Douze mois après son élection, l'heure est au bilan. Le président français a-t-il respecté les promesses du candidat UMP ?

1er août 2007 : le Parlement adopte définitivement la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat). Plus connue sous le nom de « paquet fiscal », elle instaure un bouclier fiscal, exonère de taxes des droits de succession et défiscalise les intérêts d'emprunts immobiliers. Cette loi censée relancer l'économie française se chiffre à environ 15 milliards d'euros par an.
8 janvier 2008 : en conférence de presse, Nicolas Sarkozy avoue qu'il ne peut vider « des caisses qui sont déjà vides ». Tout le gouvernement reprend en coeur ce qui va devenir une ritournelle, quand certains de ses membres ne vont pas plus loin encore, tel le ministre du budget Eric Woerth :
« Le Président, quand il dit que les caisses sont vides, a raison. Les caisses ne sont pas vides, elles sont plus que vides, elles sont en déficit de 38 milliards. »
Deux dates qui symbolisent le bilan plus qu'en demi-teinte de la première année du Président. Mais, lors de son interview télévisée du 24 avril, le chef de l'Etat a demandé à être jugé dans quatre ans : « Je ne peux pas faire tout, tout de suite. » Dont acte. Ce qui n'empêche pas de faire un bilan d'étape en cette veille d'anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
Principale des réussites de Nicolas Sarkozy relevée chaque fois qu'il est question de son bilan : avoir fait ratifier par la France le mini-traité européen ou Traité de Lisbonne. Les nonistes de 2005 sont restés farouchement opposés à ce qu'ils considèrent être le même texte que la Constitution européenne rejetée alors par référendum, mais le nouveau texte a eu au moins le mérite de sortir l'Union européenne du blocage dans lequel elle se trouvait depuis deux ans, en raison notamment de l'absence de véritable « plan B ».
En politique intérieure, le chef de l'Etat peut se targuer d'avoir relégué au second plan ce qui était depuis deux décennies la préoccupation première des Français : le chômage, descendu à 7,5% de la population active. Attention cependant à ne pas y voir une victoire imputable à la seule politique gouvernementale : cette baisse, qui a commencé il y a plusieurs années, répond avant tout à une mécanique démographique, les « babyboomers » arrivant à l'âge de la retraite. Et, selon l'Insee, le taux de chômage devrait stagner cette année, alors qu'on s'attendait encore, il y a quelques mois, à la poursuite de sa baisse.
Ouvert mais ferme, c'est avec cette manière paradoxale de mener le dialogue social que Nicolas Sarkozy a fait adopter avec succès plusieurs réformes promises pourtant à une impopularité certaine. Trois particulièrement ont été adoptées après une période de tension qui aurait pu être à l'origine de grèves bien plus problématiques :
► La réforme des universités. Elle fut d'abord négociée entre les syndicats étudiants et la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. Il a fallu l'intervention du Président l'été dernier pour freiner les velléités de la seconde et satisfaire les premiers. Finalement, ni sélection à l'entrée du master ni augmentation des frais d'inscription, mais toutes les universités « dans un délai de cinq ans » devront accéder à l'autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines.► La loi sur le service minimum. Plusieurs milliers de personnes ont défilé partout en France le 31 juillet pour exprimer leur opposition au texte, mais il a finalement été adopté le 2 août, dernier jour de la session extraordinaire du Parlement. La « loi instaurant le service minimum dans les transports publics terrestres » n'est cependant qu'une loi-cadre et des accords d'entreprise ou de branche sont indispensables à son application. Le combat ne s'annonce pas moins intense dans les prochains jours avec la volonté du gouvernement d'expérimenter le service minimum d'accueil dans les écoles primaires à l'occasion de la grève des enseignants du 15 mai.
► La réforme des régimes spéciaux de retraite. Ce qu'Alain Juppé avait échoué à faire en 1995, Nicolas Sarkozy y est parvenu douze ans plus tard. Après neuf jours de grève dans les transports parisiens et à la SNCF, le mouvement est suspendu et les principales organisations syndicales acceptent de s'assoir autour d'une table pour négocier. La réforme est signée. La durée de cotisation passera de 37,5 à 40 ans dès 2012, et sera de 41 ans en 2016.
