Dans « Je n'ai pas tout dit », Paul Aussaresses livre ses « ultimes révélations au service de la France ». Entretien.

On le croyait mort. Ou plutôt, au fin fond des oubliettes de l'histoire, tant ses précédents souvenirs ont choqué l'opinion. Paul Aussaresses a presque 90 ans. Désabusé, presque aveugle, il déverse dans un livre au titre choc « Je n'ai pas tout dit » ses « ultimes révélations au service de la France ». Exercice à trous, où brillent quelques pépites. Il s'en explique sur Rue89.
Ancien résistant, ancien tortionnaire, ancien marchand d'armes… Le général Aussaresses restera jusqu'à son dernier souffle un espion schizophrène. Officier du SDECE, prêt à tout pour défendre la patrie, même à piétiner ses propres idéaux. Il le dit en conclusion, il n'a pas supporté l'infamie de ses pairs :
« Je ne voudrais pas que les hypocrites qui m'ont enlevé la Légion d'honneur, distinction que, moi, j'ai acquise au combat, puissent continuer à nier l'histoire de France, avec ses réalités dures à dire et à entendre. Après moi, il ne restera plus grand monde pour parler. »
Son co-auteur (le journaliste Jean-Charles Deniau) le confirme : il a été « blessé » par le retrait de sa décoration, conséquence logique de ses premiers mémoires. D'ailleurs, dans un épais avertissement, l'éditeur se démarque du personnage et de ses opinions. Les éditions du Rocher ont à l'esprit la condamnation à 7500 euros d'amende de l'auteur (15 000 euros pour l'éditeur Perrin) pour « apologies de crime de guerre », infligée en 2003 par la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris.
Pendant ce procès, plusieurs polémiques avaient émaillé l'audience. La justification de la torture pendant la Bataille d'Alger (1957) bien sûr, mais aussi l'affaire Audin. Plusieurs témoins avaient alors imploré le général de dire tout ce qu'il savait sur l'exécution de ce professeur de mathématiques, militant du PC algérien. Paul Aussaresses y revient aujourd'hui, à pas comptés, prudemment, comme s'il y avait encore dans cette bataille pour la mémoire quelques coups à prendre.
L'affaire Maurice Audin
Il n'en dira pas plus. Il n'en sait pas plus. Pourtant, à bien lire les quarante pages consacrés à cette histoire, on finit par comprendre qu'il sait tout. Le commandant O, comme le surnomme Yves Courrière dans « Le temps des léopards », était alors à la tête du groupe de tueurs qui arrêta, interrogea et fit disparaître le jeune mathématicien. Même si, aujourd'hui, il prétend ne pas en savoir plus.
« Je ne sais pas où Maurice Audin a été enterré », dit-il, reconnaissant ainsi que la thèse de la disparition du jeune militant communiste est bien une fable racontée aux civils et à la justice pour couvrir les exactions des parachutistes. L'explication est à lire sous la plume du journaliste, qui rapporte l'existence d'un serment prêté entre plusieurs militaires pour taire à jamais la vérité.
Et de citer le témoignage du capitaine Yves de la Bourdonnaye-Montluc, successeur d'Aussaresses qui raconta à la journaliste Marie-Monique Robin :
« Certains membres de l'équipe que j'avais récupérée étaient devenus complètement fous. Ils avaient pris l'habitude de tuer les prisonniers d'un coup de couteau dans le cœur. »
En clair : un membre de l'équipe Aussaresses, pris de folie, aurait tué Maurice Audin, dont il aurait ensuite fallu se débarrasser pour présenter une version crédible de sa « disparition » aux autorités civiles. En juin 2007, Josette Audin a écrit au président Sarkozy pour qu'il l'aide à connaître la vérité. En vain pour l'instant.
La période américaine, des Etats-Unis au Brésil
On savait à peu près tout du parcours de l'officier Aussaresses. Sa formation chez les Jedburghs, commandos suicides créés pendant la guerre par les Britanniques pour être parachutés derrière les lignes ennemies. Puis le commandement du 11e Choc, unité d'action des services spéciaux, l'Indochine, l'Algérie, la torture…
On sait moins que le commandant Aussaresses, échappant de justesse aux purges anti-putschistes de de Gaulle, fut envoyé par Pierre Messmer comme instructeur dans les écoles militaires américaines. A l'école d'infanterie de Fort Benning, puis à l'école des forces spéciales de Fort Bragg. Pourquoi lui ? Réponse : « Il fallait être d'une grande robustesse physique et très bon en Anglais. » Il admet aussi que l'on a d'abord envoyé un « spécialiste de la guerre révolutionnaire ». Il fallait remplacer le commandant Albert Merglen, une légende des services. Et cela, la France le savait.
