Un an après, la mobilisation pour les travailleurs sans-papiers souligne l'échec de l'immigration économique chère à Sarkozy.

Un cortège noir de monde s'est ébranlé de la place de la République, à Paris, en début d'après-midi, pour la manifestation rituelle du 1er mai. Pour la première fois cette année défilaient, en tête des cortèges de la CGT et de l'association « Droits devant ! ! “, des travailleurs sans-papiers. Des hommes pour la plupart.
Certains d'entre eux tiennent a bout de bras le menu du restaurant ‘Chez Papa’, une chaîne dont plusieurs dizaines de salariés se sont mis en grève, mi-avril, pour réclamer leur régularisation. Nous étions alors le 15 avril et, en quelques heures, la CGT et l'association Droits devant ! ! avaient mobilisé sous leur double houlette plusieurs centaines de salariés sans-papiers sur une quinzaine de piquets de grève. Ils scandent ‘Le cas par cas, on n'en veut pas’, en avançant d'un pas énergique tandis que l'encadrement de la CGT leur demande de ralentir l'allure.
La veille de la manifestation, mercredi, on apprenait que trois des quelque 900 dossiers soumis aux pouvoirs publics depuis le début de la grève en Ile-de-France, avaient été régularisés par la préfecture des Hauts-de-Seine. Régularisés ? Le jour où ils ont déposé leur dossier en préfecture une autorisation temporaire de circuler sur le territoire et de travailler leur avait été accordée pour deux semaines. Avant que ce délai n'arrive à échéance, ils ont donc reçu un titre de séjour de trois mois, qui devra être suivi par une autorisation d'un an.
Du côté du gouvernement, on mulitiplie les signes de fermeté depuis le début du mouvement de grève, mi-avril. Non sans peine : ces premières régularisations, qui devraient être suivies par d'autres ‘au cas par cas’, fissurent le discours de fermeté manifesté depuis l'élection présidentielle par la majorité. La politique de quotas mise en place par le gouvernement était censée suffire à répondre aux besoins exprimés en France. La mobilisation du patronat en mal de main d'oeuvre démontre son inefficacité.
Ces régularisations ne sont pas ‘une grande première’, comme cela a pu être dit : bien que de moindre ampleur, d'autres grèves avaient déjà débouché sur des régularisations au cas par cas, comme par exemple au restaurant de l'avenue de la Grande Armée. Mais ces revendications, assorties d'une mobilisation sans précédent du milieu patronal, mettent à rude épreuve la stratégie que le gouvernement s'efforçait de valoriser sur le front de l'immigration. Officiellement, la France refuse en effet ‘toute régularisation massive’ des travailleurs sans-papiers, y compris pour ceux qui payent cotisations salariales et impôts, parce que cela concourrait à ‘légitimer le travail clandestin’.
La lutte contre le travail au noir en berne
Sur le terrain, on s'interroge sur la réelle motivation des pouvoirs publics à lutter contre le travail au noir. Lorsqu'après avoir été arrêté, un sans-papiers en rétention affirme travailler, que son employeur lui doit encore de l'argent et qu'il l'employait au noir, l'ANAEM (ex-OMI, qui dépend de l'Etat, et est la seule, avec la Cimade, présente en rétention) consigne toutes ces données et promet au retenu que tout sera fait pour contacter cet employeur. Cette salariée de l'ANAEM confie pourtant anonymement :
‘Une grande majorité des retenus que je reçois travaille. Je dirais environ 80%, même si nous n'avons pas vraiment de statistiques solides. Un sur deux environ a été spolié. On leur promet de tout faire pour eux mais on n'a rien pour le faire. Si l'employeur nie l'avoir embauché, notre intervention s'arrête très vite.Il est très rare de réussir à convaincre le patron de se déplacer pour payer son dû au sans-papiers. Parfois, il faut négocier une somme d'argent qu'il serait prêt à concéder. Moi, je croyais qu'il y avait des gens dont c'était le métier, de s'occuper du travail clandestin. Nous, avec nos fiches, c'est n'importe quoi, il n'y aucun signalement, aucune transmission.’
