Selon le philosophe Guillaume Paoli, la motivation est devenue le Graal des entreprises : aux salariés de ne pas se faire piéger.
Le monde occidental est-il à la veille d'une nouvelle révolution ? En refermant « Eloge de la démotivation », cette question prend une nouvelle tournure. Depuis des années, Guillaume Paoli, philosophe exilé en Allemagne, s'interroge sur le monde du travail. Celui où l'on perd son âme, à force de désillusions. Propos noirs, mais pas sans pertinence où l'auteur démontre qu'il faut « mettre les freins ».
Il faut attendre la 80e page avant d'être convaincu que, décidément, cette plongée dans l'univers de la « démotivation » est un exercice périlleux mais nécessaire. Périlleux, parce que sa description est très analytique et fractionnée… pas toujours facile à suivre.
En résumé, le monde du travail d'aujourd'hui est confronté à l'impérieux besoin de canaliser la « motivation » des salariés. Faute de quoi, l'entreprise est condamnée à terminer sa course au cimetière des « marchés ».
Dans une économie où cette logique des « marchés » est omniprésente, la motivation conduit en fait les travailleurs à simuler. Lettre de motivation simulée, comportement de travail simulé, implication simulée… la « motivation » est « pervertie » explique le jeune philosophe français. (Voir la vidéo.)
La deuxième partie du livre montre que cette vision de l'univers économique est nécessaire. A quoi ? D'abord à mettre des mots sur un « malaise », un « mal-être » au travail, apparu depuis quelques années. Paoli développe une analogie éclairante avec les mécanismes de la toxicomanie : l'addiction dont souffre les cadres motivés se manifeste de plusieurs manières. Pour le meilleur et le pire : les cas de suicide au travail relèvent aussi de cette catégorie, estime l'écrivain.
Que faire ? « Je n'ai pas de solution », prévient Guillaume Paoli, sinon de préconiser une « prise de recul ». L'autre enjeu, à l'échelle collective, est ce « développement non maîtrisé » qui « nous mène tout droit vers le mur ». Comment articuler les deux dimensions ? Là encore, pas de réponse toute faite pour le « poseur de questions ». (Voir la vidéo.)
Dans les dernières pages de l'essai, l'ancien participant du mouvement berlinois des Chômeurs heureux prend nettement ses distances avec les néo-marxistes habitués de sa maison d'édition. Il ne sent pas plus d'affinités que ça avec la prose d'un Alain Badiou ou les nostalgies marxistes des penseurs de la Ligue. Il n'aime pas les « Français donneurs de leçon », bien éloignés des humaines préoccupations d'inactifs.
A l'appui de sa démonstration, il cite Etienne de la Boétie, Alexis de Tocqueville et Walter Benjamin qui, en voyant les Insurgés de 1830 tirer sur les horloges, écrit :
« Marx dit que les révolutions sont les locomotives de l'Histoire. Mais peut-être en est-il autrement. Peut-être les révolutions sont-elles le moment où le genre humain voyageant dans ce train tire le frein d'arrêt d'urgence. » (Voir la vidéo.)
Et si la France s'ennuyait tellement en 2008, que certains songeraient à tirer le « frein d'arrêt d'urgence » ? ► Eloge de la démotivation de Guillaume Paoli - Nouvelles éditions lignes - 189 p., 14€.





















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à Elosurlalune
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 12H25 | 28/04/2008 |
Elosurlalune
Votre commentaire me semble trés bon et je ne comprends pas les deux « nul » qui m'ont précédé.
à Elosurlalune
De asozial
aus Berlin | 17H23 | 28/04/2008 |
il y a aussi ceux qui travaillent le moins possible, gagnent le minimum d'argent pour consommer le moins possible (plus nombreux qu'on ne le pense, mais nécessairement invisibles), bref refusent de collaborer à un système mortifère - et qui le font bien sûr par choix personnel mais aussi et surtout parce que cela s'avérera tôt ou tard au bénéfice de tous.
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 15H10 | 27/04/2008 |
GRAINE D'ANANAR
Si j'avais des sous
On m'd'manderait : « Où
Les as-tu gagnés
Sans avoir trimé
Pour la société ? “
Mais comm” j'en ai pas
Faut lui dir » pourquoi
C'est jamais peinard
La grain » d'ananar.
