L'Association de défense des droits des militaires (ADEFDROMIL) dénonce le statut inique des légionnaires et tire la sonnette d'alarme face à l'afflux de témoignages de soldats qui, après avoir servi le drapeau tricolore au péril de leur vie, sont parfois mal récompensés.
Officier de gendarmerie, ancien commandant du GSIGN devenu avocat après avoir quitté l'armée, Jacques Bessy est désormais le vice-président de l'Association de défense des droits des militaires (ADEFDROMIL). Après avoir dénoncé une première fois, en août 2006, le statut inique des légionnaires, il tire à nouveau la sonnette d'alarme.
La Légion étrangère est souvent présentée comme un creuset d'intégration dans la francité de garçons turbulents à travers une discipline de fer et des exploits guerriers. Mais son fonctionnement nous paraît aujourd'hui en décalage avec les principes de la République. Nous avons déjà dénoncé des situations choquantes et les témoignages qui continuent d'affluer à l'ADEFDROMIL démontrent que ni le chef d'état-major de l'armée de terre ni le commandant de la Légion étrangère, et a fortiori le ministre, n'en ont tiré de leçon.
Le règne de la discrimination en raison de la nationalité
Selon le Code pénal (article 225-1), « constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ». On peut donc se demander si les règles dérogatoires appliquées à la légion ne sont pas discriminatoires.
Ainsi, alors qu'un engagé au titre d'une armée peut dénoncer son contrat pendant une période probatoire de six mois sur simple demande, un légionnaire ne peut le faire que pendant les quatre premiers mois de son service et avec l'agrément de l'autorité militaire On mesure la différence. C'est un peu comme si on appliquait de manière différenciée le droit du travail selon qu'on est français ou étranger. Or, depuis que l'armée française est devenue professionnelle, plus rien ne justifie, au nom du principe d'égalité, qu'on soumette des militaires servant notre pays à des règles dérogatoires, et de fait discriminatoires, en raison de leur nationalité.
Droit à l'anonymat ou obligation de s'engager sous une fausse identité ?
La Légion garantit l'anonymat à celui qui la rejoint grâce au système de « l'identité déclarée », une fausse identité qui ne donne pas lieu à la délivrance de documents administratifs. Cet anonymat est de pure façade : la Légion connaît l'identité véritable de ses troupes et n'engage plus de repris de justice depuis longtemps…
L'engagé peut-il renoncer à ce droit ? Dans les faits, aucun légionnaire n'est autorisé à contracter un premier engagement sous sa véritable identité. Le site officiel de l'armée de terre indique même que l'engagement sous identité « déclarée » est obligatoire :
« Oui, cette disposition autrefois destinée à offrir “une deuxième chance” à ceux qui voulaient tourner une page (…) existe toujours par souci d'équité vis-à-vis des candidats qui en ont encore besoin. »
Les 30% (environ) de Français qui servent à la Légion deviennent alors des Belges, Suisses, Canadiens, Luxembourgeois et Monégasques et prennent des noms fantaisistes. Sans vouloir supprimer purement la garantie de l'anonymat à travers l'engagement sous fausse identité, ne pourrait-on limiter son utilisation aux seules situations qui le justifient ? C'est-à-dire pour les réfugiés politiques et pour les engagés dont l'Etat national condamne pénalement le service militaire au profit d'un autre pays ou le mercenariat ? Un quasi asservissement des engagés
La généralisation de l'engagement sous identité déclarée donne un moyen de pression considérable aux chefs de tous grades de la Légion. En effet, l'adoption d'une fausse identité supprime les droits individuels les plus élémentaires et maintient la personne dans ce qu'il faut bien appeler un état de quasi-servitude jusqu'à ce que le commandement régularise l'acte d'engagement sous la véritable identité. Ce qui peut prendre… un certain temps. Le légionnaire ne peut en effet obtenir sa régularisation qu'après trois ans, sur avis favorable du commandement et de la direction de la protection de la sécurité de défense, constituée en « police militaire » de la Légion.
