Nicolas Sarkozy a un sérieux problème: il ne parvient pas à convaincre les Français qu’il a changé. Le président de la République s’apprête à célébrer le premier anniversaire de sa victoire électorale avec un record absolu d’impopularité depuis un quart de siècle.
Certes, on ne gouverne pas avec des sondages, mais s’ils avaient si peu d’importance que ça, les conseillers de tous bords ne passeraient pas autant de temps à les disséquer.
Le dernier sondage en date, celui de BVA pour l’Express, donne 64% d’opinions défavorables au Président, contre seulement 32% d’opinions positives. C’est effectivement un record, surtout après seulement un an au pouvoir.
L’Elysée pourra minimiser ce résultat en soulignant que le sondage a été réalisé avant l’intervention télévisée du Président; mais cette dernière avait elle-même été jugée peu convaincante par une majorité de Français, selon un sondage du Parisien, il est donc peu probable qu’elle infléchisse la tendance de manière significative.
La mue du chef de l’Etat, enregistrée depuis plusieurs semaines, est loin d’avoir porté ses fruits. Le Président n’a pas ménagé ses efforts pour apparaître enfin ... présidentiel, puisque telle semblait être la critique numéro un des Français. Mais rien n’y fait, sa cote de popularité ne cesse de chuter.
C’est une loi ancienne des sondages: on descend plus vite qu’on ne remonte. Néanmoins, là où Nicolas Sarkozy a paradoxalement du souci à se faire, c’est quand son Premier ministre, François Fillon, chute à son tour.
Un paradoxe car le Président a dû être agacé par la courbe de popularité de son Premier ministre qui montait quand la sienne chutait. Mais ce décalage entre les deux hommes avait au moins la vertu de laisser croire que ce n’était qu’une affaire de style personnel, puisque si le Premier ministre tenait bon, c’est que la politique n’était pas rejetée.
Aujourd’hui, alors que le Président et le Premier ministre subissent la même punition dans l’opinion, il va falloir reconsidérer ce jugement hâtif. Dans leurs deux interventions concertées de ces derniers jours, Nicolas Sarkozy et François Fillon n’ont concédé que -c’est le mot à la mode- des "erreurs" de communication. Cela fait peser de lourdes responsabilités sur les épaules du nouveau gourou de la communication gouvernementale, Thierry Saussez. Mais Nicolas Sarkozy ne devrait pas trop compter sur la seule communication pour retrouver la confiance des Français.
Le président de la République a un vrai problème de crédibilité. En janvier 2007, en lançant sa campagne électorale, il avait déjà proclamé: "J’ai changé." Aujourd’hui, les Français ont du mal à croire de nouveau au changement alors que les mauvaises nouvelles se multiplient sur les fronts économique et social. Ce n’est plus le Président qui ne passe pas, c’est son incapacité à empêcher ce qui est perçu comme une érosion du modèle social français. C’est autrement plus important que les outrances de sa vie privée -c’est aussi beaucoup plus compliqué à changer.
Pierre Haski
► Lire aussi: Sarkozy et les sondages: une seule solution, la cohabitation?
► Edito diffusé mardi 29 avril sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.

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Moi ce qui m'étonne c'est les 32% d'opinions positives.
Y a t'il tant de riches que ça en France ? :-))))
Ou est-ce les sympathisants du FN ?
20% de conservateurs et néoconservateurs + 10% de FN = 30% ...
10% de fric/rente + 20% de suspicion/haine = 30% ...
ça peut baisser encore, mais dans les rangs de l'ump auquel ce président nuit. mais ce n'est pas une excellente nouvelle. pendant ce temps le pays morfle, et nous aussi ...
autre addition :
32 + 64 = 96 % !!!
or, si je ne me trompes pas, il est rare qu'il y ait aussi peu de personnes "sans opinion", ce qui pourrait montrer encore plus de difficultés à remonter la pente... ou un puits sans fond, apparent, des problèmes à venir... vue l'obstination à maintenir certaines politiques
Ce faible % des sans opinions m'a frappé depuis longtemps
(parfois 2-3%) Cela pourrait s'expliquer par le fait que
sarko divise nettement l'opinion
Je ne suis pas sur qu'il reste beaucoup de FN derrière lui. Avec ce qu'il leur fait, type projet Méditerranée...ect et il a dit pendant son discours quelque chose du genre que le FN n'existait plus. personne n'a relevé mais c'était surprenant.
Pas forcément!
