Le 20 octobre 2007, Renaud Dutreil, alors ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, tenait des propos aussi troublants que prémonitoires sur les fonctionnaires, lors d'un débat organisé par les ultralibéraux de la Fondation Concorde, au café-restaurant Pépita à Paris. Ces propos ont été rapportés par Charlie Hebdo et ils prennent aujourd'hui, six mois après, tout leur sens.
Propos prémonitoires de Renaud Dutreil, ancien ministre de la Fonction publique
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De pablico
17H07 | 01/05/2008 |
quelque fois j'ai envie de croire au « conspiratisme'.
De Tophee
en haut a gauche | 17H11 | 01/05/2008 |
Article a lire. Il confirme ce que je pense depuis longtemps, mais en meme temps, tant de cynisme me revolte !
à Tophee
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 10H35 | 02/05/2008 |
A LIRE ET A DIFFUSER ! ! ! ! C'EST IGNOBLE ! ! !
On savait que Sarko montait volontairement les catégories les unes contre les autres, mais que ce soit une tactique volontaire, un PROJET DE DEMOLITION pour arriver à des fins financières ! !
- « les retraités des bouches inutiles à nourrir » ?
Qui ont pourtant cotisés pour leur retraite !
Vomitif, cynique, sur le principe de salir un candidat politique pour le démolir et prendre sa place.
Ce gouvernement emploie la même tactique pour casser les français. On en est rendu là ?
De simonponpon
18H14 | 01/05/2008 |
Ces propos datent de 2004, Dutreil n'était pas ministre en 2007.
à simonponpon
De Calicot Jack
21H13 | 01/05/2008 |
ça ne change rien au fond de leurs intentions et ça depuis fort longtemps
à simonponpon
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 01H41 | 02/05/2008 |
Eric Woerth etait encore moins ministre en 2004.
Dutreil ne dit rien de nouveau si ce n'est le chiffrage du pouvoir d'achat
à stephanemot
De spin590
09H53 | 02/05/2008 |
Bonjour. Il était secrétaire d'état adjoint chargé de la réforme de la fonction public, au cabinet de Dutreil.
à spin590
De Calicot Jack
18H36 | 02/05/2008 |
On s'en fout,ça fait depuis le 19ème siècle qu'ils sont prémonitoires leurs propos,y'a rien de miraculeux…
un bon patron est un patron ruiné,point barre !
à simonponpon
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 16H22 | 02/05/2008 |
héhé, Chez Pépita, haha
Je crois qu'il a trop lu ou bu la carte du resto ce schnock de Dutreil.
Voici : « En passant le seuil de la porte, avez-vous perçu ce doux parfum de simplicité, qui évoque un souvenir de bien-être. » Et de poursuivre : « Pensez à déposer à l'entrée, non pas vos vestes et vos sacs, mais vos soucis, vos doutes et retenues »
Pépita se trompe. Au club des ultralibéraux de la Fondation Concorde, la retenue, on ne la dépose pas quelque part. On s'assoit dessus.
à simonponpon
De Lairderien
18H05 | 02/05/2008 |
Savoir que ce sont des propos de 2004 c'est encore pire.
Ils prouvent qu'il s'agit bien d'un projet de longue haleine pour saper la fonction publique.
De tupelo
paysan en allier | 19H02 | 01/05/2008 |
On peut comprendre que les rémois se soit passé d'un si brillant cerveau
à tupelo
De la champenoise
16H24 | 02/05/2008 |
Il n'a pas été élu maire, mais aux législatives de 2007 il a réussi à se faire élire député de la Marne pour une partie de Reims et de sa banlieue.
De marc44
22H51 | 01/05/2008 |
Santini nous aime certainement tellement plus.
On les entend se gausser dans la salle des 4 colonnes.
L'argent est le seul moteur de leur vie et leur seul acquis culturel.
De Lidenbrock
23H46 | 01/05/2008 |
Voici plus de dix ans, un haut fonctionnaire de l'Education Nationale me disait déjà que l'avenir à moyen ou court terme de cette administation était de disparaître au profit de privé… lisait-il dans le marc de café ?
