Un documentaire de France3 défend la thèse de l'assassinat de l'ex-Premier ministre. Un livre s'attaque à cette rumeur tenace.

Les amateurs de théories du complot peuvent se réjouir : France3 s'apprête à diffuser, le 3 mai, un documentaire suggérant que Pierre Bérégovoy ne s'est pas donné la mort, mais a été assassiné. Aux antipodes, donc, d'un autre documentaire récemment diffusé par France2 dans le cadre de l'émission Un jour, un destin, et qui s'employait à mettre en lambeaux la thèse du meurtre.
Selon la version officielle, admise par la plupart des médias et des proches de l'ancien Premier ministre, ce dernier s'est tiré une balle dans la tête au bord d'un canal nivernais, il y a quinze ans jour pour jour, un mois après l'échec de la gauche aux élections législatives de mars 1993.
Mais les hypothèse d'une conspiration n'ont jamais cessé de circuler depuis le drame. L'une d'entre elle évoque par exemple » deux plongeurs » qui auraient attendu Béré dans l'eau du canal… Une équipe, a affirmé un ancien commissaire des RG en 2001, le suivait pas à pas…
« Pierre Bérégovoy s'est suicidé » « Ah ? Il est déjà 18 heures ? “
Le documentaire de France3, signé Francis Gillery, épouse franchement la thèse d'un assassinat. Dans la version que nous avons visionnée, il débute même par une scène, façon docu-fiction, assez brutale. Un huissier frappe à une porte, dans le silence d'un palais de la République : ” Monsieur, excusez moi de vous déranger, mais Pierre Bérégovoy s'est suicidé. » L'autre personnage (invisible) répond : » Ah ? Il est déjà 18 heures ? » Cette introduction accusait trop clairement François Mitterrand d'avoir trempé dans un assassinat : la chaîne publique a demandé qu'elle soit coupée ; Gillery a accepté.
La première partie du documentaire campe le portrait de Pierre Bérégovoy en » monsieur propre » . L'homme intègre qui aurait, la mort dans l'âme, accepté de fermer les yeux sur de très nombreux scandales (Urba, les frégates, Magny Cours, les écoutes…), et qui, donc, en savait trop. Seconde partie : une énumération des » faits troublants » liés à sa disparition : le rapport d'autopsie n'a jamais été communiqué à la famille, aucune expertise balistique n'a été effectuée, la position étrange du corps, l'arme (un 357 Magnum) qui ne colle pas avec la blessure, les témoignages » fantaisistes » du chauffeur et du garde du corps, etc. Sans parler de certains témoins qui attestent que Pierre Bérégovoy n'était pas dépressif, mais songeait au contraire à se lancer dans la course de la présidentielle. Le tout est accompagné d'une musique de film d'horreur (coups d'archets de violons suraigus et dissonnants), et d'insinuations sur le rôle qu'auraient pu jouer dans l'affaire François Mitterrand ou son âme damnée Michel Charrasse.
Autant dire que cette émission hérisse par avance les proches de l'ancien Premier ministre : » Encore une théorie fumeuse ? C'est hallucinant ! « , me déclare Vincent Sol, gendre de Béré, qui avait sa confiance :
“Qu'est-ce qu'ils s'imaginent, que le garde du corps était complice ? Si vous aviez vu son état de détresse après la mort de mon beau père ! A l'exception de son épouse [Gilberte, décédée en 2001, ndlr], tous ceux qui l'entouraient juste avant sa mort sont convaincus qu'il s'est bien suicidé, ils n'ont pas l'ombre d'un doute ! ”
“Avant sa mort, Pierre Bérégovoy m'a remis deux lettres”
Dans le documentaire de Gillery, l'ancien commissaire des RG Hubert Marty
Vrayance parle d'une » équipe » qui était chargée de suivre Béré
(mais Gillery ne précise pas que ce témoin, croit aussi à d'autres complots et qu'il est considéré comme un mythomane par son ancienne hierarchie).
