Douze mois après son élection, l'heure est au bilan. Le président français a-t-il respecté les promesses du candidat UMP ?

1er août 2007 : le Parlement adopte définitivement la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat). Plus connue sous le nom de « paquet fiscal », elle instaure un bouclier fiscal, exonère de taxes des droits de succession et défiscalise les intérêts d'emprunts immobiliers. Cette loi censée relancer l'économie française se chiffre à environ 15 milliards d'euros par an.
8 janvier 2008 : en conférence de presse, Nicolas Sarkozy avoue qu'il ne peut vider « des caisses qui sont déjà vides ». Tout le gouvernement reprend en coeur ce qui va devenir une ritournelle, quand certains de ses membres ne vont pas plus loin encore, tel le ministre du budget Eric Woerth :
« Le Président, quand il dit que les caisses sont vides, a raison. Les caisses ne sont pas vides, elles sont plus que vides, elles sont en déficit de 38 milliards. »
Deux dates qui symbolisent le bilan plus qu'en demi-teinte de la première année du Président. Mais, lors de son interview télévisée du 24 avril, le chef de l'Etat a demandé à être jugé dans quatre ans : « Je ne peux pas faire tout, tout de suite. » Dont acte. Ce qui n'empêche pas de faire un bilan d'étape en cette veille d'anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
Principale des réussites de Nicolas Sarkozy relevée chaque fois qu'il est question de son bilan : avoir fait ratifier par la France le mini-traité européen ou Traité de Lisbonne. Les nonistes de 2005 sont restés farouchement opposés à ce qu'ils considèrent être le même texte que la Constitution européenne rejetée alors par référendum, mais le nouveau texte a eu au moins le mérite de sortir l'Union européenne du blocage dans lequel elle se trouvait depuis deux ans, en raison notamment de l'absence de véritable « plan B ».
En politique intérieure, le chef de l'Etat peut se targuer d'avoir relégué au second plan ce qui était depuis deux décennies la préoccupation première des Français : le chômage, descendu à 7,5% de la population active. Attention cependant à ne pas y voir une victoire imputable à la seule politique gouvernementale : cette baisse, qui a commencé il y a plusieurs années, répond avant tout à une mécanique démographique, les « babyboomers » arrivant à l'âge de la retraite. Et, selon l'Insee, le taux de chômage devrait stagner cette année, alors qu'on s'attendait encore, il y a quelques mois, à la poursuite de sa baisse.
Ouvert mais ferme, c'est avec cette manière paradoxale de mener le dialogue social que Nicolas Sarkozy a fait adopter avec succès plusieurs réformes promises pourtant à une impopularité certaine. Trois particulièrement ont été adoptées après une période de tension qui aurait pu être à l'origine de grèves bien plus problématiques :
► La réforme des universités. Elle fut d'abord négociée entre les syndicats étudiants et la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. Il a fallu l'intervention du Président l'été dernier pour freiner les velléités de la seconde et satisfaire les premiers. Finalement, ni sélection à l'entrée du master ni augmentation des frais d'inscription, mais toutes les universités « dans un délai de cinq ans » devront accéder à l'autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines.► La loi sur le service minimum. Plusieurs milliers de personnes ont défilé partout en France le 31 juillet pour exprimer leur opposition au texte, mais il a finalement été adopté le 2 août, dernier jour de la session extraordinaire du Parlement. La « loi instaurant le service minimum dans les transports publics terrestres » n'est cependant qu'une loi-cadre et des accords d'entreprise ou de branche sont indispensables à son application. Le combat ne s'annonce pas moins intense dans les prochains jours avec la volonté du gouvernement d'expérimenter le service minimum d'accueil dans les écoles primaires à l'occasion de la grève des enseignants du 15 mai.
► La réforme des régimes spéciaux de retraite. Ce qu'Alain Juppé avait échoué à faire en 1995, Nicolas Sarkozy y est parvenu douze ans plus tard. Après neuf jours de grève dans les transports parisiens et à la SNCF, le mouvement est suspendu et les principales organisations syndicales acceptent de s'assoir autour d'une table pour négocier. La réforme est signée. La durée de cotisation passera de 37,5 à 40 ans dès 2012, et sera de 41 ans en 2016.