à Lidenbrock
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 13H41 | 02/05/2008 |
b jour je ne suis pas haut fonctionnaire mais parents d'élèves et il y a plus de dix ans que je vois venir. celui qui m'a le plus éclairé sur la casse de l'éducation nationale c'est un certain « allègre ». Plus réac tu meures. Cette façon de se moquer, de se croire supérieur m'a tout de suite titillée. a l'époque personne ne bronchait (à part les lycéens) parce que il est soit disant socialiste. le ps aurait dû faire le ménage il n'aurait pas perdu deux fois les élections. A moins que les grosses têtes du parti mettent aussi leurs enfants dans les bonnes écoles suisses. by
De Servais-Jean 4591
HS | 02H12 | 02/05/2008 |
Lorsque Sarkozy se foutait de la gueule à Joffrin tout le monde se marrait dans la salle.
Lorque Sarkozy a traité de pauv'con un visiteur du salon de l'agriculture tout le monde a trouvé ça bien et personne n'a pensé qu'en fait il traitait tous les français de pauv'cons.
Renaud Dutreil a livré la pensée profonde qui anime l'action de l'UMP et que Sarkozy met en oeuvre.
Nous savons donc à quoi nous en tenir concernant tous les politiques de droite et d'extrème droite.
Et a ce propos allez donc voir dans le blog de Danielle Mitterand ce qu'elle dit du « Grand Domaine » dans sa rubrique « Les notes récentes'. C'est une trés bonne confirmation et à plus grande échelle de ce que pensent nos politiques de droite
http://danielle-mitterrand.blog.lemonde.fr/
Ce qui est regrettable c'est que cet article ne soit pas mis en valeur et qu'il soit besoin de le chercher dans la “vigie”.
Beaucoup de lecteurs de Rue 89 ne prennent pas la peine d'aller fouiller dans les coins sombres et se contentent de lire les articles mis en première page.
La rédaction, faites un effort, cet article EST capital. (à mon avis)
à Servais-Jean
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 10H58 | 02/05/2008 |
- « Ce qui est regrettable c'est que cet article ne soit pas mis en valeur et qu'il soit besoin de le chercher dans la “vigie” …. “Beaucoup de lecteurs de Rue 89 ne prennent pas la peine d'aller fouiller dans les coins sombres et se contentent de lire les articles mis en première page”
- “La rédaction, faites un effort, cet article EST CAPITAL”.
Tout à fait d'accord ! On sait très bien que la plupart des gens ne fouillent pas dans les coins de pages, cette INFO EST IMPORTANTE pour nos luttes, il faut qu'elle se sache et qu'elle soit diffusée au plus grand nombre.
Une pétition pour la rédaction de Rue89 ? …. qui doit aussi aider ses lecteurs.
à Les Chats
De Servais-Jean
4591
HS | 13H02 | 02/05/2008 |
J'ai déjà signé ma pétition
à Servais-Jean
De Lairderien
18H10 | 02/05/2008 |
Effectivement, il s'agit bien d'un article capital à diffuser largement, en précisant bien qu'il s'agit de propos de 2004, ce qui est encore plus grave et prouve l'acharnement de la droite à casser l'Etat pour remettre au privé tous les services qui peuvent engendrer des bénéfices.
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
08H39 | 02/05/2008 |
Ce n'est pas parce que vous payez des impôts et des cotisations que vous êtes rentables.
D'abord, une petite observation, en France seule la moitié des contribuables potentiels paye l'impôt sur le revenu.
Après quand on parle de payer l'impôt il faut différencier impôt et taxe. Beaucoup disent qu'ils payent des impôts arguant qu'ils payent des taxes, ça n'a aucun rapport. Dire qu'on paye des impôts parce qu'on paye des taxes et des cotisations est également un abus.
Enfin, qu'est-ce qui fait qu'un emploi est plus utile qu'un autre, et qui fait donc cette différence entre les fonctionnaires et les salariés du privé ? c'est la rentabilité, grâce à la production.
Un fonctionnaire peut produire beaucoup de papiers, ma boite aux lettres en est le témoin affligé tous les jours, il peut produire beaucoup de vent, mais ça ne rend pas son emploi rentable pour autant car le vent, ça ne se vend pas. Evidemment s'il produisait du gaz du lieu de vent, on n'aurait plus beson d'en acheter et là ils deviendraient très rentables.