A la fin du documentaire, un autre témoin, Pascal Mornac, musicien bourbonnais, affirme avoir rencontré aux abords du lieu du drame, AVANT l'arrivée du garde du corps et du chauffeur, mais après les coups de feu, une très hichckokienne petite dame « de type XVIe arrondissement » et deux mastards au crâne rasé engoncés dans des costumes, qui lui ont demandé de vider les lieux. Question : pourquoi Mornac a-t-il gardé ce lourd secret pendant quinze ans ? Il n'a pas souhaité nous répondre.
Sur plusieurs de ces » faits troublants » et de ces » zones d'ombre » , un livre apporte pourtant des réponses. » Bérégovoy, le dernier secret » est une enquête rédigée par un journaliste du Monde, Jacques Follorou. Le livre regorge d'anecdotes tendant à tordre le cou à l'idée selon laquelle Bérégovoy était, en avril 1993, » un battant prêt à se relancer dans d'autres batailles » . Oui, Béré a vécu une descente aux enfers, oui, il était un homme brisé par l'affaire Pelat (affairiste qui lui avait prêté un million de francs pour l'aider à l'achat d'un appartement) et épuisé par l'échec aux municipales, qu'il se reprochait. Jacques Follorou apporte également un témoignage capital, celui du gendre de Pierre Bérégovoy, l'avocat Vincent Sol :
» Plusieurs semaines avant sa mort, mon beau père, Pierre Bérégovoy, m'a remis deux lettres. La première m'était adressée, je l'ai ouverte, il me demandait de m'occuper de sa famille après sa mort. La seconde était au nom de François Mitterrand. On ne l'a pas ouverte, mais il devait lui annoncer la même chose qu'à moi ; sa volonté de disparaître. Je lui ai dit que vraiment il ne pouvait envoyer une telle lettre au chef de l'Etat, alors on l'a déchirée. »
Sol nous a confirmé cette anecdote. Hélas, il n'a pas gardé la lettre : « Quand il me l'a remise, j'étais furieux, je l'ai déchirée et jetée devant lui », nous raconte-t-il.
Follorou, enfin, affirme avoir eu, lui, accès au dossier judiciaire. Il restitue les éléments de l'enquête sur les causes de la mort du socialiste.
Il balaye par exemple la rumeur selon laquelle Bérégovoy serait mort après avoir reçu deux balles dans le corps. L'autopsie a eu lieu à l'institut médico-légal de Paris, au lendemain du drame qui, à l'époque, soulève une immense émotion en France. » Le tir est à bout touchant » conclut le texte cité par notre confrère, » il n'y a pas d'autres lésions violentes » . Bérégovoy est donc bien mort d'une seule balle tirée dans la tempe droite et ressortie par le front gauche. Des traces de poudre sont retrouvées sur sa main droite et sur sa chemise. C'est la même poudre que celle de l'arme trouvée à côté de son corps. Ce n'est pas tout : l'analyse toxicologique révèle l'absorbtion d'antidépresseurs les deux jours précédent le suicide.
L'énigme du « carnet noir »
Reste l'énigme du » carnet noir » dans lequel Bérégovoy prenait des notes, et qui avait étrangement disparu au lendemain de sa mort. Au point que Gilberte Bérégovoy, sa femme, s'interroge publiquement sur les circonstances de sa mort. En réalité, ce » carnet noir » (un répertoire) n'a jamais été soustrait par des barbouzes. Il a été pris par le directeur de cabinet de Bérégovoy, Didier Boulaud (aujourd'hui maire de Nevers), qui le confie alors à Vincent Sol. Pourquoi ? Pour ne pas dévoiler à l'épouse de Pierre Bérégovoy » l'existence de certaines relations de son mari » . Boulaud a fait cette confidence face à la caméra dans le documentaire de France2. Un secret d'alcôve qui pourrait, à lui seul, expliquer bien des contradictions, cachotteries, coups de fils mystérieux et autres » éléments troublants » .
