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Grève chez Coca-Cola : un conflit aux origines plus anciennes

Employé de Coca-Cola dans le Haut-Rhin et syndicaliste CFDT, Patrick Guiffra a souhaité réagir au reportage de Rue89 sur le conflit social dans l'usine du géant du soda, à Grigny.

Représentant CFDT en région commerciale, membre du comité européen et participant aux négociations de branche, j'aurais voulu apporter quelques précisions sur les revendications actuelles de certains syndicats.

En tout premier lieu, il faut faire un distinguo entre augmentations générales et augmentations globales. Dans le wagon de l'augmentation globale annuelle, il y a une enveloppe d'augmentation générale et une enveloppe d'augmentation au mérite.

La plupart du temps, c'est bien sur cette distinction que les choses se gâtent. En effet, les augmentations générales qui nous sont proposées sont, la plupart du temps, inférieures à l'inflation, et, en cette année 2008, l'enveloppe au mérite dépasse de loin celle des augmentations générales, ce que nous contestons fortement.

Sans compter qu'en 2006, la direction nationale a décidé de sortir les cadres de l'augmentation générale pour s'en tenir, en ce qui les concerne, au seul mérite. Nous avons tenté nous y opposer, sans succès. Pour nous, l'enveloppe d'augmentation au mérite est purement discrétionnaire, et nous ne pouvons accepter qu'elle devienne la part principale des augmentations annuelles de nos salaires.

Il faut saisir le contexte global actuel de l'entreprise pour comprendre le niveau de mécontentement généralisé. Au niveau européen, nous subissons depuis 2003, une restructuration musclée dont la France a fait les frais dés 2006.

Nous en sommes à notre deuxième plan social au cours des trois dernières années. Vous ajoutez à cela des records de chiffre d'affaires dont nos cadres dirigeants se gargarisent à grand renfort de publicité interne, et vous comprendrez en partie les réactions actuelles. (…)

Depuis que je suis présent au niveau des négociations de branche, nous bataillons à chaque fois pour coller les minimas sociaux à l'indice Insee hors tabac, et, curieusement, nous retrouvons à chaque fois à peu près ces barèmes lors de négociation annuelle obligatoire dans notre entreprise.

Vos portraits vidéo en disent long sur le décalage de ce que les salariés comprennent de leur situation et les revendications que nous portons au niveau national. Cependant, si vous aviez interviewé les délégués syndicaux centraux à la tête de ce mouvement, vous auriez certainement eu des explications plus claires sur les mouvements actuels au niveau national.

Voyez ce qui s'est passé au niveau européen. Plusieurs grèves ont touchés les usines du groupe suite aux politiques salariales agressives de l'entreprise, et, à chaque fois, les salariés ont obtenu des avancés en termes de salaires.

Votre étude sociologique du phénomène des grèves actuelles en France me paraît très restrictive. Le feu couve depuis longtemps, car en réalité, c'est bien l'indice Insee tel qu'il est pratiqué encore aujourd'hui qui a permis aux entreprises et même au gouvernement de masquer l'envolée des prix depuis la mise en place de l'euro, et même avant.

Cela leur a permis de négocier au rabais, tous les ans, les augmentations de salaires alors que les bénéfices s'envolaient et les prix avec. Voyez les résultats des entreprises du CAC 40 avant la crise de ces derniers mois.

Les finances d'une majorité de Français était déjà à la peine depuis quelques années, vous ajoutez à cela leur endettement catastrophique, l'explosion des prix de l'alimentation, des carburants dont ils ont besoin pour aller travailler, une précarisation rampante du travail, et vous avez tous les ingrédients nécessaires à une flambée des mouvements sociaux tout azimuts confondus.

La situation est beaucoup plus grave qu'elle ne transparaît dans les médias. Pour votre analyse sociologie et économique, il s'agit là d'un vaste débat, et il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet.

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Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 11H37 | 26/04/2008 | Permalien

Portrait de Putt Bill

à skalpa Portrait de skalpa De Putt Bill

08H37 | 29/04/2008 | Permalien

Salut Skalpa !
J'adorrrrrrrre tes contribes picturales ! ! !
Encore faim, miam ! ! ! !

