Sur le terrain

La CGT prend-elle les sans-papiers pour des pantins ?

Les sans-papiers qui occupent la Bourse du travail, à Paris, accusent la CGT d'avoir récupéré leur mouvement, avant de les oublier.

Manifestation des sans-papiers le 5 avril 2008 (Philippe Leroyer).

Les sans-papiers qui ont investi la Bourse du travail, dans le IIIe arrondissement parisien, se sont réveillés ce mardi, pour le quatrième matin consécutif, dans les locaux de la CGT. Le 2 mai, plusieurs centaines de sans-papiers s'y étaient installées pour protester contre la gestion par le syndicat du dossier des régularisations.

Entre 300 et 600 personnes, le soir, occupent toujours les lieux, campant dans les étages du bâtiment ou installés dans la cour. Hommes d'un côté, femmes de l'autre. Parmi eux, un grand nombre ont pourtant leur carte à la CGT. Dans l'enceinte de la Bourse du travail, certains l'ont d'ailleurs punaisée à la poitrine d'une veste ou d'un T-shirt. Pourtant, ils se disent « écoeurés » et « trahis » depuis que la CGT a refusé de présenter plus de « mille dossiers » aux pouvoirs publics. (Voir la vidéo)


L'affaire remonte au début du mouvement de grève lancé par la CGT et l'association Droits devant, de Jean-Claude Amara, le 15 avril. Ce matin-là, sur le coup de huit heures, des piquets de grève s'installent sur une douzaine de sites. Les sans-papiers débrayent massivement. Dans les heures qui suivent, d'autres sites émergent, le mouvement prend très vite de l'ampleur. La grève se poursuit toujours, pour certains des sans-papiers installés à la Bourse du travail.

Essaimer en un vaste mouvement de grève

Préparée en amont en toute discrétion, la grève s'inspirait de la mobilisation des salariés sans-papiers de deux restaurants chics, quelques mois plus tôt. Ces deux premières tentatives avaient débouché sur plusieurs titres de séjour. Le pari de la CGT et de Droits devant est donc d'essaimer.

Bénévole dans un atelier d'alphabétisation numérique, un internaute de Rue89 nous a fait parvenir cette vidéo préparée pour notre site par des sans-papiers. On y rencontre Ladj, un Malien délégué syndical qui raconte comment il a entendu parler de la grève : (voir la vidéo)

Comme le montre le témoignage de Ladj, la grande vague de grève s'est préparée jusqu'à trois mois en amont : amasser les dossiers de régularisation, syndiquer davantage de sans-papiers, mobiliser les équipes localement… jusqu'au défilé du 1er mai, qui a vu, pour la première fois, plusieurs centaines de sans-papiers défiler sous les bannières de la CGT.

Les leaders sans-papiers entre deux feux

Djibril Diaby, lui aussi, a battu le pavé ce jour-là. Mais, depuis vendredi, le Sénégalais occupe également la Bourse du travail. Cégétiste depuis 2004, cet ancien comptable, devenu vigile en France, est aussi l'un des leaders de la Coordination 75, qui fédère quatre collectifs de soutien aux sans-papiers dans la capitale.

Il avait personnellement incité les sans-papiers à prendre leur carte à la CGT, moyennant le tarif chômeur pour les sans-papiers, soit un timbre à cinq euros -« un bon prix ». Il s'estime aujourd'hui « pris au piège » :

« C'est un énorme malentendu entre les sans-papiers et la CGT, qui a décidé de faire cavalier seul alors qu'elle nous avait promis qu'on travaillerait main dans la main. Aujourd'hui, nous sommes pris entre deux feux. Moi, je ne vous dirai pas que la CGT est notre ennemie, et beaucoup de gars à l'intérieur sont à la CGT. Mais c'est vrai que certains sont très amers. »

Devant le porche de la Bourse de travail, où l'on fait passer marmites et jerricans, il tente de faire le grand écart alors que certains accusent la CGT de les avoir pris pour « des pantins » : (Voir la vidéo.)


« Leur défilé avait plus de gueule avec nous »

La CGT s'est-elle impliquée dans le mouvement parce qu'elle ne pouvait plus faire la sourde oreille ? Ou plutôt parce qu'elle tenait là une bonne occasion de médiatisation, alors que la mobilisation pour les sans-papiers fait son chemin dans l'opinion publique ? Dans la Bourse du travail, le rapport de force s'installe et plusieurs grimacent que « sans les sans-papiers, il aurait eu moins de gueule, leur défilé du 1er mai, à la télévision le soir ».