Un dialogue plus difficile n'empêche toutefois pas les réformes d'être adoptées. Soulevant la colère dans la quasi totalité des milieux juridiques et judiciaires, la réforme de la carte judiciaire, emmenée par la Garde des Sceaux Rachida Dati, est sur les rails, malgré la suppression annoncée de quelque 250 tribunaux. Idem concernant les franchises médicales (50 centimes d'euro par boîte de médicaments et par acte paramédical, 2 euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an), qui suscitent toujours des manifestations malgré leur entrée en vigueur le 1er janvier. Moins importants que prévus, eux, les non remplacements de fonctionnaires seront tout de même de un sur trois en 2008 (22900 postes en moins). Ce n'est qu'en 2009 que sera atteint l'objectif promis de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Victime de ses effets d'annonce, le Président n'a pu tenir qu'en partie nombre de promesses effectuées par le candidat. A force de confondre volontarisme et précipitation, il s'est pris les pieds dans le tapis dans presque tous les domaines, tout en parvenant à sauver les apparences.
« Je gouvernerai avec un gouvernement resserré », promettait ainsi le projet présidentiel du candidat de l'UMP, en plus de prévoir un gouvernement paritaire et ouvert. Un an et deux remaniements plus tard, il n'en reste pas grande trace. Quinze ministres, huit hommes, sept femmes, des socialistes et des centristes, le compte était presque bon le 18 mai. Mais deux engraissements successifs ont plombé la volonté initiale. Depuis la défaite aux municipales, le gouvernement est composé de 38 membres, dont seulement treize femmes, et a n'a été augmenté ou modifié qu'au profit de fidèles du Président.
Volontariste, Nicolas Sarkozy l'était également à l'égard des otages faisant les gros titres de l'actualité. Après huit ans de captivité en Lybie, le chef de l'Etat, avec son épouse Cécilia Sarkozy, parvient à faire libérer les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne accusés d'avoir inoculé le virus du Sida à plusieurs centaines d'enfants. Mais à quel prix ? La promesse en contrepartie de la construction d'une centrale nucléaire, notamment, a choqué.
Le président de la République n'a toutefois pas réussi à mettre fin au calvaire d'Ingrid Betancourt. La Franco-Colombienne demeure entre les mains des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Même si ses méthodes sont parfois contestées, Nicolas Sarkozy ne ménage pas ses efforts sur ce dossier : messages vidéos et envoi d'une mission humanitaires en constituent la partie visible.
L'école fournit également deux des illustrations les plus patentes. Certains enseignants ont refusé de se plier à sa demande de faire lire la lettre de Guy Môquet, jeune résistant communiste, dans tous les lycées de France. Et, devant le tollé provoqué, Nicolas Sarkozy a été contraint d'assouplir sa volonté de faire parrainer par les élèves de CM2 les 11000 enfants français victimes de la Shoah dès la rentrée 2008.
Plus loin de ces symboles à l'école, au niveau institutionnel ou sur le plan international, c'est en politique intérieure que le pensionnaire de l'Elysée rencontre le plus de difficultés à obtenir pleinement satisfaction sur les chantiers ouverts :
► La loi sur la récidive. Le texte prévoit des peines plancher pour les récidivistes et des remises en cause de l'excuse de minorité, mais le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité de placer en détention les criminels restés dangereux à l'issue de leur peine pour les condamnations prononcées avant l'adoption de la loi. Faisant peu de cas de la décision de l'instance suprême, Nicolas Sarkozy a tenté, en vain, de contourner cette interdiction.► La loi sur l'immigration. Enième texte sur le sujet initié par Nicolas Sarkozy, il a provoqué une polémique concentrée sur un seul et même article : l'amendement ADN prévoyant la possibilité de recourir à des tests génétiques pour permettre le regroupement familial. Jusqu'au sein de la majorité des élus s'en sont indignés. Il a finalement été adopté, mais vidé de sa substance.
► Le Grenelle de l'environnement. Après plusieurs mois de réunions consultatives, le chef de l'Etat a présenté le 25 octobre les conclusions du Grenelle de l'environnement, un des points forts de son projet présidentiel. Saluées par les associations écologistes, elles doivent encore être traduites dans la loi. Motif de satisfaction : le gouvernement a déjà activé, suivant le principe de précaution, la clause de sauvegarde concernant le seul OGM cultivé en France, le maïs Monsanto MON810. Source d'inquiétude : le projet de loi encadrant la culture des OGM, actuellement en débat au Parlement, suscite l'inquiétude de ces mêmes associations.
