Douze mois après son élection, l'heure est au bilan. Le président français a-t-il respecté les promesses du candidat UMP ?

1er août 2007 : le Parlement adopte définitivement la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat). Plus connue sous le nom de « paquet fiscal », elle instaure un bouclier fiscal, exonère de taxes des droits de succession et défiscalise les intérêts d'emprunts immobiliers. Cette loi censée relancer l'économie française se chiffre à environ 15 milliards d'euros par an.
8 janvier 2008 : en conférence de presse, Nicolas Sarkozy avoue qu'il ne peut vider « des caisses qui sont déjà vides ». Tout le gouvernement reprend en coeur ce qui va devenir une ritournelle, quand certains de ses membres ne vont pas plus loin encore, tel le ministre du budget Eric Woerth :
« Le Président, quand il dit que les caisses sont vides, a raison. Les caisses ne sont pas vides, elles sont plus que vides, elles sont en déficit de 38 milliards. »
Deux dates qui symbolisent le bilan plus qu'en demi-teinte de la première année du Président. Mais, lors de son interview télévisée du 24 avril, le chef de l'Etat a demandé à être jugé dans quatre ans : « Je ne peux pas faire tout, tout de suite. » Dont acte. Ce qui n'empêche pas de faire un bilan d'étape en cette veille d'anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
Principale des réussites de Nicolas Sarkozy relevée chaque fois qu'il est question de son bilan : avoir fait ratifier par la France le mini-traité européen ou Traité de Lisbonne. Les nonistes de 2005 sont restés farouchement opposés à ce qu'ils considèrent être le même texte que la Constitution européenne rejetée alors par référendum, mais le nouveau texte a eu au moins le mérite de sortir l'Union européenne du blocage dans lequel elle se trouvait depuis deux ans, en raison notamment de l'absence de véritable « plan B ».
En politique intérieure, le chef de l'Etat peut se targuer d'avoir relégué au second plan ce qui était depuis deux décennies la préoccupation première des Français : le chômage, descendu à 7,5% de la population active. Attention cependant à ne pas y voir une victoire imputable à la seule politique gouvernementale : cette baisse, qui a commencé il y a plusieurs années, répond avant tout à une mécanique démographique, les « babyboomers » arrivant à l'âge de la retraite. Et, selon l'Insee, le taux de chômage devrait stagner cette année, alors qu'on s'attendait encore, il y a quelques mois, à la poursuite de sa baisse.
Ouvert mais ferme, c'est avec cette manière paradoxale de mener le dialogue social que Nicolas Sarkozy a fait adopter avec succès plusieurs réformes promises pourtant à une impopularité certaine. Trois particulièrement ont été adoptées après une période de tension qui aurait pu être à l'origine de grèves bien plus problématiques :
► La réforme des universités. Elle fut d'abord négociée entre les syndicats étudiants et la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. Il a fallu l'intervention du Président l'été dernier pour freiner les velléités de la seconde et satisfaire les premiers. Finalement, ni sélection à l'entrée du master ni augmentation des frais d'inscription, mais toutes les universités « dans un délai de cinq ans » devront accéder à l'autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines.► La loi sur le service minimum. Plusieurs milliers de personnes ont défilé partout en France le 31 juillet pour exprimer leur opposition au texte, mais il a finalement été adopté le 2 août, dernier jour de la session extraordinaire du Parlement. La « loi instaurant le service minimum dans les transports publics terrestres » n'est cependant qu'une loi-cadre et des accords d'entreprise ou de branche sont indispensables à son application. Le combat ne s'annonce pas moins intense dans les prochains jours avec la volonté du gouvernement d'expérimenter le service minimum d'accueil dans les écoles primaires à l'occasion de la grève des enseignants du 15 mai.
► La réforme des régimes spéciaux de retraite. Ce qu'Alain Juppé avait échoué à faire en 1995, Nicolas Sarkozy y est parvenu douze ans plus tard. Après neuf jours de grève dans les transports parisiens et à la SNCF, le mouvement est suspendu et les principales organisations syndicales acceptent de s'assoir autour d'une table pour négocier. La réforme est signée. La durée de cotisation passera de 37,5 à 40 ans dès 2012, et sera de 41 ans en 2016.