S'il ne s'étend pas sur le sujet, le général Aussaresses reconnaît avoir enseigné les « techniques d'interrogatoire » à Fort Bragg : « J'en ai parlé, mais ils en savaient autant que moi… » Là aussi, sans faux-semblant, la torture fait partie de l'arsenal de la guerre découverte dans les rizières d'Indochine. A l'époque (1962-1966), il voit passer la fine fleur des officiers sud-américains, personnalités que l'on retrouvera à la tête des juntes des années 1970.
Mais surtout, il livre aux futurs officiers américains du Vietnam les clefs de la « guerre subversive ». Quadrillage du territoire, contrôle de la population, hiérarchies parallèles : l'ensemble du dispositif de protection urbaine (DPU) inventé par le colonel Roger Trinquier est décortiqué pour ces stagiaires aux ordres de la politique définie par Washington.
Enfin, il admet, après avoir longtemps nié l'évidence, que son enseignement consistait aussi à apprendre les techniques de torture. Exercice qu'il réitère dix ans plus tard, au Brésil, au Centre d'instruction de la guerre dans la jungle de Manaus. Tous les mois, il séjourne dans la ville amazonienne pour former les hommes des services spéciaux des dictatures.
Page 161, l'aveu figure en toutes lettres :
- « L'enseignement de la torture, c'était uniquement théorique, donc ? Ou est-ce qu'il y avait des exercices ? - Il y avait des exercices.
- Sur des cobayes… Il y avait des stagiaires qui jouaient le rôle de torturés et d'autres celui de tortionnaires ? - Voilà.
- Chacun jouait son rôle ? - Oui.
- Mais ils ne le faisaient pas vraiment ? - Non.
- Mais parfois ils le faisaient vraiment ? - Parfois ils le faisaient vraiment… »
Révélations ou élucubrations ?
Dans la longue liste des sujets abordés, le général Aussaresses se contente souvent de reprendre des histoires connues, qu'il agrémente de détails inédits. Ainsi, sur l'opération « homo » menée contre l'opposant camerounais Félix Moumié, rien de neuf. Sinon cette précision : le service action du SDECE aurait préparé une évasion de William Bechtel de la prison où il était incarcéré en Suisse, si jamais son avocat ne parvenait pas à le faire libérer.
Autres récits : les ventes d'armes sous le premier septennat de François Mitterrand. En direction de l'Irak, chapitre largement défriché, ou en direction du Nicaragua des Sandinistes. Sur ce dernier volet, Paul Aussaresses reconverti en représentant de Thomson, raconte comment le groupe d'armement se voit intimer l'ordre par le gouvernement de l'époque (Charles Hernu est ministre de la Défense) de vendre des roquettes payées en cash dans le sous-sol d'une banque d'affaires. Et ce, afin de contourner les traditionnelles procédures de la CIEEMG.
Dernier récit, celui sur l'affaire des Frégates de Taïwan. Là, l'ancien espion s'égare dans une explication complexe et confuse. Où l'on retient que Elf est intervenu en soutien de Thomson et de la DCN (direction des constructions navales) pour obtenir un énorme marché surévalué, afin de déduire une commission (« trois milliards de francs, peut-être ») qui serait en partie revenue dans des poches françaises. Politiques, forcément. Problème : Paul Aussaresses livre des dates fantaisistes (début 1988, Alfred Sirven n'est pas encore l'homme des basses œuvres d'Elf) et s'abstient de dire qu'il a bien connu Christine Deviers-Joncours à l'époque. Idem sur la mort de Thierry Imbot (agent de la DGSE et fils d'un ancien patron du service) dont il faut comprendre qu'elle n'est pas accidentelle, mais pourquoi… ? Pas de réponse.
Quand la France laisse le GIAT payer une commission à Klaus Barbie
Reste le « scoop » du livre. Cet épisode peu glorieux et tellement révélateur de la personnalité de l'auteur. L'Express l'a publié quasi intégralement le jour de la sortie de l'ouvrage. En 1977, le GIAT va payer une commission à M. Altman, intermédiaire entretenant les meilleures relations avec la junte d'Hugo Banzer, sur la vente de canons de 68 mm destinés à équiper des chars autrichiens.
Or, ce M. Altman est en réalité l'ancien SS Klaus Barbie, réfugié de longue date en Amérique du Sud et très actif dans les milieux d'extrême droite, eux-mêmes liés aux régimes militaires qui ont pris le pouvoir. A La Paz, « tout le monde le sait », y compris Aussaresses. Dans une note de bas de page, les auteurs ont eu le bon sens de rappeler que, depuis une interview réalisé en 1972 et le travail de recherche de Serge et Beate Klarsfeld, le monde entier sait que Barbie vit en Bolivie. Pourquoi la France de Giscard a-t-elle accepté de payer un ancien nazi ? Là encore, pas de réponse.