► Plan banlieue et RSA. Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, et Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, ont de nombreux points communs : faire partie des membres du gouvernement dits « d'ouverture », avoir comme objectif de réaliser une mission quasi unique, et connaître les pires difficultés pour y parvenir. Le plan banlieue de Fadela Amara a été maintes fois repoussé pour cause officiellement d'insuffisances, officieusement de freinages d'autres ministères. Le financement du Revenu de solidarité active de Martin Hirsch a, lui aussi, longtemps été incertain, avant que le Président n'annonce le 24 avril qu'il débloquera « un milliard, un milliard et demi », quand le haut commissaire en réclame le double, et que l'argent proviendra en partie du redéploiement partiel de la prime pour l'emploi.
C'est la première chose à laquelle on pense quand on parle bilan : l'économie. Et c'est un échec. Le « président du pouvoir d'achat » n'habite pas à l'Elysée. En plus de l'absence de résultats de loi Tepa, le prix du carburant et des denrées de première nécessité flambe. Comme pour s'en excuser, Nicolas Sarkozy a confié qu'il n'était pas « le Père Noël ». Insuffisant, lui répondent les Français qui font chaque mois de moins en moins confiance, d'après les enquêtes d'opinion, à celui qui n'avait qu'un slogan à la bouche : « Travailler plus pour gagner plus ! “
Incarnation de cette impuissance : le sauvetage raté de l'aciérie de Gandrange en Moselle. ‘On va se battre, vous n'êtes pas seuls’, promettait Nicolas Sarkozy aux ouvriers, le 4 février. La direction d'ArcelorMittal, propriétaire du site, refuse toujours de vendre à un repreneur ; et licenciements et reclassement prévus sont encore en vigueur.
Il jurait d'aller ‘chercher la croissance avec les dents’, il est donc en passe de se les casser. Le gouvernement annonce une faible prévision de croissance, entre 1,7% et 2% pour 2008, et Bruxelles le somme même de la réviser encore à la baisse. Ce ne sont pas non plus les chiffres du Budget qui rassureront : le déficit public de la France pour 2009 a été récemment revu à la hausse à 2,0% du PIB, contre 1,7% prévu initialement. Pour y remédier, Nicolas Sarkozy a fait appel aux lumières de Jacques Attali, mais ses 316 propositions pour ‘libérer la croissance’ mécontentent jusque dans les rangs de la majorité.
La diplomatie est l'autre épine majeure dans le pied qui fait boiter Nicolas Sarkozy. Il avait promis de ne pas suivre le chemin de la diplomatie de l'ère Chirac, il emboîte dans les faits le pas à son prédécesseur, quand il ne va pas encore plus loin, notamment dans quatre dossiers :
► La Russie. Nicolas Sarkozy assurait ne pas pouvoir serrer la main de Vladimir Poutine. Non seulement il n'a pas rechigné à le faire, mais il a ensuite été l'un des rares chefs d'Etat à décrocher son téléphone, début décembre, pour le féliciter de la victoire de son parti aux élections législatives. Des élections dont le bon déroulement a provoqué les ‘inquiétudes’ de l'UE et de l'OSCE.► La Libye. En plus d'avoir promis d'équiper la Lybie lors de la libération des infirmières bulgares, le président de la République a accueilli le général Kadhafi en visite officielle en France, mi-décembre, pour quatre jours qui ont viré au supplice. Mensonge à la clé : le Guide n'a pas signé pour dix milliards d'euros de contrats, comme annoncé alors par l'Elysée.
► La Françafrique. Directement inspiré par les conseillers du Président, l'appel de Jean-Marie Bockel à signer ‘l'acte de décès de la Françafrique’ lui a coûté sa tête. Le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie a été relégué aux Anciens combattants lors du remaniement gouvernemental du mois de mars. Omar Bongo, le président gabonais qui réclamait sa tête, a parlé de ‘bonne nouvelle’.
► L'Afghanistan. Alors que le candidat Sarkozy se disait favorable au retrait des forces françaises d'Afghanistan, le Président a annoncé le 26 mars, devant le Parlement britannique, l'envoi sur place de 700 militaires français supplémentaires. Avant de se justifier un mois plus tard, au cours de sa dernière interview télévisée : ‘Ce n'est pas une guerre, puisque l'immense majorité des Afghans ont besoin de la coalition qui se trouve sur place.’