(Léo Ferré et dans la version Léotard de préférence)
De Yakafersa
retraité consentant | 15H15 | 27/04/2008 |
@ ellosurlalune
« Guillaume Paoli nous dit finalement ici que nous sommes tous des prostitués, dans le monde du travail. On vend notre corps, ainsi que nos cerveaux ajoute-t-il à raison ! »
D'où la simulation, nous sommes bien d'accord.
Mon propos n'a rien de machiste.Je le traite par l'absurde, c'est tout !
Pour la ménagère vertueuse, c'est un clin d'oeil à ma défunte mère bourgeoise catho s'il en fut,qui faisait son « devoir » conjugal dans l'esprit de la bonne éducation de l'époque, dispensée aux jeunes filles
. Vous savez : quand le mari rentre le soir, son épouse doit l'accueillir avec un sourire, pour lui faire oublier ses tracas de la journée, lui qui travaille dur pour nourrir sa famille, alors qu'elle s'amuse toute la journée avec un aspirateur, une machine à laver, à torcher les mômes etc…etc…Et, le soir, elle devait passer sur ses maux de tête…faute de quoi elle commettait un péché.
Me serais-je trompé de sujet ? Pourtant :
« Dans une économie où cette logique des “marchés” est omniprésente, la motivation conduit en fait les travailleurs à simuler. »
Les prostituées sont des travailleuses, les femmes au foyer aussi, même si ce dernières ne sont pas rémunérées pour ce « vrai » travail.En tant que « travailleuses », elles sont soumises, elles aussi, à la simulation…
Elles sont parties prenantes (si j'ose dire) dans l'économie…
Le papy, vous salue bien et souhaite que vous ne soyez pas une femme au foyer, ou alors libérée des contraintes religieuses…
à Yakafersa
De Elosurlalune
Apprentie so...ciologue | 15H30 | 27/04/2008 |
(Alors il faut mettre un gros PS à chaque fois pour ceux comme moi qui ne suivent pas ! ) ; ) Désolée pour le vol dans les plumes, je crois que c'est parce que c'est sujet sensible de ce côté-ci de l'écran, veuillez m'excusez… Pour venir d'une lignée de femmes pas toujours très émancipées sur la question et peiner à me faire comprendre, parfois, j'ai tendance à m'emporter. Je n'avais pas compris l'ironie…
D'ailleurs, la question du travail pour les femmes, quand on voit également à quel point le temps de ménage/cuisine/à s'occuper des enfants etc, a très peu baissé depuis la moitié et la fin du siècle dernier, alors que le temps passé au travail a considérablement augmenté… Les mentalités ont dû s'adapter dans un sens (notamment du côté des femmes, les efforts à faire pour travailler ; et pas toujours récompensés puisque le salaire moyen est toujours inférieur à celui des hommes, et qu'à diplômes et compétences égaux, les hommes sont toujours plus embauchés en moyenne parce que pas de risque de congé maternité), mais dans le privé, donc les moeurs, ça a pas tellement suivi. Décidément, à qui profite le marché tel qu'il est ?
De TARPON
15H22 | 27/04/2008 |
Paoli simule etre philosophe ,c'est une larve.La philosophie est expression de la vie pas une negation.
à TARPON
De Jean-Jacques Louis
20H53 | 27/04/2008 |
La philosophie est la conscience que prend d'elle-même la culture d'une époque. Paoli peut donc être considéré comme un philosophe.
Et en plus, il a, hélas, raison.
De wam
mwa | 15H25 | 27/04/2008 |
Les commentaires prônant le marxisme, le retour à l'âge de pierre ou la libération du peuple asservi, c'est marrant, ça ressort souvent en période de crise. Quand tout va bien, on y pense pas trop à tous ces trucs hein ?
Soyons lucide, c'est de l'intérieur que les choses peuvent changer. Les entreprises doivent en effet plus motiver leurs salariés, afin d'augmenter la productivité et fidéliser leurs meilleurs éléments.
Les salariés, eux, doivent savoir apprendre à prendre du recul, prendre par exemple tout ça pour un jeu, qui dure quelques heures par jour, en semaine. Cela permets de se détendre, de faire baisser la tension entre collègues aussi, et finalement, d'augmenter le rendement et la qualité du travail.
Je trouve dommage qu'en France l'on ne puisse plus tirer fierté de son travail, et que la notion de « valeur du travail » ait été récupérée par la droite.
à force de crier au loup on en oublie que nous sommes tous dépendants les uns des autres, il n'y a pas d'ennemi à vaincre, juste des interlocuteurs à rencontrer et à convaincre.