Dans son livre, Follorou retrace l'obsession de Pierre Bérégovoy, à partir de l'affaire du prêt Pelat, pour ses « turpitudes passées » : mouvements d'argent sur son compte BNP dans les années 80, libéralités accordées à lui ou à sa famille par certains hommes d'affaires, comme Roger-Patrice Pelat, Samir Traboulsi ou André Bettancourt. Un récit sans complaisance, qui ébranle l'icone Bérégovoy, mais rend plus crédible encore la thèse du suicide.
Mais le livre ne lève pas entièrement le voile sur les mystères qui ont entouré l'enquête sur la mort du Premier ministre. Follorou cite ainsi quelques extraits du rapport d'autopsie, alors qu'il aurait pu les publier en annexe de son livre. Pour mettre un terme à ces quinze années de polémique, il y aurait un moyen simple : mettre un terme à cette ambiance de secret, tout mettre sur table, rendre public, une fois pour toute, l'intégralité des éléments de l'enquête judiciaire.
► A écouter sur France Inter : Bérégovoy, contre enquête sur un suicide, par Benoît Collombat


























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De victoria
14H36 | 01/05/2008 |
En résumé ce que Benoît Collombat dit, ou du moins ce que les témoins qu'il a rencontré affirment, c'est que la thèse de la 2ème balle –et donc du complot- ne tient pas. Deux coups de feu ont bien été entendus au moment de la mort de Pierre Bérégovoy, mais les radios montrent qu'un seule balle a traversé le crane de l'ancien Premier ministre. Il n'y a aucune autre trace, on peut écouter les interviews de plusieurs médecins et même lire un verbatim des notes du proc, après l'autopsie… Et pour la première fois on a accès au témoignage des secouristes, arrivé les premiers au Canal de la Jonction. Ils n'ont jamais eu le moindre doute concernant le suicide. Eux n'ont pas eu besoin de voir des photos « agrandies ».Ils ont vu de leurs yeux.
Les proches de Pierre Bérégovoy parlent de son état d'esprit, on revient également sur ces fameuses lettres qu'il a données, puis reprises.
Les différentes pistes avancée par les tenants de la « théorie du complot » sont évoquées et balayées une à une.
Quant à moi, j'aimerai bien que ceux qui pensent encore que Pierre Bérégovoy s'est assassiné, m'expliquent comment ses présumés meurtriers auraient pu savoir que ce jour là il serait seul le long du canal, que son garde du corps oublierait à nouveau son arme dans le vide-poches de la voiture. Comment donc ils ont pu s'emparer de l'arme, puis se rendre au canal et tirer à bout touchant sur Bérégovoy avant de disparaître. La vérité n'est pas toujours ailleurs…
De rezba
homard intempestif | 10H59 | 01/05/2008 |
Cher Pascal Riché, il faudrait sérieusement relire votre papier, ou réviser dare-dare la règle des singuliers et des pluriels…
À part ça, rien de nouveau sous le soleil. Qu'on lui foute la paix, au Béré.
De fabe13
12H09 | 01/05/2008 |
QUEL SERAIT LE REEL MOBILE DU MEUTRE ?
De Mircovitch
12H20 | 01/05/2008 |
A cette époque le suicide était à la mode dans l entourage du président pourquoi douter de la volonté d'un homme dont on évaluait l'honnêteté a la couleur de ses chaussettes.
Par contre qu'est devenu ce fonctionnaire d'élite, surveillant une personnalité réputée déprimée laissant traîner son arme de service chargée dans le vide poche de la voiture ? (Ca rigole dans les casernes.) Est il responsable de la police a thahiti ou as t il succombé a un malheureux accident de voiture ?
De eleazar
13H53 | 01/05/2008 |
J'ai eu l'occasion de voir le film de Francis Gillery en avant-première, et je suis frappé par les approximations de votre article le concernant.