Un dialogue plus difficile n'empêche toutefois pas les réformes d'être adoptées. Soulevant la colère dans la quasi totalité des milieux juridiques et judiciaires, la réforme de la carte judiciaire, emmenée par la Garde des Sceaux Rachida Dati, est sur les rails, malgré la suppression annoncée de quelque 250 tribunaux. Idem concernant les franchises médicales (50 centimes d'euro par boîte de médicaments et par acte paramédical, 2 euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an), qui suscitent toujours des manifestations malgré leur entrée en vigueur le 1er janvier. Moins importants que prévus, eux, les non remplacements de fonctionnaires seront tout de même de un sur trois en 2008 (22900 postes en moins). Ce n'est qu'en 2009 que sera atteint l'objectif promis de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Victime de ses effets d'annonce, le Président n'a pu tenir qu'en partie nombre de promesses effectuées par le candidat. A force de confondre volontarisme et précipitation, il s'est pris les pieds dans le tapis dans presque tous les domaines, tout en parvenant à sauver les apparences.
« Je gouvernerai avec un gouvernement resserré », promettait ainsi le projet présidentiel du candidat de l'UMP, en plus de prévoir un gouvernement paritaire et ouvert. Un an et deux remaniements plus tard, il n'en reste pas grande trace. Quinze ministres, huit hommes, sept femmes, des socialistes et des centristes, le compte était presque bon le 18 mai. Mais deux engraissements successifs ont plombé la volonté initiale. Depuis la défaite aux municipales, le gouvernement est composé de 38 membres, dont seulement treize femmes, et a n'a été augmenté ou modifié qu'au profit de fidèles du Président.
Volontariste, Nicolas Sarkozy l'était également à l'égard des otages faisant les gros titres de l'actualité. Après huit ans de captivité en Lybie, le chef de l'Etat, avec son épouse Cécilia Sarkozy, parvient à faire libérer les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne accusés d'avoir inoculé le virus du Sida à plusieurs centaines d'enfants. Mais à quel prix ? La promesse en contrepartie de la construction d'une centrale nucléaire, notamment, a choqué.
Le président de la République n'a toutefois pas réussi à mettre fin au calvaire d'Ingrid Betancourt. La Franco-Colombienne demeure entre les mains des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Même si ses méthodes sont parfois contestées, Nicolas Sarkozy ne ménage pas ses efforts sur ce dossier : messages vidéos et envoi d'une mission humanitaires en constituent la partie visible.
L'école fournit également deux des illustrations les plus patentes. Certains enseignants ont refusé de se plier à sa demande de faire lire la lettre de Guy Môquet, jeune résistant communiste, dans tous les lycées de France. Et, devant le tollé provoqué, Nicolas Sarkozy a été contraint d'assouplir sa volonté de faire parrainer par les élèves de CM2 les 11000 enfants français victimes de la Shoah dès la rentrée 2008.
Plus loin de ces symboles à l'école, au niveau institutionnel ou sur le plan international, c'est en politique intérieure que le pensionnaire de l'Elysée rencontre le plus de difficultés à obtenir pleinement satisfaction sur les chantiers ouverts :
► La loi sur la récidive. Le texte prévoit des peines plancher pour les récidivistes et des remises en cause de l'excuse de minorité, mais le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité de placer en détention les criminels restés dangereux à l'issue de leur peine pour les condamnations prononcées avant l'adoption de la loi. Faisant peu de cas de la décision de l'instance suprême, Nicolas Sarkozy a tenté, en vain, de contourner cette interdiction.► La loi sur l'immigration. Enième texte sur le sujet initié par Nicolas Sarkozy, il a provoqué une polémique concentrée sur un seul et même article : l'amendement ADN prévoyant la possibilité de recourir à des tests génétiques pour permettre le regroupement familial. Jusqu'au sein de la majorité des élus s'en sont indignés. Il a finalement été adopté, mais vidé de sa substance.
► Le Grenelle de l'environnement. Après plusieurs mois de réunions consultatives, le chef de l'Etat a présenté le 25 octobre les conclusions du Grenelle de l'environnement, un des points forts de son projet présidentiel. Saluées par les associations écologistes, elles doivent encore être traduites dans la loi. Motif de satisfaction : le gouvernement a déjà activé, suivant le principe de précaution, la clause de sauvegarde concernant le seul OGM cultivé en France, le maïs Monsanto MON810. Source d'inquiétude : le projet de loi encadrant la culture des OGM, actuellement en débat au Parlement, suscite l'inquiétude de ces mêmes associations.
