
« Je ne vois pas pourquoi le mot Ségolène Royal tout d'un coup génère tant de blocages chez les journalistes. » Le député et porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre fustige, dans un entretien à Rue89, l'attitude de l'AFP qui n'a pas donné suite à deux communiqués du parti de la majorité commentant la condamnation de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle.
Selon ce proche de Nicolas Sarkozy, il y aurait même deux poids deux mesures du côté de l'Agence France Presse. « Ça ne se serait pas tout à fait passé comme ça », accuse-t-il, si c'était le chef de l'Etat ou « tout autre homme politique de premier plan » qui avait été condamné de la sorte :
Pour « marquer le coup », Frédéric Lefebvre s'est fendu d'une lettre salée adressée au PDG de l'AFP en personne, Pierre Louette, lui reprochant de trouver « toujours une excellente raison de ne pas sortir les communiqués rendus publics lorsqu'ils concernent Ségolène Royal ».
Objet desdits communiqués : la réaction de l'UMP à la condamnation, le 10 avril, de l'ex-candidate socialiste à rémunérer deux de ses anciennes collaboratrices à l'Assemblée, qui ont continué à travailler avec Ségolène Royal sans être payées plusieurs mois après la dissolution de l'Assemblée en 1997.
L'UMP : c'est « parce que ça concernait Ségolène Royal »
Flairant le bon moyen de faire vaciller une personnalité socialiste, Frédéric Lefebvre adresse dès le lendemain matin un communiqué à l'AFP titré « travailler plus pour gagner… rien du tout ». Mais l'AFP n'y donne pas suite. L'UMP convoque alors dans l'après-midi une conférence de presse pour dire directement aux journalistes tout le mal que le parti pense de Ségolène Royal.
Rebelote le 1er mai. A l'occasion de la Fête du travail, Frédéric Lefebvre remet le couvert et envoie un autre communiqué à l'AFP pour demander officiellement au PS quelles mesures il compte prendre contre la dirigeante qui ne paye pas de « salaires à ses collaborateurs ». Une seconde fois, l'AFP ne reprend pas les propos de l'UMP.
C'en est trop pour Frédéric Lefevbre, qui décide alors de prendre sa plume. « Nous, on est la première formation politique de France et on considère que quand on veut exprimer une position, il n'est pas anormal qu'elle soit reprise par une agence », justifie-t-il à Rue89. Et si elle n'a pas été reprise, la raison est simple selon lui, c'est « parce que ça concernait Madame Royal, parce que ça concernait sa condamnation » :
L'AFP : ça « n'apportait pas d'éléments nouveaux »
On attendait alors une réaction de l'AFP, elle n'a pas tardé. Dans une dépêche publiée ce vendredi, l'agence reprend la lettre du porte-parole de l'UMP, et s'explique :
« L'affaire de la condamnation de Mme Royal a été largement traitée sur les fils de l'AFP, qui ne saurait par ailleurs répercuter systématiquement les très nombreux communiqués qu'elle reçoit. Le choix de traiter ou pas un communiqué dépend de sa valeur informative. »
L'AFP avait en outre déjà publié, avant le premier communiqué de Frédéric Lefebvre, la déclaration de Jean-Pierre Raffarin, vice-président du Conseil national de l'UMP, réclamant la démission de la présidente de la région Poitou-Charente.
La même AFP qui a aussi écrit une dépêche à la suite de la conférence de presse organisée par l'UMP. D'où l'absence de reprise du second communiqué qui « plus de quinze jours après les faits, n'apportait pas d'éléments nouveaux ».
Des explications qui ne convainquent pas Frédéric Lefebvre. Le porte-parole de l'UMP persiste et signe : « Quand l'UMP choisit de s'exprimer à des moments bien précis […] et que le premier parti de France ne soit pas en mesure [de le faire], il y a un vrai problème. » On ne perturbe pas la com » de l'UMP :




















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De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 21H28 | 02/05/2008 |
Avis aux juristes de Rue 89
N'étant pas assez au fait de toutes les subtilités juridiques qui entourent cette condamnation de Ségolène Royal mais étant cependant au courant des vides juridiques qui ont permis cela je demande aux spécialistes qui naviguent sur Rue 89 de nous éclairer.