Un dialogue plus difficile n'empêche toutefois pas les réformes d'être adoptées. Soulevant la colère dans la quasi totalité des milieux juridiques et judiciaires, la réforme de la carte judiciaire, emmenée par la Garde des Sceaux Rachida Dati, est sur les rails, malgré la suppression annoncée de quelque 250 tribunaux. Idem concernant les franchises médicales (50 centimes d'euro par boîte de médicaments et par acte paramédical, 2 euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an), qui suscitent toujours des manifestations malgré leur entrée en vigueur le 1er janvier. Moins importants que prévus, eux, les non remplacements de fonctionnaires seront tout de même de un sur trois en 2008 (22900 postes en moins). Ce n'est qu'en 2009 que sera atteint l'objectif promis de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Victime de ses effets d'annonce, le Président n'a pu tenir qu'en partie nombre de promesses effectuées par le candidat. A force de confondre volontarisme et précipitation, il s'est pris les pieds dans le tapis dans presque tous les domaines, tout en parvenant à sauver les apparences.
« Je gouvernerai avec un gouvernement resserré », promettait ainsi le projet présidentiel du candidat de l'UMP, en plus de prévoir un gouvernement paritaire et ouvert. Un an et deux remaniements plus tard, il n'en reste pas grande trace. Quinze ministres, huit hommes, sept femmes, des socialistes et des centristes, le compte était presque bon le 18 mai. Mais deux engraissements successifs ont plombé la volonté initiale. Depuis la défaite aux municipales, le gouvernement est composé de 38 membres, dont seulement treize femmes, et a n'a été augmenté ou modifié qu'au profit de fidèles du Président.
Volontariste, Nicolas Sarkozy l'était également à l'égard des otages faisant les gros titres de l'actualité. Après huit ans de captivité en Lybie, le chef de l'Etat, avec son épouse Cécilia Sarkozy, parvient à faire libérer les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne accusés d'avoir inoculé le virus du Sida à plusieurs centaines d'enfants. Mais à quel prix ? La promesse en contrepartie de la construction d'une centrale nucléaire, notamment, a choqué.
Le président de la République n'a toutefois pas réussi à mettre fin au calvaire d'Ingrid Betancourt. La Franco-Colombienne demeure entre les mains des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Même si ses méthodes sont parfois contestées, Nicolas Sarkozy ne ménage pas ses efforts sur ce dossier : messages vidéos et envoi d'une mission humanitaires en constituent la partie visible.
L'école fournit également deux des illustrations les plus patentes. Certains enseignants ont refusé de se plier à sa demande de faire lire la lettre de Guy Môquet, jeune résistant communiste, dans tous les lycées de France. Et, devant le tollé provoqué, Nicolas Sarkozy a été contraint d'assouplir sa volonté de faire parrainer par les élèves de CM2 les 11000 enfants français victimes de la Shoah dès la rentrée 2008.
Plus loin de ces symboles à l'école, au niveau institutionnel ou sur le plan international, c'est en politique intérieure que le pensionnaire de l'Elysée rencontre le plus de difficultés à obtenir pleinement satisfaction sur les chantiers ouverts :
► La loi sur la récidive. Le texte prévoit des peines plancher pour les récidivistes et des remises en cause de l'excuse de minorité, mais le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité de placer en détention les criminels restés dangereux à l'issue de leur peine pour les condamnations prononcées avant l'adoption de la loi. Faisant peu de cas de la décision de l'instance suprême, Nicolas Sarkozy a tenté, en vain, de contourner cette interdiction.► La loi sur l'immigration. Enième texte sur le sujet initié par Nicolas Sarkozy, il a provoqué une polémique concentrée sur un seul et même article : l'amendement ADN prévoyant la possibilité de recourir à des tests génétiques pour permettre le regroupement familial. Jusqu'au sein de la majorité des élus s'en sont indignés. Il a finalement été adopté, mais vidé de sa substance.
► Le Grenelle de l'environnement. Après plusieurs mois de réunions consultatives, le chef de l'Etat a présenté le 25 octobre les conclusions du Grenelle de l'environnement, un des points forts de son projet présidentiel. Saluées par les associations écologistes, elles doivent encore être traduites dans la loi. Motif de satisfaction : le gouvernement a déjà activé, suivant le principe de précaution, la clause de sauvegarde concernant le seul OGM cultivé en France, le maïs Monsanto MON810. Source d'inquiétude : le projet de loi encadrant la culture des OGM, actuellement en débat au Parlement, suscite l'inquiétude de ces mêmes associations.
