Bernard Arnault nomme son fils au comité éditorial des Echos

Antoine Arnault, qui est aussi directeur de la communication de Louis Vuitton, vient d'être désigné comme un des deux représentants du groupe paternel au sein du « comité d'indépendance éditoriale » du groupe Les Echos. La société des journalistes « déplore » cette nomination.
Aux Echos, l'ambiance est tendue depuis le rachat par l'homme le plus riche de France, le milliardaire Bernard Arnault. Connu pour ses interventions sur la ligne éditoriale alors qu'il possédait La Tribune, le propriétaire de Dior, Dom Pérignon, Kenzo et autres griffes prestigieuses a fait savoir ce mardi matin ce qu'il entend faire de son dauphin.
Depuis le rachat des Echos, la rédaction s'inquiète des risques d'ingérence
« Il est là pour sa formation, et il est appelé à prendre des fonctions plus importantes », a déclaré Pierre Godé. Ce dernier, juriste et bras droit historique du milliardaire qu'il a aidé à constituer son groupe -dans des conditions parfois contestées-, est l'un des deux représentants de LVMH au « comité d'indépendance éditoriale » du quotidien économique et de ses satellites (comme Enjeux Les Echos).
Le second, les journalistes l'ont appris mardi matin lors de la première réunion de cette instance, est donc Arnault junior. A peine âgé de 30 ans, il continue de faire ses armes au sein du groupe paternel : il occupait auparavant le poste de directeur de la communication de Louis-Vuitton. Ce qui ne laisse pas d'inquiéter les journalistes… Selon nos informations, Antoine Arnault se serait justifié en déclarant que chez Louis Vuitton, il n'est pas en charge des relations presse, et donc pas en contact avec les journalistes. Ouf…
Lors du rachat des Echos par Bernard Arnault à l'automne dernier, la rédaction avait obtenu la création d'un comité d'indépendance, craignant l'ingérence du nouveau propriétaire -numéro 1 mondial du luxe, premier actionnaire de Carrefour, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy, lié avec une grande partie du « big business » mondial…
La société des journalistes fait part de sa surprise
Même si ce comité comprend -légitimement- des représentants de l'actionnaire, la nomination d'un « communicant », qui plus est dauphin du patron, est un sérieux camouflet pour la rédaction. Symboliquement, au moins. Dans un communiqué, la société des journalistes (SDJ) a fait part de sa « surprise » :
« Alors que la rédaction n'a cessé de souligner les risques de conflit d'intérêt existant entre LVMH et Les Echos, le choix du directeur de la communication d'une des principales filiales du groupe LVMH apparaît pour le moins surprenant compte tenu de l'objet de cette instance.“Elle a en effet pour mission d'examiner les cas d'ingérence de l'actionnaire ou de ses représentants dans le contenu rédactionnel des publications des Echos.”
Alors que leurs confrères de La Tribune et du Monde viennent d'entraîner la non-parution de leur journal -pour des raisons différentes-, ceux des Echos n'ont rien décidé de tel. Comme nous l'annoncions la semaine dernière, Henri Gibier a été désigné ce mardi directeur de la rédaction par le comité éditorial.
La rédaction, qui possède un droit de veto, se prononcera sur cette nomination la semaine prochaine. Gibier devrait obtenir un score soviétique, les journalistes entendant lui donner du poids face au PDG du groupe, l'ancien journaliste Nicolas Beytout, qu'ils accusent d'ingérence dans le contenu éditorial.
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De pablico
20H12 | 06/05/2008 |
La société des journalistes « déplore » cette nomination.
que la société des journalistes implore le miracle du complexe d'œdipe.
avec un peu de chance il va vouloir tuer son père….
De boboétie
18H18 | 06/05/2008 |
Vive l'Ancien Régime ! Ah ! ça ira, ça ira, ça ira…
Mort de rire !
De Pictulo 23785
18H20 | 06/05/2008 |
Loin de cette presse dépressive, encalaminée dans la servitude, l'auto-censure et la chute des ventes, on est ravis que quelques journalistes aient eu l'idée d'user de leur liberté sur la toile.
Et on est désolés pour les autres, leurs actionnaires et (surtout) leurs lecteurs.
à Pictulo
De pene-r
07H51 | 07/05/2008 |
Ben voilà la solution, quelques journalistes désabusés des échos n'ont qu'à demander à ouvrir une ruelle au départ de la 89…
Rue €$ : -D
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H54 | 06/05/2008 |
-Tiens, je t » offre ma danseuse, la Presse. tu peux lui faire ce que tu veux ,la mettre au turbin, mais ne la cogne pas trop fort, elle m » a couté super chére…C'est que je l'ai payé deux fois son prix, quand même ..
-Ho , merci papa !
à Numerosix
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 16H27 | 07/05/2008 |
La danseuse de papa ?
Papa ne connait pas bien ses classiques. Le fiston va lui la briser menu sa danseuse.