Les « attendus » du tribunal sont, semble-t-il, assez explicites mais je n'ai pas la compétence pour pouvoir les analyser d'autant plus que je n'ai pas eu l'heur de les avoir en mains.
à Servais-Jean
De LeSultanDeBruni
. | 08H54 | 03/05/2008 |
« Condamnation » ça y est le grand mot est lâché.
Les plaignantes vont recevoir le montant qui leur avait été proposé pendant des années (à titre de règlement amiable) et qu'elles avaient toujours refusé : 2975 € et 1538€ pour respectivement 20 jours et 10 jours de salaire. Quelle affaire ! Les sommes vont faire pâlir d'envie Guy Drut, Chirac, Tibéri, Carignon, Noir, les Balkani, Ceccaldi-Reynaud, Pasqua, Juppé, Santini, Breton, Sarkosy, Laporte, etc etc (la liste est encore longue) .
En passant une des deux collaboratrices travaille maintenant pour l'UMP…
De Lirwa
21H41 | 02/05/2008 |
Ca, c'est la droite décomplexée !
Décomplexée parce qu'elle n'a pas honte de raconter n'importe quoi, notamment que les médias sont de gauche (« culturellement de gauche », disait Sarkozy) et ne font rien qu'à persécuter le gouvernement !
Pas trop véhément, pourtant, Yves Calvi, quand il aurait pu reprendre le président sur sa confusion entre nationalité et titre de séjour.
Pas trop agressifs, non plus, les journalistes qui laissent Roselyne Bachelot mentir sur les déremboursements des soins d'optique.
Pas trop insolents, tous ceux qui invitent toujours les mêmes économistes néo-libéraux sur leurs plateaux pour expliquer aux pauvres ignorants que nous sommes que nous devrons travailler jusque 41 ans et laisser tomber notre système de solidarité nationale !
http://toujours-sansentraves.xooit.fr/index.php
à Lirwa
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 07H12 | 03/05/2008 |
Les médias « culturellement de gauche », ça serait pas une vieille antienne des Républicains américains, par hasard ?
Comme quoi, Sarko et son gang ont vraiment une admiration de roquets pour les paltoquets au pouvoir outre-atlantique…
De charlotte cordier
21H45 | 02/05/2008 |
cette info , on l » a lu en long en large et en travers, meme en n » ayant pas la télé , de quoi se plaint-il , ce monsieur de l « UMP
ils sont moins diserts quand ils sont concernés par ce genre de pratiques
car vu ce qu'on a pu lire par ci et par là , elle n » est malheureusement pas la seule à avoir ce genre de comportement
mais peut etre que dans ces meme situations , quand cela concerne des gens de l » UMP , les personnes lésées n'osent pas porter plainte ………… allez savoir pourquoi ?
encore un qui aurait gagné à se taire ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De Bon Scott
22H13 | 02/05/2008 |
C'est qui ce F.Lefèbvre ? ? ?
Un perroquet conseille le ministère de l'Intérieur
Frédéric Lefebvre, proche conseiller de notre bien-aimé ministre de l'Intérieur, a la particularité d'être actionnaire de sociétés de lobbying, œuvrant pour notamment les casinos et le tabac… Etonnamment, le garçon est assez discret sur ce mélange des genres.
Certains proches de Nicolas Sarkozy n'aiment pas trop qu'on fouille dans leurs affaires. Frédéric Lefebvre, conseiller du ministre de l'Intérieur, n'avait guère apprécié que nous ayons révélé, fin septembre, dans L'Express et dans le livre Députés sous influences (Fayard), qu'il est resté l'actionnaire majoritaire d'une société de lobbying prospère, baptisée d'un nom d'oiseau, Perroquet Institutionnel Communication (Pic Conseil), tout en étant membre du cabinet du ministre de l'Intérieur.