Il ya aussi une part importante de naifs , qui ne comprennent pas ce en quoi le monde change
ILs en sont restés à l'anticommunisme primaire de la guerre froide, amalgamé à la gauche.
Sarko , tres à droite et atlantiste est indispensable à leur peur
d'accord avec vous, pautreb, ils font partie des 20% de suspicieux ... mais je ne dirais pas naïfs pour autant.
Sarko et euro | Danièle Fonck/Tageblatt (luxembourg)
Au cours d’une conférence de presse télévisée, le président français a tenté jeudi soir de reconquérir une partie des déçus du sarkozysme. Un exercice de style soigneusement mis en scène avec l’aveu public de quelques erreurs pour faire croire que tout sera différent désormais.
En vérité, le programme ultralibéral reste le même et il n’est pas surprenant que dès hier, on pouvait écouter les doutes et la désapprobation de bon nombre des douze millions de spectateurs.
Travailler plus pour gagner plus: le slogan reste le même sans que cela ne change en rien la vie des plus modestes qui, décemment, ne peuvent pas prester 60 heures au lieu de 40 dans le seul but de survivre.
Le pouvoir d’achat? Le chef de l’Etat qui, soit dit au passage, continue de démanteler les services publics et donc de son Etat, fera pression sur les supermarchés. Lesquels, entreprises privées, s’exécuteront sûrement à la seconde ...
L’euro: voilà le coupable, car selon Nicolas Sarkozy, l’augmentation des prix est de la seule faute de la devise européenne et ceux qui le nieraient seraient des menteurs. Il y va fort. Ce n’est pas la monnaie en elle-même qui renchérit quoi que ce soit. Sont donc responsables les industriels et commerçants qui se sont servis du passage à la monnaie unique pour faire monter leurs prix. Quant à savoir ce que serait le prix du baril, donc de l’essence, et celui du gaz sans euro, eh bien, mieux vaut ne pas faire le calcul. Si les économies européennes s’en sortent à peu près correctement du renchérissement, c’est justement grâce à la devise européenne.
Sarkozy est incapable de changer. Lui qui doit faire des pieds et des mains pour calmer les Chinois après ses déclarations à la va-vite, a ouvert un nouveau front avec les Turcs. Pourquoi? On se le demande. La réponse ne pourra pas venir d’un politologue, car c’est plutôt la psychologie du locataire de l’Elysée qu’il faudrait explorer.
Tout a fait d'accord avec marie sur l'euro. D'ailleurs c'est étonnant de voir comment l'inflation qui a été créer par le passage à l'euro, (premiére augmentation des prix et dont tous les sondages niaient l'existence) est aujourd'hui malicieusement amalgamée à une valeur de l'euro par rapport aux autres monnaies. Ce qui n'a aucun sens, dans l'explication d'une inflation !
Quant à l'augmentation des prix aujourd'hui, elle est largement due à une spéculation sur les denrées alimentaires (la tonne de riz a augmentée de 490% en 4 ans, dont 300% sur les 9 derniers mois). Effet d'aubaine pour les industriels qui ont profité de l'occasion pour augmenter leurs prix durablement. Car, comment pourrait faire DANONE pour continuer à augmenter ses bénéfices dans le même temps, si ses couts de production ont augmenter à priori ? Bref.
Quand aux promesses, les francais attendaient de l'action, du changement et non pas une rengaine des vieilles recettes de communication politique. Si la presse, met l'accent sur un style présidentiel, ce n'est pas ce que les Francais jugent à mon avis, mais la priorité dans le choix des seules réformes et la rapidité avec lesquelles elles ont abouties, un paquet fiscal qui n'a aucun effet sur la croissance en France ; une augmentation de salaire de 170% en guise de réduction des déficits de l'Etat, tout en demandant aux autres de faire des efforts. Bel exemple, Monsieur le Président, mais surtout étonnante priorité par rapport aux problèmes a traiter.
Monsieur le Président, lors des présidentielles vous nous avez vendu un homme déterminé dans l'action et le changement, 1 an plus tard on s'apercoit que vos références atlantiste (aussi préjudiciable puissent-t-elles être) tiennent plus d'un Ronald Reagan (acteur de western de seconde zone) que de celle d'un Schwarzenegger de la réforme.
Qu'à part stigmatiser toujours les memes bouc émissaire, les chomeurs, les 35hrs et les besoins médicaux d'une population Francaise vieillissante (dialogue facile et déjà vue). Que finalement, vous n'avez pour la France qu'un vocabulaire très limité qui s'échelonne entre "communiquer" et "erreur de communication".