De wardog
19H11 | 06/05/2008 |
On sent la promo au mérite !
Comme quoi, le travail ça paie : D
De Phil2922
Retraite invalidité | 20H16 | 06/05/2008 |
Pour les mariages, il vaut mieux éviter de rester entre soi de la même famille. La consanguinité apporte souvent des enfants handicapés. Cette fois-ci la presse est touchée par ces mises en places familiales aux postes forts des journaux. La presse étant déjà malade, ça promet… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H16 | 06/05/2008 |
Lamentable à l'image du président. Quel pays, tout se casse la gueule et nous avec.
Une bonne révolution comme dit boboétie !
à Les Chats
De pedro66
informaticien bon à rien | 11H36 | 07/05/2008 |
Et après ?
La révolution je veux bien, mais ce n'est pas tout de tout foutre en l'air, il vaut mieux prévoir avant ce que l'on veut faire après ….
Si c'est pour se transformer en soviet, ou façon Corée du nord, ou Cuba ….
à pedro66
De Lucius Sergius
Citoyen | 21H16 | 07/05/2008 |
Les soviets, c'est l'argument depuis 50 ans pour laisser faire n'importe quoi par ceux qui ont le pouvoir de naissance, ça commence à s'user un peu, surtout depuis la chute de l'URSS : -)))
Quant à tout foutre en l'air, même pas la peine, nos « élites » le font très très bien avec leurs « réformes », de l'éducation à la santé en passant par l'armée et la justice. Encore quelques mois comme ça et ce sera un champ de ruines, absolument pas besoin d'un grand soir.
Nos « décideurs » sont en train de passer pour de tels nuisibles que ce n'est même pas la peine de s'en prendre à eux, l'histoire les digèrera rapidement. Mais malheureusement ce sera un miracle si ça ne finit pas mal, même d'anciens hommes de droite ont écrit à ce sujet…
Effectivement il faut d'urgence penser à l'après, parce que nos champions du monde ont quand même très très bien sapé certaines bases selon leurs intérêts immédiats. Ca risque d'être très difficile de reconstituer un pays viable avec des principes clairs : sentiment de communauté (avec les droits collectifs anéantis, ça va être dur), constitution lisible et non pas bidule régulièrement patché au gré des caprices de la dictature financière européenne, etc…
Delenda Carthago
De sinclair
20H18 | 06/05/2008 |
népotisme primaire
De DidierB63
Devant un écran | 20H59 | 06/05/2008 |
Il a bossé dur, Junior, pour arriver là ou il en est. Il s'est fait tout seul.
C'est un self made héritier… Alors, arrêtez de vous moquer, bande d'envieux.
Pour le reste, indépendance éditoriale et tout le toutim, qui est réellement surpris ? Senior est connu pour ses interventions, pourquoi cela changerait-il ?
http://polemiquons.over-blog.com/
De Bertransistor
Funambule brocanteur paysagiste | 21H04 | 06/05/2008 |
Je suis curieux de savoir lequel des protagonistes de cet article joue le mieux au 421.
De pupuce23
communicant dans la Creuse | 23H38 | 06/05/2008 |
Y'a pas un truc qui s'appelle la clause de cession, chez les journalistes ? Y'a eu cession du titre, on n'est pas d'accord, on demande à faire valoir la clause, on prend le blé et on part. On peut même ne pas la faire valoir dans un premier temps, puis constater réellement que le nouveau patron a réorienté vilainement la ligne éditoriale de la boutique et revendiquer la clause de conscience : même mécanisme, même tarif, en plus classe (c'est vrai, la conscience ça en jette plus que la cession…). Sinon, ben sinon rien…
à pupuce23
De Seam
Chargé d'études | 09H12 | 07/05/2008 |
Mettez-vous à la place d'un journaliste qui a 20 ans de maison : il devrait déguerpir de SON titre parce qu'un milliardaire vient de le racheter pour se faire plaisir ? Ca n'est pas forcément évident comme choix…
Et pour aller où ? Quand on est journaliste économique, que trouver de mieux que Les Echos ? Y'aura pas de la place pour tout le monde à La Tribune…
à Seam
De pupuce23
communicant dans la Creuse | 10H42 | 08/05/2008 |
Seam, je me mets d'autant plus facilement à la place d'un journaliste qui a 20 ans de maison que j'ai quitté la mienne après 22 ans. Pour d'autres raisons que celles contenues dans une clause de cession ou une clause de conscience, et d'ailleurs je suis parti en démissionnant sans aucune indemnité ni quelque enveloppe négociée, encore moins de parachute en or. Juste pour dire que c'est possible (j'ai pas écrit Ensemble tout est possible…) et rappeler une évidence : la liberté ayant un prix, on a l'espace de liberté qu'on est prêt à payer.