En refermant ce « Je n'ai pas tout dit », deux impressions dominent : malgré sa prudence, Paul Aussaresses assume avec toujours autant d'aplomb l'usage des méthodes « qui nous répugnent », pour reprendre l'expression du général Massu. Mais surtout, il est évident que les méandres de cette mémoire du siècle n'ont pas livré tous leurs secrets. Eprouve-t-il un regret à avoir parlé ? Une seconde de réflexion… « Non », répond-il à trois reprises, comme si à 90 ans le temps n'était plus au doute.
► A lire : Je n'ai pas tout dit, ultimes révélations au service de la France. Entretiens avec Jean-Charles Deniau - éd. du Rocher - 296 p. - 18 euros.




















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à compte supprimé 24
De ras-la-patience
10H33 | 30/04/2008 |
et hitler aimait les chiens (les bergers allemands surtout)
à ras-la-patience
De parti
punishment park | 14H51 | 30/04/2008 |
merde, ma chienne est une bergère allemande avec un nom japonais…
à parti
De ras-la-patience
18H35 | 30/04/2008 |
mes chiennes(2) sont de race difficilement identifiables et c'est très bien comme ça, et ni vous ni moi n'aurons la carrière d'hitler, et c'est très bien comme ça aussi !
à parti
De Quinine
traducteur et amoureux des chats | 18H40 | 30/04/2008 |
Elle a des papiers, au moins ?
à Quinine
De parti
punishment park | 22H43 | 30/04/2008 |
oui, certes elle est pas lof,mais elle est super sympa avec les enfants (et les vieux aussi), elle s'appelle tetsuo et ne chie que dans le jardin, contrairement à toutes les carnes qui polluent les trottoirs…la preuve mon fils reconnaît le cacachien quand il fait du vélo…mon chat s'appelle kitano et il s'est barré de la maison…le fourbe…lui qui aimait tant faire sa toilette après les grosses léchouilles du chien d'nazi
salutations
à parti
De compte supprimé 24
| 23H53 | 30/04/2008 |
Tetsuo ? Le film biomécanoïde ultrash noir et blanc délirant avec l'ironman nippon hyper-outillé ?
T'as appelé ton cleb Tetsuo ?
Lamorille, t'as vraiment bon goût : -)
à compte supprimé 24
De parti
punishment park | 16H40 | 01/05/2008 |
salut cyp, ah j'oubliais mon cricket s'appelle gemini
salutations
à parti
De compte supprimé 24
| 18H22 | 01/05/2008 |
Argh. Glblblbblblbb.
Remarque : notre scutigère domestique, notre fille l'appelle bien « Léandre le Scolopendre », alors…
De Joseph G.
14H57 | 29/04/2008 |
Les Jedburghs, des commandos suicides ?
C'est tout le contraire : des groupes de trois hommes, dont un radio, parachutés derrière les lignes allemandes et ayant pour but de servir d'agent de liaison et d'officiers instructeurs auprès des maquis, afin de coordonner leurs actions avec l'avancée des troupes au sol à l'été 1944. Sans eux, la valeur militaire des groupes de maquis aurait été bien moindre et leur courage certainement mal utilisé.
Les jedburghs ont donc joué un rôle assez méconnu mais tout à fait essentiel dans la campagne de France de 1944. Et chez ces « commandos suicides » sur plus de 300 individus, seuls une vingtaine sont morts.
Quant aux mémoires d'Aussaresses, elles auraient du s'appeler « je ne dirai pas tout »…
à Joseph G.
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 15H07 | 29/04/2008 |
Bonjour Joseph G.
Vous avez raison, l'expression « commando suicide » est peu rapide. Vous auriez pu ajouter que les équipes « Jedburghs » étaient toujours composés d'un Britannique et d'un soldat issu du pays où ils étaient parachutés, afin de maîtriser parfaitement le contexte culturel.
Il n'en reste pas moins que leurs missions étaient particulièrement dangereuses, puisque s'ils étaient attrapés, ils n'avaient droit à aucune clémence, agissant sans uniforme et en civil.
Dernier point (Paul Aussaresses l'a raconté à plusieurs reprises) : à la fin de la guerre, les Jedburghs furent parachutés en arrière des lignes ennemies allemandes, pour des missions de sabotage et/ou d'observations. Jacques Foccart a d'ailleurs failli faire partie d'une mission de ce type, mission annulée à la dernière minute comme il le raconte dans ses mémoires. On était alors plus près du « commando suicide » que de la classique mission de renseignement.
D'accord aussi sur votre suggestion de titre ; )
à David Servenay
De Joseph G.