Non, désolé Monsieur le Président, nous avions entendu "Action", "Changement" et nous ne voyons que des "Erreur de décision".
Toutefois, à votre décharge Monsieur le Président, nous avons peut être échappé au pire avec Madame Royal dont chaque interview consistait à signer un chèque de subvention pour son interlocuteur, sans autre forme de proposition. Quand à la Gauche et son premier secrétaire Francois Hollande, celui-ci concluait la campagne des présidentielles par, je cite "Nous n'avions pas de programme établit, nous comptions sur l'alternance". Effectivement, beau programme et je n'évoquerait pas vos dissentions de pouvoir interne, qui vous ôte toutes crédibilités, d'autant que la fuite "au doigt et à l'oeil" de vos cadres.
Non merci, Mesdames et Messieurs les Socialistes, je vous laisse définitivement à vos querelles de clocher. Quand à votre apport actuel dans le débat politique vous n'apportez aucune solution, à part des critiques, et comme dit l'adage "la critique est facile, l'art est difficile".
Ne serait il donc pas temps de briser les carcans d'oligarchie politique, d'élite obsolète dont les seules motivations pour la France, sont celles d'assouvir l'égo de leurs propres ambitions.
Si le communisme n'est qu'une extrapolation d'un capitalisme extrème dans son monopole du pouvoir, que ce dernier touche aujourd'hui l'apogée d'une spéculation nuisible et aux bulles financière de plus en plus fréquentes. Que les partis politique sont impuissants, déliquescents, voir corrompu et n'ont aucune solution ou anticipation sur les problématiques de notre temps.
Tout ceci nous amène à un constat Droite et Gauche sont au pied du mur ! Chacun d'eux a élagué l'arbre France à son profit en vivant grassement au frais du contribuable. Mais qu'aujourd'hui la seule branche qui reste est celle sur laquelle ils sont assis ! Celle de leur incompétence !
Ne serait il pas temps de reprendre les choses en main et de créer une société nouvelle et responsable, basé sur de nouveaux fondements. Mais quels seraient ils ?
Bien sûr que 30% c'est encore trop, mais peut-être que c'est le taux incompressible des idiots, comme les 5% incompressibles des chômeurs?
Ce n'est pas qu'une question de riches. J'entends autour de moi des personnes dire que si c'était à refaire, ils revoteraient pour lui : pour les classes moyennes supérieures, la politique n'a aucune incidence sur la vie de tous les jours. La baisse du pouvoir d'achat représente des vacances moins loin (et encore, en cherchant bien on trouve des séjours pas chers).
Sarkozy favorise la grande distribution : décryptage de son intervention télé.
L’économiste Christian Jacquiau revient sur les liens entre Sarkozy et la grande distribution (notamment Michel-Edouard Leclerc).
« Comment expliquer cette incroyable différence de prix entre la France et les autres pays européens, alors que le territoire français est le plus maillé au monde en terme de mètres carrés de grandes surfaces par habitants ?
La France compte en effet un hypermarché pour 46 000 habitants lorsqu’il y en a un pour 51 000 habitants en Allemagne et un pour 130 000 habitants en Italie !
De cela, Nicolas Sarkozy ne dira mot. Et pour cause puisqu’il entend bien renforcer la puissance de ces oligopoles en donnant davantage de pouvoir encore aux centrales d’achat de ses amis de la grande distribution !
À un Patrick Poivre d’Arvor l’interrogeant sur les multiples « tables rondes » réunies sur le sujet et n’ayant débouché sur rien, Nicolas Sarkozy répond sans vergogne : « nous avons progressé en supprimant une partie des marges arrière. Je ne vais pas entrer dans le détail de tout cela. Luc Chatel et Christine Lagarde présenteront un texte au mois de juin qui va permettre la négociabilité entre les fournisseurs et les grandes surfaces...», déclenchant manifestement interrogations et scepticisme chez les cinq journalistes venus l’interroger.
« Les fournisseurs de l’industrie agroalimentaire et les agriculteurs ne sont pas contents par rapport à cette loi. Ils estiment que cela va faire pression sur leurs marges à eux...», l’interrompt alors la journaliste Véronique Auger.