► Plan banlieue et RSA. Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, et Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, ont de nombreux points communs : faire partie des membres du gouvernement dits « d'ouverture », avoir comme objectif de réaliser une mission quasi unique, et connaître les pires difficultés pour y parvenir. Le plan banlieue de Fadela Amara a été maintes fois repoussé pour cause officiellement d'insuffisances, officieusement de freinages d'autres ministères. Le financement du Revenu de solidarité active de Martin Hirsch a, lui aussi, longtemps été incertain, avant que le Président n'annonce le 24 avril qu'il débloquera « un milliard, un milliard et demi », quand le haut commissaire en réclame le double, et que l'argent proviendra en partie du redéploiement partiel de la prime pour l'emploi.
C'est la première chose à laquelle on pense quand on parle bilan : l'économie. Et c'est un échec. Le « président du pouvoir d'achat » n'habite pas à l'Elysée. En plus de l'absence de résultats de loi Tepa, le prix du carburant et des denrées de première nécessité flambe. Comme pour s'en excuser, Nicolas Sarkozy a confié qu'il n'était pas « le Père Noël ». Insuffisant, lui répondent les Français qui font chaque mois de moins en moins confiance, d'après les enquêtes d'opinion, à celui qui n'avait qu'un slogan à la bouche : « Travailler plus pour gagner plus ! “
Incarnation de cette impuissance : le sauvetage raté de l'aciérie de Gandrange en Moselle. ‘On va se battre, vous n'êtes pas seuls’, promettait Nicolas Sarkozy aux ouvriers, le 4 février. La direction d'ArcelorMittal, propriétaire du site, refuse toujours de vendre à un repreneur ; et licenciements et reclassement prévus sont encore en vigueur.
Il jurait d'aller ‘chercher la croissance avec les dents’, il est donc en passe de se les casser. Le gouvernement annonce une faible prévision de croissance, entre 1,7% et 2% pour 2008, et Bruxelles le somme même de la réviser encore à la baisse. Ce ne sont pas non plus les chiffres du Budget qui rassureront : le déficit public de la France pour 2009 a été récemment revu à la hausse à 2,0% du PIB, contre 1,7% prévu initialement. Pour y remédier, Nicolas Sarkozy a fait appel aux lumières de Jacques Attali, mais ses 316 propositions pour ‘libérer la croissance’ mécontentent jusque dans les rangs de la majorité.
La diplomatie est l'autre épine majeure dans le pied qui fait boiter Nicolas Sarkozy. Il avait promis de ne pas suivre le chemin de la diplomatie de l'ère Chirac, il emboîte dans les faits le pas à son prédécesseur, quand il ne va pas encore plus loin, notamment dans quatre dossiers :
► La Russie. Nicolas Sarkozy assurait ne pas pouvoir serrer la main de Vladimir Poutine. Non seulement il n'a pas rechigné à le faire, mais il a ensuite été l'un des rares chefs d'Etat à décrocher son téléphone, début décembre, pour le féliciter de la victoire de son parti aux élections législatives. Des élections dont le bon déroulement a provoqué les ‘inquiétudes’ de l'UE et de l'OSCE.► La Libye. En plus d'avoir promis d'équiper la Lybie lors de la libération des infirmières bulgares, le président de la République a accueilli le général Kadhafi en visite officielle en France, mi-décembre, pour quatre jours qui ont viré au supplice. Mensonge à la clé : le Guide n'a pas signé pour dix milliards d'euros de contrats, comme annoncé alors par l'Elysée.
► La Françafrique. Directement inspiré par les conseillers du Président, l'appel de Jean-Marie Bockel à signer ‘l'acte de décès de la Françafrique’ lui a coûté sa tête. Le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie a été relégué aux Anciens combattants lors du remaniement gouvernemental du mois de mars. Omar Bongo, le président gabonais qui réclamait sa tête, a parlé de ‘bonne nouvelle’.
► L'Afghanistan. Alors que le candidat Sarkozy se disait favorable au retrait des forces françaises d'Afghanistan, le Président a annoncé le 26 mars, devant le Parlement britannique, l'envoi sur place de 700 militaires français supplémentaires. Avant de se justifier un mois plus tard, au cours de sa dernière interview télévisée : ‘Ce n'est pas une guerre, puisque l'immense majorité des Afghans ont besoin de la coalition qui se trouve sur place.’
Au final, un an après l'élection présidentielle, l'action de Nicolas Sarkozy peine à convaincre. Pire, elle suscite des inquiétudes. Selon un sondage CSA paru samedi dans l'hebdomadaire Marianne, 62% des personnes interrogées pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du quinquennat.