Il nous avait précisé n'avoir plus aucun rôle actif dans cette société et n'en toucher aucun revenu ni bénéfice. Mais le cumul des fonctions était tout de même assez curieux.
Plusieurs membres de l'état-major sarkozyste ne semblent pas davantage apprécier que Canal Plus revienne sur le fameux « Perroquet », lundi 11 décembre, dans l'émission Lundi investigation, présentée par Emilie Raffoul et Stéphane Haumant. Que montre ce documentaire, titré « Les lobbies au cœur de la République » ? Frédéric Lefebvre refuse de répondre aux questions du journaliste Nicolas Bourgouin, et réaffirme, par écrit, n'avoir aucun rôle dans Pic Conseil. Mais on découvre que l'un des autres lobbyistes de Pic Conseil, Stephan Denoyes (ancien assistant parlementaire de Christian Estrosi et actuellement assistant à temps partiel de son suppléant à l'Assemblée, Charles-Ange Ginesy) semble disposer d'un bureau Place Beauvau, au ministère de l'Aménagement du territoire tenu par Christian Estrosi, tout en n'y exerçant « aucune fonction » officielle. C'est déjà très surprenant. On y voit surtout les ministres Christian Estrosi et Nicolas Sarkozy déclarer au journaliste qu'ils ne sont pas au courant des diverses casquettes de leurs ex-assistant et conseiller. C'est encore plus stupéfiant !
Le journaliste pose finalement avec insistance une question simple : est-il normal que des lobbyistes qui interviennent pour des clients privés dans le domaine du tabac, de l'alcool et des casinos, aient des accès privilégiés dans certains ministères qui traitent de certains de ces dossiers ? Visiblement, cette question semble irriter pas mal de monde…
Pour enrichir ces interrogations, le portrait du joli « Perroquet » mérite d'être complété. Les statuts de la société Pic Conseil (voir doc sur Bakchich ) prouvent que Frédéric Lefebvre possède bien toujours 51% du capital (510 parts sur 1000) « en nue-propriété », autrement dit sans en toucher actuellement les juteux dividendes. Le prudent conseiller de Sarkozy a confié l'usufruit de ses parts à son associé, dénommé Steven Zunz (expert en affaires immobilières et autre ancien assistant parlementaire de Christian Estrosi), jusqu'au 30 juin 2007. La date ne doit rien au hasard. Selon le résultat des élections futures, Frédéric Lefebvre sera peut-être appelé à de hautes fonctions aux côtés de son mentor politique. Ou il pourra retrouver son nid de « Perroquet ». Et toucher alors dividendes ou plus-values sur sa société. Coïncidence cocasse : Pic Conseil a son siège social légal dans des bureaux parisiens qui hébergent une société de domiciliation d'entreprises au nom prédestiné : Cap Elysées International. Pour le conseiller du présidentiable Sarkozy, cela ne s'invente pas !
Une myriade de société conseils qui vantent leur suivi « du travail gouvernemental »
Deuxième précision : Pic Conseil s'est rapprochée en 2005 d'une autre société de lobbying et de communication, Causalis, présidée par un certain Jean-Michel Arnaud. Ensemble, leurs équipes se présentent désormais sous le nom de « Domaines publics ». Leur plaquette vante leur savoir-faire en matière de « veille stratégique, réglementaire, législative et politique » en ces termes : « suivi régulier de l'élaboration des textes au stade le plus en amont : travail gouvernemental, ordre du jour des assemblées (…) ». Elle insiste sur leurs « relations régulières avec les ministères et services chargés de l'élaboration et de la mise en œuvre des dispositions réglementaires (décrets, circulaires, etc.) ». Parmi ses clients figurent notamment le cigarettier Altadis, le Syndicat national des professionnels immobiliers, l'Association nationale des industries agro-alimentaires, les casinos Lucien Barrière, les groupes Bouygues, Alcatel… L'activité cumulée de Pic Conseil-Causalis a avoisiné 2,4 millions d'euros en 2005, et les bénéfices sont confortables.