M. Dutreil connait bien son sujet, il y a des corps morts dans les administrations. Pour autant il me parait bien pressé de pointer du doigt l'Education Nationale. Moi je dis qu'il y a des corps morts dans toutes les administrations, et notamment aux Finances. Mais c'est bizarre, dans les administrations il n'y en a pas un pour balayer devant sa porte. Et les commissions grassement payées des Ministères, pléthore de personnel affecté aux élus. Rien que le personnel de l'Elysée donne la mesure de la schizophrénie française.
C'est toujours la faute de l'autre, c'est tellement plus commode !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Schtroumpf perplexe
physicien | 09H02 | 02/05/2008 |
Le tout est de savoir ce qu'est la « production » que vous citez.
C'est relativement facile à identifier quand ce sont des valeurs marchandes. Le créneau de la droite libérale est de transformer le maximum de choses en valeurs marchandes. Et les marchandises, certains peuvent se les payer, d'autres pas. Dans de nombreux pays, ne pas pouvoir payer peut être mortel (mourir d'une diarrhée par exemple, alors qu'avec de bons médicaments, on soigne ça en quelques jours).
Je dis des évidences ; mais parfois, j'ai l'impression qu'on les oublie.
La production que vend le service public, c'est la redistribution, autrement dit, une distribution qui bénéficie à tous. Une répartition équitable des services : c'est à ça qu'on juge l'utilité de la fonction publique. Evidement, le service doit être de la meilleure qualité possible et il faut y travailler continuellement. Mais la juste répartition, pour le bénéfice de tous, aucun service privé, surtout déreglementé, n'est capable de la faire.
Quand aux paiers dans la boite à lettre, c'est 10 factures par mois, et une trois ou quatre lettres publicitaires par jour. Pour les factures, celles émanant de ma municipalité sont regroupées (cantine des enfants, clubs de loisir, périscolaire, colos etc.) tandis que je reçois des factures distinctes pour des services différents émanant de sociétés privées. Par exemple : internet, téléphone fixe, téléphone portable : trois factures, trois lettres, émanant toutes du même groupe privé. Où est la fameuse synergie des regroupements d'entreprises ? La légendaire efficacité du secteur privé ? Pour ma boîte à lettre, ma commune, qui fonctionne grâce à des fonctionnaires territoriaux fait mieux l'affaire.
à Schtroumpf perplexe
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
09H40 | 02/05/2008 |
Parlez pour vous, cher ami. Moi j'ai fait le compte sur 3 ans, je ne reçois aucune facture du secteur privé, je paye tout en ligne. Et en plus vous ignorez ce que je reçois, vous seriez bien en peine de comparer quand il vous manque des données.
Parler de redistribution pour justifier 1 fonctionnaire pour 3 actifs, je pense qu'il faut prendre un sacré élan de fond, mais je vous fais confiance, le discours est rôdé. Sauf que dans les faits, si chacun admet qu'il y a des secteurs à préserver absolument, chacun admet aussi qu'ils ne peuvent l'être coûte que coûte, donc à n'importe quel prix.
Ainsi, là où je vous rejoins totalement c'est sur l'importance des collectivités territoriales, c'était d'ailleurs le sens de la décentralisation souhaitée par la gauche, et qui permettra à terme à chaque citoyen contribuable de déterminer son lieu de vie en fonction de ses besoins en service public. Celui qui en a moins besoin, qui en consommera moins, aura intérêt à être domicilié dans une collectivité territoriale moins gourmande que ses voisines, c'est un fait.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De spin590
11H17 | 02/05/2008 |
« Celui qui en a moins besoin, qui en consommera moins, aura intérêt à être domicilié dans une collectivité territoriale moins gourmande que ses voisines, c'est un fait ».
Et il se précipitera dès qu'il en aura besoin, vers celle qui en aura le plus.
Je pense que vous devez faire parti des usager de province qui se demandent pourquoi participer aux traitements des salariés de la RATP, car je ne vais jamais à Paris.
Vous devez également ne vous assurez que la veille d'un accident …. etc
Allons, un peu de logique :
Soit rien et chacun se démerde, soit des services publics complets et utiles, et il faut donc les payer.
Le vrai problème, c'est qu'à partir du moment où il faut payer, beaucoup, et surtout parmi les plus « aisés » ou bien se cache la tête dans le sol (d'un pays à fiscalité réduite), ou bien trouve une dialectique qui ressemble à la vôtre pour expliquer qu'il y en a de trop, surtout quand on n'en a pas l'utilité.