L'encouragement pour le travail au noir n'est pas la seul argument invoqué par le gouvernement contre une vaste régularisation des travailleurs clandestins. Nicolas Sarkozy le rappelait le soir de son intervention télévisée, fin avril : ‘Il y a 22% de chômeurs chez les travailleurs immigrés en situation régulière.’ En clair : à ces étrangers-là la priorité si les Français ne veulent pas de certains emplois, comme l'a dit le président de la République.
Les patrons mobilisés : le signe de l'impasse
La nouveauté du vaste mouvement de grève démarré mi-avril en Ile-de-France est le soutien sans précédent apporté par le patronat, qui affirme manquer de main d'oeuvre malgré un taux de chômage chez les étrangers presque trois fois plus élevé que la moyenne. Certains se sont même largement mobilisés pour réclamer la régularisation de leurs salariés sans papiers. Même les puissants syndicats des professionnels de l'hôtellerie-restauration, l'Umih et la Synhorcat (respectivement 80 000 et 20000 adhérents), ont réclamé un changement de traitement. D'autres, souvent issus de petites PME, ont carrément créé un réseau.
L'article 40 de la loi du 20 novembre 2007 (dite ‘loi Horetefeux’) et une circulaire du 7 janvier 2008 encadrent la possibilité de régularisation sur demande de l'employeur. A condition que le salarié bénéficie d'un contrat d'un an minimum et qu'il relève d'un des secteurs dits ‘en tension’. Ce sont les fameux quotas introduits par le législateur à l'automne dernier, et dont nous vous fournissions alors la liste.
Au total, 152 métiers traversés par des difficultés de recrutement sont accessibles aux ressortissants des nouveaux pays membres de l'Union européenne. Il s'agit en fait de métiers peu qualifiés. A l'inverse de l'autre classement, de 30 métiers celui-là, accessible aux seuls immigrés issus des pays du Sud, qui concernait des professions à forte valeur ajoutée connaissant une pénurie de main d'oeuvre.
Un classement conçu comme la clef de voûte de l'immigration de travail tant valorisée par le candidat Sarkozy. Lequel a placé la barre haut en la matière : il s'est engagé à faire passer de 7% au moment de son élection à 50% la part de l'immigration économique dans l'immigration totale. Et donc à faire reculer l'immigration familiale.
Le ministère refuse de communiquer
Accumulant les retards mais annoncée pour cette année, la carte compétences et talents et des accords bilatéraux doivent compléter le dispositif de cette immigration choisie. Or, depuis la mobilisation autour de la régularisation des travailleurs sans-papiers -populaire dans l'opinion-, le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale hésite à communiquer. Depuis une semaine, une bonne quinzaine d'appels sont restés lettre morte.
Combien de cartes compétences et talents ont-elles été distribuées ? Combien de titre de séjour ont-ils été accordés au titre de l'article 40 et des secteurs en tension depuis l'entrée en vigueur de la loi, le 7 janvier ? Quelle est l'origine géographique des titulaires de ces nouveaux permis de travail ? Combien d'étudiants diplômés des universités et des écoles françaises sont autorisés à rester sur le territoire après leurs études ? Pas de réponse : le conseiller ne m'a jamais rappelée.
Les quotas sont contreproductifs
Pour le chercheur Patrick Weil, spécialiste de l'immigration, ‘les quotas sont même carrément contre-productifs’ dans la mesure où il n'appartient pas à l'Etat de faire le tri. Il s'étonne de voir qu'un gouvernement d'inspiration libérale s'immiscer ainsi dans le recrutement des entreprises privées (voir la vidéo) :
Pour Patrick Weil, l'immigration de travail doit au contraire s'écrire autrement et privilégier la souplesse. Le chercheur milite ainsi pour un ‘permis à l'aller et retour’ qui permettrait d'introduire de la fluidité dans la politique migratoire, en proposant par exemple à certains candidats à l'immigration de venir à plusieurs reprises en France travailler… pour mieux repartir dans leur pays.