Quant à l'idée de quitter SON titre, ben elle tient pas pour la simple raison que c'est le milliardaire qui a acheté l'affaire… On peut en être très triste - il m'arrive aussi de sécher bien des larmes de dépit - en constatant que le monde est monde (sans mauvais jeu de mots avec un autre glorieux titre indépendant de toute pression financière…) mais voilà, c'est comme ça, lalalalala…
De alexandre-villeneuve
twitter.com/referencement | 23H49 | 06/05/2008 |
Salut à tous,
Les Echos a toujours été selon moi l'un des journal les plus indépendants, il serait évidemment bien dommage que cela change.
On peut tout de même encore espérer que les journalistes maintiennent leurs indépendances, les journalistes des Echos ce n'est pas le bétail de la presse People/Grand Public.
De unouveaucompte
02H35 | 07/05/2008 |
comment vit rue89 ? par la pub ?
à unouveaucompte
De pedro66
informaticien bon à rien | 11H38 | 07/05/2008 |
Donc soumis à la loi du marché .
Plus de pub, plus de Rue89.
à pedro66
De compte supprimé 24
| 23H08 | 07/05/2008 |
Comme ça tu pourras plus tartiner ta prose raciste et islamophobe, Pedro.
Un mal pour un bien, donc.
De Humain
02H43 | 07/05/2008 |
Ha ? Bon…
Et quand un groupe rachète une acièrie on peut virer toute la main d'oeuvre… ? ?
Mais quand il s'agit d'un journal il faudrait donc plus de doigté ?
De toutes les facons, les journalistes des Echos étaient et sont tous favorables à la libéralisation à outrance de l'industrie et du commerce.
Il faut assumer messieurs !
Car sachez que se ne sont pas les patrons qui vous payent, mais les lecteurs ! !
(Y compris pour les journaux gratuits : ce sont, indirectement, les lecteurs, par leur assiduité à un titre qui font la pomotion de leur journal)
Et demain tous les journaux seront gratuits pour les lecteurs, mais payés par la pub !
à Humain
De Seam
Chargé d'études | 09H08 | 07/05/2008 |
Ouhhh les méchants capitalistes, ils écrivent des articles sur la Bourse ! ! Et ben bien fait pour eux qu'ils se retrouvent tous au chômage !
Je sais pas pourquoi je trouve ça primaire comme raisonnement.
à Seam
De Humain
11H21 | 07/05/2008 |
Oui !
Ne mélangeons pas articles sur la bourse…
Et fayotage et cirage de pompes envers des actionnaires nantis du CAC40 ! !
à Humain
De Seam
Chargé d'études | 13H49 | 07/05/2008 |
Si les Echos était un journal de fayots, il ne serait pas la référence qu'il est actuellement : les entreprises ont besoin d'informations fiables pour prendre leurs décisions, ils ne paieraient pas pour du cirage de pompes.
à Seam
De Humain
11H25 | 07/05/2008 |
Et, concernant le modèle « les Echos » et autres…
Ne confondons pas le système capitaliste (qui pour l'instant à montré qu'il était le moins mauvais des systèmes)
Et le libéralisme à outrance, qui lui est en train de montrer qu'il est carrément nocif pour les gens (mais pas pour les « gros »)
De MAGENTA
Pesteux génétique | 07H19 | 07/05/2008 |
Ça va faire 20 pages dans Pourri Match ? ? ? ? ?
De Jibus
citoyen du vaste monde | 07H28 | 07/05/2008 |
C'est pas parce qu'on est héritier, qu'on est immanquablement naze ! ! ! Il est peut-être très bon l'héritier Arnault, faut lui laisser sa chance et pas le condamner a priori.
C'est pas une honte d'hériter, c'est davantage une chance.
Ce qui serait honteux, c'est de la gaspiller cette chance qui ne sourit pas à tout le monde…
S'agissant de l'indépendance du titre, faut faire confiance à la SDJ, pour pas laisser déraper la ligne éditoriale.
à Jibus
De moulinette
Peintrice Illustrateuse | 08H31 | 07/05/2008 |
L'héritage, c'est l'inégalité à la naissance.
Pour ma part, et bien que je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui soit d'accord avec moi, je suis contre l'héritage. En tous cas contre « l'héritage industriel », et pour le plafonnement.
Tout redeviendrait à l'état, serait remis dans le pot et hop ! à chacun de se débrouiller avec ses capacités. Ca ne poserait pas de problèmes aux héritiers putatifs, si ils ne sont « pas nazes »…
L'héritage est la source même du féodalisme, du capitalisme, des pires calculs, du malheur des filles, de l'injustice faite pendant des siècles aux cadets… Rien ne le justifie.
à moulinette
De Putt Bill
09H23 | 07/05/2008 |
Salut Moulinette !
On est bien plus nombreux que tu ne le crois !
Là où sa coince (un peu) c'est lorsque le petit peuple se met à craindre qu'il ne sera plus en mesure de transmettre à ses enfants, la petite maison qui lui a coûté les 25 et qqs années de crédit.