Devant le bâtiment de la rue Charlot, non loin de la place de la République d'où s'était ébranlé le cortège quelques jours plus tôt, une poignée de leaders cégétistes, venus « manifester (leur) solidarité avec les occupants trahis ».

Parmi eux, Françoise Riou. Ancienne conseillère confédérale en charge du dossier des sans-papiers à la CGT, elle a démissionné de ses fonctions fin janvier parce qu'elle estimait que son syndicat « régressait » sur ce dossier :

« Il n'y avait jamais d'élus de chez nous dans le carré de tête des manifestations pour les sans-papiers. Or ce ne sont pas mille sans-papiers travailleurs qu'il faut régulariser, mais l'ensemble des sans-papiers. La CGT a régressé par rapport à ses ambitions de départ. On va négocier avec Hortefeux pour mille d'entre eux, et on laisse tomber les autres ? C'est scandaleux ! “

Débat sur la stratégie de la CGT

La stratégie de la CGT fait donc débat. Le milieu associatif, lui, est circonspect. Tandis que les médias égrainent au fur et à mesure les régularisations accordées par les préfectures d'Ile-de-France au compte-gouttes, au Gisti, on reconnait par exemple qu'on n'est ‘pas unanime sur la stratégie à adopter’.

La CGT a-t-elle fait main basse sur le mouvement de régularisation des salariés sans-papiers, comme le disent ceux qui espèrent infléchir les priorités de la Confédération ? Pour Violaine Carrere, du Gisti, l'expression est sans doute un peu forte et le mouvement du 15 avril aura eu le mérite de ‘montrer qu'il ne s'agit pas de quelques centaines de personnes en France’.

Même s'il est vrai que l'initiative de la CGT peut être vue comme contraire aux efforts des syndicats pour réfléchir collectivement à la question des sans-papiers. (Voir la vidéo.)

Les associations de terrain, avec lesquelles la CGT était pourtant en contact rapproché, ont elles-mêmes appris au dernier moment le lancement d'un mouvement de grève, mi-avril. Au Gisti, on n'a été prévenu que la veille au soir, par exemple. Longtemps, l'ONG s'est sentie très seule, exhortant en vain les syndicats à s'emparer du dossier. Puis, au printemps 2007, les syndicats se sont mobilisés plus explicitement sur ce front.

Prise de conscience tardive des syndicats

Pourquoi maintenant ? Le Gisti, qui n'a pas d'estimations du taux de syndicalisation chez les sans-papiers, y voit plus volontiers ‘une question de personnes plus que de structures’, mais souligne aussi que ‘pression des sans-papiers était devenue incontournable’ :

Françoise Riou, elle non plus, n'a pas de chiffres quant au nombre de sans-papiers syndiqués. Même si elle se souvient d'avoir ‘syndiqué elle-même plus de 4 000 dossiers à Paris en 1997’ :

‘Tout dépend des périodes : après la forte mobilisation des années 1996 et 1997, au moment de l'occupation de Saint-Bernard et de la circulaire Chevènement, les adhésions ont diminué. Comme pour tous les militants, ils se syndiquent à un moment précis pour se faire entendre.’

Elle confirme que, ‘depuis le durcissement des lois mais surtout ces dernières semaines’, la CGT a incité les sans-papiers à se syndiquer massivement. Quitte à faire naître espoir… et rancoeur. Toujours adhérente, elle dénonce aujourd'hui que son syndicat ait ‘infantilisé les sans-papiers’ en les faisant jouer le rôle de ‘ simples figurants’. (Voir la vidéo.)


De passage dimanche soir dans les locaux, un ‘simple militant avec carte de séjour’, Lofti, apostrophe les journalistes :

‘Attention, ce mouvement est manipulé par des fouteurs de merde qui règlent des comptes personnels en tirant les ficelles en coulisses. Ce sont des agitateurs qui veulent saboter la vague de régularisation des sans-papiers en montant les sans-papiers contre la CGT.’