Un des gros atouts de ce dispositif consistant, pour les métiers à forte valeur ajoutée, à ne pas organiser de fuite des cerveaux des pays en voie de développement en n'acceptant plus à nos frontières que les seuls candidats bardés de diplômes : (voir la vidéo)





















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à siegfried
De Bebert Cassandre
18H42 | 01/05/2008 |
@Siegfried
Il ne faut pas en vouloir à Vincicom. Il n'a pas tout compris. Pendant longtemps il a écouté les discours de Monsieur Le Pen, puis ceux de Monsieur Sarkozy, ces discours qui vilipendaient le « sans papier » et le chargeait de tous les maux. Sans doute Monsieur Vincicom est un de ces sots qui s'ignorent. Ils sont légion… 53% selon les dernières estimations de mai 2007. Si on lui dit que ces « sans papiers » sont nécessaires sinon indispensables à l'économie française et européenne, il va tomber de sa chaise. Si vous lui dîtes que le fait de virer tous ces « sans papier » créerait un séisme économique sans précédent, il demandera à ce qu'on vous interne. Demain, que tous les « sans papier » de France et de Navarre s'arrête de bosser et grand nombre d'entreprise du bâtiment, de nettoyage, de restauration et j'en passe, mettront la clef sous la porte. Le « sans papier » est ce travailleur pauvre qui se cache, qui se satisfait du salaire qu'on lui sert et qui ferme sa gueule. Dans la patrie des « droits de l'homme » ces gens n'ont aucun droit. C'est si vrai que ce ne sont pas des hommes, seulement des « sans papier ». Je crains Monsieur Siegfried que les cachets que vous préconisez n'y suffise pas. Peut-être si on l'obligeait à fumer un pétard, ou deux, ou plus si nécessaire…
Si nos hommes politiques avaient plus de courage il expliqueraient à ce Monsieur Vincicom et à tous les Vincicom de France que l'immigration est une chance pour la France, fût elle clandestine. Mais bon, ce n'est pas demain la veille, peut-être que parce que eux aussi, quelque part sont des Vincicom qui s'ignorent.
à Bebert Cassandre
De vincicom
Responsable "informatique" dans une... | 14H32 | 02/05/2008 |
Je dit juste que si on veux entrer dans un pays, il faut le faire légalement ! Sinon c'est la porte ouverte à toutes les dérives avec comme passe-droit : « c'est pour mieux vivre » !
Quand en France on a des chomeurs, des chomeurs radiés, des jeunes qui sortent de l'école et qui cherchent dfu boulot et qu'on leur propose un « 40h par semaine minimum, conditions difficiles pour un smic, sans prime ni avantages en nature », votre solution c'est de faire venir des immigrés ? ? ? ! ! !
Moi ma solution serait d'améliorer le salaire et d'améliorer les conditions de travail. On va pas me dire que les gens preferent etre au chomage parce que la couleur de la blouse ne leur plait pas ! Faut pas deconner non plus !
Mais le probleme, c'est qu'a cause de gens comme vous qui voulait de l'immigration pour nous « sauver », et bien les patrons en profitent : ils mettent en concurrence le français à 2000€/mois et l'immigré à 900€ par mois, et economiquement c'est l'immigré corvéable et payé un minimum qui va etre pris !
à vincicom
De Adarshini
Idéaliste | 17H38 | 02/05/2008 |
Rassurez-vous : quand la France sera « nettoyée » de ses sans-papiers, on vous proposera encore, le minimum, et les patrons en profiteront toujours…
Mais la France ne sera jamais « débarrassée » de ses sans-papiers, puisque c'est un argument électoral qu'il faut préserver pour le peuple docile qui vote sans lire les programmes. C'est pour ça qu'on pose des quotas (pour faire plaisir au peuple et montrer des résultats chiffrés), et c'est pour ça qu'on expulse (en le criant dans les médias, comme ce matin) des roumains (européens, donc) : parce que sitôt arrivés à la frontière, ils font tamponner leur papier et ils reviennent ! ainsi, l'argument électoral est préservé, et on a toujours des boucs émissaires.
Quant aux salaires bas, ils le resteront ! … parce qu'il est tellement plus facile de tenir un peuple à carreau quand il est pauvre, avide de consommation, et mieux… endetté ! (vive la maison à 1€ par jour ! - crédit sur 40 ans - youpi ! ) Et si en plus, on l'abrutit au travail en lui faisant croire que c'est un « droit » de trimer plus pour gagner des miettes de pain…
Ah la la…
De skalpa
actif et militant ? | 18H19 | 01/05/2008 |
Et si on parlait d'émigration…
Une offre d'emploi d'informaticien(ne) bac+2 exigé pour 160€ à Pondichéry, ça vous dit ?