Mais là je crois que c'est trop en demander aux Français, c'est tellement plus facile de râler, de critiquer. C'est en effet difficile de négocier, de participer, ça demande de se mettre au même niveau, d'écouter, de poser des questions, de faire des concessions, de penser au long terme.
Je ne perds cependant pas espoir. De même que j'admire la vitesse à laquelle les Français sont en train de remonter leur niveau en Anglais, que le monde admire la vitesse ils ont rattrapé le reste en matière de couverture Internet, je suis sur qu'un jour, on pourra se dire que la France a réussi à changer de culture d'entreprise. Mais pour ça il faudrait arrêter d'avoir peur du modèle anglo-saxon, entre autres.
« If you can't beat them, join them »
à wam
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 15H37 | 27/04/2008 |
>>>Les commentaires prônant le marxisme, le retour à l'âge de pierre ou la libération du peuple asservi, c'est marrant, ça ressort souvent en période de crise. Quand tout va bien, on y pense pas trop à tous ces trucs hein ?
-_O
c'est sûr, en 1968, dans les trente glorieuses, plein emploi, découverte du bonheur de consommer et tout ça, les gens ne pensaient pas du tout à se révolter… mais alors pas du tout… d'ailleurs, c'est bien connu, ça a été l'année la plus calme de l'après-guerre, dans le monde entier.
à Lohiel
De wam
mwa | 15H48 | 27/04/2008 |
Bon je vais pas me faire d'amis en disant ça tout haut mais tant pis, c'est un forum et l'échange d'idées est nécessaire.
J'ai comme qui dirait un léger malaise, une gêne, voire un peu honte lorsque je lis tous ces commentaires prônant le marxisme, le retour à l'âge de pierre ou la libération du peuple asservi. Pourquoi ? Je pourrais juste trouver ça marrant. Non, je trouve que c'est en fait très égoïste ; quand tout va bien, on en parle pas, ça me semble donc assez hypocrite.
Je serais plutôt lucide, enfin je crois, en pensant que c'est de l'intérieur que les choses peuvent changer.
En 1968, il y a avait aussi les drogues, le sexe, et on pensait encore que Mao était un gentil héros. Dans les années 80, c'était une autre histoire.
Je sais que le passé renferme des choses intéressantes, et je pense quand même que c'est ici, maintenant et au plus près des évênement que l'on peut changer les choses.
à wam
De jissé
Ingé retraité | 20H39 | 27/04/2008 |
Wam bonsoir. « tuyau » valable pour tous.
Faites sur Google : Cyberpresse canada.
(Jen'ai pas mémorisé le « lien web)
Il y a un article intéressant sur Mai68.
Mai 68, Internationalement. (*)
En France même les coureurs cyclistes professionnels s'étaient mis en grève. Pour Mao ?
(*) Avec des photos d'archives de l'époque. Au Canada, En France, à Prague, à Varsovie
Mai 68, c'était mondial (les chars à Prague, Dubcek)
Lisez et regardez, c'est pas TF1, cela ne vous empêchera pas d'écrire des çonneries, mais ce sera en connaissance de cause.
Avant de parler sans savoir de drogués, de sexe et de Mao !
Bonne fin de soirée, faites ça et vous vous coucherez moins bête que quand vous vous êtes levé.
Jissé
à jissé
De déluge
menuisier | 21H02 | 27/04/2008 |
Bonne fin de vouiquende Jissé.
Vous êtes optimiste sur la fin.
à wam
De déluge
menuisier | 21H00 | 27/04/2008 |
Vous êtes certain qu'en 68 il y avait de la drogue (incroyable, l'usage de drogue étant un trait immémorial de l'espèce humaine), du sexe ?
Mon dieu serait-ce possible ?
à wam
De kane85
15H38 | 27/04/2008 |
Joli, mais : I don't want to join them…
And why beat them ? for what please ?
Run like them, eat like them (beark), live like them and die like them ?
no thanks !
I'm a lonesome woman that whant's the systeme to let her live…
Traduction :
Joli, mais : je ne veux pas les rejoindre…
Et pourquoi les battre ? Pourquoi s'il vous plait ?
Courir comme eux, manger comme eux (beark), vivre comme eux et mourir comme eux ?
Non merci !