Troisième détail piquant : Frédéric Lefebvre, actionnaire « dormant » de Pic Conseil, a également créé, en janvier 2005, une autre société de conseil en communication, avant de suivre Nicolas Sarkozy Place Beauvau comme ministre en juin 2005. « Frédéric Lefebvre Conseil » (voir docs sur bakchich), dont le siège social est située à Garches, ville d'élection de son fondateur, a réalisé un chiffre d'affaires de 300 359 euros en 2005. Et un bénéfice de 46 548 euros.
Frédéric Lefebvre est décidément un communicant hors pair.
Vincent Nouzille
à Bon Scott
De fatalyst
00H10 | 03/05/2008 |
Miam ! ! ! je me délecte de vos propos. Et un +5 à Bon Scott un ! ! ! !
à Bon Scott
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 07H16 | 03/05/2008 |
Il va vraiment falloir, un jour, se décider à nettoyer ces écuries d'Augias, ce cloaque puant qu'est devenue la politique française…
Et comme apparemment les urnes ça ne fonctionnera pas, car il y a autant de lobbyistes d'un côté comme de l'autre (ne nous leurrons pas), il faudra sans doute recourir à une méthode plus « radicale »…
à Bon Scott
De didile59
18H57 | 03/05/2008 |
Bonsoir Bon Scott !
Merci beaucoup pour ces précisions !
Je n'ai pas pu m'empêcher de copier votre commentaire et l'insérer sur un autre blog en précisant que ce commentaire ne venait pas de moi !
J'espère que vous ne m'en voudrez pas.
à didile59
De Bon Scott
10H37 | 04/05/2008 |
@didile59
Je tiens à préciser que ce commentaire est de Vincent Nouzille (comme indiqué en bas du commentaire) Comme vous, je l'ai apprécié, et j'ai voulu en faire profiter les riverains de rue89. Bon dimanche !
De ManuMouse
Etudiant à Paris | 22H16 | 02/05/2008 |
Mieux vaut en rire qu'en pleurer,…, hilarant !
De Bon Scott
22H16 | 02/05/2008 |
C'est toujours du F.Levèbvre !
Frédéric Lefebvre ou le retour de la Firme
Depuis la fuite de quelques rumeurs sur les travaux de la commission Copé, toute la presse s'émeut de l'efficacité redoutable et de l'influence de ce député UMP des Hauts de Seine, véritable cheville ouvrière du sarkozysme –la presse veut y croire- : Frédéric Lefebvre.
Frédéric Lefebvre. (DR)
Frédéric Lefebvre. (DR)
Les fuites se multiplient sur les travaux de la commission Copé : suppression de la publicité entre 18h et 21 heures, taxes sur Internet, estimation du manque à gagner, etc.
Et il se dit que Copé commence à en avoir assez de ces rumeurs et surtout de celui qui les propage. D'après Libération, c'est même une commission bis que le député UMP Frédéric Lefebvre aurait mis en place. Un cabinet fantôme qui réfléchirait. Bigre !
Le CPAA : une commission copé souterraine ?
Cela fait un moment que l'intéressé est sensible aux questions audiovisuelles : président avec Emmanuel Hamelin – le premier parlementaire a avoir utilisé des automates téléphoniques pour faire campagne ! - du Club Parlementaire sur l'Avenir de l'Audiovisuel (CPAA), une officine où viennent régulièrement échanger les dirigeants d'Endemol, Mediametrie, Canal+, Bouygues Telecom, TF1 ou encore France Televisions, il travaille en coulisse mais affiche aussi clairement son souci de prendre toute sa part aux travaux de la commission Copé. Après quelques amabilités échangées, le CPAA tente de calmer le jeu en expliquant que ses travaux se font « en plein accord » avec ceux de la commission Copé.