L'anpe pense à vous

Plus d'infos ?
http://kprodukt.blogspot.com/2008/05/mais-mai.html
à skalpa
De Adarshini
Idéaliste | 17H50 | 02/05/2008 |
Bah… ne sois pas bégueule Skalpa ! c'est un CDI ! ! … en plus, c'est un 40H par semaine (tout le monde il dit que les 35 heures c'est has been…)
En plus, les 10000 roupies, sans convertir on peut croire que t'es riche…
De hgo04
Citoyen Lambda | 18H47 | 01/05/2008 |
» »« Un cortège noir de monde….. » avec cette photo ? ? ? vous auriez pu éviter, vous allez avoir un trophée pour humour noir… ! ! !
Bon.. ces petits jeux de mots à part… Qu'un immigré clandestin travaille en france… bah… moi ce n'est pas cela qui me choque.. On sait qu'ils viennent pour travailler et envoyer une partie de leur salaire dans leur famille… OK.. (je ne parle pas de ceux qui viennent pour autre chose…)
Non, moi ce qui me choque, c'est la partie d'immigrés avec papiers qui ne travaillent pas.. Ils sont dans ce pays pour les mêmes raisons.. Alors pourquoi ne travaillent ils pas ? ? , ou devrais je demander pourquoi on ne les embauche pas ? ? ?
Moi, ce qui me choque, ce sont ces « patrons » au grand coeur… J'en verserai une larme, dis donc… C'est vrai quoi.. Ils embauchent des gens dont la situation est tout de même critique… sans papier, c'est à dire sans protection.. que ce soit social, judiciaire, et même syndical… Quelles mânes pour un patron..
« Dis donc, maoumbé, si t'es pas à l'heure… t'as compris ? ? ? …. »
Et maoumbé vient même avec une demi heure d'avance et part avec une demi heure en retard non payée, bien sur…
Ho, j'entends déjà certains patrons se défendre : mais on savait pas ! ! ! mais on n'abusait pas ! ! ! mais.. mais.. mais.. ! ! !
Quelle belle hypocrisie tout de même… Oh Ils ne savaient pas que maoumbé était illégalement sur le territoire français.. Il le payaient, il le déclaraient… bref.. jamais ils ne se seraient doutés…
Eh bien le fait d'embaucher un clandestin est interdit par la loi… Que ces clandestins ne soient pas punis, que voulez vous… ils travaillaient au moins.. mais les patrons.. la ! ! !
Un jugement, une condamnation voila ce qui devrait arriver… On ne peut reprocher des gens qui crèvent la dalle de tenter leur chance en ce pays.. Mais par contre, les employeurs, les logeurs, et ceux qui fournissent des aides pour que ces gens se retrouvent entre les mains de personnes pas toujours recommandables, ceux la… je ne leur trouve aucune excuse…
Je crois plutot qu'une faille dans nos lois si abondantes mais combien « fragiles » a été découverte, et tant que cette faille existe, nous allons voir apparaitre des travailleurs immigrés de tous les côtés avec des patrons toujours aussi naïfs : « “on savait pas…..”
Avec une condamnation aux fesses, avec du sursis sur leurs têtes, et vous verrez s'ils ne sauront plus…
Taper sur les immigrés ne sert à rien. Le quota de départ ou de reconduite, ne sert à rien si ce n'est donner un chiffre..
Frapper fort sur les patrons, sur les logeurs sur les “passeurs” (français ou autres) et vous verrez que la situation s'apaisera…
Ou alors, carrément, à chaque “légalisation” d'un immigré sans papier mais avec un travail, on demande à ce qu'un immigré avec papier mais sans travail quitte le territoire national.. Mais la, serait ce juste ? ?
à hgo04
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H51 | 01/05/2008 |
j'avais repéré le cortège noir de monde…
Chloé aurait pu nous faire comme chez Julien Lepers « La Mer noire ». Ben non. tout de même !
à hgo04
De G.