17H03 | 29/04/2008 |
Bonjour David Servenay
pas d'un Britannique et d'un membre du pays. Non : précisément, elles étaient composée d'au moins un citoyen du pays où elles devaient être déployées et d'un américain et d'un britannique ,ou deux américains, ou deux britanniques, bref… j'ai la liste à votre disposition si vous le souhaitez.
deuxième remarque : Les jedburghs n'étaient pas parachutés en civil. Ils servaient en uniforme. Il est effectivement arrivé que, pour traverser les lignes, certains servent en civils (et l'équipe Augustus, la seule a avoir été capturée ainsi, est passée par les armes en Picardie) mais ceux qui furent capturés en uniforme ont été traités comme des soldats, conformément aux conventions (auxquelles, je vous l'accorde, l'Allemagne nazie a fait de très nombreuses exceptions durant la guerre).
Et les Jeds n'étaient pas des équipes de renseignements, pas des espions. C'étaient des agents de liaison (entre Londres et la résistance) doublés d'instructeurs, de formateurs etc. ce sont eux qui, par exemple, choisissaient les zones de largage pour le matériel, décidaient du nombre d'armes nécessaires et des personnes à qui les confier. leur marge de manoeuvre était telle que le BCRA français les considéra toujours avec méfiance, les trouvant un peu prompt à armer certains maquis FTP dont la France Libre se serait bien passée qu'ils soient armés…
Pour info, Perrin, éditeur des premières mémoires de Paul Aussaresses, sort à la rentrée de septembre un livre sur les Jedburghs, traduit de l'anglais.
Sinon, comme je me rends compte que j'ai oublié de vous le dire : c'est un très bon papier !
Amitiés,
Joseph Gérard
à Joseph G.
De Gaor
17H33 | 29/04/2008 |
Merci pour vos corrections, Joseph.
De Tyb
(par ici, par là) | 15H07 | 29/04/2008 |
La meilleure des mises au point pour mettre en garde n'importe qui contre le patriotisme ou la « raison » d'état
particulièrement quand celles ci sont censées tenir lieu de morale ou d'éthique personnelle.
De TARPON
15H28 | 29/04/2008 |
les guerres sont sales ,c'est d'ailleurs pour cela que les politiques ont cree l'armée ,pour faire les sales besognes.Si en plus,on trouve,et on trouve toujours,ceux qui aiment ça .
Mais le VRAI responsable n'est pas l'executant mais le donneur d'ordre ministre ou chef d'etat .DE gauche comme de droite ,guerres d'INdochine et d'Algerie furent des guerres de Gauche où les ministres responsables ont fait de belles carrieres …. humanitaires.
Prenons l'exemple de Koutchner qui releve plus de la psychatrie que de la politique.Ce dernier qui veut lancer une guerre contre l'IRAN est il moins à Blamer qu'un General perdu de la sale guerre d'Algerie ?
DE 1939 à 1962 ,la France a vecu dans le sang ,on est passé des tortures subies par les nazis à celles qu'on a fait subir à des peuples qui ne reclamaient rien d'autre que leur liberté ,comme nous.La France a eu les soldats qu'elles meritaient au nom du mepris des autres.Alors pourquoi s'etonner qu'un vieux general ait pu trouver normal de faire ce qu'on lui commandait de faire ?
à TARPON
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H54 | 29/04/2008 |
« Les guerres sont sales », oui, mais il n'y en a des plus horribles que d'autres.
Notamment, le respect des Conventions de Genève, du droit de la guerre, de la différence entre combattants et civils, s'impose quand on veut garder un peu d'humanité. Sinon ça devient un voyage au coeur des ténèbres.
Enfin, bien que la responsabilité politique est avérée pour les cas de torture en Algérie, vous nous faites doucement rigoler quand vous parler de ces guerres anti-coloniales comme « guerres de gauche ». A moins, bien sûr, que vous ne parliez du point de vue du FLN. Le fait que Guy Mollet et d'autres l'ait soutenu n'enlève rien au fait que toute la droite française l'a aussi soutenu, et qu'on a entendu plus d'opposants à cette guerre à gauche qu'à droite.
Dernier point : le vieux général n'a pas seulement obéit aux ordres. Massu a eu les pleins pouvoirs, et les militaires ont « innové », avec Trinquier et Aussaresses, sur le terrain. C'est ensuite que les politiques ont couvert ces crimes. Les politiques ont abdiqué devant les militaires, ce que disait déjà Pierre Vidal-Naquet.
Merci de nous laisser l'occasion de faire ces quelques points historiques.
à TARPON
De jissé
Ingé retraité | 09H40 | 30/04/2008 |
Tarpon.
Bonjour.
Avec de Gaulle, il y avait deux sortes de généraux : Ceux pour lesquels il a créé de toute pièce la « Haute Cour de de Justice » (Salan par exemple).
Et ceux pour lesquels il a créé l'amnistie.
Ausaresses fait partie (comme Le Pen, qu'était pas général) de la seconde catégorie.