CPAA-Copé : plein accord
Une précision qui sonne à peine faux tant elle est grossière. Souhaitant « apporter sa contribution active et enrichir les travaux en cours de la comission Copé - et avec son plein accord - ses présidents ont choisi de créer deux ateliers sur deux thèmes supplémentaires, l'un traitant de “Création” et notamment du rôle de la nouvelle télévision publique la concernant, l'autre des “Nouveaux formats et espaces de communication” à inventer pour permettre aux marques d'accompagner les programmes de façon dynamique, originale et créative hors écrans publicitaires » précise le communiqué.
Lefebvre-Séguéla : mêmes combats
Ce qui donne, en langage courant : « comment supprimer la publicité pour en mettre encore plus sans que ça se voie trop ».
Dans une interview au Figaro, Lefebvre n'avait pas manqué d'exprimer ses idées sur le sujet, se disant favorable à la disparition de la publicité, mais pour une multiplication des parrainages et des placements de produits…
Les mêmes options que celles préconisées par Séguéla : une tête bien pleine, ce Lefebvre, revenu en grâce comme tous les sarkoboys de la Firme depuis le départ de Cécilia…
Un professionnel du lobbying
Lobbyiste de profession, il crée en 1996 la société Perroquet Institutionnel Communication avec des collaborateurs de Christian Estrosi. En 2004, Pic conseil et Causalis, une autre entreprise de lobbying, se rapprochent pour se présenter sous une même marque : « Domaines publics ». Comme d'autres sociétés de lobbying, la société faisait de la veille parlementaire assurant le suivi stratégique, réglementaire, législatif et politique des textes de loi en cours d'élaboration. Parmi ses clients figurent le Syndicat national des professionnels immobiliers, les casinos Lucien Barrière, les groupes Bouygues, Alcatel… En 2005, il crée également Frédéric Lefebvre conseil, une société de conseil en communication.
Savoir-faire et faire-savoir
Aujourd'hui le CPAA, qui accueille notamment les députés UMP Patrick Balkany, Christine Boutin, Olivier Dassault et Pierre Lellouche, est une émanation du cabinet de lobbying Staut & associés qui organise ses « dîners débats » où se rencontrent la ministre de la Culture Christine Albanel, Jean Réveillon directeur général de l'UER (Union Européenne de Radio-Télévision) ou encore Denis Olivennes (nouveau patron du Nouvel observateur).
Avec tout ça, Frédéric Lefebvre est censé en connaître un rayon en termes d'influence –c'est en tout cas ce que dit toute la presse lorsqu'elle lui tire le portrait - : « influent », « efficace », « écouté », « redouté ». Des ritournelles bien sympathiques qui participent, elles-mêmes, de l'influence en grande partie fantasmée que l'on accorde à ces lobbyistes patentés. Car plus qu'en toute chose, par définition dans le domaine du lobbying et de l'influence, il y a une part de savoir-faire mais surtout de faire-savoir. Une machine infernale gloutonne qui s'auto-alimenterait : je suis influent puisque je vous dis que j'ai de l'influence…
Le Martinon d'Issy-Les-Moulineaux
Lefebvre est certes un homme de réseaux, secrétaire national chargé de l'économie à l'UMP, il a ses entrées à l'Elysée, est redouté par certains. Mais l'intrépide tireur d'élite a connu sa période difficile où nul ne se souciait de ses moindres faits et gestes et il est n'est pas allé jusqu'à prendre le risque de se présenter directement face à ses électeurs pour les législatives. Adjoint au Maire de Garches, il quitte la ville lors des élections législatives de 2007, et est parachuté comme suppléant du député sortant de la dixième circonscription des Hauts-de-Seine, le centriste André Santini. Ce dernier est réélu le 17 juin 2007 et Frédéric Lefebvre devient ainsi député à sa place. Une sorte de Martinon d'Issy-les-Moulineaux qui aurait réussi son coup.
Drucker , c'est cher !
