage car cela brouille un message par ailleurs intéressant... alors, un petit effort?