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 11H47 | 26/04/2008 | Permalien

Ce que vous dites se passe dans presque toutes les entreprises de ce pays , voire d » Europe, voire d » une grande partie du monde..
Alors s » il vous plait, faites le pour nous ; soyez spectaculaires ( comme votre marque ) , obligez les medias à parler de vous , enfermez vos dirigeants et forcez les a survivre en ne buvant que du Coca Cola et en ne mangeant que des chips assis sur un canapé devant une télé comme les pauvres ( en les filmant 24h sur 24 ). ils ne tiendront pas longtemps à ce régime .

On a toujours raison de se révolter ,et encore plus en ce moment !

Portrait de MAGENTA

De MAGENTA

Pesteux génétique | 13H43 | 26/04/2008 | Permalien

Avec un peu de rhum ou de whisky ,le coca ,c'est pas mal en fait ! ! !

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

HS | 14H14 | 26/04/2008 | Permalien

Patrick Guiffra comme tout bon syndicaliste se bat pour des principes et non pour les petits intérêts mesquins de salariés d'une entreprise particulière.

Il se trouve qu'il travaille dans une multinationale et que donc son combat est fortement médiatisé.

Qu'il profite de cette tribune pour expliquer ce contre quoi luttent tous les syndicats responsables.

Ici il nous parle du salaire au mérite qui prend de plus en plus d'importance dans les entreprises et qui à première vue ne semble pas aberrant.
A première vue seulement car en fait il permet la « chosification » de l'être humain, un retout à l'esclavage où le fouet sera remplacé par de l'argent qui récompensera ceux qui se seront le mieux pliés aux désirs des dirigeants qui eux mêmes se seront pliées aux désirs de la finance internationale.

Portrait de Yakafersa

De Yakafersa

retraité consentant | 16H57 | 26/04/2008 | Permalien

Le salaire au mérite, c'est le stakhanovisme du capitalisme. Il faut s'aligner sur celui qui a le meilleur rendement. Ce rendement devient la norme. Il entre dans la logique du « travailler plus pour gagner plus “. Le problème, c'est qu'à l'embauche, le salaire est moindre. Vous travaillerez donc plus pour ‘gagner moins’. Voilà la réalité.
Une seule solution, refuser les heures sup et se mettre en grève, mais pas la ‘grève syndicale’ ! Non ! La grève des ouvriers, avec la détermination des ouvriers et non avec la ‘ marge de manoeuvre’ des syndicats, fixée en accord avec le patronat.(cf Coluche).
C'est la lutte finale, groupons nous et demain…. Vous connaissez ? Alors ? ? ? ?

Portrait de Patrick Guiffra

De Patrick Guiffra (auteur)

Employé de Coca-Cola | 19H23 | 26/04/2008 | Permalien

Ne vous y trompez pas. Je ne suis ni un révolutionnaire ni un gauchiste forcené comme une majorité de mes camarades d'ailleurs et le but de mon propos n'est certainement pas de mordre la main qui nous nourrie loin de là. Chez nous on est loin de germinal et c'est tant mieux.

Nous savons à quel point mes camarades et moi-même sommes des petits parmi les petits et croyez moi aujourd'hui la représentation syndicale dans quelqu'entreprise que ce soit ce n'est pas une promenade de santé. Mobilier chez nous commes ailleurs relève aujourd'hui de l'exploit. Dans le secteur privé les salariés craignent pour leurs emplois et souvent à juste titre.

Ce qui nous fait le plus de mal ce sont les restructurations en chaines et notre quasi impuissance à stopper les pertes d'emplois qui les accompagne.Cela décrébilise l'action syndicale dans le fait que les salariés nous voient essentiellement comme des boucliers anti-licenciement alors que nous trinquons autant qu'eux au cours de ces plans sociaux.

Il nous reste nos convictions et croyez-moi elles sont souvent mises à rudes épreuves. Comme tout à chacun j'ai mes doutes, mes espoirs et le sentiment que nous amorçons une sacré dégringolade. Ma foi, qui vivra verra… !