► Plan banlieue et RSA. Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, et Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, ont de nombreux points communs : faire partie des membres du gouvernement dits « d'ouverture », avoir comme objectif de réaliser une mission quasi unique, et connaître les pires difficultés pour y parvenir. Le plan banlieue de Fadela Amara a été maintes fois repoussé pour cause officiellement d'insuffisances, officieusement de freinages d'autres ministères. Le financement du Revenu de solidarité active de Martin Hirsch a, lui aussi, longtemps été incertain, avant que le Président n'annonce le 24 avril qu'il débloquera « un milliard, un milliard et demi », quand le haut commissaire en réclame le double, et que l'argent proviendra en partie du redéploiement partiel de la prime pour l'emploi.
C'est la première chose à laquelle on pense quand on parle bilan : l'économie. Et c'est un échec. Le « président du pouvoir d'achat » n'habite pas à l'Elysée. En plus de l'absence de résultats de loi Tepa, le prix du carburant et des denrées de première nécessité flambe. Comme pour s'en excuser, Nicolas Sarkozy a confié qu'il n'était pas « le Père Noël ». Insuffisant, lui répondent les Français qui font chaque mois de moins en moins confiance, d'après les enquêtes d'opinion, à celui qui n'avait qu'un slogan à la bouche : « Travailler plus pour gagner plus ! “
Incarnation de cette impuissance : le sauvetage raté de l'aciérie de Gandrange en Moselle. ‘On va se battre, vous n'êtes pas seuls’, promettait Nicolas Sarkozy aux ouvriers, le 4 février. La direction d'ArcelorMittal, propriétaire du site, refuse toujours de vendre à un repreneur ; et licenciements et reclassement prévus sont encore en vigueur.
Il jurait d'aller ‘chercher la croissance avec les dents’, il est donc en passe de se les casser. Le gouvernement annonce une faible prévision de croissance, entre 1,7% et 2% pour 2008, et Bruxelles le somme même de la réviser encore à la baisse. Ce ne sont pas non plus les chiffres du Budget qui rassureront : le déficit public de la France pour 2009 a été récemment revu à la hausse à 2,0% du PIB, contre 1,7% prévu initialement. Pour y remédier, Nicolas Sarkozy a fait appel aux lumières de Jacques Attali, mais ses 316 propositions pour ‘libérer la croissance’ mécontentent jusque dans les rangs de la majorité.
La diplomatie est l'autre épine majeure dans le pied qui fait boiter Nicolas Sarkozy. Il avait promis de ne pas suivre le chemin de la diplomatie de l'ère Chirac, il emboîte dans les faits le pas à son prédécesseur, quand il ne va pas encore plus loin, notamment dans quatre dossiers :
► La Russie. Nicolas Sarkozy assurait ne pas pouvoir serrer la main de Vladimir Poutine. Non seulement il n'a pas rechigné à le faire, mais il a ensuite été l'un des rares chefs d'Etat à décrocher son téléphone, début décembre, pour le féliciter de la victoire de son parti aux élections législatives. Des élections dont le bon déroulement a provoqué les ‘inquiétudes’ de l'UE et de l'OSCE.► La Libye. En plus d'avoir promis d'équiper la Lybie lors de la libération des infirmières bulgares, le président de la République a accueilli le général Kadhafi en visite officielle en France, mi-décembre, pour quatre jours qui ont viré au supplice. Mensonge à la clé : le Guide n'a pas signé pour dix milliards d'euros de contrats, comme annoncé alors par l'Elysée.
► La Françafrique. Directement inspiré par les conseillers du Président, l'appel de Jean-Marie Bockel à signer ‘l'acte de décès de la Françafrique’ lui a coûté sa tête. Le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie a été relégué aux Anciens combattants lors du remaniement gouvernemental du mois de mars. Omar Bongo, le président gabonais qui réclamait sa tête, a parlé de ‘bonne nouvelle’.