Sollicités par Rue89 à plusieurs reprises, personne, à la tête de la confédération syndicale, n'a souhaité réagir sur ce dossier. Pendant ce temps, à l'intérieur du bâtiment, les rumeurs vont toujours bon train quant à une évacuation manu militari par la CGT. Et Françoise Riou de haranguer les militants qu'elle connaît :

‘Surtout, portez bien votre carte de la CGT à ce moment-là, qu'on voie que le syndicat fait évacuer ses propres militants avec des gaz lacrymogènes…’

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Portrait de helios33

De helios33

18H29 | 06/05/2008 | Permalien

La CGT défend ses adhérents, ou du moins elle essaie de le faire, aussi incroyable que cela puisse paraitre. Et une immense partie de ses adhérents sont là pour défendre leurs intérèts, et non une idéologie immigrationniste fumeuse.

Portrait de Prolo du livre

à helios33 Portrait de helios33 De Prolo du livre

18H41 | 06/05/2008 | Permalien

Y va nous faire croire que la base de la c.g.t. s'appelle front national maintenant…

Portrait de parti

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De parti

punishment park | 21H36 | 06/05/2008 | Permalien

yes, à quoi reconnaît-on les cons ?

Portrait de Network 23

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 23H58 | 06/05/2008 | Permalien

Prolo du livre / Non masqué (les fachos gobent les pastillas ce soir) :

« Y va nous faire croire que la base de la c.g.t. s'appelle front national maintenant… »

_____________
Travailleurs de tous les pays…

Portrait de jojo1er

à helios33 Portrait de helios33 De jojo1er

casseroles.odebi.org | 09H56 | 07/05/2008 | Permalien

Non, la CGT contrôle les acteurs des mouvements sociaux afin de protéger la société du chaos.

Jojo1er, cravate, cheveux au vent, et sourire non feint en sortant de chez hortefeux, j'ai cru un instant qu'il avait obtenu sa démission…

Portrait de Eliott

De Eliott

18H39 | 06/05/2008 | Permalien

Il aurait été intéressant de reprendre l'historique de la défense des sans papiers par la CGT qui ne date pas de y a quelques mois comme on pourrait le croire dans cet article.

Aujourd'hui si la CGT est le syndicat vers lequel se retourne les sans papiers c'est malgré elle.

Pourquoi ?
Car beaucoup de syndicats déjà pour un salarié lambda ne font rien, alors imaginer qu'ils vont bouger pour des sans papiers nous sommes dans le virtuel.

Il suffit d'aller faire un tour dans les bourses du travail. La majorité des portes des syndicats sont clauses (c'est tout de même surprenant lorsqu'on sait qu'ils ont des permanents), la seule porte qui est ouverte c'est la CGT.

Un rappel ne serait pas de trop, sur le rôle des associations dans la gestion des dossiers des sans papiers lorsqu'elles ont poussé les sans papiers à se faire connaitre pour la régularisation et que peu de temps après ils ont été expulsés, et la Police avait juste à venir les chercher à leur domicile.

Maintenant, il s'avère que ce n'est pas le rôle d'un syndicat de travailleurs à régler le conflit des sans papiers, et qu'ils devraient intervenir uniquement dans le cadre du contrat entre le salarié et son patron, afin de faire reposer la responsabilité sur l'entreprise.

Aujourd'hui la CGT n'a pas le rôle de s'occuper des sans papiers et elle devrait faire attention car elle est entrain de se faire déborder par un problème qui n'est pas le sien, mais celui du patronat et de l'Etat.

Oui à la défense des travailleurs par la CGT(avec ou sans papier), non à la défense des sans papiers par la CGT(travailleur ou pas).

Portrait de Prolo du livre

à Eliott Portrait de Eliott De Prolo du livre

18H45 | 06/05/2008 | Permalien

S'occuper des sans papiers n'est pas du ressort des syndicats mais par contre est celui du patronat ? !
Si le patronat s'occupe d'un sujet, alors les syndicats doivent s'en occuper.

Je m'étonne moins que les gens ne fassent plus confiance aux syndicats : Ha non mon brave monsieur, ça c'est pas mon problème, c'est celui du patron…

Portrait de Eliott

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De Eliott

19H08 | 06/05/2008 | Permalien

Ce n'est pas le rôle du syndicat de défendre les sans papiers, mais de défendre les travailleurs (qui peuvent avoir ou pas des papiers).

Par contre l'employeur doit s'assurer lorsqu'il embauche une personne qu'elle respecte certaines règles (et dans ce cas d'avoir des papiers).

A partir du moment que l'entreprise a fait le choix d'embaucher des sans papiers (et arrêtons de croire que l'employeur est innocent) qu'il se débrouille de les faire régulariser.