MAINTENANT vieux, mais grâce à cette « amnistie » il peut même s'en vanter.
Sans risque, point de courage.
Bon premier mai.
Jissé
De blablablaetblablabli
patati et patata | 15H31 | 29/04/2008 |
je me dit que le jour ou il sera sur son lit de mort a quoi pourrait il bien penser, avec une vie faite de tumulte, d'assassinat, de coups bas, de guerre je n'aimerai pas etre a sa place, et dire qu'ils ya na qui meurent a vingt ans trente ans et des enflures pareil vivent jusqu'a cent ans . la nature est vraiment mal faite.
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H31 | 29/04/2008 |
Aussaresses a raison de parler, quelles que soient ses convictions politiques, son absence de remords (évitons les procès inquisitoriaux qui veulent obtenir à tout prix les remords de leurs victimes), ou même le caractère lacunaire, voire erroné, des informations qu'il donne.
Vu le secret d'Etat qui bloque tout accès aux archives, secret récemment aggravé par une décision du président Sarkozy, ces témoignages sont de la plus haute importance pour rétablir un semblant de vérité historique.
Au sujet du Centre d'instruction de la guerre dans la jungle de Manaus, sur lequel Marie-Monique Robin a attiré l'attention, il faut d'abord re-citer les propos de Manuel Contreras, l'ex-chef de la DINA de Pinochet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_Contreras), qui a déclaré à Robin avoir envoyé « tous les deux mois (…) des contingents de la DINA » à l'école de Manaus pour qu'Aussaresses « les entraîne ».
Et au sujet de la torture, rien ne vaut les avertissements du colonel américain Carl Bernard et du général John Johns, qui, bien qu'amis d'Aussaresses, s'élevaient contre l'usage de la torture en Irak, prédisant un désastre militaire dès 2003 : utilisée pour terroriser la population, et non simplement pour obtenir des informations, la torture est contre-productive en se faisant le meilleur recruteur pour le camp adversaire.
Enfin, il faut mettre cet article en relation avec celui sur la Légion (http://www.rue89.com/2008/04/25/legion-etrangere-quand-les-kepis-blancs-…),
où le vice-président de l'ADELFROMIL s'élève contre les pratiques de lavage de cerveau et l'obligation de rempiler 5 ans faites aux légionnaires, ce qui permet d'en faire de parfait exécutants de basse besogne.
Dans ce cadre, on ne peut que regretter lourdement l'aide française apportée à la CIA, qui pratique enlèvements, disparitions, torture et délocalisations de la torture, dans le cadre de l'Alliance Base, située à Paris et créée par Chirac (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_Base).
Plus jamais ça ?
De Francois Toulouse
16H10 | 29/04/2008 |
C'est dommage qu'il soit aussi vieux. Car c'est le type de personne qui ferait un excellent ministre de l'intérieur sous l'ère sarkozienne, un homme à poigne, ferme avec tous ces multirécidivistes qui envahissent les médias et les colonnes de nos journaux.
Mon propos n'est pas autant hors-sujet que ça. Car je pense que l'atmosphère ambiante appelle le retour au premier plan, d'ici quelques temps, de ce genre de personnage.
Il suffit de voir quel genre de personne vient d'être élu à la mairie de Rome.
De V comme vendetta
Ecrivain | 16H19 | 29/04/2008 |
Les Centurions, plus connu pour être le livre de Jean Lartéguy, que celui de d'Yves Courrières.
Bon livre aussi d'Helie de Saint-Marc sur des sujets équivalents.
L'armée française aurait redécouvert l'usage de la torture en Indochine, surtout après 1949, moment ou l'Armée Rouge de Mao repris en main les forces Viet Minh dans les hautes vallées du Fleuve Rouge.
Lucien Bodard analyse son usage, vécu comme honteux mais nécéssaire par les officiers français, dans son magnifique triptyque, « La Guerre d'Indochine ».
à V comme vendetta
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 17H04 | 29/04/2008 |
Au temps pour moi, V.
Je voulais bien parler de Courrières, mais j'ai confondu avec le titre de l'ouvrage de Lartéguy.
Désolé pour ce mélange des neurones. C'est corrigé.
De Phil2922
Retraite invalidité | 16H36 | 29/04/2008 |
Eh oui, la France a eu sa milice pendant la seconde guerre mondiale et ils étaient souvent plus mauvais que les Allemands, surtout à la fin quand ils voyaient le vent tourner. Ensuite, elle a eu ses tortionnaires en Indochine, en Algérie et les Américains étaient trop contents de récupérer des « gens » comme Aussaresses ou d'autres, d'autant plus qu'ils avaient l'aval des gouvernements de l'époque.