Le pouvoir accru, accordé sans contrepartie, sans garde-fou, aux centrales d’achat de la grande distribution ne peut, en effet, qu’avoir un impact dévastateur sur l’amont (les agriculteurs, les PME/PMI, l’industrie agroalimentaire et leurs sous-traitants) et en cascade : sur les salariés des filières, leurs emplois et leur pouvoir d’achat.
Le gouvernement Fillon, inspiré par le fameux rapport Attali, avait déjà réussi l’exploit de mettre les avocats et les coiffeurs dans la rue. Nicolas Sarkozy s’apprête à faire beaucoup mieux encore en faisant voter ces lois Chatel / Lagarde, réclamées depuis tant d’années par le lobby de la grande distribution.
Fait sans précédent, l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), le réseau COOP de France (coopératives agricoles), la CGGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), la FEEF (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France), la CGI (Confédération française du commerce interentreprises) et l’ILEC (Institut de liaison et d’études des industries de consommation), organisations en général plutôt légitimistes pour ne pas dire conservatrices, se sont déclarées prêtes à manifester devant l’Assemblée Nationale si le gouvernement ne revoit pas d’urgence sa copie. Du jamais vu !
Le gouvernement choisit la distribution contre l’agro-alimentaire.
Réponse de celui qui a la charge de l’intérêt de la Nation, face à un panel de journalistes totalement médusés : « Ça, pour faire pression on va faire pression ! » (sic), ajoutant encore dans son langage de président : « Ça, y sont pas contents... C’est moi qui suis pas content parce que les prix augmentent plus en France qu’ailleurs ! ».
L’industrie agroalimentaire française emploie 400 000 personnes et occupe, avec un chiffre d’affaires annuel de 140 milliards d’euros, la deuxième place mondiale du secteur, derrière les Etats-Unis.
Pourtant le président semble avoir choisi son camp. Et ce ne sont pas ces arguments de poids qui le feront fléchir, même si la pression des centrales d’achat sur le monde agricole et sur le monde de l’entreprise conduit inéluctablement à la compression de personnel (accélération des délocalisations et amplification de la recherche de sous-traitants socialement moins disant) et à la régression sociale.
« Les salaires en France sont trop bas, les charges sont trop hautes », lance Nicolas Sarkozy à la cantonade, ignorant avec superbe que moins de salariés, c’est mécaniquement moins de cotisations sociales, patronales et salariales, ce qui surenchérit les coûts sociaux pour les cotisants restants et alimente le fameux discours sur le « trop de charges ».
Moins de salariés c’est aussi moins d’impôts levés, avec pour conséquence globale la diminution des prestations de santé et de retraite, la remise en cause des services publics (fermeture au nom de la modernisation d’hôpitaux, de maternités, d’écoles, de tribunaux, de bureaux de poste ou encore de gares SNCF dites secondaires). Au final, c’est la porte ouverte à la privatisation de tout ce qui faisait le lien social.
Nicolas Sarkozy est-il aussi naïf qu’on pourrait le penser ou bien, sous des airs de faux candide qui ne trompent plus que 28 % de l’opinion, s’inscrit-il résolument dans une fuite en avant tendant à imposer au pays un ultralibéralisme sauvage qui ne sert que les intérêts de ces puissances financières au sein desquelles il compte de nombreux amis ?
« Il faudra m’expliquer pourquoi le même produit augmente davantage lorsque c’est le consommateur français qui va dans une grande surface en France que lorsque c’est le consommateur allemand qui va dans une grande surface en Allemagne ».
Quels sont donc ces conseillers du prince qui ont ainsi intérêt à lui mentir, au point de lui cacher jusqu’à l’impact désastreux des pratiques de la grande distribution française, parmi lesquelles ces fameuses marges arrière dont il semble tout ignorer des mécanismes ?
« Depuis que je suis élu président de la République, il y a eu la crise dite des subprimes qui est en vérité la crise d’un capitalisme financier qui marche sur la tête, qui a fait la part trop belle aux spéculateurs au détriment des entrepreneurs ».
Est-ce une raison pour renforcer les pouvoirs de négociation (en fait de spéculation) de la grande distribution ?
Des cris d’alarme du monde paysan ou de celui plus inattendu des groupes de l’agroalimentaire, le président semble n’avoir cure, bien décidé d’appliquer les préconisations d’un rapport Attali inspiré du rapport Canivet, lui-même plus qu’inspiré par un certain Michel Édouard Leclerc, ami du président.