A contrario, ce même employeur qui afin de fuir ses responsabilités licencierait un salarié sans papier dans ce cas le syndicat est dans son rôle.

A vouloir tout faire, on fait n'importe quoi, et malheureusement c'est ce qui est entrain de se passer pour la CGT.

Portrait de Network 23

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 00H01 | 07/05/2008 | Permalien

Texte de Prolo du livre effacé par un libéral-facho (on est plus à un paradoxe près avec le gouvernement Union pour la Misère Publique) :

« S'occuper des sans papiers n'est pas du ressort des syndicats mais par contre est celui du patronat ? !
Si le patronat s'occupe d'un sujet, alors les syndicats doivent s'en occuper.

Je m'étonne moins que les gens ne fassent plus confiance aux syndicats : Ha non mon brave monsieur, ça c'est pas mon problème, c'est celui du patron… »

Portrait de déluge

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De déluge

menuisier | 09H28 | 07/05/2008 | Permalien

Prolo :
« S'occuper des sans papiers n'est pas du ressort des syndicats mais par contre est celui du patronat ? !
Si le patronat s'occupe d'un sujet, alors les syndicats doivent s'en occuper.

Je m'étonne moins que les gens ne fassent plus confiance aux syndicats : Ha non mon brave monsieur, ça c'est pas mon problème, c'est celui du patron… »

Edit, j'avais pas vu que Network s'en était occupé.
Mais c'est pas grave.

Portrait de Network 23

à Eliott Portrait de Eliott De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 00H08 | 07/05/2008 | Permalien

Solidarité
Avec les immigrés
Pensez aux expulsés
Qui s'battent comme des damnés
Nous sommes les réfugiés
De l'État policier
Vive le combat armé
Des peuples opprimés

Pensez aux prisonniers « On veut la liberté »
Chaque jour isolés « Oui il y en a assez »
Agissez écrivez « Nous laissez pas tomber »
À tous les enfermés « Solidarité »
Vive la sincérité « Et vive l'amitié »
Des petits Béruriers « Allez les Agités »
Le drapeau déployé « Quartier des révoltés »
D'la jeunesse unifiée « Solidarité »

Choeur De Soulevement De La Jeunesse

Et tous les chômeurs qui n'ont pas peur
Oh tous les cascadeurs qui sont de bonne humeur
Et tous les entraîneurs qui se lèvent de bonne heure
Tous les restos du cœur et toutes nos petits sœurs
Toutes les folles mal rasées, les poètes révoltés
Les clowns déconnectés et les jongleurs masqués
Le Front d'Libération de tous les animaux
Les combattants martiaux, le Front des Marginaux

{Choeur : }
Lalala Lalalalala……….

Les prostituées rebelles, les dissidents du ciel
Nicolas, Pimprenelle et même la mère Michel
Les milliers d'pratiquants vêtus de kimonos blancs
Et toutes les vieilles chinoises qui font du Taï Chi Chuan

Et le joueur de Flûte, les détenus qui luttent
L'insoumis en cavale, les Amazones à cheval
Les médecins sans frontières et les jeunes ouvrières
Descendons la rue avant qu'tout n'soit perdu !

Choeur Du Soulevement De La Jeunesse

Commune 71 et Kronstadt 21
Barcelone 36 Budapest 56
Prague 68 et Chili 73
Argentine 76 Afghanistan 80
Varsovie 44 et Punk 77
Sham 69 Nada 84
Viêtnam 75 Rock'n'Roll 58
R.A.F. 72 Génération 70
Twist 33 Ludwig Von 88
Brixton 83 Cambodge 85
AUTONOMIE AUJOURD'HUI !

http://youtube.com/watch ? v=3R5bhSzaHCY&feature=related

Portrait de Prolo du livre

à Network 23 Portrait de Network 23 De Prolo du livre

10H45 | 07/05/2008 | Permalien

Merci Network !

Et pour le coup de main et pour les BxN ! ! !
A Déluge aussi !

Portrait de daniellerouge

De daniellerouge

18H44 | 06/05/2008 | Permalien

Et si on parlait stratégie ?