► L'Afghanistan. Alors que le candidat Sarkozy se disait favorable au retrait des forces françaises d'Afghanistan, le Président a annoncé le 26 mars, devant le Parlement britannique, l'envoi sur place de 700 militaires français supplémentaires. Avant de se justifier un mois plus tard, au cours de sa dernière interview télévisée : ‘Ce n'est pas une guerre, puisque l'immense majorité des Afghans ont besoin de la coalition qui se trouve sur place.’
Au final, un an après l'élection présidentielle, l'action de Nicolas Sarkozy peine à convaincre. Pire, elle suscite des inquiétudes. Selon un sondage CSA paru samedi dans l'hebdomadaire Marianne, 62% des personnes interrogées pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du quinquennat.
► A lire aussi : Le Sarkoscope, l'évaluation continue des promesses du Président


























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à marie 75
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 15H04 | 05/05/2008 |
Ses premiers mots ont été (authentique) « je les ai tous niqués »
à micke
De micke
utopiste | 08H44 | 05/05/2008 |
attaque paranoïaque :
en fait rue89 c'est que du vent, juste comme libé, la contestation consensuelle organisée par le pouvoir en place afin de museler la résistance, voir pire l'identifier.
et bien la manoeuvrer, ses pensées, ses actions.
zetes des traitres.
ou des esclaves.
ou peut-etre les deux.
(je rappelle à ceux qui ont oubliés que libé appartient à un rotschild et que les liens rue89/libé sont très très très étroits - z'etes sur le meme serveur web en autres non ? )
à micke
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 09H00 | 05/05/2008 |
« attaque paranoïaque :
en fait sarkozy c'est que du vent, juste comme Bush, le mensonge consensuelle organisée par le pouvoir en place afin de museler la résistance, voir pire l'identifier.
et bien la manoeuvrer, ses pensées, ses actions.
zetes des poltrons.
ou des bouffons.
ou peut-etre les deux.
(je rappelle à ceux qui ont oubliés que Sarkozy appartient à un Bolloré et que les liens élysée/TF1 sont très très très étroits - sont sur le meme serveur web en autres non ? ) »
De jgo
08H43 | 05/05/2008 |
Déçu du sarkozisme ? Pas moi : je n'ai pas voté pour lui. Plus, même : au 2ème tour j'ai voté CONTRE lui.
De hagalma
08H32 | 05/05/2008 |
Votre bilan sur les promesses de Sarkozy est plutôt compatissant.
« Plutôt », c'est-à-dire qu'il fait une revue de résultats pas très folichons, mais sans vitriol. Le vitriol serait tout de même de bon aloi dans deux domaines : le premier est que les riches sont encore plus riches, et que l'icône de cela c'est Sarkozy lui-même s'auto-augmentant ; le deuxième tient dans votre titre, Sarkozy et SES promesses, et c'est bien là un des problèmes. En effet, ce président tient un langage egotiste. Ca ne peut rassembler, sauf une veille d'élection quand il s'agit de ratisser large. Après, le champion s'est manifestement effondré ; à moins qu'il ait été sermoné sérieux, allez savoir.
Ca aura été comme une expérience du populisme au pouvoir. La plus brève possible j'espère.
Je ne remercie ni monsieur Jospin, qui avait un bon bilan mais fit une campagne minable, ni monsieur Delors qui a laissé tomber son électorat. C'est aussi cela le bilan d'un an de sarkozisme : la capitulation d'une ambition sociale, et pour l'instant la politique du nombril adossée à la financiarisation universelle.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 08H34 | 05/05/2008 |
pour le chomdu y'en a plein qui ne pointe plus c'est sur les chiffres baisses
pour les handicapées et accidentés de la vie ya u nada de fait , c'est pas plus mal quand on voie cette cinglé de nadine ça pourrais être pire
enfin encore 4 ans en espérant que la gauche ne s'embrouille pas dans ses représantants
De Gringo
| 08H35 | 05/05/2008 |
Le pire, ça reste les « promesses hélas tenues ».
De marie 75 3563
08H38 | 05/05/2008 |
Lire PUTAIN 4 ANS ! dans marianne
Et Bilan d'un de Sarkozy dans H.D.
C'est plus consistant !