Est-ce la nature française qui est mauvaise… ? Non c'est la nature humaine en général car des atrocités se sont faites et ont encore lieu au XXIè siècle dans beaucoup d'endroits. En tout cas je lirais (sans l'acheter…faut pas exagérer non plus… ! ) plus facilement son livre que les livres people des « pétasses » et des « parvenus » qui croient nous raconter la vie en racontant la leur, mais en fait ils sortent des bouquins poussés par des « éditeurs » corrompus par le fric…
Sur la photo, le chat a une bonne tête… ! !
http://phil195829.overblog.com
De jabier 31087
consultant dans les Landes | 16H58 | 29/04/2008 |
Bon, on n'est pas là pour raconter sa vie. Aux temps où le SM était obligatoire et quand on n'avait pas le piston pour se faire réformer. Une recrue (ça fait ringard, hein ! ) était incorporée au CI du 9ème RCP. D'entrée, boule à zéro, brelages, pour désigner le bleu qui n'avait rien à dire et qu'à fermer sa gueule. Les caporaux se comportaient comme ceux de Full métal Jacket, pas de tôle mais punitions collectives à la moindre incartade qui consistaient en « Régime SS avec salut bras tendu, chants nazi etc. » Pour briser toute personalité. Vous comprenez l'esprit et l'ambiance(est elle toujours à la mode ? ) Cet Aussares tout âgé qu'il est je le méprise car je sais ce qu'il est, ce qu'il vaut. Je sais ce qui l'anime. Il n'a vécut qu'avec la haine, 90 ans dans le vomit.
De hgo04
Citoyen Lambda | 17H15 | 29/04/2008 |
Nous sommes la, dans nos fauteuils, derrière un café, une bière.. prés de notre famille.. Nous écoutons la radio, regardons la télé, nous demandant si ce week end on va faire un pic nic ou un ciné ? ?
Mais qu'est ce qu'on va manger ce soir ? ? J'hésite entre un bon morceau de viande au barbecue, ou alors une raclette.. Non, trop lourd la raclette…
Bon, je dois préparer l'apéro, les potes arrivent…
Et derrière tout cela, on nous demande de juger un homme qui a passé une bonne partie de sa vie à savoir si le soir il rentrerait vivant, mort ou avec un membre en moins.
On nous demande de juger un homme qui a baigné dans le sang, le sien, celui de ses amis et même celui de ses ennemis qu'il a fait couler…
Je ne sais pas comment je réagirais dans de telles situations, et je souris à entendre ou lire certains qui diront que jamais, au grand JAMAIS, ils ne commettront quoi que ce soit d'immoral.. Comme si la guerre était en soi quelque chose de moral. Comme si le fait d'enlever la vie à quelqu'un était appréciable dans la forme, plutot que dans le fond.. « »« Il n'est pas bien de tuer comme cela, il faut le faire comme ceci… » » »..
Trés sincèrement je ne sais pas comment je réagirais. Mais comme il doit être facile de vite basculer de l'autre côté… On vous donne une arme, on vous dit de tuer le gars d'en face, gars que vous n'avez jamais vu, qui ne vous a jamais rien fait… et vous le faites…
Alors si le gars d'en face, que vous tuez si facilement, sans remords, sans état d'âme, vous le voyez en train de torturer votre ami, celui qui était prés de vous quand vous aviez faim, froid, peur et que vous retrouvez la, face à vous…. que feriez vous ? ? Hein ? ? non, vous ne le torturerez pas.. non.. vous n'êtes pas comme ça, pas comme les autres, pas comme eux.. Juste vous lui donnerez quelques coups de pied bien placés, juste quelques coups de crosse pour le faire avancer plus vite. Puis, comme il vous regarde dans les yeux fixement, pour vous narguez, vous vous jurez de lui faire baisser ce regard, à ce gars qui a fait du mal à votre ami…
Et peu à peu vous devenez comme lui.. Surtout lorsque ce gars, ce type que vous ne connaissez pas, va tout faire pour vous « obliger » à commettre des exactions contre lui.. Car il sait, lui, que c'est pas ces gestes, ces crimes de guerre, ces crimes contre l'homme, que vous la perdrez cette guerre…
Dans toutes les guerres il y a eu tortures, meurtres, viols et autres… On retire la légion d'honneur à cet officier ? ? Mais quand on voit à qui on l'a distribue pour faire plaisir, on se demande encore quelle signification a encore cette décoration…
La guerre aime avoir des héros… Ils sont l'idole des autres soldats. On veut faire comme lui.. Dans le mot héro il y a plus qu'un homme de grand courage, il y a aussi un homme de bonnes moeurs. Le héro a en lui, les motifs valables pour la guerre. Si cet homme l'a fait aux autres, c'est qu'il a raison. Alors on suit le héro… On chante ses louanges, on boit son histoire, on rève de médailles et d'honneur… et pourtant on va tuer le gars d'en face, on va lui éclater le crâne d'une balle, on va le bruler vif dans les tranchées, on va lui enfoncer une bayonnette dans le ventre et le regarder mourir se vidant de son sang et de ses tripes… On va même bombarder des villes entières avec des armes si puissantes que toute vie disparait sur des dizaines de kilomètres. On va même être décoré pour cela..