Portrait de re-belle

à Patrick Guiffra Portrait de Patrick Guiffra De re-belle

mère au foyer | 20H00 | 26/04/2008 | Permalien

@ Patrick Guiffra

hélas, la majorité des multinationales ont cette attitude envers les employés ! ! ! …

est-ce le début d'une délocalisation ? ? ? ! ! ! …

sachant que beaucoup d'entreprises de soda comme sprite ou fanta vont en inde ? ? ? ! ! ! …
il faut voir les conditions de travail et du respect de l'environnement ! ! ! …
http://eau.apinc.org/spip.php ? article300

malgrès des bénéfices, ils cherchent encore plus de profit, telle est la devise des multinationales ! ! ! …

sans scrupules, ce sont des éternels insatisfaits et ils n'ont que du mépris ! ! ! …

Portrait de Putt Bill

à Patrick Guiffra Portrait de Patrick Guiffra De Putt Bill

08H50 | 29/04/2008 | Permalien

« ni un révolutionnaire ni un gauchiste forcené »
Le bon grain et l'ivraie ?

« mon propos n'est certainement pas de mordre la main qui nous nourrie »
Warf warf, slurp slurp ! Au pied ! ! ! Bon toutou, bon chien…

« Chez nous “ Qui sont ces NOUS ?
‘on est loin de germinal et c'est tant mieux.’ Tient donc.. ? Zola et les mineurs se serainet échinés pour rien alors ? ? ?

Ceci explique cela !

Portrait de albin

De albin

journaliste, écrivain & éditeur | 22H00 | 26/04/2008 | Permalien

Ces syndicalistes qui ne sont pas gauchistes ni révolutionnaires permettent au système de survivre

Portrait de Lohiel

à albin Portrait de albin De Lohiel

non-officiel89.forumactif.net | 23H43 | 26/04/2008 | Permalien

Nous permettons *tous* au système de survivre, nous avons tous marché dans la combine… à moins de vivre seul sur une île deserte : ), sans électricité ni rien… si ce n'était pas toujours que « la faute des autres » ?

Maintenant nous nous en mordons les doigts, car elle est bouclée, verrouillée de partout, mondialisée, cette mécanique d'oppression par le fric. Même la « liberté d'expression » (qui existe encore un peu, dans nos pays) est une arme à double tranchant car elle nous permet de nous défouler à moindre frais… mais finalement sans agir, ou si peu pour la plupart d'entre nous.

Tant qu'il n'y aura pas de masse critique (politique ou environnementale, la seconde étant la plus probable) qui fera basculer le système par réaction en chaîne, nous y resterons encagés. Mais désormais, ce basculement inévitable risque d'être très violent et dramatique, surtout pour les plus fragiles. D'ailleurs, pour eux, ça fait longtemps que c'est commencé. Et nous nous trouvions bien des excuses pour regarder le moins possible la vérité en face.

Nous sommes finalement… beaucoup trop adaptables, même au pire. Et par conséquent, au fil du temps, nous acceptons trop.

Sinon, sur ce coup, j'apprécie l'attitude de Rue89, qui ressort ce commentaire très intéressant d'une masse d'autres réactions moins bien informées (dans l'article précédent sur les grêves Coca-Cola) pour le republier avec une meilleur mise en forme et ainsi le mettre en valeur.

Portrait de NicolasB

De NicolasB

Lycéen à Paris | 05H25 | 27/04/2008 | Permalien

Mon analyse économique est probablement très mauvaise. Je ne suis qu'un collégien - jeune et encore en mode d'apprentissage intensif sur des tels sujets assez complexes et difficiles à comprendre. Mais je vais faire de mon mieux pour me débrouiller et, surtout, me faire comprendre.

Il est vrai que la situation de ces employés est de plus en plus misérable. L'inflation est là. La situation économique mondiale est mauvaise. Et les choses s'aggravent.

On a deux phénomènes : une crise majeure au sein des pays pauvres (famines en particulier) et, également, des grèves de plus en plus nombreuses demandant des salaires qui suivent l'inflation dans les pays developés. Ceci se produisant surtout sur le plan européen.