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 08H42 | 05/05/2008 |
Finalement, la promesse qui contenait toutes les autres, c'était surtout d'ouvrir une rupture dans des habitudes antérieures, réputées nocives.
Or, de ce point de vue, force est de constater qu'il n'y a pas de rupture, d'ailleurs pour diverses raisons (et notamment en raison des résistances qu'à titre personel je tiens pour légitimes).
La rupture promise s'est surtout traduite, au début, par une agitation un peu brouillonne qu'on a essayé de nous vendre comme du dynamisme.
Pour le reste, Sarkozy a bien dû se rendre compte qu'il y a des « pesanteurs » (comme ils disent ! ) qui font que l'humeur n'est guère à la contre-révolution, pas plus qu'à la révolution du reste. Il faudra bien qu'il se résolve à n'être qu'un réformateur. Que ces réformes soient bonnes ou mauvaises relèvera alors de l'appréciation de chacun.
Pour ma part, j'observe que les premières mesures prises par Sarkozy et Fillon procèdent finalement beaucoup plus des aspirations d'une droite très classique. Pas du tout d'une droite de rupture, et c'est tant mieux.
De MAGENTA
Pesteux génétique | 09H51 | 05/05/2008 |
Thierry is back ! ! !

Allez soyons pas mesquins ,souhaitons lui bon anniversaire ! ! !
A rue 89 bien sûr ! ! !
à MAGENTA
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 13H13 | 05/05/2008 |
Oh dé j'suis dans la rue depuis 52 semaines et 19 heure.
Noyeu zanniversaires la rue.
De sagrab
08H49 | 05/05/2008 |
Un an déjà ! C'est déjà un an de trop ! Franchement, je ne vois absolument rien de positif dans ce bilan. Si, peut-être une chose. Cette première année a vite passé mais il reste encore quatre ans. Pour en revenir au bilan, je le qualifierais de « globalement négatif » pour reprendre la phrase d'un célèbre dirigeant du PCF qui battait les records d'audience. Sarkozy ne fait qu'enfoncer encore plus la France dans la crise sociale. Il n'a fait qu'amplifier la politique des Chirac-Raffarin-Villepin des six dernières années, politique dont il est lui-même l'un des artisans. Sa ligne : néolibéralisme pur et dur, atlantisme assumé. Avec lui, c'est le démantèlement assuré de la Sécu, vendue aux assureurs, la casse de ce qui reste des services publics… On en passe. Nicolas Sarkozy, je le vois plutôt comme le pantin de MM. Bouygues et Boloré qui ont décidé qu'il était temps de gérer plus ou moins directement la France. Il serait intéressant de se téléporter en 2012 et de voir dans quel état sera la société et l'économie française. Je suis pessimiste mais il faut résister, se battre. La lutte des travailleurs sans-papiers est exemplaire, celle des jeunes qui manifestent contre les suppressions de postes dans l'Education nationale également, l'action des militants de RESF et puis déjà, ne plus regarder TF1 constituerait un acte de résistance passive mais hautement efficace…
De marie 75 3563
08H50 | 05/05/2008 |
JE NE VOUS MENTIRAI PAS !
JE NE VOUS TRAHIRAI PAS ! ! ! ! !
C'est une répartie d'un film : main basse sur la ville !
à marie 75
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 17H13 | 05/05/2008 |
@ Marie 75,
100 % d'accord avec toi …
Sauf sur le titre du mauvais film :
- Main basse sur l'Etat ! -
Il me semble. ; -)
Bésitos
Eric Bloggeur Mulhousien
http://monmulhouse.canalblog.com/
De skalpa
actif et militant ? | 08H58 | 05/05/2008 |
Un seul espoir :

http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 19H24 | 05/05/2008 |
Comment trouves-tu le temps et les idées pour tout ça hehe
De pomme53
Médiation | 09H02 | 05/05/2008 |
La liste des promesses soi disant tenues par le candidat SARKOZY ressemblerait presque à un panégyrique à la gloire élyséenne ; n'est-ce pas encore excessif ?
La plupart des « promesses tenues » n'ont rien réglé de définitif : le chômage (sans compter le million de RMI, Temps partiel,Dispensés de recherche d'emploi, etc…)est reparti à la hausse malgré la complice tempérance de l'INSEE ; et le service minimum qui n'a de minimum que le nom !