Au final, un an après l'élection présidentielle, l'action de Nicolas Sarkozy peine à convaincre. Pire, elle suscite des inquiétudes. Selon un sondage CSA paru samedi dans l'hebdomadaire Marianne, 62% des personnes interrogées pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du quinquennat.
► A lire aussi : Le Sarkoscope, l'évaluation continue des promesses du Président




















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à MAGENTA
De nono le simplet
dilétante adèle | 06H02 | 06/05/2008 |
quelle idée aussi d'écouter France Inter !
à joelindien
De Thiasma
Passant sans-soucis | 11H23 | 05/05/2008 |
Si l'on réécoute l'interview, on s'aperçoit que chaque intervention de Cirinelli (« historien des droites »), lorsque elle dressait un constat flatteur sur Sarkozy ou sur sa politique, était ponctuée par un prudent « …pour l'historien que je suis », ou « du point de vue de l'historien.. ».
Cette manière mettre en avant sa prétendue « neutralité scientifique », puis d'en profiter pour passer une grosse louche de cirage à Sarkozy m'a profondément choqué.
Lorsque les historiens n'assument pas ouvertement leur point de vue subjectif sur l'histoire, alors l'idéologie peut avancer masquée sous le faux-nez de la « science », et l'histoire « officielle » ressurgit !
à joelindien
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 16H01 | 05/05/2008 |
Ouhai ! ! Et que France-Inter nous explique pourquoi quand demorand est en congé on respire enfin à cette heure là du matin ! ! Sinon on lui expliquera nous-même.
De unagi
Fatalitas | 09H25 | 05/05/2008 |
Grandes victoires et promesses tenues.
Une démocratie irréprochable
Vaincre le chômage
Réhabiliter le travail
Augmenter le pouvoir d'achat
Répondre à l'urgence du développement durable
Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
Fiers d'être français
Perles issues du programme présidentiel :
« au-delà
des mesures, j'ai surtout
voulu vous présenter les valeurs qui fondent mon
projet. Ce sont celles du travail, de l'autorité, de
l'honnêteté, de la fraternité et de la grandeur de
la France. »
« je vous associerai au choix des réformes »
« Je m'appuierai fortement sur le dialogue social »
« La maîtrise de nos finances publiques est un impé-
ratif moral autant que financier »
« je souhaite que notre pays
progresse sur la voie des
libertés »
etc, etc, etc…. il y en a trop.
à unagi
De jojo1er
13H39 | 05/05/2008 |
« Je m'appuierai fortement sur le dialogue social »
Du talon…
Jojo1er, …
De SiDi
Kitten ! | 09H28 | 05/05/2008 |
Le TCE bis
Voilà une belle arnaque de présenter cela comme une victoire, alors que la majorité de la population n'attendait qu'un référendum (cf. sondages d'alors). Je note au passage que ni Rue89 ni aucun média n'a parlé de la proposition de loi du groupe GDR pour interdire la ratification parlementaire d'un texte rejeté par référendum, proposition refusée avec 38 voix d'avances (soit 19 députés seulement). Ce traité est de l'aveu même de la droite une version plus illisible du TCE. Dire qu'il s'agit d'un « déblocage » pour une Europe qui irait bien mieux si elle laissait ses pays membres vivre (ce qui éviterait des guerres intestines sur chaque proposition de politique économique) est un joli mensonge, aussi.
Le chômage
Promesse non tenue, puisque depuis 2006 les radiations de masse ont commencé, sous des prétextes souvent bidons, grâce à des lois votées alors par l'UMP (avec parfois procès de chômeurs envers l'ANPE). Sans compter bien sûr les « changements de méthode de calcul », le dernier en date ayant par exemple fait mystérieusement disparaître environ 3,5% de chômeurs. De plus, une part plus importante de chômeurs qui retrouvent un emploi finissent en fait en formation ou en temps partiel. Hirsh lui-même estimait il y a peu que le chômage réel était double de celui annoncé alors, soit 16-17%. Et si l'on considère le taux de travail à temps plein en 2008, pour le comparer à celui de 2001, je pense que ça en dira long.