« Alors qu’ils soient pas content j’en suis… euh... tout à fait désolé » (sic) dira le président avant d’ajouter : « Ça ne change en rien ma détermination. Je rendrai aux Français du pouvoir d’achat en obtenant soit la baisse des prix, soit en tous cas la maîtrise de l’augmentation ».
Rendre du pouvoir d’achat en obtenant la maîtrise de… l’augmentation ? Le candidat l’avait promis. Désormais avec Nicolas Sarkozy tout devient possible !
Démonstration.
« J’avais pris l’exemple invraisemblable du jambon qui avait augmenté de 40 % en grandes surfaces alors qu’il y avait une crise des éleveurs de porcs qui voyaient leurs prix de vente baisser. Alors y a bien quelqu’un qui entre le consommateur qui paie plus cher et le producteur à qui on paye moins cher, y a bien quelqu’un qui dégustait, en l’occurrence c’est le consommateur. Je ne l’accepte pas ». (sic)
Explication de texte : ce « quelqu’un » entre le consommateur et le producteur que le président désigne ici comme consommateur / dégustateur n’est autre que la grande distribution et ses centrales d’achat qui se goinfrent véritablement sur le dos de ceux qui leur font confiance.
Dommage qu’il n’y ait personne dans l’entourage de Nicolas Sarkozy pour lui expliquer que le taux de marges arrière exigé de leurs fournisseurs par les distributeurs dépasse allègrement les 70 % du prix des produits de charcuterie industrielle ! Faut-il s’étonner alors qu’en bout de chaîne les producteurs vendent à perte ?
Le pire c’est que le même Nicolas Sarkozy s’apprête à leur donner carte blanche afin qu’ils puissent exiger davantage encore de leurs fournisseurs !
N’ayant manifestement rien compris au système de la grande distribution - ou feignant de ne pas le comprendre -, Nicolas Sarkozy qui, candidat, avait promis d’aller chercher la croissance « avec les dents » en arrive, à présent, à menacer ceux qui en sont victimes.
« Je vais aller beaucoup plus loin », annonce-t-il. « Et même si je dois convaincre ma propre majorité parlementaire, il faut changer la loi dite Raffarin sur l’urbanisme commercial pour mettre davantage de concurrence. Il faut changer la loi Galland sur la négociabilité des prix parce qu’il faut une vraie concurrence au service des consommateurs ».
Supprimer les modestes contraintes que constituait la loi Raffarin (soumettant à autorisation mais autorisant les nouvelles implantations) puis instaurer et légaliser une impensable concurrence déloyale entre le commerce de proximité et les grands réseaux de distribution fait désormais partie de la panoplie de ce président fâché avec les principes les plus élémentaires de l’économie.
En renforçant l’oligopole constitué par les six centrales d’achat de la grande distribution, le gouvernement s’apprête à accroître leur pouvoir de négociation sur l’amont (agriculteurs et industriels) ce qui ne peut se traduire que par une pression accrue sur les coûts de production, de nouveaux plans sociaux, de nouvelles délocalisations et au final : moins de pouvoir d’achat distribué, moins d’emplois et moins de croissance !
« Il y a eu en deux ans une augmentation de 20 % des travailleurs pauvres », lui a pourtant rappelé une Véronique Auger très incisive.
Mais Nicolas Sarkozy a d’autres trucs encore pour relancer la sacro-sainte croissance.
« La deuxième chose qui va me permettre de donner du pouvoir d’achats aux français : le premier ministre déposera un texte dans les 15 jours sur l’intéressement et là, c’est un véritable... projet de société ».
De quoi s’agit-il ?
« Il y a des entreprises qui font des profits, et c’est tant mieux, et on peut pas s’en plaindre. II faut souhaiter que toutes les entreprises fassent des profits, des profits souvent considérables et c’est tant mieux, mais il faut que chaque salarié des entreprises puisse en profiter. J’observe qu’en France, les entreprises de moins de 50 salariés ne sont pas obligées de faire la participation ou de faire l’intéressement (sic) et bien désormais, une entreprise qui distribuera une partie de ses bénéfices à ses salariés paiera moins d’impôts sur les bénéfices ».
Une promesse qui n’engage que celui qui la professe, puisque la négociabilité des prix réduira les bénéfices de nombre d’entreprises, notamment les plus petites et les plus fragiles, et que l’intéressement risque bien dans ce contexte de se réduire à peau de chagrin.
Qui donc peut vouloir tant de mal à Nicolas Sarkozy pour le conseiller de s’engager dans une telle voie sans issue ?