08H44 | 03/05/2008 |
« Mais la, serait ce juste ? ? »
Il est des questions un peu trop cyniques pour être posées. Comment peut-on imaginer une double peine pour les travailleurs d'origine étrangère ? Discriminés à l'embauche, vous risquez en plus d'être renvoyés dans le pays que vous avez fuit !
Ce permis « d'aller-retour » semble la meilleure réponse posée au problème du co-développement. Nos frontières sont ouvertes pour les capitaux, elles doivent l'être également pour le travail. Ainsi, petit à petit, on peut imaginer que travail et capital s'accordent pour organiser la vie en société au bénéfice du plus grand nombre.
C'est heureux que la France attire encore quelques immigrés, ça veut peut-être dire que sa société fonctionne tant bien que mal !
Economiquement, l'immigration n'est pas à mettre en rapport avec le chômage national (discours populiste de l'extrême droite) mais plutôt avec l'exploitation française de ressources internationales. Si l'on veut imaginer des décomptes sordides, on dirait plutôt : pour un baril de brut puisé par Elf au Gabon, ou 100 mètres de gazoduc Total en Birmanie, une régularisation !
Nous avons tous peur de l'étrange étranger, mais finalement le plus effrayant, n'est-ce pas cet étranger que l'on reconnaît dans son propre frère ?
De Le Yéti
yetiblog.org | 07H13 | 02/05/2008 |
LES HORDES AFFAMÉES
Dans le dernier Politis, Bernard Langlois cite une déclaration du père de l'écologie, René Dumont, faite il y a une trentaine d'années à New-York, devant l'assistance médusée d'une quinzaine de grands pontes de la Banque Mondiale :
« Vous pouvez commencer à étudier sérieusement l'emplacement, sur les ponts du Potomac, des nids de mitrailleuses et des tanks qui devront arrêter le déferlement des hordes affamées… »
Les « hordes affamées » sont maintenant à nos portes. Nous n'avons pas encore les mitrailleuses et les tanks. Mais nous avons déjà les quotas, et puis des murs (celui que les Américains dressent à la frontière du Mexique), et puis des centres de rétention (comme nous en avions en son temps avec le camp de Drancy ou le Vél'd'Hiv), des préfets zélés (nous avions Papon) et des forces de l'ordre aux ordres… En attendant « mieux » ?
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H58 | 01/05/2008 |
@ guérart,
avec une maman ashkénaze, on est et on naît nécessairement sémite. si le petit homme a fait un baptème et une communion au lieu d'une circoncision et une bar-mitzvah, je ne sais si c'est son choix ou celui de sa maman.
illettré, il l'a été au moins deux ans : le petit Nicolas a passé deux fois sa sixième à Chaptal dans des conditions catastrophiques (j'ai eu l'occasion, voici une quinzaine d'années, de regarder les archives). le reste est dans le privé.
que Levallois-P. soit totalement balkanysé, c'est le principe de la prime à la casserole. nous avons bien au gouvernement une Secrétaire d'Etat à la Famille qui a fini 3e aux élections.
pour le reste, je te laisse maître/mettre et à l'appréciation de M. Princen.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De ClaireChar
10H42 | 02/05/2008 |
Sous pretexte de critiquer Sarkozy tout est acceptable si je comprends bien ?
un anti sémitisme primaire ça passe tranquille parce que c'est pour critiquer sarko c'est ça ?
j'adhère pas trop non
De blablablaetblablabli
patati et patata | 19H07 | 01/05/2008 |
dans le batiment ya beaucoup d'intérimaires pourquoi ? parce-queils gagnent 2000 euros par mois congés payées-heures sup-trajet-prime de précaritée alors que le salarié il est a 1300 euros par mois tout simplement. alors quand ces chef d'entreprise disent qu'ils savaient rien de leur employés pour cause de faux papiers, c'est trés simple a le savoire on télphonne a la préfecture de police et on est vite fixé donc ils mentent, c'est tout benéf pour eux et en plus ils n« ont pas de problème comme avec une autre personne réglo, le sans papier ferme sa gueule il en font ce qu'ils veulent . la vérité c'est qu'ils ne veulent pas monter les salaires.