La LRU
La « réforme » des Universités s'est faite contre l'avis de la majorité des étudiants et des universitaires. Elle est faite pour plaire à l'UNEF, l'UNI, l'UNSA et les présidents d'universités, qui pourront presque agir en despotes grâce à cette loi (il pourra leur suffir, selon la configuration du CA, de 4 professeurs sur 15 qui votent dans leur sens pour n'avoir plus de comptes à rendre à personne). Sans compter que le magazine « Capital » prévoit la fermeture, à terme, de 60 universités sur 85, à cause de cette loi, qui va couler les universités dont l'immobilier est en mauvais état. Quant aux frais d'inscriptions, ils ont bel et bien augmenté sous couvert de frais administratifs dans certaines universités (Toulouse, de mémoire, depuis déjà un moment).
Le service minimum
Une loi faite pour la comm » et l'esthétique, qui ne sera pas appliquée car aucune compagnie de bus ne peut remplacer tous ses chômeurs en claquant des doigts. Puisque cette loi était une tentative d'éradiquer le droit de grève dans un secteur où les employés en voient parfois des vertes et des pas mûres (certains chauffeurs payés 400 € de moins que d'autres sur la même ligne, avec des horaires 6h00 - 20h00, par exemple, pour Pays D'oc Mobilités, sous-traitant de la TaM), tant mieux !
Les régimes spéciaux
Contrairement à ce qui fût annoncé, tous ne furent pas réformés. Par exemple, les comptables et… les députés, grands privilégiés du système français, qui n'ont besoin que de cotiser 5 ans pour une retraite supérieure à celle de 50% des Français. Sans compter les énormes mensonges dans la presse (5 milliards de déficit, quand celui d'EDF-GDF affiche par exemple 118 millions de bénéfice - ou encore le coup de la prime au charbon, abolie il y a bien longtemps).
Quant au reste des « victoires'
Bien sûr, certains se réjouiront des énormités votées par l'UMP depuis le début de l'ère Sarkozy. Ceux là même qui sans doute veulent voir la France à genoux. Ce sont effectivement des victoires de l'UMP, mais comme celles précitées, il pourrait être bon de rappeler qu'elles n'auront rien de glorieux pour notre pays.
Quant au reste, il y a bien sûr beaucoup de choses à dire, mais il ne faudrait pas non plus que mon commentaire fasse 3 pages !
En tout cas, vous m'avez déçu, Mr. Martin, par votre clémence (euphémisme) envers un gouvernement et un parti qui ont plus que “raté” leur première année.
De TARPON
09H28 | 05/05/2008 |
Il ne faut pas attendre d'un homme de droite qu'il fasse du social pourtant Nicolas a montré l'exemple en augmentant son salaire .L'etat doit faire des economies ? Nicolas l'a fait en mettant à contribution ses relations en empruntant le Yatch de Bolloré plutot que le Charles de gaulle pour pecher en Mediterranée.
La vie est chere en France ? Nicolas s'est fait preter une masure aux etats unis au bord d'un ruisseau et pour ne pas faire d'impair il s'est fait accompagner de nore ministre de la justice.
Prevoyant ,organisé ,soigneux ,NIcolas n'a pas hesité à changer d'epouse pour une star de la chanson qui portera haut les couleurs de la france(quand elle est habillée).
Fidele en amitié ,Nicolas a laissé ses amis les banquiers prelever encore un peu plus sur nos comptes afin de monter que les français etaient solidaires des pertes des subprimes.
Afin de permettre à la grande distribution de mieux assurer son developpement,Nicolas a laissé deriver les prix ,tout en douceur,strategie exemplaire.
Vous n'avez rien compris à Nicolas ,il a le coeur sur la main ,il aime les français mais quand il est arrivé yavait plus un sou ,il n en restait que pour lui ,alors il a pris,on aurait pu l'accuser d'etre faible.
Apres un Chirac Sourd ,une femme de President resigné à mendier des piecettes ,Nicolas redonne à la France les couleurs d'un faste oublié,celles de nos rois ,de nos empereurs .Attention à l'ete qui voit souvent des coups d'etat.
De unagi
Fatalitas | 09H32 | 05/05/2008 |
« La laïcité,l'égalité entre la femme et l'homme,
la liberté de conscience sont des principes avec
lesquels je ne transigerai jamais »
De yapadebug
09H34 | 05/05/2008 |
Monsieur le président, à l'occasion du premier anniversaire de votre élection je ne vous dirai que ces quelques mots « Cass » toi pov'con ! ».