Un syndicat, c'est important. Tous les usiniers, les employés, les gens, entre autre, à qui les entreprises ne semblent pas porter une attention particulière envers eux, doivent en avoir un. Un syndicat défend des valeurs, des droits. C'est tout simplement un vecteur de communication entre l'employé et l'entreprise. Le but essentiel d'un syndicat est d'aider l'employé à garder son emploi sur le long-terme.

Mais la concept d'un syndicat dérive de nos jours. La plupart des syndicats, particulièrement en France, ont des idées communistes ou de gauche. Mais il y a aussi le Medef, qui a plutôt une idéologie libérale. Pour moi, un syndicat ne doit avoir en aucun cas une idéologie politique. Un syndicat doit uniquement protéger et aider l'employé. Mais quand j'entends certains syndicats, j'ai des doutes…

Tout ça pour dire que la conception initiale d'un syndicat (celle de protéger l'employé) est de moins en moins appreciée par les entreprises. En clair, le syndicat a de moins en moins de pouvoir. Je prends exemple sur les grèves de cheminots : Sarkozy a resisté. Je prends exemple sur les grèves à Air France où seul un accord, jugé médiocre par les syndicats, a été établi. C'est triste à dire mais c'est la vérité. Une entreprise a un but, comme les syndicats. Son but : faire du profit. Le maximum de profit. Les employés, eux, passent après. Seuls certaines compagnies, comme Starbucks, visent à avoir des salariés heureux.

Bien entendu, le syndicat a toujours un pouvoir important dans certains pays. La preuve : la grève des taxis, en France, a permi d'obtenir ce que les chauffeurs voulaient. Ou même : la grève des employés de Dacia Logan, en Roumanie, a permi d'obtenir une augmentation de salaire assez importante. Mais, voilà, je remarque que le syndicat s'affaiblit.

Est-ce une bonne chose ? Pour les libéraux, oui. Pour les socialistes, non.

Portrait de léo solo

De léo solo

10H13 | 27/04/2008 | Permalien

Bu très rarement il y a des lustres, depuis,je ne bois pas de ça.

Portrait de Patrick Guiffra

De Patrick Guiffra (auteur)

Employé de Coca-Cola | 11H07 | 27/04/2008 | Permalien

chers amis, voyez-vous des tchéguévara colléreux et un brin anarchistes, j'en rencontre toutes les semaines et trés curieusement tous subissent la même étrange transformation lorsqu'il viennent à un moment donné rencontré leur patron en face. ils se transforment tout d'un coup en d'impeccables majordomes, le doigt sur la couture, le sourrire un brin crispé et le trait d'humour qui va bien afin de tenir un minimum de conversation que l'on devinne devoir s'interrompre rapidement à leur grand soulagement.

Je n'ai aucune leçon à donner et surtout pas ici. Cependant,vous pouvez constater que j'ai accepté de me passer de mon pseudo et en agissant de la sorte je sais que prend de gros risques.

Voyez-vous aujourd'hui comme hier, être syndicaliste c'est d'abord et avant tout se coller une cible sur le dos. Quand au statut protecteur du représentant du personnel,il y a bien longtemps qui s'est fissuré. Savez-vous qu'environ 80% des demandes d'autorisation de licenciement pour des représentants du personnel sont acceptées en France en matière de licenciement économique.

Quand à nos carrières professionnelles, il y a belle lurette que la plupart d'entre-nous ont tirer un trait dessus. C'est déjà bien quand on est augmenté au même rythme que la moyenne générale. Oui, plus que jamais aujourd'hui il faut s'accrocher à ses convictions pour avancer et croyez-moi, on ne nous fait pas de cadeaux.