À moins que décidé de donner tort à ceux de ses détracteurs qui pensent qu’il a définitivement tourné le dos au Grenelle de l’environnement, le président n’engage la France avec volontarisme, personne n’oserait croire que c’est à l’insu de son plein gré, dans une véritable politique de … décroissance ? Il voudrait le faire qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
Christian Jacquiau.
http://www.marianne2.fr/Nicolas-Sarkozy,-president-de-la-decroissance_a8...
Michel-Edouard Leclerc a été l'invité hier pendant 2 heures de France Culture (la chaîne de la gauche caviar sarkolâtre qui déteste la culture). Aucun participant de l'émission n'a souhaité ou n'a été capable de le contredire
Qu'entends-tu donc par "classes moyennes supérieures" ?
Personnellement, je gère dans une mairie un budget de plusieurs millions d'euros et pourtant au quotidien chez moi je dois faire attention aux dépenses de carburant, de chauffage, de nourriture, etc, car mon salaire n'augmente pas au niveau de l'inflation !! Si je veux garder mon "train de vie", je dois trouver des postes d'économies. Et je gagne 2500 € bruts par mois pour une personne seule ! Et je vis à Pau !
Alors j'imagine ceux qui gagnent 1500 € bruts ou moins avec 3 ou 4 enfants....
Autour de moi tout le monde fait le même constat. Et je ne trouve pas une seule personne qui revoterait pour Sarko, même parmi mes amis plus fortunés que moi, car il a déçu sur beaucoup d'autres points, notamment son allégeance aux USA, son déni de la laïcité et son mépris des VRAIS problèmes économiques.
Et surtout les gens découvrent sa propension à n'écouter que les très riches et à faire tout supporter aux autres, et pendant ce temps à jouer à la vedette de jet-set.
Bonsoir à tous,
Le PROBLEME c'est le PRESIDENT!!
En un an, les français ont enfin découvert "Nicolas le Gland"! Ouais! Mais il faut se le supporter encore quatre années! La casse sociale est loin d'être finie!
La casse sociale , certes, mais surtout la casse économique
C'est viscéralement un dépensier , et il a été un hyperchampion du déficit comme ministre de l'économie
En réalité , c'est un laxiste!
Lutter contre cette clique de rentiers (gauche et droite), pour une véritable démocratie qui, par exemple, permette de renvoyer, sur référendum local, un élu.
Que pensez vous de cette idée, déjà lu et mis en pratique (devant le mur de Berlin). Se retrouver un soir par semaine, entre 18 et 19 h, devant les mairies ...sans bouger de temps en temps ?
Ils ont très bien communiqué , Sarko et Fillon,pourtant, moi je trouve . On a parfaitement compris ce qu' ils sont en train de faire ..
On s'en rendait même déja compte avant qu'ils soient aux affaires,à croire qu'une bonne partie des gens qui ont voté pour eux sont atteint du syndrome de l'autruche depuis longtemps pour avoir laissé monter des prédateurs de ce genre au pouvoir.Là c'est l'apothéose mais on peut pas dire qu'on savait pas...
On dirait qu'il se mitonne un ragoût de printemps bien douillet entre la fronde de nos lycéens et la grogne des syndicats sur l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites, s'il y avait jonction avec les retraités ou les assurés sociaux grugés par la réforme de la SS ça pourrait tourner à la bonne bouillabaisse sauce '95 prélude à la dissolution ... En eau de boudin .
Avant quoi, Strauss Kahn ou Kouchner à Matignon ? Pas sur d'avoir envie de cet aigre brouet pour commencer l'été .
le fond et la forme

http://kprodukt.blogspot.com
Je n'ai jamais cru que le problème de Sarkozy était un problème de style.
Il s'est cassé la figure sur des écueils bien concrets : le pouvoir d'achat, les franchises médicales, par exemple.
Le "style" (surtout l'absence de vergogne) n'a fait qu'ajouter au dégoût ambiant.
Ca fait partie de votre méthode Coué , L' ECRITURE EN MAJUSCULE ?
nf
Le pilotage du Titanic était cet exemple de démocratie tel que vous la concevez.
A défaut de travailler sur le long terme, c'est du travail en profondeur.
Parce que la politique de Sarkozy n'est pas bassement électoraliste? Quand il reprend les arguments de Le Pen, et cite le FN pour draguer l'électorat d'extrême droite? Quand il prétend devenir le "président du pouvoir d'achat" alors qu'il sait pertinemment qu'il roule pour les plus riches? (comme le confirme sa dernière interview) Quand il s'imagine être un génie politique pour avoir, dit-il, libéré des infirmières Bulgares? et quand il fait de nouvelles lois contre les chiens dangereux chaque fois que quelqu'un se fait mordre?