Sur son blog, le journaliste de l'Express Renaud Revel lui a récemment consacré un billet prévenant, comme d'autres avant lui, qu'il ne fallait « pas sous-estimer l'influence » de ce Fréféric Lefebvre. Voilà au moins au moins un exemple d'instrumentalisation réussie. Par la suite, le journaliste raconte que « lors de la dernière réunion de son Club, on a vu défiler un certain nombre de réalisateurs et de producteurs, dont Jérome Revon, l'une des figures du métier et cheville ouvrière, entre autres, des grandes soirées de variétés qu'anime Michel Drucker sur France 2. Revon se plaignait que France 2 ait ramené le budget de production de ce programme à 500 000 euros l'unité, contre 900 000 euros lors de la première diffusion. Les petits producteurs invités par Frédéric Lefebvre ont hoqueté de colère à la publication de ces chiffres ».
Pas de quoi faire vraiment trembler la République, mais si Frédéric Lefebvre, à l'apogée de son influence redoutable, pouvait déjà contribuer à faire prendre conscience aux professionnels de la profession qu'effectivement Michel Drucker c'est « cher pour ce que c'est ». Cela vaudrait un sincère remerciement pour service rendu. Pour ce qui est du lobbying et de sa redoutable efficacité…
Vendredi 04 Avril 2008 - 00 : 12
Régis Soubrouillard
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De Bigseb
Blazé | 22H28 | 02/05/2008 |
Pff…
Les deux attachées parlementaires sont a l'UMP aujourd'hui !
Et puis c'est une affaire d'employé a employeur, n'est pas ?
Ca me semble quand même infiniment moins grave que les « affaires » qui fleurissent a l'UMP, type apprt » de Sarko, Levallois perret, chaussettes, prise illégale d'interet par ci, jet a 138 000€ par la, tibéri par ci, Chirac par la…
Royal au moins dans cette affaire ne joue pas avec l'argent du contribuable, ni ne trahis la confiance d'un seul électeur…
De Asse42
Royalais | 22H38 | 02/05/2008 |
J'en profite pour faire connaitre ici le fond de « L'affaire ».
Ségolène Royal a été condamnée en appel par la cour de Rennes a versé à ses deux anciennes collaboratrices 2x1000 euros… Au bout de 10 ans de procédures judiciaires et après que des jugements aient été en sa faveur et dont un jugement a même parlé d'imbroglio juridique. Pourquoi ?
Avant de rentrer dans la campagne législative de 1997 les députés licencient leurs assistants parlementaires. C'est la règle et cela leur permet de toucher des indemnités de licenciement. Ségolène Royal propose à ces deux assistantes d'être réembauchées par son suppléant pour le temps de la campagne qui s'annonce. La justice refuse cet « arrangement » estimant qu'il y a double salaire. Ségolène Royal propose donc à ses assistantes de les rémunérer à l'amiable. Celles-ci refusent arguant le fait qu'elles ont effectuées un vrai travail et non un travail de militante. Clash. Procés, appel, contre-appel puisque ségolène Royal ne lâche rien. Une question de principe.
Finalement après 10 ans de procédures les deux assistantes, dont une maintenant à l'UMP,ont été indemnisées de ce que leur proposait ségolène Royal 10 ans avant !
Mais vu la ramdam fait par l'UMP sur cette affaire, on se doute bien de l'objectif de faire durer cette affaire et surtout de faire condamner ségolène Royal. Personne n'a oublié le livre sorti en mars 2008.
Bref l'UMP qui a fait une campagne crade, de bashing, continue son oeuvre destructrice de la vie politique. A l'image de son leader élu en 2007 après de pitoyables mensonges, fausses promesses et autres joyeusetés. Ce leader qui soit dit en passant a fait un faux en écriture pour se faire inscrire sur les listes électorales à Paris.
Bref ce monsieur est à l'image de cette droite berlusconienne, sans morale, sans complexes, sans valeurs et qui après avoir fait peur finit par faire pitié…
à Asse42
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 12H39 | 03/05/2008 |
Merci pour cette précision indispensable.