Je suis une femme solitaire qui veut que le système la laisse vivre…
see you later Alligator
à kane85
De wam
mwa | 15H51 | 27/04/2008 |
Pourquoi les battre ? pour qu'ils n'aient pas le dernier mot, et certainement pas sans qu'on ai pu donner notre avis. Négocier, argumenter, atteindre un consensus et recommencer au besoin. Mais pour ça, il faut être à la même table qu'eux, parler le même langage.
Z'êtes pas obligés de manger comme eux, ça fait grossir ; -)
In a while, crocodile.
à wam
De kane85
16H20 | 27/04/2008 |
On vote et on a le contraire (référendum),
On négocie et on obtient rien (réformes),
On manifeste et on nous dit qu'on a rien compris,
On refuse et on nous l'impose (OGM)
A quelle table faut-il s'asseoir ?
Quand les yeux qui devraient voir se détournent,
Quand les oreilles qui devraient entendre n'écoutent pas ?
Quand les accords signés ne sont pas suivis ?
Quand les promesses se perdent dans le passé ?
No my boy this world is not for me.
Il y a d'autres façon de résister.
à kane85
De wam
mwa | 16H30 | 27/04/2008 |
Vous parlez de politique, qui ne me concerne pas, moi et les petites gens ; -)
Il y en effet d'autres façons d'agir, mais il faut d'abord cesser de se croire en résistance. Encore une fois, il n'y a pas d'ennemi, juste des voisins, des collègues, des interlocuteurs, des amis, des connaissances. Il y a déjà suffisamment de personnes qui font le jeu de ce dualisme imposé par les médias et les vendeurs d'idées. J'aime les gens têtus, soyez-le donc en toute individualité.
à wam
De kane85
16H51 | 27/04/2008 |
Mais justement !
On peut résister (je maintien le mot) autrement et ensemble, avec les voisins, les collègues, les interlocuteurs, les amis, les connaisances.
Continuer à s'assoir à des tables où l'on ne sert que de faire-valoir c'est perdre à court, moyen et surtout long terme. Car une fois les décisions prise et mises en place… bonjours la galère pour revenir en arrière.
Accepter un monde Anglo-saxon qui a montré ses limites tout simplement pour dire voyons voir si ça va nous aller…
Mon grand père (qui était un sage) disait : la politique du laisse faire on verra bien ce que ça donne c'est pour les couillons parce qu'une fois que c'est fait et que ça plait pas … tu fais quoi ?
à kane85
De wam
mwa | 17H55 | 27/04/2008 |
C'est sur que pour s'asseoir à table et négocier, il faut un peu de savoir-faire, d'expérience et, désolé de remettre ça sur le tapis, d'ouverture vers l'interlocuteur.
Votre propos me semble aussi malheureusement un peu désinformé, je regrette que vous n'ayez pas une meilleure compréhension du modèle anglo-saxon en matière de culture d'entreprise. Le meilleur exemple en est votre tendance à le confondre avec la politique, Française, en plus.
Ennemi, résistance, que de terme guerriers sans champ de bataille ! Vous serez quand même d'accord qu'on ne peut se clamer résistant, si on n'a pas le courage ou l'envie de rencontrer son « ennemi ». Cela reste sinon assez littéraire.
Une dernière fois, il n'y a pas d'ennemi, car même dans vos proches, voisins famille etc, il y aura toujours quelqu'un qui est lié d'une manière ou d'une autre à ce qui vous semble être englobé dans votre vision de l'ennemi. Le plus tôt vous le remarquerez, le plus proche votre pouvoir d'action vous semblera, et de là, le pas est sauté vers d'autres personnes, qui à un premier abord pourraient sembler éloignées. Mais comme vous savez, nous dépendons tous les uns des autres, et avec un peu de toupet et de savoir-faire, on peut faire des miracles, localement.
à wam
De kane85
19H19 | 27/04/2008 |
Vous avez raison.
Effectivement, il n'y a aucun ennemi.
Ne jugez pas de mon savoir faire et de mon « ouverture » vers l'interlocuteur… vous ne me connaissez que par ces écrits et c'est peu.
Voyons le modèle anglo-saxon que j'ai déjà vu à l'oeuvre (ne vous déplaise).
la loi du marché :
- Travaillons beaucoup pour la même chose.
- Payons notre retraite par capitalisation et si le marché s'effondre et que l'on perd tout, y plus qu'à retourner bosser.
- Ayons une médecine à l'anglaise et payons nous des assurances maladies privée (si on peut se les payer bien sûr). Ne parlons même pas du principe d'économie de soins sur les hospitalisations.