1°) Sur les « faits troublants »
Le film passe en revue nombre d'éléments concrets, d'ailleurs pour la plupart déjà relevés par d'autres journalistes. Il en est un, essentiel, que vous évacuez complètement : les photos prises du corps de Bérégovoy avant son entrée dans l'ambulance montrent nettement un impact de balle sur le haut crâne, inexpliqué et totalement en contradiction avec les déclarations officielles. A vous lire pourtant, il n'y a aucun doute que « Bérégovoy est donc bien mort d'une seule balle tirée dans la tempe droite et ressortie par le front gauche ». Sur la base d'un rapport non publié, contrairement aux dites photos.
2°) Sur l'autopsie
Le film rappelle à juste titre que le Pr. Dominique Lecomte, qui a effectué l'autopsie, a également signé celle du juge Borrel, que l'on sait aujourd'hui avoir été tronquée délibérément en faveur de la thèse du suicide, désormais admise. Et celles de la princesse Diana, de Dodi Al-Fayed et de leur chauffeur, cette dernière faisant toujours l'objet de poursuites judiciaires en raison de la substitution avérée d'échantillons sanguins et la disparition d'autres.
On comprend mal, dans ces conditions, que vous puissiez vous en remettre aux conclusions d'une rapport d'autopsie provenant d'un institut aussi contesté, conclusions de surcroît partielles et non soumises à l'examen de tiers. Justement, pour « tout rendre public » comme vous le préconisez, il faudrait commencer par mettre en cause publiquement les pratiques inadmissibles de cet institut et ses règles de fonctionnement.
3°) Sur le « secret » extra-conjugal de Bérégovoy
Le film de Gillery l'évoque directement, n'en fait pas une énigme, et explique ainsi des coups de fils qui n'ont plus rien de mystérieux…
4°) Sur le complot
« Faits troublants », « zones d'ombre »… A coup de guillemets, un travail d'enquête - aussi rigoureux soit-il (quoique desservi par une musique tapageuse) - est rapidement relégué au rang de « théorie du complot » et discrédité. Il est intéressant de constater dans certains commentaire de votre article que le seul fait que Gillery ait travaillé auparavant sur la mort Diana, ou que Marty Vrayance ait été mêlé à d'autres dossiers nébuleux, condamne totalement et irrévocablement tout autre travail ou témoignage de leur part.
En revanche, celui de l'Institut Médico-légal, pourtant mis en cause par la justice dans d'autres affaires, est irréfutable. Parce qu'il s'agit d'une institution établie ? Quant au témoignage du neveu de Bérégovoy, appuyé par des documents détruits (lettres) ou dissimulés (carnets), il est incontestable, parce qu'il provient d'un membre de sa famille ?
On ne peut rejeter en bloc les théories des premiers, et admettre en bloc celles des seconds.
Certes, Gillery n'est pas journaliste au « Monde », autre institution établie. Certes, on peut discuter ses choix musicaux et son penchant à la docu-fiction, mais il reste une accumulation de faits, de photos, de témoignages, proposés à notre jugement.
à eleazar
De Pascal Riché
(auteur)
Rue89 | 15H53 | 01/05/2008 |
Merci de votre commentaire, qui apporte un contrepoint à mon regard sur ce docu, forcément un peu subjectif.
Le film de Gillery ne m'a pas trop convaincu, c'est vrai. C'est un film « à la Michael Moore », qui utilise toutes les ficelles pour démontrer une thèse. Sur son état psychologique, par exemple, iI ne retient que les témoignages « à charge » : ceux qui contestent sa dépression.A l'exception notable du témoignage de Charasse (« il nous appelait et laissait un long silence au téléphone »), qui dénote dans l'ensemble, et le fait donc apparaître comme très louche. Pourtant, presque tous les proches de Bérégovoy, ses amis proche, sa soeur, ses filles, ses directeurs de cabinet, tous ceux qui le connaissaient bien, n'ont aucun doute sur son suicide : il était facile de les interroger.