De unagi
Fatalitas | 09H35 | 05/05/2008 |
c'est beau !
« Enfin, je veux que nous préservions l'excellence de
notre système de santé,qui est l'un des meilleurs du
monde.Au lieu de lutter contre ses gaspillages, nous
avons organisé son rationnement, essoufflant nos
professionnels sous le poids de la bureaucratie, de
l'isolement,des inégalités,sans parler des 35 heures.
Pour moi,la santé n'est pas un coût,c'est un investis-
sement, une richesse, des emplois, de la croissance,
et surtout un bien-être qui n'a aucun prix.C'est pour-
quoi tout euro dépensé dans la santé doit être un euro
utile,qui serve à guérir ou à soulager la souffrance.
Je ferai des sciences du vivant une priorité de notre
recherche. J'engagerai la politique de santé publique
et de prévention qui nous fait défaut depuis tant d'années.
J'améliorerai les conditions de travail des professionnels
de la santé,leur ferai bien davantage confiance,reconnaî-
trai leur mérite par de plus grandes facilités de promotion
professionnelle, et libérerai l'hôpital de la contrainte des
35heures en permettant à tous ceux qui veulent travailler
plus pour gagner davantage de le faire.Je souhaite garantir
l'égalité et l'équité de l'accès aux soins pour tous sur tout
le territoire.Mais je veux également que chacun se sente
responsable du financement de notre système de santé »
à unagi
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 15H22 | 05/05/2008 |
Les TCE : nous on a porté plainte ( voir 29mai.eu ) : seulement 1000 environ. Et on cague en éventail sur tous les forumeux qui aboient sans jamais mordre.
à Comptesuple18octàlademandeduriverain
De unagi
Fatalitas | 15H55 | 05/05/2008 |
en éventail c'est joli, vous êtes notre nouveau clown.
à unagi
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 16H21 | 05/05/2008 |
Heureux de te faire rire ! en éventail pour faire espagnol. L » Europe, quoi. Tous les gauchistes sont en rogne mais qui réagit ? c » est comme les OGM personne n » en veut mais qui va les arracher ? nous , les pov'cons d « altermondialistes. C'est toujours nous qui allons au casse-pipe tandis que les autres discutaillent, pétitionnent, manifestent et … ont laissé Naboléon prendre le pouvoir. C'est aussi simple que ça.
De Patrick desche-zizine
09H38 | 05/05/2008 |
Sarko a déclaré vouloir en finir avec l'immigration clandestine : le résultat est un traitement inhumain et inapproprié du dit problème.
Personne ne parle des causes à effets (sur les retraites par exemple) que provoquerait une régularisation massive des travailleurs clandestins : on a déjà du mal avec ceux qui cotisent bien que sans papiers (et donc pour rien, sinon les autres), alors il est évidemment pas question de remettre en cause cette politique couteuse en charters et en kérosène totalement improductive, sinon pour conforter les sentiments les plus sectaires et racistes d'une certaine frange de l'électorat. Bien que naviguant dans un contexte économique semblable au notre, l'Espagne déclare avoir réussi en trois ans à équilibrer les retraites jusqu'en 2025 avec une régularisation massive de 600 000 travailleurs clandestins. Les cotisations de ces travailleurs (qui ne sont plus en esclavage au passage) ont apporté à l'Espagne près de 5 milliard d'€uros de recette, sans parler du système de santé qui a trouvé une jolie bulle d'air dans cette opération… Mais c'est trop bien pour les Français, et ça leur apprendra à confondre la nauséabonde « opinion publique » avec l'intérêt général.
Pour la peine, ils sont persuadés que faire des « économies » est la solution la plus sage.
Constatons au passage que personne n'ose évoquer cette solution pourtant très humaine et digne, ce serait un suicide politique, compte tenu de « l'opinion » générale. La France serait composée à 75%(voir 99%) de « gens de couleur » que ça me gênerais pas le moins du monde : et vous ?
Au fait vous savez comment les patrons appellent les cotisations sociales ? .. Des charges !
à Patrick desche-zizine
De unagi
Fatalitas | 09H43 | 05/05/2008 |
« Notre fierté repose d'abord sur l'identité de notre nation.