C'est ainsi que tant que le légionnaire n'a pas été « régularisé » sous son identité véritable, il ne peut louer une chambre en ville, louer une voiture, ouvrir un compte en banque, etc. L'achat d'un véhicule à moteur n'est pas autorisé avant cinq ans de services. La détention d'un téléphone portable est prohibée ou soumise à des conditions très restrictives. Le courrier est ouvert et le commandement intervient sans retenue dans les affaires privées, qu'elles soient sentimentales ou financières. D'autres droits comme celui de se marier ou de se pacser ne sont pas respectés. On procède à des inspections des armoires et casiers personnels, on pratique des fouilles à corps sans base légale. On soumet les légionnaires au contrôle de cette « police militaire » de la légion dont la légalité d'action est plus que douteuse.
La délivrance de titres de séjour, un pouvoir exorbitant aux effets pervers
La Légion est bonne mère pour ses enfants qui se sont bien conduits. Ils peuvent être récompensés par ce que beaucoup ont souhaité en s'engageant : vivre régulièrement sur le sol français après leur service sous le drapeau. Ainsi, l'article L 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que :
« La carte de résident est délivrée de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour, (…) à l'étranger ayant servi dans la Légion étrangère, comptant au moins trois ans de services dans l'armée française, titulaire du certificat de bonne conduite. »
De prime abord, cette disposition apparaît comme la juste récompense d'un service exigeant. Dans les faits, le ministre de l'Intérieur et ses délégataires, les préfets- perdent tout pouvoir d'appréciation du bien fondé de la délivrance de la carte de résident au profit des seuls cadres de la Légion.
Ce pouvoir exorbitant a des conséquences différentes selon que le légionnaire possède la nationalité d'un pays de l'Union européenne ou non. Dans le premier cas, le refus de délivrance du certificat de bonne conduite –même s'il peut être gênant pour trouver du travail par exemple- n'a pas d'influence sur le droit à séjourner sur le territoire français.
Ce qui n'est pas le cas pour les légionnaires issus d'un pays hors de l'Union européenne. Certains, d'origine russe, auxquels le certificat avait été refusé, ont ainsi été menacés de reconduite à la frontière et ont dû leur maintien en France à l'intervention de l'ADEFDROMIL. Vis-à-vis de cette catégorie particulière, l'article L 314-11 constitue un double moyen de pression :
- Il permet de menacer le légionnaire qui s'est bien conduit et qui veut quitter le service pour intégrer la société civile : « Si tu ne rengages pas pour cinq ans, j'émettrai un avis défavorable à la délivrance du certificat de bonne conduite ». Inutile de préciser que l'argument parvient à convaincre beaucoup de légionnaires de rempiler.
- La non délivrance est utilisée sans état d'âme beaucoup plus contre des légionnaires jugés insuffisamment disciplinés que contre des engagés qui se sont réellement mal conduits. Les chefs de la Légion exercent ainsi leur vindicte et châtient des légionnaires qui n'ont pas été dociles jusqu'au bout.
Ceux qui n'obtiennent pas le sacro-saint certificat subissent toute une série d'humiliations inadmissibles et indignes. Ils ne peuvent figurer sur la photo prise lors des formalités de libération. La visite du musée d'Aubagne leur est refusée, etc.
La disposition exorbitante de l'article L 314-11 doit donc être abrogée. Des instructions du ministre de l'Intérieur aux préfets doivent lui être substituées afin que le service dans la Légion soit justement pris en compte pour la délivrance des titres de séjour, le certificat de bonne conduite ne devant être à cet égard qu'un élément d'appréciation important et non un document créateur de droit, délivré de manière discrétionnaire.
Le dressage du légionnaire : lavage de cerveau et violations répétées des droits élémentaires
La Légion, qui affirme ne pas être un simple corps de troupe, mais une grande famille, une « patrie » (sa devise « Legio, patria nostra ») serait-elle comparable à une secte ? En effet, les sectes recrutent aussi parmi les personnes en situation de faiblesse affective ou économique, auxquelles on fait miroiter le bonheur. Les points communs sont nombreux entre leurs adeptes et les candidats au bérêt vert.
L'adhésion aux règles et valeurs réelles ou prétendues résulte d'un lavage de cerveau basé sur une coupure radicale avec les liens affectifs et le milieu de vie antérieurs, comme pour les légionnaires étrangers, dont une bonne majorité provient actuellement des pays de l'est de l'Europe, Russie comprise.