Pour la photo du crâne, je ne pense pas qu'on puisse y voir une preuve. Il est très facile de montrer une photo ou un film flou et dire : « voyez, jugez vous même », c'est ce qu'on fait dans toute bonne tentative de convaincre d'une conspiration. La photo est prise au téléobjectif, depuis l'autre berge du canal. Est-ce un trou ou une tâche de cervelle, de sang ?
Pour résumer : je ne suis pas catégorique dans cet article, je suis d'accord qu'il existe des zones d'ombres, qu'il y a eu des erreurs dans l'enquête, mais pour l'instant, rien ne me convainc qu'il puisse s'agir d'un assassinat.
à Pascal Riché
De withmaid
17H58 | 01/05/2008 |
Toujours aussi prompt à décrédibiliser ceux qui cherchent la vérité, Mr Riché. Vous avez déja employé la même technique, pour ridiculiser ceux qui s'interrogent sur la version officielle des attentats du 11 septembre 2001.
Vous jouez le rôle de celui qui vient rappeler régulièrement, qu'il faut croire ce que disent les médias, sans se poser de questions (surtout des question dérangeantes) : Michael Moore s'attaque à l'Administration Bush, quelle honte ; Gillery laisse entendre que des crimes sont commandités au plus haut de l'état, quelle horreur ; des personnes mettent en doute la version officielle du 11 septembre, quelle infamie !
Allez-vous continuer longtemps, à jouer ce rôle de défenseur des puissants corrompus et criminels ?
à Pascal Riché
De eleazar
20H33 | 01/05/2008 |
Merci pour votre réponse.
Le film mentionne à plusieurs reprises le consensus quant à la dépression de Bérégovoy. Notamment dans son entourage au PS. Loin de le passer sous silence, il l'admet comme un fait, et rappelle combien la position de sa femme - une totale incompréhension - était isolée. Le film part de cette contradiction pour constituer son dossier à charge.
Les photos - car il s'agit d'une planche photos - sont tout à fait nettes. Elles n'apportent pas de preuves, mais des questions. Ces photos ne prouvent en rien l'existence d'une conspiration ! En sens inverse, la citation du rapport d'autopsie de l'Institut médico-légal (IML) est absolument contestable, sur le fond comme sur la forme. Or votre article en fait une preuve irréfutable, alors même que la source est douteuse et qu'aucune source tierce ne permet de le confirmer. C'est d'autant plus dommageable que l'effort de transparence auquel vous appelez débute aux portes de l'IML. Ce que ce film montre clairement.
Alors, au-delà des invocations, et des charges faciles contre les « théories du complot », soyons concrets. Exigeons publiquement et simplement des explications de l'IML et une analyse du rapport d'autopsie par un expert indépendant. Le procureur de la République, sur proposition de la chancellerie, n'en a-t-il pas le pouvoir ? Quel secret médical pourrait s'y opposer ?
Ce qui nuit aux institutions, c'est la permanence du soupçon légitime. Qu'elles nous expliquent les raisons de leurs négligences, et les faux complots seront déjoués. Notre démocratie s'en portera bien mieux. La Déclaration des droits de l'homme nous rappelle ce pouvoir collectif : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. » (Art. 16)
Aux journalistes et aux documentaristes de montrer le chemin…
à eleazar
De freestyler
09H34 | 02/05/2008 |
La dépression dont vous parlez n'est pas nécessairement imputable à la déroute politique des socialistes mais peut-être à des affaires publiques bien pourries comme celles des frégates de taïwan qui a un passif de morts suspectes impressionant (defenestration d'un homme des rg, arrêts cardiaques dans la fleur de l'âge pour des personnes en responsabilité notamment en asie auprès des entreprises impliquées dans l'affaire, assasinats sans motif cohérent.
D'autre part, comment expliquez-vous que le calibre de l'arme qu'il aurait employé pour mettre fin à ces jours ne correspond pas au pruneau qui lui a troué la caboche ou encore pourquoi le compte rendu d'autopsie et d'expertise ballistique pourquoi n'est-il pas rendu public et se contente on de nous en rapporter quelques bribes éparses ?