► A lire aussi : Le Sarkoscope, l'évaluation continue des promesses du Président

























315
(Pour réagir, connectez-vous)
De personne
07H59 | 05/05/2008 |
« le chômage, descendu à 7,5% […] Attention cependant à ne pas y voir une victoire imputable à la seule politique gouvernementale »
Allons, allons, c'est bien en tant que ministre de l'économie qu'il a réformé la méthode de calcul et durcit les règles pour pouvoir virer des cohortes de soit disant tricheurs immigrés ou simples fainéants.
De marie 75 3563
08H11 | 05/05/2008 |
Deux tiers des Français se disent mécontents de Nicolas Sarkozy, un an après son arrivée au pouvoir
04.05.2008 21 : 36
Deux Français sur trois se disent mécontents du bilan politique de leur président Nicolas Sarkozy, un an après son arrivée au pouvoir, selon un sondage à paraître lundi dans « Le Figaro ». Près de 62% des personnes interrogées jugent que le président de la République n'a pas respecté ses engagements de campagne et 63% se disent mécontents de la manière dont il exerce sa fonction. Cependant, en cas de « remake » du 1er tour de la présidentielle, l'actuel président serait toujours en tête. En revanche, au 2e tour qu'il avait remporté avec 53% des voix, Nicolas Sarkozy serait au coude-à-coude avec Ségolène Royal. (SWISS TXT)
à marie 75
De weby_love
17H42 | 05/05/2008 |
Comment faire confiance a notre President pour la croissance , alors qu'il n'a pas réussit la sienne ? ?
à weby_love
De Gali13
21H26 | 05/05/2008 |
BONSOIR
Weby_love
patience il te reste quatre ans pour ta croissance.JOLY TON NOM.
Je te serre la main.
à weby_love
De Talou
21H46 | 05/05/2008 |
Le « t » de réussi en moins, je trouve ça drôle…
et vrai ! … Ce « mec-là », n'est « pas fini » et ne sera jamais un « grand graçon »…
à personne
De marie 75
3563
08H13 | 05/05/2008 |
prendre en compte les radiations ANPE/ASSEDIC…. qui se multiplient
à marie 75
De YoshiL7
10H25 | 05/05/2008 |
A cela, on peut aussi ajouter qu'on nous rebalance chaque mois un taux de chomage qui ne prend pas en compte la réalité… et qu'il faut à l'heure actuelle noter, dixit le site actuchomage.org :
1. Une conjoncture défavorable que le récent dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires ne va pas améliorer, sachant qu'en France, parmi tous les mouvements de personnel recensés, seules 2 embauches sur 10 profitent à des chômeurs.
2. Afin d'obtenir le chiffre officiel de la création d'emplois en France, on inclut sans distinction toutes les catégories de postes (CDI, CDD, intérim, saisonnier, temps plein, temps partiel voire très partiel… bref, du meilleur au plus indigne), alors que pour le chiffre du chômage on ne recense qu'une seule catégorie de privés d'emploi et on ignore toutes les autres (huit au total + les 383.000 mal nommés « dispensés de recherche d'emploi »). Une disparité de calcul qui relève d'une mauvaise foi évidente !
3. Toujours en mars, le nombre d'offres collectées par l'ANPE a chuté (- 5,7%) et moins de la moitié d'entre elles (43%) portait sur des emplois considérés comme « durables », c'est-à-dire supérieurs à 6 mois.
4. Sur un an, il est clair que la baisse s'essouffle : - 6,5% par rapport à mars 2007. Ce qui justifie les mesures répressives que le gouvernement souhaite adopter très rapidement contre les privés d'emploi - notamment au bout de 6 mois alors que le nombre de chômeurs de longue durée est reparti à la hausse -, dans l'idée d'afficher le glorieux taux de 5% (celui du « plein emploi » précaire), un objectif plus que malhonnête dans l'état actuel des choses.
5. Pourquoi, alors que l'argument des « 500.000 emplois non pourvus » ne tient pas la route face aux 269.815 offres proposées ce jour sur le site de l'ANPE (en opposition à ses 598.234 CV disponibles, ses 1,905 million de chômeurs officiels et ses 3,85 millions d'inscrits), l'escroquerie intellectuelle continue-t-elle de fonctionner ?