Cette adhésion repose en partie sur une activité physique intense combinée à un manque de sommeil, conditionnant l'impétrant : il n'a plus la faculté de réfléchir, de prendre du recul, de reprendre en main son destin. Malheur à celui qui n'adhère pas ou qui se fait prendre en grippe par ses supérieurs, les caporaux ou caporaux-chefs. Bouc émissaire, il est contraint de démissionner. S'il résiste, il se fait agresser dans sa chambrée après les heures de service et se retrouve à l'hôpital. Il est alors démissionné pour raisons médicales.
Difficile après ce tour d'horizon de croire le site officiel de l'armée de terre qui prétend que les règles sont les mêmes à la Légion que dans le reste de l'armée française, hormis quelques points de détail.
On ne peut que suggérer au chef de l'Etat, chef des armées et fils de légionnaire, d'entreprendre aussi une révision générale des politiques publiques au profit de la Légion étrangère pour la mettre à l'heure de l'Europe.
► Lire aussi sur le site de l'ADEFDROMIL : La question du député Michel Voisin et la réponse du ministre de l'Intégration Brice Hortefeux.
► Legio patria ou cosa nostra ? La réaction d'un légionnaire.





















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De patrick114
psychiatre à st anne | 09H10 | 25/04/2008 |
alors la légion ou la restauration pour une regularisation
De Louis Gohier
Robespierriste | 10H30 | 26/04/2008 |
Oui, c'est la vision simpliste de la Légion : une « machine à régulariser » avant l'heure.
En réalité, les aspirants légionnaires qui s'engagent ne le font presque jamais pour acquérir la nationalité française mais pour servir dans ce corps d'élite. On y retrouve actuellement pas mal de types qui ont déjà une expérience du combat dans leur propre pays/région, et qui veulent prolonger l'expérience : la légion, c'est une garantie d'être envoyé en opex.
Sur le régime exorbitant du droit commun, faut là aussi pas tout confondre. Le « lavage de cerveau », ce qui est en réalité la création d'un esprit de corps, évidemment ça conditionne les hommes, mais vous allez être surpris, c'est fait pour ! !
Et oui, c'est l'armée, et la guerre on ne la prépare en faisant en tarot. On peut être antimilitariste, je le comprends, mais appliquer un fatras sentimentalo-juridique aux méthodes d'entrainements militaires, c'est juste grotesque.
Quant au statut légal des légionnaires, oui il est particulier, mais en signant ils sont au courant les piou-piou. S'ils ne s'engageaient que pour les papiers et la bouffe, les Gi's ils embauchent quelque soit le casier, la nationalité (d'ailleurs on donne automatiquement la nationalité us à la fin, d'où le nombre énorme de guatémaltèques ou de salvadoriens à Bagdad en ce moment…).
Bizarrement, les vrais pros préfèrent la Légion… Faut croire donc que ça n'est pas des miséreux à la recherche d'un permis de séjour !
à Louis Gohier
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 21H15 | 28/04/2008 |
« appliquer un fatras sentimentalo-juridique aux méthodes d'entrainements militaires, c'est juste grotesque. »
C'est vrai, qu'à donc à voir le droit avec la guerre, fût-il celui de la guerre ?
On va quand même pas empêcher le lavage de cerveau et l'entraînement pour devenir un « vrai dur », qui n'a « pas froid aux yeux », quitte à employer certaines « méthodes », cette fois-ci non plus d'entraînement, militaires.
Il fût un temps où les défenseurs de l'armée avait un autre sens de l'honneur.
Certains, comme le général américain John Johns, qui a condamné l'usage de la torture en Irak, s'en font les porte-paroles. D'autres, comme Aussaresses, en ont marre du « fatras sentimentalo-juridique » qui pourrait, tout au plus, empêcher l'exécution de certains crimes de guerre.
De annette83
09H21 | 25/04/2008 |
Edifiant !
Merci pour cet article, j'ai vraiment un autre regard sur la Légion après vous avoir lu.