Portrait de ben ahmed

De ben ahmed

ouvrier a grigny | 11H35 | 27/04/2008 | Permalien

je suis moi même salarié syndicaliste CGT et gréviste sur le site de grigny. j'en profite pour saluer patrick de la zone est, mais aussi mes camarades les cht'i coca de Dunkerque en Lutte, bon courage a vous.
je partage bien le point de vue de Patrick sur l'ancienneté des origines de ce présent conflit. Il est vrai que l'avalanche d'annonce sur l'inflation (chiffres officiels) a aussi été l'étincelle. En fait depuis l'année 2000 (passage a l'euro et les augmentation de prix), la loi sur les 35h qui a retiré les temps de pause du temps de travail pour les ouvriers en 3x8,les deux Plan dit « sociaux » qui ont entrainés des licenciements, l'augmentation de la productivité, de la charge de travail tout cela a créée une accumulation qui explose aujourd'hui.
coca a choisi une politique individualisé vis a vis des salarié. Du coup, le salarié se retrouve seul face a se hiérarchie sans présence d'un délégué. Dans le secret du bureau du chef, tout est possible, pression a la productivité, la polyvalence, voir pire le harcèlement, deux cas on été traité sur le site de grigny visant d'ailleurs des cadres. Au commercial un collègue a sauté part la fenêtre de son bureau au 5 ème étage. bien sur pour coca ce n'est que lié a des motifs personnel, des incompréhension entre employés et leur hiérarchie. pourquoi l'enquête demandé sur le site de Clamart n'a jamais abouti ?
toutes ces conséquences de l'individualisation des relations ouvrier/patron nous a entrainés a contester les augmentations a la « gueule du client » et a revendiquer des augmentation générales, une répartition équitable de la masse salariale entre tous les salariés. le conflit et bien évidement sur le pouvoir d'achat mais aussi sur les principes, doit-on laisser le salarié seul face a sa hiérarchie, ou les syndicats, les élus du personnel ont ils la possibilité de soutenir le salarié. et de défendre le pouvoir d'achat de tous ?
la direction dit respecter le dialogue social, les droits des salariés et des syndicats, avant la grève elle fait déjà pression sur les salariés, « pense a ta promotion, a ton augmentation individuelle, tu est cadre donc coté direction tu n'a rien a faire avec les grévistes », que fait-elle du droit de grève ? . on apprend par la presse qu'elle signe un accord avec des organisations syndicales minoritaire et en cachette sans rouvrir de véritable négociation (tout cela est illégal). le but est propagandiste, l'opposer aux grévistes « ça sert plus a rien la grève, c'est signé ». De plus la direction ouvre des discussions informelle en locale, Mais tout en assignant les grévistes devant les tribunaux pour faire pression en vu d'une reprise du travail.
voila coca cola c'est çà ! pas germinal bien sur mais pas non plus l'image idyllique que la direction tente de faire passer.

Portrait de Patrick Guiffra

De Patrick Guiffra (auteur)

Employé de Coca-Cola | 11H41 | 27/04/2008 | Permalien

Tiens donc…bien le bonjour camarade. Comment m'a tu repéré sur cette tribune ?

Portrait de Patrick Guiffra

De Patrick Guiffra (auteur)

Employé de Coca-Cola | 13H05 | 27/04/2008 | Permalien

Houlà…..là tu y vas fort, Ben, Fait gaffe quand même. Les paroles s'envolent et les écrits restent. Bien évidemment cela n'est pas fait pour effrayer le délégué syndical central CGT que tu es mais tout de même. Ce n'est plus un gilet pare-balles que tu vas devoir porter mais une armure blindée.

Ton analyse du climat social de l'entreprise est plus que pertinente cependant il faut bien reconnaitre que si ils arrivent à leurs fins c'est aussi parceque l'intersyndicale est inexistante chez nous et qu'ils peuvent compter sur certains syndicats minoritaires pour signer presque tout ce qu'ils veulent.

La façon dont les ressources humaines nationale gére leurs relations avec les syndicats est une petite merveille de stratégie. elle joue à fond la carte du désacord syndical et cela lui réussi plutôt bien ces dernières années.