En décembre de cette année, il y a les élections prud'hommes. Donc, pour ma petite personne, la CGT a décidé de lancer la stratégie, malheureuse à mon avis, de l'organisation syndicale qui défends tout le monde ( pardon, toutes celles et ceux qui ont adhéré ! ! ! ) et, uniquement dans le but de faire parler de la CGT en vue des élections de décembre. Malheureusement, comme à son habitude, la CGT, partant d'un principe humaniste, se trouve encore une fois, enferrée dans une spirale qui ne sent pas bon surtout pour celles et ceux, sans papiers ou militants qui y croient, qui se sont dévoilés.
Aujourd'hui, la France n'est plus une terre d'accueil, mais un régime qui ne se cache plus : « raus » hurlaient les nazis il n'y a pas si longtemps. « Dehors » disent la (les) loi (s) voté(s) par une Majorité que je ne reconnais pas. Il est certain que le sort des « refoulés » aux frontières n'est pas du tout le même. Mais que penser des « sans-papiers » qui ont fui leur pays au motif qu'ils couraient une mort quasi-certaine en y restant ?
J'arrêterai de parler de raffles lorsque ces gens élus arrêterons de parler de « prise en otage » quand des salariés se mettent en grève, pour une raison ou une autre, qui est obligatoirement juste à leur yeux ! ! !

Je m'égare, enfin un tout petit peu. Néanmoins, même si je peux partager le fond de la défense des sans papiers, je ne partage absolument pas la stratégie de la CGT, qui donne l'impression, de vouloir donner des gages au gouvernement en place, histoire de se monnayer une petite place pour le suite de son histoire.

Portrait de pedro66

à daniellerouge Portrait de daniellerouge De pedro66

informaticien bon à rien | 14H03 | 07/05/2008 | Permalien

« Mais que penser des “sans-papiers” qui ont fui leur pays au motif qu'ils couraient une mort quasi-certaine en y restant ? »

Ce n'est pas en fuyant qu'on améliore les conditions de son pays mais en y restant et en se battant ..
Ils auraient pu aller voir ailleurs au lieu de sa plaindre et d'avoir des exigences . Qu'ils aient la pudeur de se taire ou le courage de partir si la France ne leur convient pas .
Vivement un référendum, pour constater que les clandestins sont plus qu'indésirables .

Portrait de daniellerouge

à pedro66 Portrait de pedro66 De daniellerouge

20H13 | 07/05/2008 | Permalien

bonsoir, les idées racistes que vous diffusez me peinent et en même temps me confortent dans mes opinions : en effet, quelque fois, (trop de fois) rester dans son pays est synonyme de mort violente. Mettez vous, un instant à leur place, et réfléchissez ce que vous feriez ! Pour l'heure, nous avons, malheureusement, un exemple que personne ne conteste : la Birmanie. Combien de morts suite à cette catastrophe naturelle, car cette junte n'a pas réagis à temps. Mais surtout combien de morts encore à venir car cette junte refuse toute aide extérieure ? ? ?
Et des exemples comme cela, je peux vous en citer d'autres : Tibet, Palestine, Marcoc, Algérie, … Bref, la France, depuis toujours, a été une terre d'accueil, la France est la Nation des Droits de l'Homme, quel que soit sa couleur, son origine, sa religion, ses croyances. Bref, je vous retourne vos propos : si vous ne vous retrouvez pas dans l'histoire, la culture française, qu'attendez vous pour partir ?

Portrait de burp

De burp

Même avec des lunettes, difficile d... | 18H31 | 06/05/2008 | Permalien

« Je parle de l'adhérent moyen de la CGT. Il sait que les clandestins sont un moyen de pression à la baisse sur les salaires, et il a une mauvaise opinion de l'immigration liée selon lui à la délinquance. »

Ah ! Et donc, il faut rejeter les sans-papiers et les expulser de France pour que les « syndicalistes moyens » (c'est quoi un syndicaliste moyen ? )ne se sentent pas mis en concurrence ? Et bien,

Je réponds moi, que si tout le monde est uni, on aurait pas à subir les délocalisations (stratégie de baisse des salaires beaucoup plus efficace ! ), les statistiques truquées du chômage, la corruption partout etc.

Et avec qui sont-ils en concurrence ? Dans le bâtiment, la restauration, le textile, ce sont des boulots durs qui ne sont guère prisés par les nationaux.

Ce discours est démagogique car il vise à flatter la xénophobie du non-syndiqué sous prétexte qu'il pourrait rejoindre la CGT ! Ce discours doit être combattu !

La solution, c'est l'union main dans la main de tous les travailleurs, étrangers et nationaux !