à annette83
De fatalyst
01H01 | 26/04/2008 |
Merci ! ! ! ! moi pas légion ; moi RIMA faire stage survie avec 3em REI (vous chercher ou c'est)….
De skalpa
actif et militant ? | 09H42 | 25/04/2008 |
http://kprodukt.blogspot.com
De compte supprimé 13
09H49 | 25/04/2008 |
monsieur Bessy
comparer la Légion à une secte est stupide.
Pouvez-vous - par honnêteté - donner le nombre de candidatures rejetées - par la Légion - avant la fin du premier mois ? Pouvez-vous parler des entretiens de motivation répétés, destinés à évaluer les raisons précises de l'engagement ?
connaissez-vous beucoup de sectes qui rejettent des postulants ?
Article très orienté ! à la limite de l'intox.
Quelques chiffres auraient été bienvenus. Combien de cas ?
à compte supprimé 13
De pablico
13H59 | 25/04/2008 |
l'esprit de secte est une chose, l'esprit de corps en est une autre. La légion se veut une grande famille sans plus à ce que j'en sais.
Pour avoir fait mon service militaire dans un régiment semi-disciplinaire, on a eu a peu près le même lavage de cerveau par l'effort physique, les « grandes ballades » dans les Pyrénées, et parcours du combattant intensifs entre coupé de pompes à tout bout de champs, et un cross de 8 bornes journalier.
et on n'avait pas le temps de réfléchir. le seul moyen de tenir c'était d'obéir. (cela ne durait que deux mois pour nous). Je ne sais pas combien de temps cela dure pour les légionnaires. je ne les plaints pas c'est leur choix au départ.
à pablico
De steed1
prosateur à mi-temps | 14H45 | 25/04/2008 |
ça me fait marrer ceux qui déclarent toujours avoir fait leur service dans les « régiments semi disciplinaires », un truc qui n'a jamais existé !
à moins que ça soit un régiment semi discipliné ?
à steed1
De pablico
17H35 | 25/04/2008 |
autre fois pour montrer que le régiment était soit « disciplinaire (3 losanges), semi-disciplinaire (2 losanges) et classique (1 losange)
http://www.arma-fr.net/forum/index.php ? showtopic=450
à steed1
De fatalyst
02H46 | 26/04/2008 |
@steed1
« ça me fait marrer ceux qui déclarent toujours avoir fait leur service dans les “régiments semi disciplinaires”, un truc qui n'a jamais existé ! »
semi discipliné pour faire la bise à maman ; nous sommes les Bisous nours.
Mais les « régiments semi disciplinaires » (camps) ont existé (une ancre de marine avec deux liserais) petit bisoux nours… ; -)
à compte supprimé 13
De fatalyst
03H13 | 26/04/2008 |
@ira
Article très orienté ! à la limite de l'intox.
Quelques chiffres auraient été bienvenus. Combien de cas ?
sa fait froid dans le dos ; non ! ! ! ! !
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H02 | 25/04/2008 |
C'est pas nouveau ça
Il faut nommer une femme enceinte comme General en chef à la Légion , qui viendra les border le soir , les pauv » choux ..
http://www.rue89.com/ibere-espace/espagne-ministre-en-cloque-carme-chaco…
De raoul le magnifique
09H59 | 25/04/2008 |
Proprement scandaleux…
Comment résoudre le problème ?
Une bonne grève de la faim reste le meilleur moyen d'obtenir des papiers en France !
Ou sinon qu'ils contactent RESF ou le GISTI !
Vite, une pétition
à raoul le magnifique
De déluge
menuisier | 11H24 | 25/04/2008 |
De babushconnexion
10H19 | 25/04/2008 |
c'est bien joli de mettre un coup de pied dans la fourmiliere (voire de cracher purement et simplement dans la soupe) mais la Legion Etrangere est ce qu'elle est et les gars qui s'y engagent savent tres bien a quoi s'attendre. On ne devient pas un corps d'elite en se dorant la pilule voyons ! La comparaison a une secte est tout bonnement incroyable ! Monsieur l'auteur, il est tout-a-fait ridicule de vouloir appliquer nos principes humanitaro-egalitaires a la mode a une institution militaire honorable et enviee.