à Asse42
De josselin92
Licenciement en cours de négociatio... | 17H43 | 03/05/2008 |
Merci pour cette précision qui me semble moins caricaturale que la position d'un parti qui veut maintenant TOUT contrôler, y compris des organes de presse INDEPENDANT. Cela suffit ! ! !
à Asse42
De Caniveau89
13H54 | 05/05/2008 |
Bravo !
Il vous en faut du baratin et des périphrases pour justifier qu'une présidente de Conseil Général, ex-députée, qui sont des émanations du droit républicain, vive elle-même dans l'illégalité la plus totale !
Et oui, le droit, c'est pour la droite ! ! !
Quand on est quelqu'un de bien (comprendre : « de gauche »), on n'exploite pas les salariés (comprendre : « les travailleurs »)… Et oui, si ces vilains de l'UMP ne se plaignaient pas, personne n'en parlerait… et donc le délit n'existerait même pas !
Pour terminer, j'ai adoré votre excellente chute citant une « droite berlusconienne, sans morale, sans complexes, sans valeurs »… puisque chacun peut comprendre que nous avons une gauche impeccable à tous points de vue, en tous cas vraiment aux antipodes de ces qualificatifs… à l'image de Madame Royal…
à Asse42
De pomme d api
18H50 | 05/05/2008 |
merci de ses précisions elles sont fort utiles … et claires
à Asse42
De pomme d api
18H50 | 05/05/2008 |
merci de ses précisions elles sont fort utiles … et claires
De Watchdog in a Nervous land
22H49 | 02/05/2008 |
PFFF ! ! ! On sait tous que la com de l'UMP est faite par l'agence Ximhua et Rastafarin est son prophète…
De R2Paris
22H56 | 02/05/2008 |
Lefebvre est inutile.
De Tita
oiseau | 00H10 | 03/05/2008 |
Dans la série du complot, on avait déjà « la France va mal, c'est la faute à :
- l'étranger
- le clandestin
- les fainéants (qui ne travaillent pas)
- la gauche
- mai 68 (voire 1936), etc… bref, tout ce qui n'est pas UMP
Maintenant l'UMP nous sort un autre complot. Parce que l'AFP ne fait pas nécessairement ce qu'on lui dit (comprenez par “on” l'UMP), ce ne peut pas être pour d'autres raisons qu'une trahison au bénéfice de la gauche (du moins une personne de gauche).
Cela me donne l'impression de quelques gamins : papa ne fait pas ce qu'on veut ? C'est qu'il a déjà été manipulé par l'autre soeur ou frère !
Que dire alors de l'idée que papa puisse avoir son mot à dire sur ce qu'il peut et doit faire ? Que dire alors que ce qu'on reproche à l'autre frère ou soeur, c'est ce qu'on voulait faire soi-même ? Que dire du respect dû à papa (il n'est pas respecté puisque ses choix propres sont niés), etc… N'est-ce pas là l'attitude d'un gamin gâté qui a l'habitude d'avoir tout ce qu'il veut dans le mépris des autres ? ? ?
En tout cas, cette lettre d'indignation de l'UMP montre pour le moins son désarroi lorsqu'un organisme de presse n'est pas au garde à vous et montre aussi sa volonté d'y remédier. C'est ce dernier aspect qui me fait peur.
De compte supprimé14
00H14 | 03/05/2008 |
Ce qui m'amuse c'est que l'UMP, toujours en campagne, pense que l'ennemi c'est le PS.
Mais ce sont les Français les ennemis de l'UMP.
De fatalyst
00H27 | 03/05/2008 |
Frédéric Lefebvre est un émule de Mlle Royale (et pas Madame)….
Tous les deux, ont la même coupe de cheveux et hausse les épaules en disant « scheeez pas…. »
Non, sérieux, Lefebvre est un homme immoral et affable (pour ne pas dire nul ! ! ! ! ).