Quant aux régimes de retraites, le 3è tour se fera probablement dans la rue puisque TOUS les syndicats viennent de s'entendre pour rejeter de concert la 41è année de cotisation s'il n'y pas engagement de l'emploi des seniors ! Le rendez-vous contestataire est pris au 22 Mai prochain…
Ainsi que le précise le terme de partiel : les promesses partiellement tenues ne le sont qu'en partie.C'est l'histoire du verre à moitié plein !
Ce ne sont pas tant les réformes que la manière autocratique de les mettre en oeuvre qui à choqué les Français ; cette idéologie obsolète de considérer l'avis des parlementaires de l'opposition comme quantité négligeable, en manoeuvrant contre les espoirs et les intérêts du peuple vers un avenir meilleur mis sciemment entre parenthèse depuis 2002 .
Non seulement ces réformes n'ont pas amélioré les conditions de vie des Français mais elles ont gravement déstabilisé leur pouvoir d'achat et la croissance du pays en général.
Quand l'inefficacité rejoint l'incompétence…
S'agissant des affaires étrangères, Nicolas SARKOZY s'est montré au dessous de tout : Russie, Libye, Afghanistan comme le rappelle Julien Martin, sont autant de maladresses que d'approximation qui sont les fondements de l'immaturité politique du candidat SARKOZY ; et chez lui, l'expérience revêt un caractère de circonstance aggravante !
Au final, le candidat n'a pas tenu ses engagements mais plus encore, il nous à fait comprendre lors d'une énième mise en scène pipol-télégénique, que par manque d'argent , et frappée par la crise internationale, la France ne se relèverait pas « tout de suite » ! Sous entendu que les Français devront lui accorder « du temps » !
Le peuple abusé, le peuple trompé, mais le peuple libéré de ces mensonges reconstruira son avenir, dut-il en passer par une grave crise sociale, dont il en a vu d'autres…
De Phil2922
Retraite invalidité | 09H14 | 05/05/2008 |
Ce matin, sur France Inter, ils ont passé son discours de campagne présidentielle, quand il disait : « Je serais le président du pouvoir d'achat… »
Pour fêter son anniversaire, ce message devrait passer en boucle sur toutes les ondes. Pour Europe1, il suffit de dire à Elkabbach que c'est un scoop et qu'il pourrait être le premier à faire l'annonce… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 15H13 | 05/05/2008 |
Elkabbach sera le dernier à annoncer la mort du sarközisme …
De talonette66
animatrice | 09H15 | 05/05/2008 |
Oui comme d'autres, je pense que votre « bilan » est un peu gnangnan, et le ton, molomolo, gnan gnan aussi, pourquoi pas gagnant gagnant !
un peu déçue car votre survol facctuel, sans avis sans opinion reflète t'il votre journal ? votre journal a t'il une ligne , peut t'on y lire de vé&ritables contenus ?
il fallait a moins, les trahisons : exemple, nous ne resterons pas en afghanistants, puis, je fais sarko s'en va en guerre, avec des justifications obscures officielles, pour des raisons d'allégeance en real politik, le cul tourné vers les states !
dans les trahisons, le logement, les pensions…c'est là aussi que les freançais se sentent floués
Bon bah voilà, oui çà fait un an, faut il tomber dans l'apathie et admettre que c'est dans 4 ans qu'il faut juger, alors qu'ils avaient dit nous allons évaluer notre politique tous les six mois ? et maintenant on nous dit circulez, y a rien à voir, votre article fait malheureusement penser à ce chant chorale ! ! !
faites vous un peu peur ! !
à talonette66
De Julien Martin
(auteur)
Rue89 | 12H32 | 05/05/2008 |
Bonjour,
Nous avons surtout essayé d'être factuel, sans donner (trop) notre avis, mais simplement en mettant en parallèle ses promesses et son action au final. Après, c'est à chacun de juger si c'est un bon ou un mauvais bilan.
Quant au « survol », nous n'avions évidemment pas la place de détailler chaque mesure, mais vous pouvez cliquer sur chaque promesse et vous serez renvoyé à tous nos articles sur le sujet, qui eux sont très détaillés.