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 10H52 | 25/04/2008 |
Je ne sais pas si c'est comparable à une secte, en tout cas, ce que je sais (j'habite à Aubagne, les légionnaires sont à 500m de chez moi et j'en connais quelques uns)c'est que n'est pas légionnaire qui veut ; et que la famille passe après la légion ; par exemple, un légionnaire ne passe jamais Noël chez lui, mais à la légion.
De même que la fausse identité… tout le paragraphe de l'article est vrai.
Sur l'activité physique et le lavage de cerveau, c'est vrai aussi ; les activités et les marches forcées sont nombreuses…
si vous êtes un petit gros, vous aurez du mal à rester… et si vous ne pouvez pas suivre, vous êtes virés…
Par contre, si vous voulez vous tirer parce que trop dur… trop tard, c'est signé pour 5 ans je crois… et il ne vous reste plus qu'à déserter !
D'autre part, on vous apprend à devenir alcoolique avec distribution de bière à volonté… (dixit un très bon ami légionnaire polonais) : -))))
à eelisa
De Polydamas
13H14 | 25/04/2008 |
Oui, mais la légion, c'est l'armée, oui ou non ? Un corps d'élite de la nation ne se construit pas avec des binouzes à volonté.
à eelisa
De fatalyst
03H26 | 26/04/2008 |
D'autre part, on vous apprend à devenir alcoolique avec distribution de bière à volonté… (dixit un très bon ami légionnaire polonais) : -))))
Elle aime rire, elle boire, elle aime a chanté comme nous ; oui comme nous ! ! ! ! oui COOMMMMEEEE nous. Petite idéologiste và….. ; -)
à fatalyst
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 06H51 | 26/04/2008 |
Rire et chanter (faux) peut-être, mais boire non ! !
à eelisa
De morcam
10H13 | 26/04/2008 |
eelisa ma pauvre ( je suppose que t'es une fille ) je crois que tu es complétement parano , et que la bière , c'est toi qui doit la boire un peu trop ! !
Et ton soit-disant trés bon ami légionnaire si il se plaint , dis-lui qu'on ne l'a pas appelé ! et qu'il arrete de dénigrer ceux qui le nourrissent ! !
à morcam
De fatalyst
21H23 | 26/04/2008 |
La pauvre, elle répond pas (peut-etre partie en Pologne)…. Et morcam, vous avez déjà vu un Polonais qui ne bois pas ? ? ? ? ; -)
Je plaisante, (avant qu'un moralisateur dénigre mon post).
De le soudanais
ici et là | 11H32 | 25/04/2008 |
C'est pas l'armée qui pourrait être considérée comme une secte… ? : )
Pour le coup de « La généralisation de l'engagement sous identité déclarée donne un moyen de pression considérable aux chefs de tous grades de la Légion », ça sous entend tout de même que si un légionnaire s'engage sous sa vraie identité, il se faciliterait la vie, non ? Et si on a rien à se reprocher et que la légion n'engage plus de personnes avec des casiers, pourquoi ne pas utiliser sa vraie identité ?
Allez pour la route, on peut connaître les terrains d'opération, les sales missions et les divers virées entre copains de régiments ? ? C'est bien beau de demander des droits (demande légitime), mais à condition de se plier aux lois de la république. La citoyenneté implique des devoirs, pas uniquement des droits.
Perso, la dernière fois que j'avais entendu parlé de la légion, c'était pour les ratonnades a Kourou de 2006 : http://www.mdes.org/article88.html
« Deux jours après les faits, Carlos Pansa est encore sous le choc de l'agression. Dimanche soir 6 août, vers 22 h 30, ce chauffeur livreur de 25 ans était avec des amis au volant de son véhicule, sur le parking d'un libre-service, à Kourou, quand il a vu déferler quarante à cinquante gars, cagoulés, avec des bâtons, des pieds-de-biche, tout ce qui peut faire mal… ». Carlos reçoit plusieurs coups, au visage, à l'épaule, sur la jambe, les vitres et les phares de sa voiture sont brisés… Tout s'est passé très vite, en moins d'une minute. »
Pour le souvenir, après la guerre de 40-45, la légion a compté de nombreuses recrues allemandes, mais non pas des nazis… A Dien Ben Phu, une majorité des victimes « françaises » étaient allemandes si mes souvenirs sont exacts. après dans les années 90 on vu un grand nombre de personnes originaires des Balkans. Je me demande aujourd'hui quel est le profil des nouvelles recrues… ?