Faire des projets de lois en un mois, sans concertations, et en mode bulldozer en se fichant de toutes les critiques, c'est pas du "court terme"? Dépenser des milliards pour les plus friqués, quand on connaît le déficit de l'Etat, c'est pas du "court terme"? Même les plus riches finiront par comprendre que le néoconservatisme ne peut pas faire leur bonheur à long terme...
Sarkozy, "pas une girouette selon les sondages", mais bien sûr... on parle bien du même Sarkozy qui adore Opinion Way? Celui qui fait des sondages avant de lancer une idée, et qui rectifie le tir en fonction des résultats? La moitié de ce qu'a projeté le gouvernement a été annulé en catastrophe, et dans ce qui a été fait, la moitié a été vidée de sa substance. Un pas en avant, un pas sur le côté, deux pas en arrière. L'opinion, c'est la seule chose qui peut tenir la bride courte à Sarkozy, tant cet homme a peur de redevenir aussi impopulaire qu'à son premier passage au ministère de l'intérieur. Et c'est tant mieux.
"Et, je le re-dit, la démocratie c'est accepter que Nicolas Sarkozy à été élu pour 5 ans par une majorité"
Pour moi, la démocratie c'est : pas de président, pas de gouvernement, pas de chefs, que des décisions prises à la majorité absolue. Pas des arrivistes menteurs et hypocrites qui s'accaparent le pouvoir pendant cinq ans et font ensuite toutes les conneries qu'ils veulent.
Chacun ses définitions.
nf,
La lecture d'un fait divers peut être édifiante.
Ainsi, celui-ci :
Un car de ramassage scolaire transportant des collégiens est stoppé par l'un d'eux qui s'alarmait du comportement plus que dangereux du conducteur. Dès l'ouverture de la portière tous sortent. Vérification faite le conducteur légal était ivre.
j'attends avec impatience 6 phrases commançant par :
Ce car c'est...
nb
Je vous conseille de lire "La flèche jaune" de pelevine.
Ainsi vous ferez la part des choses entre démocratie et délégation de pouvoir.
Vous révez si vous pensez que Sarkozy peut mieux faire que ses prédécesseurs.
Vous oubliez allègrement qu'il a fait partie de tous les gouvernements de droite depuis 1992 (à part la parenthèse 1995-1997) jusqu'à maintenant. Et jusqu'à maintenant rien n'a été fait et vous allez voir ce que vous allez voir ....
Ca pour voir, on voit et on n'a que les yeux pour pleurer (sauf si l'on fait partie de ses riches amis bien sûr)
Mais vous rêvez, Sarkozy FAIT la girouette en fonction des sondages. Si ces derniers n'étaient pas écoutés à 100% par les politiques, ils cesseraient tout simplement d'exister...
N'avez-vous pas vu la dernière "messe" présidentielle destinée à rassurer ceux qui estimaient que Sarko n'avait pas l'étoffe d'un Président ?
Pour revenir au Titanic, Mitterrand avait au moins le mérite de s'intéresser à la jeunesse. Sous Sarko, un jeune = déliquant, à moins qu'il ne porte des costards toute la journée avec un long carré blond à la Neuilly. Et pour noyer le poisson, le gouvernement tacle les profs, pour faire croire qu'il protège les élèves (donc les jeunes) : risible.
Le même long terme qui vante l'enfermement à vie ?
Le long terme nucléaire ? celui des cinquantes années de réserve en uranium ou celui des milliers d'années de contamination ?
soigner les personnes violentes et qui ne peuvent vivre avec les autres : oui ..mais pourquoi attendre la sortie pour y penser ? cela fait entre 12 ou 15 ans d'enfermement ! quels sont les soins , les bilans, diagnostics , durant ce temps. ?.étant donné les moyens existants en prison pour faire le travail , ce serait remplacé par un enfermement à vie .Ca c'est économique !!et éfficace !!le monde à l'envers .
L'ampoule hallucinogène la plus utilisée s'appelle la TF1.
Elle produit du temps de cerveau carbonisé.
Moults sont ceux qui ne l'utilisent plus depuis bien longtemps.
Certains paraît-il, " N'appartiennent à personne sinon au point d'or de cette lampe inconnue de nous, inaccessible à nous qui tient éveillés courage et silence."