à Julien Martin
De unagi
Fatalitas | 15H33 | 05/05/2008 |
Factuel est le dernier mensonge à la mode, ou comment dissocier l'esprit de la lettre, sortir l'information de son contexte et faire en sorte que l'accumulation reste sur une neutralité bienveillante.
à Julien Martin
De Nettoyeur Inc.
16H36 | 05/05/2008 |
Merci Julien !
Enfin un VRAI jounaliste : Les faits, les faits !
Combien de fois entends-on les journalistes donner leur avis ou orienter un reportage… ? On se fiche de l'avis du journaliste !
ce qu'on veut c'est de l'info non censurée, non orientée !
c'est pas TF1 là quand meme !
Et pour ceux qui préferent que les « journalistes » pensent pour eux… qu'ils continuent à se comporter comme il le font si bien depuis des lustres… meuh !
à Nettoyeur Inc.
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H26 | 05/05/2008 |
Il y a plusieurs manières d'être factuel. Voltaire l'a tellement bien dit que je ne peux résister au plaisir de le citer : « Je ne crois que ce que je vois et je ne vois que ce que je veux ».
Titrer avec les promesses non tenues c'est effectivement faire l'impasse sur tout ce que NS n'a pas promis et qui s'est fait quand même.
à Jonas2
De SiDi
Kitten ! | 19H18 | 05/05/2008 |
Sans compter ce qu'il a promis, la façon dont il l'a promis et ce qu'il en a fait (voir TEPA, LRU, etc.).
à Julien Martin
De micke
utopiste | 06H03 | 06/05/2008 |
c'était sur que le gars se justifierait pour sa déjection. héhé.
factuellement élyséen, sans la moindre recherche, la moindre enquête, le moindre approfondissement, la moindre perspective un peu fraiche. une série de copier/coller digne d'un rédac de 6ième qui vaudrait un 0 pointé.
tout ici est lisible et relisible sur libé ou le figaro tous les jours.
mais les mensonges de nain1er ne sont pas des faits
t'as pas un vrai fait qu'on trouve pas ailleurs ? qui permet d'appliquer de nouvelles grilles de lecture à la masse d'infos produites par l'élysée et ses chéris des médias ?
je t'en donne un de fait : l'allégeance de sarko et fillon au « nouvel ordre mondial avec les hommes de bonne volonté » pour l'un (onu ya quelques mois) à « la lutte contre les désordres du monde » pour l'autre (l'ironie incroyable de ce discours sachant qui est à l'origine des seuls « désordres » du monde est tout à fait révoltante), ya quelques jours quelques minutes à peine avant de rencontrer les boss de la FED chez mickey.
La FED,banque centrale américaine, émettrice du papier vert, qui aussi incroyable que cela puisse paraitre est une institution privée !
appartenant au rotchild, rockfeller et autres jp morgan - si celui qui rachete pour une bouchée de pain depuis 2 siecles les entreprises à la ramasse suite à une crise monétaire.
comment comprendre/analyser les actions du « gouvernement » pour en faire un bilan si cette allégeance claire, nette, précise et répétée à ces banquiers internationaux n'est pas mentionnée ?
en intégrant cette objectif prioritaire dans la synthèse en vue de faire un bilan, toute l'action gouvernemental devient claire comme de l'eau de roche :
welcome in a liberal-fascist world
De joelindien
09H24 | 05/05/2008 |
incorrigible demorand sur france inter ce matin, qui invite hortefeux bour le biland de srakozy, et un historien ? ? ? ? ? ? incroyable qui fait un bilan fabuleux du président…. c'est grotesque mr demorand.
à joelindien
De MAGENTA
Pesteux génétique | 09H49 | 05/05/2008 |
Ha ,je me reveillais ,il me semblait bien que c'était pas un rêve ,merci de confirmer ! ! !
à MAGENTA
De sefero49
Soldat mugissant | 11H46 | 05/05/2008 |
Un bilan fabuleux de « qui vous savez » Est ce un rêve ….ou un cauchemar ? ?
Ou des brumes éthylique d'un lundi matin ? ? ?
à MAGENTA
De unagi
Fatalitas | 15H52 | 05/05/2008 |
je vous laisse vos nuits, vous rêvez terrible.