Portrait de Network 23

à burp Portrait de burp De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 00H06 | 07/05/2008 | Permalien

Burp : On y voit + clair :

 »

« Je parle de l'adhérent moyen de la CGT. Il sait que les clandestins sont un moyen de pression à la baisse sur les salaires, et il a une mauvaise opinion de l'immigration liée selon lui à la délinquance. »

Ah ! Et donc, il faut rejeter les sans-papiers et les expulser de France pour que les « syndicalistes moyens » (c'est quoi un syndicaliste moyen ? )ne se sentent pas mis en concurrence ? Et bien,

Je réponds moi, que si tout le monde est uni, on aurait pas à subir les délocalisations (stratégie de baisse des salaires beaucoup plus efficace ! ), les statistiques truquées du chômage, la corruption partout etc.

Et avec qui sont-ils en concurrence ? Dans le bâtiment, la restauration, le textile, ce sont des boulots durs qui ne sont guère prisés par les nationaux.

Ce discours est démagogique car il vise à flatter la xénophobie du non-syndiqué sous prétexte qu'il pourrait rejoindre la CGT ! Ce discours doit être combattu !

La solution, c'est l'union main dans la main de tous les travailleurs, étrangers et nationaux ! »

Et qu'en pense Bernard Thibault ?
Je ne connais pas grand-chose à la façon dont s'organisent les luttes syndicales, il doit y avoir un savant dosage de manœuvres en coulisses, de calculs savants, de coups de Jarnac, d'engagements sincères et de coups de sang de la base, mais à mon avis, une demande de rendez-vous (médiatisée force 8 sur l'échelle de Jité) avec le monsieur qui le raccompagne sur le perron de l'Elysée, ça aurait de la gueule, non ?
Dépêche AFP.
LA TERRE A TREMBLE RUE SAINT-HONORE
BERNARD THIBAULT REÇU A L'ELYSEE
LANCE UN ULTIMATUM AU PRESIDENT :
J'ai dit au président : « Je réclame la régularisation de tous les sans-papiers… J'ai dans ma poche… une liste des syndicalistes ayant croqué à l'IUMM… Monsieur le président, faites quelque chose sinon je balance tout… »
Bon, c'est la chaleur, excusez-moi…
Chloé, vous démarrez l'an 02 de Rue89 en fanfare avec ce papier !
Bon anniversaire !

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

18H49 | 06/05/2008 | Permalien

Je connais bien le fonctionnement des syndicats.

Une chose, un syndicat ne défend que ses syndiqués, jamais ceux qui sont en dehors. Si en défendant ses syndiqués il défend une catégorie, tant mieux mais la base de la revendication elle est la défense des syndiqués. Donc, partant de là, on comprend pourquoi la CGT a « incité » à l'adhésion les sans-papiers et pourquoi elle refoule ceux qui tentent de se greffer au mouvement.

Naturellement, c'est dégueulasse. Mais ça n'est pas nouveau.

Sachons, pour finir, que les autres syndicats pratiquent de la même manière.

« Mon » syndicat, le très vilain S.N.E.S., ne DEFEND pas que ses syndiqués.

En revanche, il DEPEND de ses syndiqués.

Bonne réflexion. (Et, sans rire, c'est long et pas très bon).

Portrait de thierry reboud

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H16 | 06/05/2008 | Permalien

Bonsoir.
Je me demande bien d'où vous connaissez si bien le fonctionnement des syndicats. Je peux toutefois vous assurer que dans l'entreprise où je suis délégué syndical, nous défendons tous les salariés, syndiqués ou non.
Heureusement d'ailleurs, parce que les syndiqués sont une très infime minorité… Et vous-même, êtes-vous syndiqué ?

comptecourant,
un simple petit témoignage. Croyez-le si vous voulez, mais quand, il y a quelques années, dans la PME où je travaille (avec zéro syndiqué, pas de délégués du personnel etc.) il s'est agi de trouver un syndicat pour formaliser un accord de RTT, seule la CGT a accepté de mettre son savoir-faire à notre service sans rien nous demander en retour, alors que CFDT et FO, notamment, demandaient d'abord l'adhésion. De plus, ils ont été très pro et l'accord nous a été (à nous salariés) plutôt favorable. En plus, ils savaient très bien qu'ils n'avaient pas beaucoup d'adhérents à gagner chez nous mais, chose sans doute étonnante, ils nous ont tout simplement aidés.