De auckland
Espion | 11H49 | 25/04/2008 |
Monsieur Bessy, mon colonel,
Cette façon de contrefaire la situation réelle de ces soldats au motif de « vendre » l'association présidée par le sulfureux Cne Bavoil et de racoler des clients, est assez incongrue de la part de l'ancien DG de l'Union des Fabricants, chargée de la lutte anti-contrefaçon !
Qu'avez-vous fait de vos talents ?
De Un vieux
retraité | 11H55 | 25/04/2008 |
Un Légionnaire qui n'a pas le bon réflexe lors d'une opération est un Légionnaire mort…
Est-ce en les faisant entrainer par Véronique et Davina à l'aérobic tous les matins et en les bordant dans leur lit qu'ils obtiendront le sacro-saint esprit de Corps et autres instincts indispensable à leur survie ?
Je pense que leur premier droit que l'on doit respecter est celui de sortir vivants de leur engagement…
Pourquoi ne pas avoir évoqué cette donnée dans cet article ?
à Un vieux
De fatalyst
02H38 | 26/04/2008 |
Hé oui ! ! ! ! ! ! bien vu ! ! !
De mathieu-s2
12H13 | 25/04/2008 |
En fait, le papier souhaite que la Légion soit supprimée.
En effet, si toutes les spécificités de l'engagement dans la légion sont gommées, pourquoi ne pas s'engager - ou essayer de s'engager - tout simplement dans l'armée de terre, de l'air ou la marine nationale…
Il est tout à fait possible de proclamer qu'un Etat de droit ne devrait pas proposer cette manière un peu particulière d'acquérir le droit de résidence, ou d'effacer un passé encombrant, ou tout simplement de prendre un nouveau départ…
Mais il n'est pas logique de présenter une argumentation biaisée.
Si vous supprimez la légion étrangère, il ne leur restera plus que les compagnons d'Emmaus… ou la délinquance.
C'est peut-être dommage de fermer l'éventail du possible…
à mathieu-s2
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 21H24 | 28/04/2008 |
Non, il vise simplement à délier l'obtention de la carte de résident du certificat de bonne conduite, afin d'éviter que le légionnaire soit soumis à des pressions peu légales de la part de ses supérieurs hiérarchiques.
Soit dit en passant, et malgré ceux qui ironisent sur le « fatras sentimentalo-juridique » et autre « idéologie droit-de-l'hommiste », il est scandaleux que le droit, en l'occurrence le droit concernant le séjour en France, ne soit pas respecté pour les légionnaires.
Et il y va de l'intérêt de la Légion que ses légionnaires puissent obtenir des papiers sans être légionnaire à vie, si elle veut continuer à pouvoir recruter.
Mais la Légion préfère sûrement former des légionnaires « qui n'ont pas froid aux yeux », et après une petite expérience de 5 ans, on doit sans doute commencer à « perdre ses illusions » (celles d'un code de l'honneur militaire et du respect du droit, par exemple).
De NuklearCocroach
12H31 | 25/04/2008 |
La république reconnaissante envers ses soldats…en mémoire des 300 000 Harkis qu'on a laissé tomber et laissé massacrer avec leurs familles à la fin de la guerre d'algérie,des pensions d'anciens combattants africains qu'on a gelé pour cause de décolonisation,des militaires irradiés à Reganne en 1960 lors des premiers essais nucléaires à ciel ouvert,des maladies non reconnues des soldats de la 1ere guerre du golfe irradiés à l'uranium appauvri…mentalité de rats ! ! !
De Bardamu
difficile | 13H21 | 25/04/2008 |
Je croyais qu'il y avait deux façons d'être français selon le droit du sang :
Par le sang reçu et par le sang versé…
Bon, allez, la prochaine fois on fait Camerone.