De Beeks
19H36 | 01/05/2008 |
pourquoi les quotas ne marchent pas ? parce qu'ils n'ont pas de jambes.
De Phil2922
Retraite invalidité | 19H43 | 01/05/2008 |
On s'en fout d'avoir des papiers ou pas, ce qu'on veut c'est un monde sans frontières où l'économie doit être au service de l'homme et non le contraire. Là ce n'est pas sûr de voir les patrons apporter leur soutien… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 19H46 | 01/05/2008 |
Pourquoi les quotas ne marchent pas ? Mais c'est tres simple , c'est parce qu'ABSOLUMENT RIEN ne marche avec Sarkozy ..
La France est maintenant dans un état de sidération et de démoralisation indescriptible , même les sondages et le Figaro sont obligés de le reconnaitre
« Selon le baromètre TNS-Sofres de mai, 92% des sondés estiment que les mesures du gouvernement contre la hausse des prix se révèlent inefficaces ».
92 % ! ! ! !
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/30/01002-20080430ARTFIG00671-l-…
à Numerosix
De hgo04
Citoyen Lambda | 20H50 | 01/05/2008 |
dites donc.. Vous ne trouvez pas bizarre ? ? ? des sondages à la pelle ? ? ? je n'en ai jamais vu autant.. à croire que… Combien ça vaut un sondage ? ? qui les paie ? ? ?
à hgo04
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 12H49 | 02/05/2008 |
b jour, c'est le contribuable français qui paie les sondages bidonnés ou pas. (de façon indirect le paiement).by
à lilialbazar
De oomu
13H22 | 02/05/2008 |
pratique
vous ne croyez pas à ce sondage
et moi je ne crois pas à 100% des sondages « opinion way »
chacun son truc.
C'est génial le commerce non ? on a chacun des sondages à la carte. Selon nos goûts.
bref. 92% !
C'est sondage record.
De ysengrimus
19H58 | 01/05/2008 |
Toutes ces tentatives à peine voilées de monter les travailleurs non-immigrés contre les travailleurs immigrés par tous ces jeux de trucages de quotas et de bisbille ne riment à rien. Le racisme est fondamentalement une doctrine foutue, et voici pourquoi…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/01/la-fin-historique-du-racisme/
Paul Laurendeau
De pedro66
informaticien bon à rien | 19H58 | 01/05/2008 |
Pourquoi Berlusconi este revenu au pouvoir ? ? ? ?
Pourquoi Rome est passée à droite sur le sujet de la sécurité et de l'immigration ….
Les Italiens en ont marre d'être envahis, en France le irresponsables qui défendent les clandestins font le lit de Jean-Marie.
Grâce à vous, il pourrait bien finir président de la république avant de mourir ….
Vous vous battez contre les conséquences, mais jamais vous ne vous attaquez aux causes .
à pedro66
De hgo04
Citoyen Lambda | 20H58 | 01/05/2008 |
Un peu mal explicite, mais il est vrai que plutot que de dire : venez chez nous on va nous nourrir etc.. il faudrait mieux leur dire : on va vous aider à développer chez vous, ce qui est nécessaire pour que vous ayez une vie meilleure et digne…
Mais évidemment, pour les illuminés, la première solution est la plus facile, et en plus ils ont la reconnaissance éternelle du pauvre bougre qu'ils donnent en patée aux « patrons » si attendrissants, mais bien réalistes quant au bas cout de cette main d'oeuvre…
A méditer, peut être…
à hgo04
De Thi0u
Etudiant en Statistiques et Traitem... | 22H13 | 01/05/2008 |
C'est surtout la peur de voir de nouveau pays émerger, et venir nous concurrencer je pense.
à hgo04
De ClaireChar
10H47 | 02/05/2008 |
Je suis pas très à l'aise avec ces discours.
Nous n'avons pas de leçons à donner à qui que ce soit, si certains travailleurs immigrés décident de quitter leur pays et de vivre ailleurs, de quel droit allons nous leur expliquer que ca serait tellement mieux de les aider à développer leur pauys !
ils en ont peut être rien à foutre de leur pays
Est ce qu'on va dire aux français qui travaillent à Londres : « vous devriez rentrer chez vous et aider votre pays »
Je trouve ce paternalisme insupportable il faut rompre avec cette logique.