Les faits que vous le vouliez ou non amènent à se poser ce genre de question.
à Pascal Riché
De Pierrrrre
08H16 | 02/05/2008 |
»….rien ne me convainc qu'il puisse s'agir d'un assassinat…. »
==> effectivement,
cependant, comme ça, pour savoir,
et vraiment votre sentiment m'interesse,
avez vous une conviction sur le suicide de François de Grossouvre ?
à Pascal Riché
De efji
00H52 | 04/05/2008 |
« forcément un peu subjectif ». Bel euphémisme : )
Je viens de voir le docu. Beaucoup de choses sont dites et il suffit aux farouches pourfendeurs des « complotistes » (vous en êtes un renommé) d'extraire quelques conclusions un peu hatives ou quelques faits mal étayés pour prétendre faire écrouler tout l'édifice. C'est une tactique bien connue et souvent employée. Par exemple contre M.Moore que vous ne semblez pas apprécier non plus.
Pourtant la force de la théorie adverse est de pouvoir se contenter d'une seule faille irréfutable dans la théorie officielle. Le « smoking gun » (c'est bien l'expression appropriée ici). Or le documentaire de Gillery la donne, sans d'ailleurs trop s'apesantir dessus alors qu'elle met à bas toute la thèse officielle : un 357 magnum tiré à bout touchant emporte la moitié du crane en ressortant comme le précise un expert interrogé. Or les photos prises de l'autre côté du canal montrent bien une tête complète, avec un joli trou rond sur le sommet du crane. Ce n'est donc pas l'arme du garde du corps qui a servi. Tout le reste est du détail et n'a plus d'importance une fois ce fait établi.
De ysengrimus
14H57 | 01/05/2008 |
Je trouve qu'on est un peu prompt sur la gachette pour minimiser les complots et les conspirations. Plus personne ne conspire donc sur rien de nos jours ? Oh, à d'autres…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/avez-vous-ose-dire-conspirati…
Paul Laurendeau
De jcmig
14H01 | 01/05/2008 |
Je n'oublierai jamais Mr et Mme Bérégovoy qui venaient au guichet de la BNP de Nevers le samedi aprés-midi,toujours d'une extrème gentillesse, contrairement à tous ces bourges et ces arrivistes de Nevers genre profession libérale qui traitaient comme des chiens les employés derrière les guichets.
Que la vérité sur cette affaire puisse voir la lumière mais pour moi,Mr Bérégovoy ne s'est pas suicidé. Sa femme nous l'a tellement affirmé ! ! .
De Renan
14H12 | 01/05/2008 |
faut-il etre minable pour salir un homme ? sa famille ses amis.faut-il que les crédules à l'esprit midinette soient tombés tres bas pour que cette presse a mauvaises sensations se vende aussi bien.
De florence.tu
16H02 | 01/05/2008 |
Victoria, journaliste à Paris demande
« Quant à moi, j'aimerai bien que ceux qui pensent encore que Pierre Bérégovoy s'est assassiné (sic), m'expliquent comment ses présumés meurtriers auraient pu savoir que ce jour là il serait seul le long du canal »
Et bien, il suffit de lui y avoir donné rendez-vous.
On sait qu'il avait un rendez-vous près du canal, rendez-vous consigné dans le fameux carnet noir.
Aussi, la question de Victoria n'est pas suffisante pour discréditer la thèse d'un éventuel assassinat.
Il faut se dire aussi que coté PS on n'aimerait pas trop voir sortir une histoire d'assassinat de Béré commanditée par Mitterand ou quelque autre membre de son équipe. Ca ferait mal à l'image de la gauche !
Rue89 étant plutôt de gauche, on peut se demander si cet aspect des choses n'influe pas un peu sur la version soutenue par cet article.