à spin590
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
06H55 | 03/05/2008 |
Vous l'avez dit :
« Le vrai problème, c'est qu'à partir du moment où il faut payer, beaucoup, et surtout parmi les plus “aisés” “
Je sais d'expérience que ce sont ceux qui ont le plus de tunes qui renâclent à payer pour les services publics. Pourtant, ils n'hésitent pas à les utiliser.
Les plus aisés préfèrent payer pour des services privés, qui sont subventionnés par l'Etat mais ça, le bourgeois de base préfère l'ignorer.
Ma logique est simple, pourquoi moi, pauvre salarié, devrais-je encourager les nantis à utiliser des services qu'ils ne veulent pas payer ou qu'ils veulent pour rien (services publics, cliniques privées, soins avec dépassement d'honoraires) ? Ce serait utiliser mon intelligence à mes dépens que les encourager dans cette voie.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Schtroumpf perplexe
physicien | 14H19 | 02/05/2008 |
Pour le détail des factures, je parlais de moi (c''est clair dans la seconde partie du paragrpahe). De plus la fonction publique m'a laissé la liberté de choisir mon mode de paiement, pas les boites privées.
Bon à part ça, je vois que votre raisonnement à propos des collectivitées territoriales privilgié effectivement l'avantage personnel sur le partage collectif. C'est globalement le cas d'un français sur deux, et c'est ce qui distingue essentiellement les français qui votent à droite de ceux qui votent à gauche.
Par ailleurs, vous dites « 1 fonctionnaire pour 3 actifs ». Révisez vos chiffres alarmistes qui sont très faux : « La fonction publique (qui) représente un emploi sur cinq en France… » Je viens de trouver cette phrase sur le site web du Ministère de la fonction publique.
à Schtroumpf perplexe
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
16H21 | 02/05/2008 |
Absolument, vous avez tout à fait raison, je privilégie mon avantage personnel, si tant est que je puisse en trouver dans les services publics ce que je n'ai pas démontré en ce qui me concerne. Tout à fait.
Et en ce qui concerne les chiffres du ministère, je me fie à ceux que j'ai, 16 millions d'actifs en CDI dans le privé, 5 millions de fonctionnaires, 2 millions d'associatifs, tout le reste en précarité un peu partout, surtout nulle part.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De kk
star malgré elle | 17H11 | 02/05/2008 |
Et si les fonctionnaires étaient des gens qui travaillent, cotisent à différentes caisse (même au chômage depuis une trentaine d'années)
Si c'étaient des gens qui pour des salaires souvent bas soignaient les grands malades, s'occupaient de nos grands-parents, entretenaient nos routes, éduquaient nos enfants, assuraient notre sécurité et celle de l'état qui ne les aime guère, faisaient fonctionner la justice, assuraient l'entretien de nos communes,lavaient les corps des gens qui souffrent,faisaient fonctionner des transports en commun sur tout le territoire, travaillaient sans état d'âme dans les quartiers difficiles ….
Des gens qui accessoirement cotisent aussi pour les retraites
à kk
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
07H00 | 03/05/2008 |
Ce que vous exposez n'est pas contesté, le problème de fond est : faut-il qu'ils deviennent plus nombreux que la population qui permet le financement, donc l'existence des services publics pour qu'on s'en inquiète ?
Parce qu'enfin, le service public n'est pas gratuit, s'il l'était on pourrait ne pas appliquer de logique comptable aux effectifs. Mais le service public n'est plus gratuit. La santé notamment est devenu 65% payante, les cotisations que nous versons sont presque payées à perte.
A un moment, lorsque vous avez plus de services que de gens pouvant payer le service, comme dans une entreprise il faut commencer à dégraisser. Pure logique financière.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De François Doutriaux
Juriste et enseignant chercheur | 10H14 | 03/05/2008 |
Sauf que la gestion des services publics n'obéit pas, dans un pays qui fait partie des PPI, à une « pure logique finançière ».
Le service public n'a jamais été gratuit.