Régularisons tous les sans papiers qui ont un boulot fixe et stable, renvoyons ceux qui ont commis des infractions, et pour les autres ceux qui ne trouvent pas de travail, faisons du cas par cas en fonction de la situation familiale mais arrétons avec ce discours : « on va vous aider à développer votre pays »
à ClaireChar
De Amazone
12H16 | 02/05/2008 |
Pourtant c'est ce que la communauté internationale devrait faire : aider les pays sous-développés à développer leur économie.
Mais pourquoi ne le font-ils pas ? Parce que l'immigration de travail favorise la dérèglementation du travail (sociale et économique), et donc maintient les salaires à un bas niveau dans les pays développés. CQFD.
à ClaireChar
De oomu
13H32 | 02/05/2008 |
Clairechar, je suis pleinement d'accord avec vous.
Osons dire aux français de Londres ce qu'est la Vraie Vie :
« mais enfin ! Allez aider Votre pays ! on ne veut pas que vous veniez aider le Royaume Unis avec vos idées, vos talents et cultures, nous voulons que vous aidiez la FRance, on aime la France nous. »
« - mais je veux vivre à Londres, j'aime la ville, mon travail y est intéressant et je m'y suis trouvée une belle situation que je n'avais pas à Poitier »
« -raison de plus mon brave monsieur ! votre dynamisme et ambition que j'aime énormément ferait un bien fou à Poitiers qui en manque terriblement »
« - je veux être anglais »
« -mais enfin , comment seriez vous à la hauteur d'un natif anglais ? Il y a le risque de discrimination, pas tous les anglais sont gentils comme moi, et puis je n'ai pas envie de piller la France. Non non , vous seriez bien plus heureux à Poitiers, parmi les votre »
« - ils ne sont pas mes “votre” ! je suis juste né là bas, Je ne les connais pas. juste 3 potes et mon oncle ! Ma vie est à Londres »
« - Vous êtes comme déraciné de votre Terre et cela me fait de la peine, je veux vous aider à retrouver vos racines. Retournez en France. Le Royaume-unis n'est pas votre Terre, Elle ne pourra pas vous apporter le bonheur tant mérité. Retournez Retournez pour le bien de tous. Ne voyez vous pas la grande compassion que je vous donne ? J'aurais pu me moquer de votre vie, mais bien au contraire je l'ai totalement à coeur ! »
« - Je vous en remercie, mais je ne vous ai rien demandé, je suis adule et capable de me débrouiller »
« - je ne fais que vous sauver de vous même : Retournez où vous serez heureux, Partez du Royaume Unis, partez. »
Oui, il faut sauver le petit français de ses égarements. Il doit retourner au Pays pour le batir et le rendre Meilleur. Petit Français, nous savons ce qui est bon pour toi. Pars petit français, Pars. Retourne à ton pays. TON pays, pas le NOTRE. On aimerait t'avoir avec nous, crois moi, mais on veut que tu sois ailleurs.
Pars petit français.
à oomu
De Amazone
13H55 | 02/05/2008 |
Comparer l'immigration, dans les pays riches, en provenance des pays développés avec celle provenant des pays pauvres est malhonnête intellectuellement. Le niveau de vie n'est pas comparable, vous le savez parfaitement, comme vous savez qu'un travailleur immigré pauvre va accepter plus facilement un emploi payé une misère chez nous alors qu'en temps normal ce travail n'aurait pas été pourvu.
Bref, ce n'est pas avec votre argumentation fallacieuse que l'on peut discuter sainement.
à ClaireChar
De oomu
13H32 | 02/05/2008 |
Clairechar, je suis pleinement d'accord avec vous.