S'il n'y avait pas eu (et il y a encore, mais moins... Danger!) un tel bazar à chaque installation de centrale nucléaire en Europe, pensez-vous que les normes de sécurité seraient aussi pointues ? Votre soumission, sur ce sujet -qui s'écarte pas mal de celui de l'article-, est de celles qui permettent les "erreurs humaines"... Comme Tchernobyl.
Quant à écarter des gens qui doivent être soignés... D'accord, encore faudrait-il qu'ils le soient.
le problème c'est pas nous, c'est ton manque de vista ;
fume gadjo .
Bonjour, NF (Nouvelle France?),
1) C'est devenu une manie, chez les partisans de Sarkozy, de renvoyer à ses prédécesseurs – et, singulièrement, à Mitterrand – dès qu'on formule la moindre critique contre leur idole. Et aussi de manier des chiffres avec un peu de légèreté : les résultats électoraux sont exacts, mais pour l'impopularité, c'est bien Sarkozy qui l'emporte, toutes catégories confondues.
2) Évoquer un 3e tour dans la rue, c'est alimenter les phantasmes des bourgeois et des réacs qui veulent tout à la fois se faire peur et crier au gauchiste sanguinaire tapi dans l'ombre. Ça a pu faire rire un moment... Un moment. En même temps, on ne va pas laisser Sarkozy démolir ce qui reste des acquis sociaux dans le pays. S'il était raisonnable, il se rendrait à l'évidence et rendrait son tablier ou se réfugierait dans la cohabitation ; comme il ne l'est pas, il existe une méthode non violente, dite «désobéissance civile», qui permet au peuple de faire entendre son mécontentement sans attendre les prochaines élections. Si ledit mécontentement est assez bruyant, les parlementaires pourraient peut-être prendre le relais...
3) Je vous assure que si tous les mécontents quittaient la France, vous auriez du mal à faire tourner une seule usine et vous pourriez vous atteler sans tarder au repeuplement.
4) VOUS AVEZ TORT D'ÉCRIRE EN MAJUSCULES : REGARDEZ COMME C'EST DÉPLAISANT...
Sarko le Peuti n'est pas un pote à moi, mais pour cohabiter encore faudrait-il qu'il y ait un partenaire potentiel. Je ne le vois pas en couple avec Ségo Laine, ni Bayrou, ni...
Oh fan de chichourne, les années à venir vont être dures!
@ nf : Ce que vous dites est parfaitement vrai. Reste que la politique actuelle impressionne plutôt par sa courte vue.
Enfin, les "couacs", les "erreurs de com'", le "manque de pédagogie", au risque d'en décevoir certains, ça doit faire vingt ans que c'est la seule explication que les gouvernants parviennent à trouver à leur impopularité. Rupture...
C'était juste pour dire que Miterrand est mort ;-)
En reconnaissant qu'ils ont commis des erreurs, N. Sarkozy et F. Fillon espèrent voir remonter leur cote de popularité.
Mais à bien y regarder, les seules erreurs qu'ils avouent semblent pour eux n'être que des erreurs de communication !
Cela signifie que sur le fond ils ne renient rien de ce qu'ils ont fait et prétendent même "garder le cap"
En gros, ils regrettent juste de n'avoir pas mis assez de beurre pour nous sodomiser.
A l'avenir, nous continuerons donc à être agressés analement, mais c'est promis, avec de la vaseline de qualité !!
Bah oui, c'est ca qui est dingue : les erreurs de communication !
Ca fait un an qu'ils essaient de nous expliquer ce que "c'est que du bon sens". C'est dire si on est cons quand même.
C'est pas grave, avec Hollande et Fabius qui n'excluent pas d'être l'alternative en 2012, on a une solution qui se dessine à l'horizon...
Ah ah ah ah ah
(Mieux vaut en rire)
Mieux vaut mille fois Fabius que Royal.
"Au royaume des aveugles, le con est roi!"
"Ce n’est plus le Président qui ne passe pas, c’est son incapacité à empêcher ce qui est perçu comme une érosion du modèle social français."
Et si ce qui ne passait pas chez les Français, c'était la volonté présidentiel de casser ce même modèle français : inviter les assureurs et les cliniques privé au grand jeu de la santé, privilégier l'école privé à l'école publique dans les banlieues, remettre en cause le pacte laïque, etc.
Editeur? Peut-être, mais pas correcteur :-)