6. Pourquoi, alors que l'argument des « 500.000 emplois non pourvus » ne tient pas la route face aux 269.815 offres proposées ce jour sur le site de l'ANPE (en opposition à ses 598.234 CV disponibles, ses 1,905 million de chômeurs officiels et ses 3,85 millions d'inscrits), l'escroquerie intellectuelle continue-t-elle de fonctionner ?
7. Pourquoi, alors qu'à l'heure actuelle plus de 7 millions de personnes sont concernées par le chômage, le sous-emploi et la pauvreté en France, persiste-t-on à nous faire croire qu'elles en sont responsables et qu'il faut les contrôler ou les punir davantage ?
8. Pourquoi la majorité des chômeurs se sent, elle-même, coupable et non victime ?
à YoshiL7
De Talou
21H59 | 05/05/2008 |
Bravo de faire ressortir cet état d'esprit qu'on assène ds ce pays depuis un an : les « méchants chômeurs qui ne veulent pas travailler ».., les méchants fonctionnaires qui ne foutent rien.., (qu'ils viennent voir, à l'hôpital « normal », celui des « gens », et non dans leurs super-Cliniques à fric) ;
J'ai remarqué également que , depuis un an, on ne dit plus « le smic est à 900€ », mais « les smicards coûtent xxxxxmilliards d'€ à l'Etat », …« les malades coûtent XXX€ au pays » etc…etc… Culpabilisation à fond de tout ce qui n'est pas riche et rentable !
à personne
De Galletas
08H17 | 05/05/2008 |
On est quand même habitué à plus pertinent sur rue89.
Cela restera toujours un mystère cette dualité chez les journalistes : ils sont à la fois capables de réaliser des articles de fonds et en même temps, ils ont cette propension à reprendre les infos officielles qui ne servent que la propagande présidentielle.
Ça marche à quoi un journaliste ?
à Galletas
De Gali13
21H30 | 05/05/2008 |
BONSOIR
Galletas
IL marche aux ASSEDIC ! ! ! !
à personne
De pablico
12H42 | 05/05/2008 |
n'oublions pas les 68ards qui ont quitté, et qui quittent le bateau du travail.(pas remplacés)
mais peut-on en vouloir à un politique de ne pas honorer ses promesses ?
Il savait bien au départ qu'il ne pourrait pas faire des miracles, mais une majorité l'a cru.
L'économie est devenue mondiale, la France n'a presque plus de marge de manœuvre, sans compter des directives imposées de Bruxelles.
L'économie n'est plus entre la main de gouvernement, mais dans la main des spéculateurs et autres aigres fins.
Les matières premières dont le pétrole sont dans la main de quelques grandes compagnies indépendantes qui ont remarqué, qu'on peut se faire plus de bénéfice en spéculant sur le manque, que de chercher de nouvelles ressources. Sans compter de la main d'œuvre qualifiée manque aussi du fait que les spécialistes en poste prennent leur retraite. les étudiants n'y vont plus (mauvaise image du pétrole, et fin annoncée).
Les compagnies se servent aussi du manque de productivité des champs existants
(excellent article dans science et vie d'avril)
à pablico
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 13H10 | 05/05/2008 |
On ne peut pas en vouloir , on DOIT en vouloir à un homme politique de na pas tenir ses promesses ! Ou alors légiférer : que tout homme politique se présente avec une formation d « escroc .
Coluche disait quelque chose comme : un homme politique, c “est 4 ans de droit et tout le reste de travers.
Sarközy n'est pas un homme politique : c ‘est un grand malade , un imposteur , un opportuniste , un bonimenteur … et il peut faire tout et n’ importe quoi , les abrutis qui n” entendent que ce qu'ils veulent bien entendre voteront toujours pour lui. Juste un peu déçus qu'il ne leur remplisse pas les poches et ne vire pas les “ étrangers ‘ d un coup de matraque magique , mais le bougre saura encore leur promettre la lune et ils le croiront.
à pablico
De Axior
Citoyen | 14H47 | 05/05/2008 |
L'économie n'est plus entre la main de gouvernement, mais dans la main des spéculateurs et autres aigres fins. »
Tout le problème est là.
Un politique accédant au pouvoir peut dire sans honte :
« Braves gens, on vous a pillé, on vous a dépouillé de vos matières premières et de vos entreprises, alors soyez bien gentil avec ceux qui vous ont volé, travaillez plus pour qu'ils gagnent plus, saignez-vous aux quatre veines pour que nous puissions moderniser le pays, et leur offrir les infrastructures qui faciliteront le commerce de votre sueur, tout en dégradant celles dont vous avez besoin pour votre quotidien (hôpitaux, tribunaux, écoles, structures associatives, …).