- Payons pour nos études (si on peut le faire bien sûr).
- Acceptons de faire deux sinon trois boulots différents dans la journée pour pouvoir joindre les deux bouts.
- Ne prenons pas de vacances parce que c'est du luxe qu'on ne peut pas se payer.
- Acceptons de faire des centaines de kilomètres pour aller travailler (déménager est impossible à cause des prix du loyer)
- Privatisons tout ce qui est social et « non rentable » comme les chemins de fer ce qui permettra d'avoir des retards permanents sinon des déraillements ou des accidents.
Mais aussi :
- Permettons que l'entreprise privée soit valorisée dans le sens de la liberté de marché qui existe ailleurs et qu'on nous refuse. C.A.D. permettons à qui que ce soit de s'inscrire au registre du commerce pour la modique somme de 30 euro et ne demandons aucune autre charge de manière à ce que celui qui veut cirer des pompes sur la place publique puisse le faire et que celle qui veut vendre ses tartes aux pommes faites maison puisse gagner un tout petit peu d'argent avec ses propres capacités (et ça, on ne veut surtout pas nous le donner).
La culture d'entreprise que vous prônez, à quel échelon l'avez vous testée s'il vous plait ?
Expliquez moi aussi les « miracles » dont vous parlez ?
à wam
De amilcar
peureux célèbre | 19H04 | 27/04/2008 |
allez dire qu'il n'y a pas d'ennemis au palestiniens, aux irakiens, aux afghans, aux somalis, aux africains en général, aux mexicains, aux chiliens, la résistance n'est pas un gros mot, résister n'est pas un acte honteux, c'est le contraire, c'est votre aptitude à collaborer avec l'innommable qui est choquante.
à amilcar
De FF23
08H47 | 28/04/2008 |
N'oublions pas les Shadoks et les Gibis !
à wam
De kkadim
service public rhone alpes | 19H30 | 27/04/2008 |
les marxistes de l'age de pierre c'est les néanderthaliens ou les sapiens sapiens ?
à kkadim
De kane85
21H12 | 27/04/2008 |
Bonne question.
Faut entamer une recherche là dessus.
Faut que les choses soient claires sinon comment va-t-on savoir qui accuser ?
à wam
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 01H16 | 29/04/2008 |
« Les salariés, eux, doivent savoir apprendre à prendre du recul, prendre par exemple tout ça pour un jeu, qui dure quelques heures par jour, en semaine. Cela permets de se détendre »
Vous venez de donner la définition du cynisme, induit par la propagande socialiste, selon le philosophe Slavoj Zizek, slovène de son passeport (donc ex-citoyen de l'ex-Yougoslavie).
De JAMS
15H30 | 27/04/2008 |
Le plus grand désastre : on apprend à travailler à l'envers. Peut-on faire autrement dans cette « Marchétocratie » ?
Succombant au principe de PETER, au culte de la performance individuelle, Les pauvres travailleurs se transforment en juristes, passant la majeur partie de leur temps à réunir des arguments, des indices, des faits pour se justifier devant leur supérieur. Ils excellent dans l'art de reporter le problème sur autrui en trouvant de fausses bonnes solutions sur papier glacé, et en inventant des concepts surréalistes.
Au risque de passer pour rétrograde on se met à regretter certains dirigeants d'antan, autodidactes, qui réussissaient à s'imposer, par leur force de caractère, leur courage, leur technicité et leur intégrité. Pour eux, c'est la mise en préretraite forcée, ou le placard, pas toujours doré.
Parfois à la limite de la légalité, mais sachant faire confiance, prendre des risques mesurés et les assumer, ils mettaient tout en œuvre pour atteindre un objectif donné. Rien à voir avec nos relations contractualisées, réglementées à outrance qui bloquent l'initiative, où il faut des liasses de papier pour utiliser un tournevis et surtout pour bien définir qui est responsable du support ou de la vis au cas où l'accident arriverait. Nous sommes dans le monde du nul : zéro défaut, zéro stock, zéro risque et maintenant zéro croissance. On occupe plus de gens pour se protéger, que pour produire et le monde industriel souffre, abreuvé de chiffres, de courbes, de statistiques d'où il ressort que les accidents du travail et les suicides sont en augmentation et que le pouvoir d'achat baisse.
Si seulement c'était pour une bonne cause : une meilleure répartition des richesses sur la planète. Zéro espoir !