De fait, rien n'obéit à une pure logique finançière, et surtout pas le privé. Les 60 à 65 milliards de subventions et pertes de revenus pour l'étât du fait des seuls entreprises privées (pour 55 milliards d'IS…), lex multiples exonérations fiscales dont bénéficient les hauts revenus, les privatisations à vil prix pour le plus grand bénéfices de fortunes privées, l'absence totale de transparence des appels d'offre public qui font vivre nombre des fleurons de nos grandes entreprises, les modes de répartition des CIR (qui profitent essentiellement aux entreprises les plus vastes et les plus rentables (ex : Labo pharmaceutique), la réalité du taux d'imposition des sociétés privés (15% pour 86% des entreprises françaises, et non 33,33, un taux réel d'imposation (sur base comptable et non fiscale) qui est pour les trés grandes entreprises trés inférieur à cette même valeur (Quelques exemples en 2005 pour de grandes entreprises : BNP-Paribas : 25%, L'oréal : 23,1%, Sanofi-Aventis : 19,3%, Renault : 12,3%, Publicis : 9,2%…) : sont autant de démonstration du contraire.
Le probléme n'est pas d'avoir « plus de services que de gens pouvant payer le service », et un pays n'est pas une PME.
Le probléme est que les français sont globalement trés satisfaits de la qualtié de leur service public.
Pour changer cet état de fait, il faut réduire le personnel, diminuer les budgets, et pousser les citoyens a recourrir individuellement à des « solutions » privées : retraite par capitalisation pour compenser les retraites avec décôte du fait de l'allongement de la durée de cotisation, école privées (mais en grande partie finançées par l'étât) permettant d'éliminer les « éléménts indésirables » que le public ne peut par définition écarter, écoles supérieures (qui coûtent à l'étât entre 4 et 10 fois plus cher par étudiant qu'une faculté…alors même que les frais d'inscription y sont bien plus élevés), recours aux mutuelles privées pour compenser les déremboursements de frais de santé, etc…
Lorsque la qualité de service remarquable des services publics français (transport, police, santé, éducation, etc..) aura été suffisament dégradée, la population sera mûre pour un transfert vers le privé.
Pour le plus grand bénéfice des grandes entreprises, des hauts revenus et de tout ce que notre pays compte « d'élite ».
Que les privatisations se soldent presque systématiquement par une diminution de la qualité de service (ce d'autant plus dans notre pays, qui ne dispose pas des moyens de régulation du monde anglo-saxon (effectivité des contrôles en matière de fraude, class action, protection du consommateur en déliquescence…)) et une augmentation des coûts (les exemples, de l'eau à l'énergie en passant par les transports, les communications ou la santé, sont innombrables, en France comme ailleurs) n'est pas un facteur pertinent.
Que bon nombre de nos concitoyens, sur le modéle britannique ou américain, se retrouvent frappés de plein fouet par la paupérisation et l'exclusion du systéme, n'est pas davantage pertinent.
Les hauts revenus (10% supérieurs) ont bénéficié d'augmentation de ressources 2 (10%) à 9 (0,01%) fois plus rapides que l'essentiel (90%) de la population sur les 10 dernières années. DAns un systéme capitaliste, cette augmentation devrait, en %, être linéaire : +2% de 100 000 euros représente une augmentation de pouvoir d'achat bien plus importante que +2% de 10 000 euros.
Tel n'est pas le cas : en euros, les revenus des 0,01% de français les plus riches ont augmenté 850 fois plus que ceux de 90% de la population.
Depuis 1975, les salaires n'ont pas évolué (les augmentations ne font que compenser l'inflation) tandis que les revenus du capital ont progressé de plus de 350%.
« Rester le derrière assis dans son fauteuil en cuir pour gagner plus ».
Pour achever notre « modernisation » - ce retour vers la France des rentiers de la fin du XIX° siécle - il reste un énorme gâteaux à partager entre ces « élites » : le service public.
L'UMP s'y emploi avec une énergie et un succés admirables…
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De François Doutriaux
Juriste et enseignant chercheur | 10H29 | 03/05/2008 |
vous confondez fonctionnaires et salariés du public en contrat privé (donc salarié privé comme les autres), ce qui explique pourquoi vos chiffres sont erronés. Tout calcul de ce type par contrat est dépourvu de sens : pour avoir une vision exacte de la réalité, il faut intégrer la variable du temps partiel et décompter en équivalent temps plein.
Quant au financement de la protection sociale par la masse salariale du privé : entre 1980 et 2005, la part des cotisations salariales à quasi doublé (9,1% à 16,1%) tandis que celle des cotisations patronales diminuait (de 25,9% à 24,8%). Résultat : la part des salaires nets a reculé de 6% (65,1% à 59,1%).
Amusant, non ?