Braves gens, je ne vous laisse pas tomber, à ces gens qui vous ont dépouillés, je vais leur brader le peu qu'il vous reste, pour que vous puissiez dormir tranquille pendant encore quatre ans, le temps que je me remplisse les poches à mon tour et après moi le déluge. »
Oui, ce discours, il peut être tenu sans honte, parce qu'il est appuyé par une force médiatique intense, à grands renforts d'experts et d'économistes véreux.
Nous avons trop tardé : la solution ne sera plus dans les nationalisations, elle sera dans les réquisitions.
à Axior
De pablico
15H19 | 05/05/2008 |
bravo, j « attendais une saine réaction comme la tienne ! !
mais j'ai été noté naze, ils ont pris cela au premier degré….
à pablico
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H46 | 05/05/2008 |
C'est normal qu'ils se soient trompés, ils ont fait pareil avec sarko ! Pauvre pablico, moi j'avais voté max, en plus on te connais !
à Axior
De Talou
20H51 | 06/05/2008 |
Bien-dit ; C'est ce que je pense de plus en plus , en mieux dit ! …
à pablico
De Ishtar
15H10 | 05/05/2008 |
« Il savait bien qu'il ne pourrait pas faire de miracles »
Lui ,il le savait,nous aussi.Comment a-t-il réussi à trouver autant d'électeurs pour avaler tout ce qu'il prétendait ? L'escroquerie était de grande envergure.Le pire c'est qu'on trouve encore 36 pour cent de satisfaits de nos jours après autant de bourdes et de travail de destruction systématique de ce qui faisait notre défunt système de protection sociale.
à Ishtar
De pablico
20H08 | 05/05/2008 |
les 36% ce sont les convaincus. la base de ceux qui à croient encore à st nicolas. ou peut être aux miracles
Mais le miracle sera le futur mouvement de balancier, que va générer cette destruction sociale.
à pablico
De Talou
21H41 | 05/05/2008 |
Si ça pouvait être vrai ce que vous écrivez là ! …
Moi je suis + pessimiste ; les 36% ce sont les « très riches » et les Le Pen qui l'ont installé au pouvoir
à Ishtar
De abcd
retraitée | 16H53 | 05/05/2008 |
C'est une véritable arme de destruction massive à lui tout seul,aidé par des incompétents payés pour faire la claque avant même qu'il ne parle (cf le Canard Enchainé à propos des SMS envoyés aux députés avant même la conférence de presse, pour diffuser la bonne parole au cas où..). Je lui en veux particulièrement d'être venu raconter « les caisses sont vides » comme s'il le découvrait après les élections, alors qu'il fut ministre et dans les hautes sphères depuis longtemps avec la droite.(qui n'existait pas parait-il,foi d'ouverture d'esprit, mais qui reprend du poil de la bête ). Il va maintenant faire le mariole avec la gestion européenne, ensuite nous remettre une couche de bondieuserie avec la venue du pape en septembre (msgr DiFalco a déjà commencé avec l'heureuse resurrection de N-Dame du Laux près de Gap) et tout du même tonneau ; mama mia ! ! les miracles arrivent, par des chemins détournés. De quoi vous plaigniez vous ?
à Ishtar
De Talou
22H07 | 05/05/2008 |
.à Ishtar :
« Comment a-t-il réussi à trouver autant d'électeurs pour avaler tout ce qu'il prétendait ? »
…Le Pen (soit-disant mort… ? ? ? ? ) est chez lui ; voilà comment il a fait pour être élu ; Il a récupéré les « gros-boeufs-racistes et les friqués ! !
à pablico
De Eleonore10
23H12 | 05/05/2008 |
Quand on sait qu'on ne pourra pas tenir ce qu'on promet, on évite de promettre, non ?
D'autre part, quand on voit que les gens qui travaillent dur n'y arrivent pas, on évite d'afficher ses Rolex, ses Ray Ban, ses Top Model, ses séjours sur des yatchs, des vacances dans des villas somptueuses prêtées par des « amis » (à qui il faudra bien le rendre un jour où l'autre)…
Et de même pour la Garde des Sceaux (à champagne) qui ne semble rien connaître de la misère, (trop préoccupée qu'elle est de la dernière collection Dior ou Saint-Laurent) et qui pense pouvoir résoudre la misère en envoyant tout le monde en prison.