à florence.tu
De victoria
17H41 | 01/05/2008 |
Chère Florence, vous nous expliquez que Rue 89 couvrirait le meurtre de Pierre Bérégovoy par François Mitterrand ? Trop de complots tuent les complots…
De Mobile
18H20 | 01/05/2008 |
Certains troublent l'eau. Les quidams y pêchent. Mais, il y en a certains pros qui, s'en être légion, la troublent pour y pêcher eux-mêmes. Les « Affaires » sont les affaires. Ça ne nous regarde pas ! Tout âne brait. Salut, Pierre ! Salut, Tonton !
De pedro66
informaticien bon à rien | 18H45 | 01/05/2008 |
Mitterand,
grand spécialiste de la manipulation et des « suicidés » .
Il était dangereux d'être de ses amis .
De Beeks
19H31 | 01/05/2008 |
en gros on l'a suicidé quoi.
De jjezfm
Internaute | 09H08 | 02/05/2008 |
dans l'état d'esprit où devait se trouver cet homme intègre et ce militant de toujours, la thèse du suicide est éminemment plausible
mais à mes yeux, l'état est doublement coupable : en ne jouant pas la transparence (rapport d'autopsie non communiqué, affirmations invérifiables pour justifier la disparition du carnet…), il a non seulement justifié des doutes à propos du suicide, mais aussi entaché encore une fois la mémoire d'un homme qui méritait bien mieux !
à jjezfm
De Grégory
14H29 | 02/05/2008 |
Je ne suis pas si prompt à conclure en la vraisemblance de cette thèse du suicide (indépendament de l'enquête policière).
Il me semble que les suicides sont rarissimes dans cette catégorie d'individu (senior très actif, avec un travail et une famille) et qu'en outre le passif (un homme politique) implique forcément une grande force de caractère.
Bien sûr, tout celà n'a pas force de preuve, je m'étonne juste de la promptitude avec laquelle certains jugent cette hypothèse crédible. Je ne crois pas que depuis les politiques et autres haut fonctionnaires se sont suicidés au dixième de ce qui se passait à cette periode, non ?
De damnmagnum
20H24 | 02/05/2008 |
Mon père était le gestionnaire du Val de Grâce à partir de 95. Le directeur, lui, était présent sur lors du rapatriement du corps de Pierre Bérégovoy en 93. Il a confessé plusieurs fois à mon père qu'il avait vu le corps, que celui-ci comportait 2 impacts, et que le suicide était complètement exclu. Militaire et tenu de garder le secret, il avait du mal à vivre avec.
De compte supprimé
retraité | 10H47 | 03/05/2008 |
« oubli » ? ? ? ? ?
On oublie un peu trop facilement que , à la tribune de l'assemblée nationale, Beregovoy, accusé à tort de corruption, avait brandi une feuille de papier en disant bien fort : « j'ai ici une liste……que je pourrai communiquer….. »
Qu'on me croie ou pas, dès cet instant, j'ai dit à mon épouse : « il est foutu, ils vont le tuer ! ! »
Et on oublie aussi que l'on mourait facilement sous Mitterand des lors que l'on devenait gênant ! ! !
De compte supprimé
retraité | 10H51 | 03/05/2008 |
et souvenons nous aussi du « suicide “ du directeur de la capm de Marseille, Lucet : lui aussi, deux balles de 357 dans l'oreille ! !
tous ceux qui connaissent la puissance de ce calibre savent que personne ne peut se tirerdeux balles de 357 dans l'oreille, sauf les ‘autorités de l'époque.
De Mobile
17H14 | 03/05/2008 |
La rumeur court à l'effet que l'assassiné s'est suicidé en se portant 20 coups de couteau dans le dos. Tous les « corps de protection » de l'État ont quadrillé la scène du crime et finalement découvert l'arme qui a permis cette odieuse atteinte à la vie. Il s'agirait, selon les plus grands experts de la T.R.O.L.L.S. Cie., d'un couteau sans manche auquel il manque la lame. La rumeur veut que le complot origine de…
J'ai en ma possession un « texto » qui peut le prouver même s'il n'a jamais été écrit par quiconque.
C'est n'importe quoi !