à JAMS
De wam
mwa | 15H56 | 27/04/2008 |
C'est une description assez réaliste j'en ai peur. Mais pourquoi en avoir peur ?
Il faut faire avec, et trouver ce qui n'y va pas tout en restant toujours aussi réaliste : on ne peut pas tout changer.
La culture d'entreprise à la Française, autoritaire et verticale, me semble un objectif de changement pratiquement raisonnable, non ?
à wam
De déluge
menuisier | 21H04 | 27/04/2008 |
Je rêve.
De Réveil des consciences
15H52 | 27/04/2008 |
Mai 2008, 40 ans après, le combat continue
Appel à Mai 2008
Nous chômeurs à la recherche active d'un emploi, nous voulons un vrai travail qui valorise nos formations et nos compétences, que les critères de sélection soient justes, que l'état dévérouille le marché de l'emploi, que les actionnaires cessent de suite leurs pressions sur les dirigeants pour atteindre des niveaux de rentabilité démesurés au détriment du peuple, que cesse la propagande et la désinformation à outrance (Non, il n'existe pas 500.000 offres d'emploi sur le marché du travail, les offres ne sont pas réelles, et celles qui sont déjà pourvues ne sont pas retirées).
Nous devons paralyser le pays pour être entendu, pas de violence, mais une paralysie totale du pays :
- Pistes d'aéroport
- Trains, métros
- Autoroutes
- Les Ports
Empêcher le travail de tous ceux qui nous empêchent de travailler en maintenant la précarité et la lutte entre nous.
A mort la société du mépris et du chacun pour soi.
Prendre exemple sur les mouvements de Greenpeace car la protection de l'environnement ou celle de nos emplois sont des mesures qui sont justes et vitales.
Les riches paient moins d'impôts (Loi Tepa : en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat, je me tords de rire) et les pauvres doivent accepter de gagner moins alors que la conjoncture économique est au plus bas et que les privilégiés n'hésitent pas à s'augmenter de 140% et 40%. Les salaires sont augmentés au cas par cas selon les entreprises pour éviter un emballement général mais dans l'ensemble les prix augmentent plus vite que la hausse des salaires : « Confrontés à une hausse des prix supérieure à celle des salaires, les ménages doivent faire preuve d'astuce. »
Exemple : « Les tarifs grand public du gaz devraient bientôt augmenter de 5,5%, après une hausse de 4% en décembre. »
Alors accepter de travailler à 70% de votre salaire antérieur. Moi je serai dans la rue. Et même si nous sommes peu nombreux à revendiquer ce qui nous semblent justes, d'autres personnes se joindront à nous impressionner par notre courage et notre farouche détermination à vouloir changer le monde, balayant d'un revers de la main le mépris et la société du chacun pour soi pour évoluer vers un monde plus soucieux du besoin collectif des individus.
Mai 2008, 40 ans après, le combat continue.
http://mai2008.blogvie.com/
à Réveil des consciences
De wam
mwa | 16H12 | 27/04/2008 |
C'est bien joli tout ça, je trouve juste que vous avez quelques petites choses que vous devriez revoir avant :
« Nous devons paralyser le pays pour être entendu »
-Ne savez-vous pas faire autrement pour vous faire entendre ? Ne pensez-vous pas que la communication à deux sens ça existe aussi ? En bref : N'y a t'il pas dans le rang des chômeurs des légions d'experts-négociateurs, de juristes et de gens formés adéquatement pour avoir un réel impact ?
« Empêcher le travail de tous ceux qui nous empêchent de travailler en maintenant la précarité et la lutte entre nous. »
-sans commentaire
« Exemple : “ Les tarifs grand public du gaz devraient bientôt augmenter de 5,5%”
-N'y a t'il donc que l'argent qui importe ?
“d'autres personnes se joindront à nous impressionner par notre courage et notre farouche détermination à vouloir changer le monde”
-Vous auriez un bon boulot bien payé, il y a de bonnes chances que vous ne vous rejoindriez pas.
Voilà, c'est dit. J'en ai un peu marre de ces hypocrites et égoïstes “révolutionnaires” qui veulent changer le monde quand ça les arrange.
Mon respect va plutôt à ceux qui prennent des risques sur le terrain, qui n'ont pas peur d'aller rencontrer des gens arrogants et intraitables ou qui donnent de leur temps pour aider des gens qui en ont réellement besoin.
A vous lire, corrigez-moi si je me trompe, vous ne correspondez pas à ces critères.