Les pays les plus répressifs ne sont pas ceux qui ont le moins de délinquance ; mais ceux qui ont un taux de chômage peu élevé et une certaine équité dans les rémunérations.
à personne
De raoul le magnifique
18H28 | 05/05/2008 |
On se demande surtout s'il n'a pas trahis les personnes qui ont voté pour lui……
La première chose qu'il a fait a été de nommer des ministres de gauche…
Pendant trois mois nous avons entendu des milliers de fois ce mot étrange « ouverture »…
Je pensais avoir un président de droite qui allait mener une VRAIE politique de droite : ordre, liberté, nation, amour, honneur, réussite, puissance, courage, etc… qui sont des mots qui définissent parfaitement des politiques dites de droite…..Et bah pas grand-chose…Sans doute suis-je un doux rêveur…
Sarkosy, t'es de droite ou pas ?
Qui t'a fait roi ? Tu devrais te poser la question en te rasant. Ca t'éclairerait sur le désamour des Français.
Aujourd'hui la morosité tient moins à son comportement qu'à l'oubli de convictions qui avaient rallié une majorité d'électeurs….
Sa sobriété nouvelle laisse les sondages de marbre : la France qui gronde reste indifférente face à ces artifices….Plus clown amoureux du fric et du bling bling, qu'amoureux de son peuple et ceux qui souffrent…
Il ne faut pas se fier au bruit de fond du monde médiatique et des salonnards : ceux-là persistent, majoritairement, à s'afficher fièrement leur gauche (oui c'est possible d'être fier d'être de gauche ! ! : voir ci-contre les commentaires…)
La société, elle, s'est convertie depuis longtemps aux valeurs de la droite qui ont fait gagner Sarkozy : travail, mérite, famille, nation, identité, autorité, sécurité, etc.
L'Europe connaît ce même mouvement. Il vient, en Italie, de faire réélire haut la main Silvio Berlusconi, avec ses deux alliés de droite alliance nationale et ligue du nord……
Berlusconi, l'épouvantail des maîtres à penser….C'est vrai qu'il est ridicule, qu'il n'a pas le charisme d'un Bossi, ou le physique élancé d'un Fini……mais c'est encore plus amusant de voir les gauchistes crier au fascisme….
Sarkozy agit comme s'il n'entendait que cette vieille mode « progressiste », dont Marcel Aymé s'amusait déjà dans Travelingue. Il semble redouter les procès en populisme que lâchent immanquablement les démagogues bousculés dans leurs croyances. Ainsi, son action contre les clandestins, est-elle menée la honte au front.
J'entend encore un député ump dire ce matin : « Les convictions de la droite française sont aujourd'hui très fragiles. »
La majorité affronte mollement les « Verts » (sic ! ) et les altermondialistes (re-sic ! ), en guerre contre les OGM.
Ils se sont pourtant déjà trompés en s'opposant naguère au nucléaire civil, devenu indispensable.
Alors que la faim dans le monde suscite des émeutes, il est consternant d'observer Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, recevoir les soutiens de José Bové et de Jack Lang pour ses réserves sur des plantes transgéniques, qui pourraient nourrir la planète. Mais les scientifiques sont moins écoutés que les bateleurs.
La lucidité des mentalités attend des actes. Cependant, des lois inutiles, comme celle qui réprime l'incitation à l'anorexie (pour ne citer qu'elle), encombrent le Parlement…… Des couacs répétés (ceux qui remettent en cause la politique familiale sont incompréhensibles) révèlent un manque de réflexion.
Sarkozy, perdu dans les détails, s'éloigne de ses soutiens d'hier…..Alors, franchement, est-il de droite ?
à raoul le magnifique
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 20H21 | 05/05/2008 |
Pas d « accord , et quelques réactions sur :
- “ ministres de gauche ‘ : des carrièristes qui vont où on sert le caviar.
- Droite = ordre, liberté etc. Nous sommes de gauche et avons ces valeurs , mais pas la même conception de ce qu'elles représentent.Quand tu bosseras autant que notre petit groupe de RG et élèvera aussi bien tes enfants , on te saluera mon frère. En attendant apprends à ne pas baver sur ce que tu ne connais pas.
- La société s est convertie aux valeurs de la droite : la moitié de la société est xénophobe, matérialiste, ne voit pas plus loin que le capot de sa bagnole.