Osons dire aux français de Londres ce qu'est la Vraie Vie :
« mais enfin ! Allez aider Votre pays ! on ne veut pas que vous veniez aider le Royaume Unis avec vos idées, vos talents et cultures, nous voulons que vous aidiez la FRance, on aime la France nous. »
« - mais je veux vivre à Londres, j'aime la ville, mon travail y est intéressant et je m'y suis trouvée une belle situation que je n'avais pas à Poitier »
« -raison de plus mon brave monsieur ! votre dynamisme et ambition que j'aime énormément ferait un bien fou à Poitiers qui en manque terriblement »
« - je veux être anglais »
« -mais enfin , comment seriez vous à la hauteur d'un natif anglais ? Il y a le risque de discrimination, pas tous les anglais sont gentils comme moi, et puis je n'ai pas envie de piller la France. Non non , vous seriez bien plus heureux à Poitiers, parmi les votre »
« - ils ne sont pas mes “votre” ! je suis juste né là bas, Je ne les connais pas. juste 3 potes et mon oncle ! Ma vie est à Londres »
« - Vous êtes comme déraciné de votre Terre et cela me fait de la peine, je veux vous aider à retrouver vos racines. Retournez en France. Le Royaume-unis n'est pas votre Terre, Elle ne pourra pas vous apporter le bonheur tant mérité. Retournez Retournez pour le bien de tous. Ne voyez vous pas la grande compassion que je vous donne ? J'aurais pu me moquer de votre vie, mais bien au contraire je l'ai totalement à coeur ! »
« - Je vous en remercie, mais je ne vous ai rien demandé, je suis adule et capable de me débrouiller »
« - je ne fais que vous sauver de vous même : Retournez où vous serez heureux, Partez du Royaume Unis, partez. »
Oui, il faut sauver le petit français de ses égarements. Il doit retourner au Pays pour le batir et le rendre Meilleur. Petit Français, nous savons ce qui est bon pour toi. Pars petit français, Pars. Retourne à ton pays. TON pays, pas le NOTRE. On aimerait t'avoir avec nous, crois moi, mais on veut que tu sois ailleurs.
Pars petit français.
De Cosette
( délinquante amoureuse) | 19H59 | 01/05/2008 |
il est temps de se rendre compte (enfin) que ces sans-papiers existent, travaillent, cotisent, payent leurs impôts, etc…
Pourquoi n'auraient-ils pas le droit d'être régularisés ?
Ils ne prennent la place de personne.
Ils y a des patrons qui se battent pour les garder, pourquoi ? parcequ'ils ne trouvent personne de qualifiés.
Et ils sont bien payés,(vu et lu dans tous les journaux).
Bien sur il y a des patrons voyous,ceux-là doivent être sanctionnés.
Alors pour ceux qui veulent les voir rentrer chez eux :
mettez (certains) français au boulot et à leurs places et vous allez voir si ils ont envie de se lever le matin !
Qu'on laisse ces gens là en paix, et qu'on arrête de dire que l'étranger est la cause de tous nos maux, c'est tellement facile…
à Cosette
De hgo04
Citoyen Lambda | 21H06 | 01/05/2008 |
» »« parcequ'ils ne trouvent personne de qualifiés. » » »
Pour faire la plonge ou servir à table ? ? ?
Allons..
Ils sont bien payés ? ? oui, mais à quel taux horaire ? ? vous avez vu leurs fiches de salaires ? ? ?
Ce que j'espère, c'est que suite à leurs régularisations, que je ne conteste pas puisqu'ils ont un job, ils demandent une augmentation… aprés tout… et je souhaite que les patrons soient dans l'obligation de les garder… Combien vont se retrouver au chomage dans quelques temps ? ? ?
Imaginez un patron mal intentionné, qui sent la bonne affaire : j'embauche trois clandestins pendant quelques temps, à un salaire défiant toute concurrence et surtout une certaine docilité des employés et en contrepartie je leur fournit légalement des « papiers »… ensuite je les vire et j'en prends d'autres.. et ainsi de suite.. Résultat ? ? des employés trés dociles puisqu'ils savent qu'au bout d'un certains temps, ils seront légalisés…
Un passeur fait payer un trajet… pourquoi pas des papiers contre un travail docile ? ? ?
Bon, c'est une fiction, bien sur… quoique…. brrrr j'en ai des frissons dans le dos.. En plus, ils passent pour des héros ? ? ? enfin, je ne pense pas qu'ils soient comme cela, et vous ? ? ?
à hgo04
De Cosette
( délinquante amoureuse) | 21H26 | 01/05/2008 |
@ hgo04
J'ai dit que certains sont correctement payés par rapport à d'autres.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/26/ces-patrons-qui-soutien…