Portrait de ben ahmed

De ben ahmed

ouvrier a grigny | 21H18 | 27/04/2008 | Permalien

salut a toi
pour ce qui est du gilet par-balles y'a pas de problème y m'ont tout fait en 20 ans je suis plus a çà prêt ! de plus je décrit juste une réalité et avec des éléments pour prouver mes dires (mes archives sont bien faites lol) tu doit bien t'en douter, chiche a la direction de me faire un procès ça permettra de discuter publiquement et je suis sur qu'ils ne sont pas assez fou pour çà !

dernière nouvelle : la direction informe la presse (AFP) que la CFDT aurait signé un accord local avec 4 ou 5% d'augmentation ce qui est faux puisque ton camarade christian ma donné le protocole de fin de conflit sur clamart et y'a rien dedans a part le paiement et récupération des jours de grève. Chris me parle aussi d'une action juridique conjointe de FO/CFDT/CGT pour dénoncer les magouilles (l'intersyndicale je ne l'imagine que se construisant dans des actions concrètes pas simplement par des déclarations ou des tracts communs) je m'y associe avec plaisir. pour ce qui concerne grigny apres dix jours de conflit, la direction propose juste une réduc a la cantine d'un euro sur le plateau repas et d'un fardeau de coca par mois. Au delà du mépris affiché par la boite vis a vis des grévistes, nous ne nous battons pas pour çà ! les gars rejette massivement ces propositions et préférè « rentrer » sans rien mais dans la dignité plutôt que de signer çà.
mardi nous seront devant les tribunaux en attendant on continue la lutte !
bien a toi
ben

Portrait de Patrick Guiffra

De Patrick Guiffra (auteur)

Employé de Coca-Cola | 22H23 | 27/04/2008 | Permalien

Rebonjour,

Hé bien tu me l'apprend et je ne suis pas surpris car en fait j'étais au courant des conre-propositions mais pas de la signature de l'accord. je pense que la pression est trop forte sur lui et malheureusement il porte ce mouvement en local à bout de bras. Il m'en dira plus cette semaine.

Pour ma part, mobiliser en région commerciale plus d'une journée et encore sur ce qui reste de mon secteur d'activité relève du parcours du combattant et je ne te parle pas des commmerciaux.

Tu avouras tout de même qu'il y a un sérieux problème d'intersyndicale au niveau national. Tout ça c'est quand même trés désordonner. Ils surfent allègrement sur les conflits de personnes et nos syndicats ont été dans ce conflit dans le désordre le plus complet .

Au fait pourquoi les tribunaux ? qui assigne qui ? Pour ma connaissance perso qu'est -ce qui se passe exactement entre la CGT COCA de MARSEILLE et PARIS ? Qui dirige la boutique au juste ? J'ai du mal à comprendre.

Portrait de zolthar

De zolthar

22H30 | 29/04/2008 | Permalien

A la veille d'un référé au tribunal, coca se serait fait justice elle-meme en envoyant ses cadres « bousculer » les grevistes a grigny. c'était lundi 28 avril 2008
l'offre de coca de 1€ de réduction sur la cantine et 12 bouteilles de soda par mois offertes avait reçu un « non » des grévistes.
En réponse, coca leur a envoyé une convocation en vue d'un licenciement.
Qu'attendent les médias pour réagir ?
Trop fort les bulles
Le droit constitutionnel et syndical serait-il remis en question ?

Portrait de Patrick Guiffra

à zolthar Portrait de zolthar De Patrick Guiffra (auteur)

Employé de Coca-Cola | 11H06 | 01/05/2008 | Permalien

Depuis que ce pays est sous la coupe de la droite, un certain nombre de dispositions a été pris en matière de droit social ( inversion de la charge de la preuve en matière de harcèlement moral au profit de l'accusé)et aussi en matière de droit de grève qui est strictement encadré dans les actions licites et illicites.

Ainsi neutraliser le matériel de l'entreprise, les camions, bloquer les livraisons et l'entré des travailleurs non grèvistes etc relèvent de l'infraction pénale et les jurisprudences de ces dernières années en ont rajouté une couche. Seulement sans contraintes il ne peut y avir d'avancé sociale et on peut creuver sur nos piquets de grève ça ne changera pas grand chose.

Autre scandale, ce qui se passe avec le code du travail. là, ils ont fait fort… !

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