Nous incarnons l'idéal national, parce que justement
notre pays est constitué d'une multitude de peuples,de
régions,de traditions et de cultures locales,depuis la métro-
pole jusqu'à l'Outre-mer,enrichie par les vagues succes-
sives d'immigration,fédérée autour d'une ambition et d'une foi communes : être un grand pays,uni par les droits de
l'homme et nos valeurs républicaines. »
De unagi
Fatalitas | 09H39 | 05/05/2008 |
l'émotion m'étreint :
« Je ne passerai jamais sous silence
les atteintes aux droits de l'homme au nom de nos inté-
rêts économiques. Je défendrai les droits de l'homme
partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai
au service de la défense des droits des femmes. »
De Pépé61
Enterré vivant | 09H45 | 05/05/2008 |
La réforme des universités entamée beaucoup plus courageusement qu'avec les prédécesseurs, est fort loin de son aboutissement.
Le service minimum, on en reparlera à la prochaine grève des enseignants et de la SNCF, et on verra bien où elle en est aujourd'hui.
Les régimes spéciaux, qui ne touchent qu'une petite partie des salariés, on certes été revus, mais en acccordant en contrepartie des avantages qui maintiennent les inéquités sous d'autres formes.
La gauche aimerait pourtant bien que la droite se tape le sale boulot, pour essayer de reprendre la main ensuite en se faisant passer pour gentille et compréhensive !
Mais avec tout le boulot qui reste à faire, avions-nous besoin d'un aréopage de 70 conseillers à l'Elysés, de la « politique de civilisation », de la lettre de Guy Moquet, de la prise en mémoire des enfants victimes de la shoah par les enfants de CM2, de la tente de Kadhafi aux abords des Champs-Elysées, des félicitations à Poutine, de présenter Bigard à Benoît XVl, de la commission Attali ?
Pas d'ordre, pas de méthode, pas de hiérarchisation des problèmes, un gouvernement qui commence à exister quand le président approche les 65 % de mécontents.
On peut être inquiet de ce qui se passera quand la France présidera l'Europe.
De pene-r
10H14 | 05/05/2008 |
Puisque personne n'a l'air de l'avoir encore fait je vais utiliser les sondages pour une des seules choses à laquelle ils servent : noter !
Bilan (32%) = 3,2 /10 (cancre)
Mme Sarkozy (mère).
En fonction des diminutions d'effectifs nous ne pouvons faire redoubler votre fils. Nous avons souhaité l'exclure et l'envoyer dans un autre établissement mais personne n'en veut. Une exclusion de force n'est pour l'instant pas exclue, dans ce cas il vous faudra lui chercher une place dans le privé.
Votre fils manque de toutes les connaissances de base, il croit tout savoir mais ne comprend pas grand chose, il ne pense qu'à s'amuser, est dissipé, parfois vulgaire, répond toujours à côté des questions, exemple en maths, il veut réduire des dépenses en donnant de l'argent (en plus à des gens qui en n'ont pas besoin), ou augmenter des revenus en donnant moins que l'inflation !
Nous regrettons amèrement qu'il ait été intégré à cette classe.
De clive
09H59 | 05/05/2008 |
J'ai lu jusqu'à :
« Principale des réussites de Nicolas Sarkozy relevée chaque fois qu'il est question de son bilan : avoir fait ratifier par la France le mini-traité européen ou Traité de Lisbonne. “
Je ne dois pas avoir la même conception de la réussite que vous. Et les deux phrases suivantes sentent bon le ouiouisme médiatique de 2005.
Bonne journée.
à clive
De Yifu66
13H16 | 05/05/2008 |
Vous êtes très fort !
Comment faites-vous pour savoir le contenu des deux phrases suivantes puisque vous vous êtes arrêté de lire avant ?
à clive
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 16H04 | 05/05/2008 |
petite réussite pour petit homme et petites dents !
De Yifu66
09H59 | 05/05/2008 |
Baisse du chômage : Bureau ANPE de ma ville, réponse à mon fils 19 ans venant s'inscrire :
« Pourquoi vous inscrire puisque vous n'avez aucun droit ? »
Etant couvert par la sécu, il ne s'est pas inscrit au chômage et fait ses recherches via internet.
Et un chômeur de plus qui n'est pas sur les listes ! …
à Yifu66
De abcd
retraitée | 17H08 | 05/05/2008 |
Et il y en a plus d'un dans cette situation ! ! ! Les demandeurs d'emploi diplômés, en fin d'études,ayant effectué des stages sous-payés pendant 2 ans, sont dans cette même galère.