Scott et Asse42, enfonce le clou mais regarder de plus prés quant (M.Lefebvre) est touché au vif il cligne de l'œil droit. C'est un TOC ou quoi ! ! ! ! ! : -)
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 00H54 | 03/05/2008 |
Sur cette affaire, voilà une mine à exploiter : on contribue et on bosse, par nos commentaires, pour Rue89 et scandaleusement on n'est pas rétribué !
On ne touche même pas un seul kopeck par ces enfoirés !
Aller zou ! Plainte et procès contre Rue89 !
Trève de plaisanterie, ce qui m'interpelle quand même, c'est que sur ce sujet, qui n'est quand même pas l'affaire du siècle, de l'année, du mois, ni même du jour : nous avons ce même sujet sur : @rrêt sur image par Gilles Klein à 18 : 46, puis Nouvelobs.com à 19 : 16, puis le grand pote à Ségolène sur Rue89, le Sieur Julien Martin, à 19H54, ne manque plus que celui de Anne Borrel, mais normal, elle, elle ne balance sa prose qu'entre 1 et 3H du matin, ça va venir. Etonnant non ?
Perjo
De Extremeño
Todavia Cojones | 01H40 | 03/05/2008 |
Madame Ségoléne Royal de Gauche ! ? ? ?
laquelle ? ? ?
s'cusez ,c'est encore Mai 68 qui me démange.
De zecite
02H59 | 03/05/2008 |
Même l'orthographe et la grammaire sont contre le porte-parole de l'UMP en ce moment ?
Quel dommage qu'il n'ait également écrit à l'AFP pour demander le pourquoi du long silence quant à l'amateurisme diplomatique du président Sarkozy, décrié dans le monde entier.
De mica
07H27 | 03/05/2008 |
Il a raison. La majorité des journaleux de l'afp sont des gauchistes partisants, comme à Libé, Marianne, RUE89,ect, donc pas crédibles. De l'autre coté, il y a le figaro ,par exemple. Alors, une info non manipulée en france ? ? ? . Un Doux rève. Et dire qu'on veut donner des leçons au monde entier.
De pomme53
Médiation | 07H34 | 03/05/2008 |
Ségolène ROYAL ne serait-elle pas une « chasse gardée » présidentielle ? Celle grâce à qui « tout devient possible » ? ! Et que « l'on » n'aimerait pas voir discréditée trop vite, ne serait-ce parce que « on » à besoin d'elle pour créer à gauche une ambiance de « zizanie séparatiste » !
Au château, « on » ne s'embarrasse pas de préjugés ! Si l'affaire de Ségolène eut été intéressante, « on » n'aurait pas laisser passer l'occasion de descendre en flèche la prétendante à la future présidentielle ! Mais on peut penser que c'est partie remise…
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H00 | 03/05/2008 |
Notre pays est aux mains des forces obscures qui manipulent l'opinion et le détourne de la Raison.
L'opposition UMP ne peut s'exprimer librement depuis la prise du pouvoir par le petit pépère du Peuple il y a un an , il y a un siècle , il y a une éternité, comme disait Joe Dassin.
La presse est muselée par les lobbies marxiso-islamistes, les tévés aux mains des mao-castristes,les syndicats rouges sang , comme la CFDT et son leader Stalino-maçonno-Flambyste El CHéreque alliée à la pasionaria Louise Michel Parisot, font forces communes pour transformer notre France en une future Corée du Nord !
On ne peut plus allumer son poste , sans voir Pernaud nous lire les dépêches du midi, affublé de son kieffeh, faire l'éloge des coopératives communautaires, des lycées autogérés, des procès de patrons stockoptionnés jetés en pâture aux ménagères avinées de moins de cinquante ans.
Il suffit !
Voir Besancenot tous les dimanches chez Drucker, ce trotsko-judéo-cancoillotte de journaliste pro-staline Dion, est un déchirement pour les jeunes UMPistes embastillés, bastonnés aux coins des rues comme de vulgaires moines bouddhistes.
El Sarko et Polpotine Ségo ont réussi un poutcheu, réveillons nous !