Je ne ais pas comment je réagirais en cas de conflit… et vous ? ? ?
à hgo04
De compte supprimé 24
| 18H02 | 29/04/2008 |
« Je ne ais pas comment je réagirais en cas de conflit… et vous ? ? ? »
Simple, clair et net, Hgo04 :
D'abord je tenterai de savoir si je dois m'engager personnellement dans le conflit : face à un danger tel qu'une menace barbare(dictatoriale ou équivalente), je défendrais mon camp, sans état d'âme. Pour une guerre coloniale ou défendre un régime que je jugerais indigne, c'est niet : je me carapate ou je me planque.
Étant objecteur de conscience (Servive Civil en 1978/79), je refuserai de me servir d'une arme, tout en me rendant utile de toute autre manière.
Et s'il fallait sauver dix vies en en ôtant une, je prendrais les armes et je tuerai, sans hésiter.
Bien entendu, je pourrais être lâche face à l'ennemi : je n'ai pas l'étoffe des héros.
***
C'est une question que je me pose depuis l'adolescence.
À cinquante balais, elle est nettement moins pertinente…
à hgo04
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 20H33 | 29/04/2008 |
Derrière votre prudence affichée, vous commettez un tas d'erreurs historiques.
Le FLN n'a pas « obligé » l'armée française à se charger de missions de police, en-dehors du cadre judiciaire, et à pratiquer à échelle massive la torture, non pas simplement contre des membres du FLN, mais contre l'ensemble de la population civile, femmes et mineurs compris, et Européens si ça peut vous rassurer.
Cf. Raphaëlle Branche, http://eduscol.education.fr/D0033/algerie_acte.pdf pp.44-57.
Toutes les guerres comportent leur lot d'infamies. Mais il y en a de pires que d'autres, et notamment quand on s'attaque aux civils.
D'ailleurs, c'est Bigeard lui-même qui dit, à propos de la Bataille d'Alger : « il ne s'agit pas d'une bataille, mais tout simplement, et hélas, d'un travail policier ».
Le Procès de la Junte argentine a dit la même chose pour la « sale guerre », terme utilisé par les militaires pour justifier leur campagne d'extermination contre les profs, syndicalistes, étudiants (dont des mineurs de moins de 15 ans), etc.
Enfin, personne ne peut savoir si, pendant Vichy, il aurait été pétainiste passif, actif (c'est pas du racolage ! ), collaborationniste ou résistant.
Mais il y a des méthodes très simples pour transformer quelqu'un en tortionnaire. A l'ESMA, école marine de Buenos Aires qui organisait des « vols de la mort » 3 fois par semaine, à part un groupe militaire qui y était en permanence, toute la marine est y passée, afin que chacun participe aux exactions. Ceux qui l'ont refusé ont été mutés, voir arrêtés et enlevés à leur tour.
Qu'avait donc dans la tête Jacques Chaban-Delmas, ministre des Armées, lorsqu'il convoqua Aussaresses, pour lui dire :
« Il faut gagner militairement, pour ensuite régler l'affaire politiquement. Un seul Bigeard ne suffit pas. Détectez-en d'autres et FORMEZ-LES. »
Et c'est comme ça que Chaban-Delmas inaugura, le 10 mai 1958, l'école-Bigeard, ou Centre d'entraînement à la guerre subversive (http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_d%27Instruction_%C3%A0_la_Pacificati…)
Des tortionnaires, ça se forme. Tout cela est le résultat d'une politique délibérée, équivalent à celle de Donald Rumsfeld qui légalise les interrogatoires « poussés », allant jusqu'à décider quelle forme de torture doit être légale. Rien à voir avec des états d'âmes personnels.
à Network 23
De hgo04
Citoyen Lambda | 12H27 | 30/04/2008 |
Je ne cherche pas le cadre historique de tel chose ou tel autre…
Mais toutes les « guerres » de ce type, que ce soit au vietnam, en france même, en algérie.. Bref en tous endroits où les règles de la guerre ne sont plus lisibles, c'est à dire armée contre armée, il y a des débordements.
Quand on pose une bombe, que ce soit à tort ou à raison (je ne cherche pas à juger cela, mais simplement à lier les choses) on ne respecte pas cette règle de la guerre qui est la maoeuvre d'une armée et le combat classique.
Quand on use d'autres « artifices » on sort de ces règles, et quand on sort de ces règles, ceux d'en face en font de même.