- Les OGM , le nucléaire : les OGM tuent mais on refuse de montrer les résultats alarmants et on vire les scientifiques lanceurs d alertes’, le nucléaire va tuer massivement( centrales vétustes, eaux trop chaudes )ce soir ? demain ? sans parler de ceux qui sont déjà morts d ‘un cancer nucléaire’. Les RG sont faucheurs d ‘OGM et t invitent à aller voir les maïs dégueulasses ( chancres noirs ) qu'ils coupent : beurk !
J’ arrête là , en te rassurant ( ? ) : oui, Sarközy est de droite. La plus bête du monde dans le pays des lumières éteintes.
à Comptesuple18octàlademandeduriverain
De raoul le magnifique
20H50 | 05/05/2008 |
« La société s “est convertie aux valeurs de la droite : la moitié de la société est xénophobe, matérialiste, ne voit pas plus loin que le capot de sa bagnole.”
La France est un des pays qui a accueillit le plus d'immigrés au monde par rapport à sa population….
Et en quoi refuser de régulariser des centaines de milliers de clandestins alors que tout part déja en couille en France est un acte xenophobe ?
En quoi cela fait de toi quelqu'un non ouvert sur le monde ?
et fait de toi une personne fermée sur soi….
Tiens, que dirait les tibetains, si la chine les envahissait et deverssait des dizaines de milliers de chinois par semaine : NON ! Car ils veulent préserver leur IDENTITE…..cela ne fait pas d'eux des xenophobes à ce que je sache ?
On traite ceux qui refusent le genocide du métissage de “consanguins”…
J'aimerais que vous me dites alors si les chinois, les coreens ou les japonais sont “consanguins” ?
les pauvres peuples de papouasie ou d'amzonie qui vivent comme des miSereux repliés sur eux meme sont une sale race de “consanguinS” ?
à raoul le magnifique
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 21H26 | 05/05/2008 |
Voir le commentaire intelligent de Patrick « desche-zizine » 10H38 05/05/2008 , ici je crois , sur le rôle utile des immigrés.On a besoin de ces immigrés, le hic c « est qu'on veut les faire travailler sans droits ni intégration : et si on faisait pareil avec les très nombreux français travaillant à l » étranger ? quel énorme scandale !
Les chinois font exactement ce que tu « supposes » avec les tibetains ! Le Tibet fournit 80% de son eau à la Chine, etc. et les tibetains , en plus d « être pillés, sont massacrés. Ce n'est pas d “identité mais de survie qu'il s ‘ agit.
L’ étranger toujours bouc émissaire ! ça fait 2000 ans qu'on nous le sert en méchoui et ça fonctionne toujours … décidement il n” y a rien de bon à tirer des français. Ils s “aiment et ça leur suffit : le regard désapprobateur du reste du monde ne les atteint pas .
à Comptesuple18octàlademandeduriverain
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H57 | 05/05/2008 |
» Ils s « aiment et ça leur suffit » même pas Les RG, même pas !
à raoul le magnifique
De Cirdec
Cadre qui commence à comprendre com... | 13H20 | 07/05/2008 |
le « génocide du métissage ». Où est-ce que j'ai déjà entendu ce genre d'expression déjà… Ha oui, je me souviens. Chez les raclures d'unité radicale et du bloc zizidentitaire.
Alors raoul, on vient troller ? Tu peux pas plutôt retourner avec tes potes, histoire de vous branler tranquillement entre tarés ?
De aldanie
En recherche d'emploi | 08H09 | 05/05/2008 |
En douze mois Nicolas Sarkozy n'a que partiellement rempli son contrat. Il est vrai qu'avec tous les bâtons qu'on lui a mis dans les roues… Pas facile de réformer chez nous. Les réformes, les changements même minimes d'accord, mais pour les autres. pas touche à mes habitudes… Mais tout cela est bien connu !
Facile de critiquer, de re-critiquer et même pour certains (cf Marianne, de faire du fric avec ces critiques. En fait la vraie question est plutôt : « Et moi,pendant ces douze mois qu'ai-je fait pour mon pays ? Et vous tous tous -membres ou non de rue89-, qu'avez vous fait pour la France ces derniers 365 jours ?
à aldanie
De marie 75
3563
08H15 | 05/05/2008 |
je n'ai pas fait le paquet fiscal ! ! ! !
J'ai « impression que ce sujet va être “enflé” de pro-sarkozystes aux petits pieds… venus à la l'opération “UN TUBA POUR LE CHEF” qui plonge dans les sondages.