De Marc
10H02 | 05/05/2008 |
il n'a pas tenu ses promesses… est ce une surprise… n'oublions pas que celles-ci n'engagent que ceux qui les entendes…
http://marc.vasseur.over-blog.com/
De levraidebat
10H24 | 05/05/2008 |
LE TRAHISONOMETRE EST ICI :
http://www.levraidebat.com/article-6699431.html
Il suit au jour le jour les trahisons de Sarkozy, et plus généralement du Système UMPS Modem qu'il incarne avec beaucoup d'autres petits barons du Système.
A suivre !
Changeons, enfin.
www.levraidebat.com
De ben501
Etudiant en Angleterre | 10H37 | 05/05/2008 |
Quand je lis ces commentaires, je me rappel de toutes les critiques que l'on fait sur les Français à l'étranger…. jamais content….critique tout le temps.
Au final, ces stéréotypes sur les français sont vrai. Pour ma part je me réjouit, qu'il en est tenu plus d'un. Depuis quand cela n'était pas arrivé ?
Toujours ce plaindre, tel est la devise des français, mais je ne pense pas que c'est cette voix qui nous fera réellement avancer.
Mr Sarkozy avait t'il dit qu'il tiendrait toute ces promesses dès la première année ? Je ne crois pas. Ce que je remarque c'est qu'il avance plus vite que n'importe quel autre président.
J'en entend certains qui prônent le fait qu'avec Mme Royal cela ne se serait pas passer comme ça, mais qui vous le dit ? Comment pouvez vous le savoir ?
Mon projet à moyen terme est de créer mon entreprise, et peut être que certains me diront que je suis une élite, que ce président fait un gouvernement pour mon avenir, je leur répondrais que non, car il aura beau tout faire pour que cela arrive, avec un peuple tel que le notre qui s'offusque dès la première initiative, ou dès la première réforme, il n'est pas concevable pour moi de réalisable.
J'ai découvert une chose, la France est très bien pour les vacances, tout du moins si l'on ne parle pas français, au moins même si les Français beuglent on ne les comprend pas.
Les français trop égocentrique ne pensent qu'à leur bien être, mais parfois une action qui peu ne pas forcement vous aider, peu en aider des milliers. On ne fait pas une politique au cas par cas, mais une politique pour une nation.
Et un étudiant de plus pas content, mais non par rapport au gouvernement, mais plutôt à ceux qui mettent des bâtons dans les roues de ce gouvernement.
à ben501
De The Coolcat
catastrophé depuis l'election de Sa... | 10H47 | 05/05/2008 |
Bah oui, c'est vrai, on n'a vraiment aucune raison de se plaindre !
Tout va bien madame la marquise !
Non petit étudiant, désolés, les Français sont fiers et ne se laissent pas faire. Vive les grèves, vive les revendications pour défendre nos misérables et derniers petits avantages qu'ils nous reste.
Sinon, c'est vrai, le paquet fiscal c'est l'exemple type de l'action qui peut aider plusieurs personnes mais pas moi.
Question perso : Si tu dois malheureusement être hospitalisé ben501, tu va te faire soigner en Angleterre ou tu rentres encore en France ? Fais attention parce que bientôt ce sera comme en Angleterre.
à ben501
De unagi
Fatalitas | 10H51 | 05/05/2008 |
la nation n'a pas l'air convaincue : -)
à ben501
De MAGENTA
Pesteux génétique | 10H55 | 05/05/2008 |
On leur pince le nez et il y a du lait qui coule encore , ils se payent des études en Engleterre et du haut de la tour de Londres ils jugent les Français qui bossent et qui galèrent pour payer leur loyer et leur bouffe .
Tiens ,je te dis m…. ! !
à MAGENTA
De ben501
Etudiant en Angleterre | 11H12 | 05/05/2008 |
La critique est encore français, mes parents ne rien payé du tout, je suis boursier et j'ai deux boulots un la semaine et un le week-end, je travail le dimanche de 9h a 20h et je ne suis pas payé 200%, et je ne gueule pas car là-bas c'est normal. Viens me dire tout ce que tu veux mais apprend à mesuré tes paroles, j'ai choisi ce que je veux faire, j'ai de l'ambition, je ne m'avoue pas vaincu dès la première seconde.
Le merdeux te dis bonne journée.