Tant mieux pour vous. Je connais le fonctionnement de l'intérieur des inter-syndicales, donc je le répète tant mieux pour vous. Mais c'était comme ça il y a 40 ans, il y a 20 ans et vous le constatez dans cette affaire c'est toujours comme ça. Un syndicat défend ses adhérents d'abord, y compris les chômeurs, s'ils ne sont pas syndiqués inutile d'aller demander de l'aide à un syndicat.
La seule voie aujourd'hui pour les syndicats, c'est l'action politique, à l'intérieur des entreprises leur inefficacité a été démontrée de longue date, d'où la déshérence.
Pour autant, il n'en tient qu'à eux.
Et pour répondre à celui qui se demande comment je sais comment « ça » fonctionne, je lui réponds :

Délégué du personnel
Membre du CHSCT
Représentant au CE.
Représentant syndical.

Je tairai le nom du syndicat, c'est préférable.

Portrait de Ga

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De Ga

Dessineux | 10H01 | 07/05/2008 | Permalien

Faux camarade.

Par exemple,la SNJ, syndicat des journalistes, qui dépend de la CGT, et qui s'occupe autant des journalistes que de toute personne ayant des revenus dans la presse sans avoir de carte presse (dessinateurs, entre autre), prend en charge TOUT les dossiers, sans demander d'adhésion.
Et combien y a t il de dessinateurs syndiqué à la CGT ?

zéro.

(et arretez avec vos histoires de pastilles à la noix, vous en faites tous un tel usage débile à vous noter entre vous, même pour des interventions qui n'ont strictement aucun interet, que cela ne sert qu'a satisfaire vos egos éxacerbés)

Portrait de déluge

à Ga Portrait de Ga De déluge

menuisier | 15H12 | 07/05/2008 | Permalien

Etant entendu que vous disposez vous d'un ego d'une modestie qui force le respect.

Portrait de vintage

à Ga Portrait de Ga De vintage

19H32 | 07/05/2008 | Permalien

à Ga
d'accord concernant les pastilles.

Et combien de journalistes syndiqués ?

Portrait de Ga

à vintage Portrait de vintage De Ga

Dessineux | 08H48 | 08/05/2008 | Permalien

@Vintage.
ça je ne saurais le dire, je pense que les journalistes de rue 89 seraient déja plus à même de repondre à votre question à mon avis.
En même temps le millieu des dessineux est tellement individualiste que cela n'a rien d'etonnant à ce qu'il soit impossible de les fédérer.
(j'm'y suis cassé les dents)

Portrait de Victor Kaplan

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De Victor Kaplan

enseignant | 22H32 | 06/05/2008 | Permalien

J'ai été délégué syndical et jamais, au grand jamais, je n'ai fait un tri entre syndiqués ou pas. J'ai toujours défendu les salariés quels qu'ils soient.
Ce genre de discours salit l'engagement de milliers de gens qui consacre de leur temps et de leur énergie par pure solidarité.
Et pour conclure : les syndicats sont ce que les syndiqués en font. S'il n'y a personne dans les syndicats, les syndicats ne sont rien. C'est le cas actuellement en France. Tout le monde le sait, les patrons les premiers. Le jeu de la négociation continue, avec des syndicats faibles et des patrons en position de force grâce à la menace du chômage. Les patrons savent que les syndicats leur évitent des réactions incontrôlables. Les syndicats feignent de représenter la majorité des travailleurs. Il n'y a pas d'autre solution que ce jeu de poker menteur tant que l'immense majorité des salariés préfèrera l'individualisme à la solidarité.
Alors, taper sur la CGT… pourquoi ?

Le problème, c'est que la CGT a fait adhérer ces trois derniers mois les Sans-Papiers pour pouvoir être « retenus » parmi les « bien heureux grévistes » en laissant complètement de côté les Sans-Papiers qui étaient syndiqués depuis de nombreuses années. Certains même avec des mandats dans leur entreprise. Pas étonnant qu'il y ait réaction de colère de la part de ses « laissés sur le bord du trottoir ».

Portrait de quetzal2012

De quetzal2012

enseignant précaire | 19H36 | 06/05/2008 | Permalien

Les syndicats, aussi vendus soient-ils et c'est de notoriété publique, constituent un exellent baromètre de la tension sociale, le fait est que ce n'est que lorsqu'ils sont dépassés par leur base, lorsqu'ils perdent pied et n'ont plus prise sur le mouvement sociale que le « grand jour » est susceptble de poindre, les « gros » syndicats ne représentent malheureusement plus qu'eux mêmes !

http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com

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