Pendant l'occupation allemande ? ? la resistance posait des bombes et commettaient des attentats contre les officiers ou gradés allemands : résultat ? ? exaction sur la population et soulèvement de plus en plus important… La guerre d'algérie ? ? actes de même ordre du FLN, et exaction sur la population par l'armée française…. résultat : soulèvement de plus en plus important… Vietnam ? ? même chose…
Cela se nomme une guerre de harcèlement. Elle ne respecte pas les règles de la guerre qui, à mon sens, ne prévoit que manoeuvre, assault et rédition possible… C'est la guerre classique, faite depuis le moyen âge.. Aujourd'hui, on est dans la guerre de harcelement, car il s'agit d'une petite force mal armée luttant contre une force occupatrice plus forte..
Un exemple en court ? ? l'Irak.. Attentat, repression, attentat… et en fin de compte départ de la force d'occupation car la situation devient inextricable… Mais pendant ce temps, abougrahib etc….
L'homme sait faire la guerre, mais selon les règles de la guerre. Que l'une ou l'autre des factions changent les règles, et les exactions apparaissent..
Ma réaction première, est simplement de dire que sous certaines circonstances, tout un chacun peut se transformer en « bourreau » ou tortionnaire. Il suffit de peu.. Et surtout de dire que la guerre n'est pas une chose propre, même faite selon des règles…
Le reste, l'histoire juste de ceci ou cela n'est pas ma préoccupation..
Demandez vous si demain, dans certaines circonstances, vous ne feriez pas la même chose..
Demandez vous si, pour sauver votre famille, vous ne torturerez personne…
Moi, je n'en suis pas sur… et je pense que personne ne peut l'affirmer.. Alors juger un individu pour ce qu'il a fait, sans avoir vécu au cours de ce contexte, je vous dis chapeau.. parce que moi, je m'y refuse…
à hgo04
De compte supprimé 24
| 13H23 | 30/04/2008 |
« Demandez vous si, pour sauver votre famille, vous ne torturerez personne… »
Hgo04 : moi j'en suis sûr. Non : en *aucune* circonstance, je ne pourrais torturer.
D'ailleurs nombre de militaires français ou autres s'y sont toujours refusé. Même dans les pires circonstances.
à compte supprimé 24
De hgo04
Citoyen Lambda | 14H12 | 30/04/2008 |
Oui, ils s'y sont refusés, et c'est louable.. Mais ce n'est que devant le choix, au moment précis de ce choix, et dans les circonstances de ce choix, qu'ils se sont prononcés. Pas, comme je l'ai dit plus haut, devant une bière, à la terrasse d'un café à regarder les gens jouer aux boules…
C'est seulement cela que je voulais préciser. Tant que nous ne sommes pas devant le fait accompli, en ce célèbre moment M, on ne peut savoir. Vous dites que vous ne torturez jamais, en aucune circonstance… eh bien soit… j'en prends acte, mais nous ne le saurons jamais, en fait…
Souvenez vous de cette phrase célèbre de PASQUA aux lendemains des attentats de PARIS : Nous allons terroriser les terroristes…
Personne n'a réagit à ce moment la.. Ni ligue des droits de l'homme, ni la presse ni même aucun particulier.. Pourquoi ? ? pare que tout le monde voulait que cela cesse, et si on devait fermer les yeux sur le sort des terroristes, eh bien fermons les… sous entendu que l'on ne terrorise pas des terroriste en agitant un code pénal devant leurs yeux.. Le message était clair et sans ambiguité et personne n'a protesté, je dirai même bien au contraire…
En retirant la légion d'honneur à ce militaire, les politiques s'absouent de devoir rendre des comptes… Une hypocrisie que de croire que l'état ne sait rien, ne fait rien et ne décide de rien…
Mais je précise aussitôt, car j'ai bien peur que mes propos ne soient transformés, que je suis contre la torture et toutes sortes d'exactions. Je suis de ceux qui pensont que cela ne sert à rien, et pis encore, que ces exactions vont à contresens du résultat souhaité.
Mais en tout premier lieu, c'est la guerre qui est en cause….
à hgo04
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H06 | 30/04/2008 |
En bref, vous êtes d'accord avec Ménard, président de RSF (financé entre autres par l'USAID, la vitrine légale de la CIA), qui légitime la torture :
http://www.rue89.com/2007/08/26/quand-robert-menard-de-rsf-legitime-la-t…
Bravo !
Enfin, votre discours du style : « c'est eux qui ont commencé à ne pas respecter le droit de la guerre, donc nous on peut et on doit s'en passer » est précisément celui élaboré par Trinquier & co., pour ne pas parler de Carl Schmitt, le juriste nazi, dans la Théorie du partisan (conférence faite à Madrid sous Franco).
Je propose que vous déposiez une pétition à l'ONU pour que les Casques bleus s'abstiennent de respecter le droit de la guerre quand ils font face à des génocidaires.